La PMA m’a changée…

Avant, la vie nous souriait. Nous étions insouciants et profitions pleinement de celle-ci. En bons fêtards, nous nous laissions porter par elle dans la plus grande légèreté… Très vite, le désir d’enfant s’est fait sentir et très vite (un an après notre rencontre), nous avons commencé les TP 😉

Un mois, deux mois, trois mois plus tard… rien, et la vie est toujours aussi belle !

Six mois plus tard…  toujours rien et c’est normal, faut surtout pas y penser et continuer à s’aimer, puisque ce qui est sûr, c’est que « ça viendra ».

Un an après… ben quoi, nous ne sommes pas les seuls à mettre un an, voire un peu plus. Nous ne sommes plus tous jeunes, donc c’est normal que ça prenne un peu plus de temps. Et puis un enfant, ça ne se fait pas comme ça, ça demande de la réflexion… peut-être qu’au fond (bien au fond, inconsciemment hein !), je redoute de passer de l’autre côté ? De ne plus être « la fille de… » mais de devenir « la maman de… ». Bref, je nous trouve des arguments histoire de me rassurer comme je peux puis me dis : « ça prendra le temps que ça prendra, mais ça se fera » ; et mon homme de dire : « on s’aime alors on y arrivera ».

Un an et demi après… Là, les détails sont dans mon parcours et nous devons accepter la dure réalité de mon problème. Me voilà rassurée, ni lui, ni moi ne bloquons « psychologiquement », comme pouvaient le laisser croire certains. Par contre, (et là, est-ce pire ou pas, je ne sais pas) : je ne produis pas (assez) de follicules, pas assez de follicules de qualité, pas assez de follicules matures. Je suis en insuffisance ovarienne. Une belle s*loperie !

La vie nous sourit aujourd’hui aussi puisque nous sommes en bonne santé et nous nous aimons. C’est bien le principal et nous en avons conscience.

Ceci étant, c’est pas pareil. Plus pareil. J’ai changé. Je suis beaucoup moins joviale, plus éteinte, moins ouverte, souvent triste et inquiète pour l’avenir… Je ne suis pas encore aigrie (quoique… quand je vois toutes ces femmes enceintes autour de moi, il m’arrive de l’être, malgré moi).

Une chose est sûre, pas un jour ne passe sans que je réalise la chance que j’aie d’être avec mon homme.

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