Ma psychanalyste… et moi : déjà 142 séances !

Il y a quelques jours, je parlais de mon acupuncteur. Pour compléter ce billet, parlons de psychanalyse.

Étonnamment, le désir d’aller « consulter » s’est fait sentir lorsque tout allait bien dans ma vie : un boulot intéressant, un toit, l’avenir devant moi et surtout « enfin » une stabilité amoureuse. Bref, un équilibre et une vie remplie et épanouie !

Au début, je ne trouvais jamais quoi dire à ma psychanalyste. Je réfléchissais bien à l’avance, pensais à la séance précédente pour « préparer » la séance d’après, essayais de comprendre s’il y avait des liens et/ou associations à faire… Je réfléchissais sans doute beaucoup trop à la façon dont j’allais dire les choses et des tas de questions me venaient : pourquoi évoquer ceci au lieu de cela ? Et comment arriver à une exhaustivité de ce qui est ressenti en l’espace de 30 minutes de séances ? Comment avancer ? Une multitude de questions… Et à chaque fois, ces trois mots : « laissez-vous dire… laissez-vous dire… ». Alors à force de me laisser dire, j’en suis arrivée à 142 séances (oui, bon, ça va, je sais !).

Aujourd’hui, après presque 4 ans d’analyse, je ne me pose plus la question de ce que je vais pouvoir dire. Je m’installe (m’allonge) et exprime ce qui traverse mon esprit, parle de mes craintes, peurs, angoisses, de moi, de mes joies, de mes parents, de mon homme, de mes/nos amis… et surtout, surtout de mon infertilité et de la manière dont je vis ce qui me caractérise : mon incapacité à être enceinte, à porter notre enfant, à enfanter, à mettre au monde.

Je ne dis jamais vraiment la même chose et parle beaucoup de mon ressenti et il faut bien avouer que même si c’est long, douloureux, sensible… eh bien j’avance. Oui, je sens que j’avance car -contrairement à ce que je pensais il y a quelques mois encore-, j’arrive à me dire qu’une vie sans enfant est possible.

Oui, je pense qu’on peut être heureux sans enfant…

J’ai failli supprimer cette dernière phrase… Parce que c’est encore fragile.

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2 réflexions sur “Ma psychanalyste… et moi : déjà 142 séances !

  1. Oui je le pense aussi – et ça fait du bien de se rendre compte de ça, non?
    Sachant que cela n’enlève en rien le fait que ton enfant a encore tout le temps de venir s’installer en toi, d’une manière ou d’une autre.
    Bises

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