Don de spermatozoïdes et d’ovocytes : la nouvelle campagne radio de l’Agence de la biomédecine

L’Agence de la biomédecine vient de lancer la 1ère campagne radio pour encourager le don d’ovocytes et le don de spermatozoïdes.

J’ai la chance inespérée d’être enfin maman. Sans les progrès de la médecine et le bénéfice de ce don d’ovules, notre merveilleuse petite fille ne serait pas dans nos bras. Sans ce don d’ovocytes, ce bonheur innommable n’existerait pas…

Compte tenu des délais d’attente (ici, délai de 5 ans initialement annoncé !) liés au manque cruel de donneuses, il nous a fallu, pour bénéficier de ce don, quitter la France.

Nous avons, entre temps –j’en ai parlé ici-, appris par notre CECOS parisien que l’augmentation « déraisonnable » de leurs délais de prise en charge liée à une « pénurie massive de donneuses » était « incompatible avec votre projet initial ».

C’est dire, une fois encore, comme il est plus que nécessaire de se mobiliser pour faire don de nos gamètes et ainsi aider les couples qui ont besoin de ces cellules pour espérer être parents.

En effet, en 2015, il faudrait 900 donneuses et 300 donneurs pour répondre aux besoins. C’est à la fois énorme… et bien peu au regard de tous ceux qui pourraient donner.

D’ailleurs, 1 Français sur 2 ignore que le don d’ovocytes est autorisé en France ! Il est autorisé, mais concrètement, les couples n’ont pas d’autre choix que de partir à l’étranger !

Ce mois de juin marque donc le début de cette fameuse campagne radio.

Je vous invite à découvrir le site que l’Agence de biomédecine a consacré à cette campagne. Vous pourrez y découvrir :

  • tous les spots diffusés,
  • les résultats de l’enquête sur les Français et les dons de gamètes,
  • des témoignages,
  • un résumé des enjeux et des conditions de ces dons.

Ca se passe ici.

Je n’ai pas de cellules/gamètes/ovocytes à offrir… Mais mon homme, lui, va faire son don prochainement !

Vous aussi, devenez « donneurs de bonheur » !

Et vive le don !

L. est née !

Je suis en train de réaliser le rêve de toute femme en mal d’enfant.

Je n’aurais jamais pensé écrire ce que j’écris aujourd’hui ici. Sur mon blog.

J’ai l’immense joie d’annoncer la naissance, samedi 4 avril, de notre merveille.

L. est magnifique, sublime… plus que cela même… Elle est au-delà de toutes nos espérances.

50 cm et 3,830 kgs de pur bonheur !

Notre vie vient de basculer.

Je suis maman. Mon homme est papa. Nous sommes enfin une famille… et puis… les mots me manquent…

Grossesse tardive : « A 38 ans, j’ai fait congeler mes ovocytes en Espagne »

Retarder l’âge de la maternité accroît les risques d’infertilité. C’est ce qui a poussé Catherine à faire vitrifier plusieurs de ses ovocytes dans une clinique de Valence pour les utiliser plus tard pour une fécondation. « Au moins j’aurais mis toutes les chances de mon côté. » Témoignage.

L’article de Claire Hache est publié dans l’Express de ce jour. Ca se passe ici.

 

« Il faut encourager la procréation par don »

Un article publié hier dans ladepeche.fr et qui a le mérite de traiter du don d’ovules…

Ca se passe ici.

Levée de l’anonymat des donneurs de sperme, endométriose et PMA au Canada

Il s’en passe des choses ces derniers temps dans l’actualité liée à l’AMP.

Je vous propose 3 articles liés à cette actualité :

  1. Pourquoi faudrait-il lever l’anonymat des donneurs de sperme ? Article du 3 mars 2015 paru dans lalibre.be. Ca se passe ici
  2. Endométriose : Julia, mère après 7 ans de galère. Article de lexpress.fr du 6 mars 2015. Ca se passe ici.
  3. Leur rêve d’avoir un autre enfant compromis. Article du journaldemontreal.com de ce jour. Ca se passe ici.

 Bonne lecture !

 

Science et religions se penchent sur l’embryon humain : « Le statut de l’embryon » dans « Révolutions Médicales », sur « France Culture »

Je partage une autre émission de grande qualité sur France Culture sur un sujet passionnant : l’embryon et son statut.

Les invités du Pr Frydman

  • Le Docteur Dalil Boubakeur, médecin, recteur de la Grande Mosquée de Paris et Président du Conseil Français du  Culte Musulman,
  • Le Père jésuite Bruno Saintôt, directeur du département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres,
  • Le Rabbin Michaël Azoulay, membre du Comité National d’Ethique de 2008 à 2013,
  • Le Docteur Paul Atlan, gynécologue.

Les points traités

  • Quels sont les courants de pensées et les conceptions religieuses autour du statut l’embryon ? ;
  • Quand commence la vie, quand commence la personne humaine ? ;
  • La personne humaine se constitue-t-elle progressivement dans le temps ou faut-il considérer l’embryon humain dès le stade la fécondation ? ;
  • L’embryon est-il une personne potentielle ou une potentialité de personne ?
  • Quelle médecine régénérative et quelle attitude vis-à-vis des recherches sur les cellules souches ? ;
  • Quel est/sera l’attitude des religions vis-à-vis de toute innovation  scientifique qui concerne l’AMP ?
  • Qu’en est-il de la recherche sur l’embryon ?
  • Quel avenir pour les embryons surnuméraires en cas d’absence de projet parental ?
  • Quelle est la situation de la France par rapport à la vitrification des ovocytes ?
  • Le retard de la France concernant la recherche sur les gamètes

Ca dure un peu moins d’une heure et ça se passe ici, à podcaster.

Bonne écoute !

Fin de grossesse… et nostalgie…

Je n’arrive plus à écrire. Alors, ceci est le premier et le dernier billet personnel sur ma grossesse.

J’écrivais ma tristesse, mon désespoir, mes désillusions et maintenant que ce bonheur BONHEUR si inespéré est enfin au creux de moi et bientôt dans nos bras, je ne parviens plus à mettre des mots sur cet immense chamboulement dans nos vies depuis que je suis enceinte.

Je me suis aussi beaucoup auto-censurée pendant ces 8 derniers mois. Crier son bonheur quand on sait qu’on est lue par des femmes et hommes en souffrance, c’est déplacé. J’avoue avoir (parfois) détesté cela quand j’étais moi-même en attente pensant que la réussite des autres ne présageait en rien la nôtre ; ce qui ne m’empêchait (certes) pas de me réjouir -surtout pour celles aux parcours particulièrement compliqués-. Mais inexorablement, la réussite des autres me renvoyait à nos nombreux échecs.

Je ne sais pas trop ce que va devenir ce blog. En « PMA addict », si le temps me le permet, je continuerais sans doute à faire un peu de veille. Mon blog a vu le jour quand j’étais au plus mal, que je souhaitais partager mon expérience et échanger autour de nos difficultés pour avancer et surtout ne pas sombrer. Il m’a en quelque sorte « sauvée » et je n’en retiens que du bon, à commencer par vous toutes, mes combattantes, rencontrées et/ou avec qui j’échange et qui m’êtes si chères.

Aujourd’hui, alors que je suis dans mon 9ème mois, j’ai quand même envie de dire combien j’ai été heureuse pendant cette grossesse. Comme « shootée à une drogue », j’avais écrit une fois… Tout le temps, sans interruption. Les hormones de la grossesse ont fait de moi une véritable inconditionnelle de la grossesse.

J’ai si hâte de rencontrer notre fille, la respirer, la cajoler, l’embrasser… lui murmurer tout ce que j’ai toujours secrètement espéré lui dire. Mais Il ne me reste plus que quelques jours (semaines ?) pour savourer pleinement et profiter égoïstement d’elle dans mon ventre. Elle est tellement attendue par tous (famille et amis…). Tout est prêt pour l’accueillir comme il se doit. Notre appartement parisien a été complètement réaménagé. Des travaux ont été faits et chaque espace a été ultra-optimisé (j’ai découvert chez mon homme de grandes qualités insoupçonnées de bricoleur !). J’espère qu’elle ne manquera de rien. En tout cas, pas de notre amour. Ca, c’est certain.

Mon homme s’est beaucoup investi dans cette grossesse. Il était présent à tous les rendez-vous à la maternité et aux (presque !) 15 échographies… sans compter les cours de préparation à l’accouchement, l’haptonomie et les rendez-vous avec notre sage-femme libérale

Je suis si fière de lui. Je sais qu’il sera un papa merveilleux (il s’en inquiète d’ailleurs et je pense que c’est très bon signe !). Je l’aime de toutes mes forces. Être dans ses bras et sentir notre fille bouger entre nous deux : je ne connais, pour l’instant, rien de plus doux.

Il m’est arrivé de pleurer. J’ai pleuré car j’ai réalisé que j’étais bel et bien enceinte. Et pas qu’un peu. Enceinte d’un beau bébé. Viable. Qui ne sera pas prématuré -puisque dans ma 38ème SA-. Enceinte de mon enfant que j’ai tant espérée. Je suis tellement nostalgique de ma grossesse. J’ai pourtant profité de chaque instant, de chaque minute. Même quand j’étais au plus mal le 1er trimestre, la tête par-dessus la cuvette et malade… Car je savais que ça allait passer et que je ne revivrais sans doute plus jamais cela.

Je retiens de ma grossesse une grossesse idéale, sans encombre, sans difficulté, à l’aube de mes 39 ans. Je me suis souvent demandé comment la vie pouvait basculer ainsi. Comment passer de « tout compliqué » à « tout facile » ? La roue a véritablement tourné. Et c’est déjà la fin.

On aura mis presque 6 ans pour toucher du doigt notre rêve. Les chances de concevoir à nouveau restent minces. Lorsque j’écris cela, je mesure pleinement notre chance. Il n’y aucune tristesse dans mes propos. Bien au contraire. Nous avons une chance incroyable puisque nous sommes une famille.

Je peux aujourd’hui, en toute objectivité, affirmer et dire très clairement que si TOUT était à refaire, nous le referions.

Ce parcours a laissé des traces indélébiles. J’ai toujours un pincement au coeur lorsque je pense à nous toutes et que je vois que c’est parfois si simple pour certains mais je me sens tellement chanceuse que je n’envie plus personne. Ni femmes enceintes, ni mères. Car je suis à mon tour enceinte et mère.

Quand on dit qu’il faut vivre les épreuves, même les plus difficiles, pour se forger et en tirer ensuite quelque chose de constructif… C’est vrai. Si nous n’étions pas passés par la case PMA, FC à répétition, examens douloureux et intrusifs et analyses en tous genres… nous n’aurions sans doute pas savouré ce bonheur à sa juste valeur. Nous aurions été un couple lambda, heureux d’être bientôt une famille, d’accueillir en son sein un bébé. Bien sûr.

Mais notre bonheur est sans nom. Notre joie est quotidienne.

Je relativise désormais absolument tout. Je ne me reconnais plus. Je rayonne. Mon coeur rayonne. Jamais je ne me serais autant admirée dans le miroir. Ce corps que je ne reconnaissais plus et qui me trahissais sans cesse, je l’ai si longtemps et tellement souvent détesté. Aujourd’hui, je suis en confiance. Ce même corps ne cesse de me surprendre depuis juillet.

Ma fille, dans mon corps, se sera accrochée jusqu’au bout. Je suis si fière d’elle !

Je me remémore encore les litres de sang perdus lors du décollement en août dernier. Tout prêtait à croire aux mêmes conséquences catastrophiques que les précédents arrêts de grossesse. Mais non. Ma fille s’est accrochée. Elle a fait une apparition magique à l’échographie. Il n’y a pas eu de 4ème FC. Et je nous revois, abasourdis, enlacés dans les couloirs de cet hôpital, pleurant dans les bras l’un de l’autre, de soulagement et de bonheur…

On me dit souvent que notre persévérance aura payé. C’est vrai, je ne peux le nier. Nous étions à rien de tout arrêter et avons persévéré…

MAIS, MAIS, MAIS, je sais aussi et surtout que nous avons eu beaucoup, beaucoup de chance. Le bon traitement a enfin été trouvé. Je dois cette réussite un peu à notre ténacité mais surtout beaucoup à la science.

Vive la vie, vive la science, vive le don !