Les soldes

Je déteste les soldes. Enfin pas le concept en soi, mais la foule et l’hystérie qu’elles suscitent chez certaines femmes. Malgré cela, je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai quand même osé pénétrer dans cette boutique. A l’intérieur : foule. Je repère vite le pantalon qu’il me faut, trouve illico la bonne taille et me dirige en cabine pour voir si ça vaut, ou non, le coup de faire la queue. Ouf, il n’y a que 3 personnes devant moi. Je me dis que « ça le fait » pour un 1er jour de soldes.

Jusque là, tout va bien….

Sauf qu’à l’intérieur d’une cabine, un enfant crie. Non, hurle, plus exactement. Comme un appel au secours et de toutes ses forces. Comme s’il était en grande souffrance physique. Je me dis que sa maman, à l’intérieur de la cabine avec lui, est là pour le rassurer… que ça va passer. Que nenni. Une minute, deux minutes, cinq minutes passent, toujours ces cris stridents. Et là, le temps n’a pas la même notion pour tout le monde.

C’est mon tour. J’ai eu le temps de faire la queue, d’entrer en cabine, de retirer mes chaussures et mon pantalon, d’essayer mon nouveau pantalon (quelle chance, il me va très bien !)… de me rhabiller… et toujours ces cris.

Sentiment de profond malaise dans le magasin, à l’arrière comme à l’avant de la boutique. Tout le monde se regarde, gêné. On entend vaguement la maman dire à son fils, tout en essayant ses vêtement, « ça va aller !« .

Bah voyons ! T’es là, tranquillement à essayer tes robes alors que ton pauvre gamin manifeste bel et bien un malaise, une douleur depuis un moment déjà et à part ça, « ça va aller » !

Bref, je me dirige vers la caisse (un peu plus de monde là par contre). Quelques temps après, la femme, enceinte d’environ 5 mois (oui, j’ai oublié de dire qu’elle attendait son 2ème), sort avec son fils d’un an et demi environ dans la poussette, le prend ENFIN dans ses bras pour le calmer. Il avait le visage et les cheveux trempés, les joues toutes rouges.

Comment t’est-il possible de faire paisiblement ton shopping alors que ton môme, ta chair, ton sang, est en train d’agoniser, de crever de chaud dans cette fichue cabine, en train de suffoquer d’angoisse ?

Qui de la mère ou de l’enfant fait des caprices ? Je ne comprends pas. Était-ce vraiment utile d’essayer tous ces vêtements dans ces conditions ? Ce que j’ai vu et entendu m’a choquée.

Publicités

4 réflexions sur “Les soldes

  1. Pfff… pov’ gamin! Elle pouvait pas au moins le prendre un peu dans ses bras pour le calmer et finir de faire son essayage plus tard? C’est là que t’as envie de lui dire: euh, vous voulez que je vous soulage? Pour quelques années??? Vous en aurez un autre bientôt de toute façon…

    • C’est clair ! Je n’en revenais pas ! Je l’ai regardée dans le blanc des yeux, plusieurs secondes. J’attendais qu’elle réagisse et lorsqu’elle a enfin fait quelque chose (prendre son fils dans ses bras), le petit s’est un peu calmé. Je ne sais pas quel genre de mère je serais, ni même si je serais mère un jour, alors je n’ai sans doute pas mon mot à dire mais j’avoue avoir eu beaucoup de tristesse et de compassion pour ce bout de chou…

  2. Ouais, c’est pas juste la vie, y en a qui ne méritent pas d’avoir des enfants et qui en ont sans souci, alors que d’autres seraient des parents formidables et ne le sont pas… Dur dur d’être confrontée à ça alors qu’on voulait juste s’acheter un beau pantalon pour se changer les idées!! merci DNLC! bises

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s