Le don d’ovocyte et les balbutiements d’une réflexion

Ça y est, une énième étape vient d’être franchie dans notre parcours PMA.

Hier, j’ai pris rendez-vous dans l’un des 3 CECOS parisiens. Ce rendez-vous, c’est une façon de nous préparer à la suite, une mise en lumière d’abord, puis une possibilité de pouvoir toucher du doigt notre rêve de devenir parents.

Nous savons que les délais sont extrêmement longs en France (plusieurs années sans donneuse) et c’est la raison pour laquelle nous commençons à nous renseigner dès aujourd’hui. Notre projet aura, je l’espère, mûri d’ici-là.

A ce jour, je n’ai pas encore dit mon dernier mot ni tiré un trait définitif sur une progéniture qui serait issue de nos gamètes à tous les deux. Mais s’il devait en être autrement, je ne veux pas regretter de n’avoir rien fait, à temps (fichus délais, inexorable temps qui passe, fâcheuses échéances, satanée horloge biologique !).

Peut-être même, passerons-nous par le DO à l’étranger. Je ne sais pas du tout. Je n’y connais rien. Je sais juste que c’est plus rapide… et plus cher. Des milliards de questions envahissent mon esprit. Pourquoi choisir tel CECOS et pas un autre ? Pourquoi tel pays plutôt qu’un autre pour un don à l’étranger ? Quels sont les différentes étapes, les contraintes de timing ? Et puis je n’ai pas envie d’être redevable à vie envers la donneuse que nous trouverions éventuellement si tout se fait ici… Quels sont précisément les critères de choix ? Des tas de questions. D’autres encore, liées à la génétique…

Je réalise aujourd’hui toutes les étapes franchies, tout ce par quoi nous sommes passés, ce que nous avons surmonté, les montagnes russes que nous avons escaladées, les gamelles, les râteaux et les claques que nous nous sommes pris, les renoncements subis puis acceptés.

Je peux dire que je suis fière de nous. Notre couple a tenu bon et tiendra encore bon. Nous n’allons pas nous laisser abattre. Nous nous aimons suffisamment et mesurons la chance que nous avons d’être ensemble et c’est déjà « pas si mal », comme nous l’a dit, avant-hier, notre 3ème gynéco stérilité. Les épreuves de la vie rendent plus fort. Mon homme, tout à l’heure, m’a rappelé que nous avions aussi notre couple pour nous. Il a raison.

Décidément, en PMA, on n’est jamais au bout de ses « surprises ». Je n’aurais jamais pensé pouvoir écrire sur le fait qu’éventuellement j’envisagerais de passer par le don d’ovule…

Que je l’accepterais ? Je ne l’aurais pas cru non plus. D’ailleurs, je ne sais pas si je suis dans l’acceptation.

Un gros travail de réflexion nous attend…

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16 réflexions sur “Le don d’ovocyte et les balbutiements d’une réflexion

  1. Bravo pour ce rendez-vous pris. L’étape la plus dure est souvent la première, et ça c’est fait. Après il faut laisser venir, petit pas par petit pas. Ce chemin et ces réflexions vous feront de toute façon avancer vers vos enfants quelle que soit la manière dont la rencontre se fera au final.
    Ton homme a raison, la base, c’est votre couple. A partir de là, tout est possible.
    Bises et tout plein de courage à vous.

  2. Quand j’ai appris mon io je me suis inscrite à l’association Maia. Tu y trouveras un tas d’infos sur les cliniques étrangères (récap des prix, nombre de receveuses par donneuses …) et tu pourras discuter sur le forum d’entraide. Ca m’a apporté beaucoup, je me suis sentie moins seule. J’ai trouvé important de discuter de la DO avec des personnes qui étaient elles-mêmes confrontées à cela (une grande partie des maia).
    Il y a deux livres sur le don pour quand tu te sentiras prête (un de D.Mehl et un édité par l’association).
    Je m’étais également inscrite au forum A l’ombre du figuier (forum sur le don) mais je l’ai moins fréquenté.
    Bisous

  3. Une nouvelle étape de franchie… Tu as raison de t’y prendre tôt, le don en france est si long…Sinon, il y a un centre excellent à Valence, on avait envisagé de s’y rendre… J’espèe de tout coeur que quelqu’il soit le chemin sera le plus court possible… Bisous

  4. Mon gygy m’a parlé du DO à cause de mon IO mais en France c’est très long et en Espagne c’est rapide mais très cher de 4000 à 7000 Euros car les nanas se font rémunérer pendant le traitement….Décision difficile à prendre mais pour ma part si il faut passer par là pourquoi pas !
    Ton mari et toi vous avez une arme qui ne vous quittera jamais c’est l’amour et crois moi que si vous êtes encore ensemble avec tout ce que vous avez vécu et bien plus rien ne pourra vous séparer c’st clair.
    Ne baissez pas les bras.
    Bises

  5. Je comprend tout à fait que tu ne souhaites pas te sentir redevable. Pour nous, c’était pareil. Mais au final, les délais pour un don de sperme sont plus courts. La différence entre les différents CECOS? Je ne sais pas, nous on a été là dans celui de l’hôpital qui suit l’homme pour son cancer. Je crois que certain ont des délais un peu plus courts que d’autres (Cochin pour un don de sperme, c’est 12 mois alors que Tenon, c’est 18). Pour le don d’ovocyte je crois que l’hôpital Béclère est dans les meilleurs délais.

    • Après en avoir parlé à ma psychanalyste, je crois que, finalement, je parviendrais à ne pas me sentir redevable dans la mesure où c’est un don et qu’un don n’est pas fait pour une quelconque « redevabilité » (c’est vrai quoi, quand tu donnes ton sang, tu le fais pour des tas de raisons, mais certainement pas pour qu’on vienne te remercier éternellement pour cet acte… ben le DO, je me dis que c’est pareil !)…
      Vous avez bien fait de choisir le CECOS de l’hôpital qui suit ton homme. Moi, je dois être maso, j’ai choisi celui de l’hôpital :
      1/ où je suis allée quand j’ai appris mon arrêt de grossesse,
      2/ où je suis allée quand mes saignements ont commencé,
      3/ où mon curetage programmé aurait dû avoir lieu… bref, celui qui me rappelle des souvenirs glauques… mais en même temps, c’est celui qui nous a été recommandé… et non loin de mon lieu de travail !
      Quant à Bécl*re, rien que prendre un rdv de consultation pour une éventuelle FIV, c’est 9 mois d’attente (avec un dossier à remplir dans un 1er temps, qu’on t’envoie dans un délai de 4 mois…). Du coup, c’est vrai que je me suis même pas posée la question d’y prendre un rdv… de toute façon, c’est trop loin de chez nous !
      Bise miss, et tu sais quoi, même quand t’as rien à dire, c’est intéressant et c’est pour ça que je viens te lire !

  6. un grand pas a été franchi! la réflexion se fait au fur et à mesure, pas tout de suite en 3 secondes! Je t’invite à lire mon post sur mon premier rdv au CECOS http://danslalueurdelavie.wordpress.com/2011/11/10/parents-en-devenir/ puis le second : http://danslalueurdelavie.wordpress.com/2012/01/04/cobaye-et-pma/ et ma réponse : http://danslalueurdelavie.wordpress.com/2012/03/01/cours-forrest/ tout ça pour te mettre en garde : ils n’ont absolument pas le droit de subordonner un don à l’apport d’une donneuse. c’est dans le code de la santé publique. Effectivement sans donneuse c’est 3 ans d’attente, à l’étranger c’est quelques mois; Renseigne toi aussi auprès des associations (MAIA ou autres) courage ma belle, tu fais bien de réfléchir à un autre chemin parallèlement à la continuation de vos essais PMA classiques, cela te rendra plus sereine : de toutes façons vous l’aurez votre enfant. je t’embrasse fort

    • Merci, chère Lueur, pour ton soutien et tous ces liens. Je réalise que tous ces billets et commentaires, je les avais déjà lus en me rendant (en sous-marin, il y a de nombreux mois…) sur ton blog, mais maintenant que je suis « en plein dedans », ils me parlent tellement et font pleinement écho en moi !
      Merci de m’avoir rappelé l’existence de ces précieux billets. J’ai quelques questions :

      1/ Donc si j’ai bien compris, il y a un 1er rdv, puis un autre avec un(e) gynéco quelques mois après ?
      2/ Ta lettre est remarquable de bon sens et d’authenticité. As-tu obtenu une réponse depuis ? Ton dossier DO France a-t-il avancé/évolué ?
      3/ Où en êtes-vous avec ce CECOS ?

      Je retiens autre chose : « le bénéfice d’un don de gamètes ne peut en aucune manière être subordonné à la désignation par le couple receveur d’une personne ayant volontairement accepté de procéder à un tel don en faveur d’un couple tiers anonyme »… Mais tu dis que, malgré tout, sans donneuse, le délai est de 3 ans… c’est juste hallucinant !!!

      Enfin, et j’arrête là, lorsque j’ai lu tout à l’heure la fin de ton commentaire ici (« de toutes façons vous l’aurez votre enfant »), eh bien, j’ai versé une petite larme… Car oui, un jour, nous l’aurons, notre enfant.
      Je t’embrasse bien fort, petite Lueur.

      • alors mes réponses :
        1. oui il y a toute une procédure : un premier rdv pour vous inscrire, puis plusieurs autres rendez-vous et toute une batterie d’examens
        2. j’ai eu une réponse en avril du chef de cette saleté qui me dit qu’il a bien pris note de ma lettre, qu’il va voir ce qu’il en est et qu’il me tient rapidement au courant… Depuis rien!! mais ils ne s’en tireront pas comme ça : je le relancerai en septembre! Pour notre dossier en France rien de plus, on est juste inscrits sur la liste d’attente : en 3 ans on a bien le temps de faire tous les rdv et exams demandés!! d’autant que les analyses HIV et autres doivent dater de moins de 6 mois! et j’espère quand même que le don à l’étranger aura fonctionner d’ici là! le don en France c’est seulement une roue de secours comme c’est gratuit
        3. comme je te le disais je n’ai pas avancé davantage le dossier

        oui vous serez parents un jour, c’est certain!
        bises

      • Merci pour tes réponses, Lueur ! C’est toujours un plaisir de te lire !
        Tu as raison de les relancer bientôt, ne serait-ce que pour le principe. Mais avec un peu de chance, tu auras un retour d’ici septembre.
        Pour votre dossier en France, c’est exactement ce que je me dis. Les délais sont longs. On continue donc tout ce que la science peut nous apporter (les IAC seulement -en octobre-, mais c’est déjà mieux que rien !) et si rien, on a le DO. L’avenir, on le voit/on l’imagine enfant avec enfant et ça change tout !!!
        Je souhaite de tout cœur que vous n’aurez pas à attendre ces fameux 3 ans. Vous avez raison de partir à l’étranger si vos moyens vous le permettent. Si nous n’avions pas de donneuse, c’est sans doute ce que nous aurions fait (oui, nous avons une merveilleuse fée, j’en parlerai en septembre lors d’un prochain billet…).
        Je t’embrasse fort.

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