Bilan à 7 DPO post-IAC

Une copine PMette au parcours tout aussi compliqué, après un énième échec, vient de m’écrire ceci :

« … Nous sommes des combattantes hors norme avec un courage exceptionnel peu perçu par notre entourage« .

Ces quelques mots résonnent en moi. Elle a raison, oui, nous sommes de réelles combattantes. Nous en avons « là-dedans » ! (Enfin, moi, perso, j’ai quasi-rien dans mes ovaires mais bon… passons).

Ceci m’amène à me poser des questions :

  • Qu’est- ce qui fait qu’on « tient », malgré tout ?
  • Qu’est-ce qui fait qu’on accepte d’ingurgiter 16 comprimés par jour à chaque tentative, sans avoir la garantie, aucune, que ça finira enfin par marcher ?
  • Comment continuer à regarder ce corps, marqué par les stigmates de la PMA, lorsque cela devient un supplice ?
  • Comment parvient-on, malgré tout, à trouver la force morale et physique face aux épreuves ?
  • Comment arrive-t-on à « tenter de consoler » les copines dans la spirale infernale de l’infertilité ?
  • Où puise-t-on la force, pour chaque tentative (quand elle a lieu car je ne parle même pas des cycles pour lesquels tu te tapes les examens pour rien et qu’il n’y a ni FIV ni IAC au final car les conditions ne sont pas requises… ça m’est arrivé plusieurs fois !) quand on a :
  1. au moins 3 échographies endovaginales par cycle,
  2. en moyenne 4 prises de sang à chaque fois (sans compter les examens fort douloureux et dévoreurs de temps non liés au monitoring de l’ovulation),
  3. des heures cumulées d’attente et toute une organisation par rapport, entre autres, au boulot à prévoir,
  4. des rendez-vous à caser lorsque la consigne du soir (après 17h la consigne !) est : « telle et telle injection ce soir ET écho et prise de sang demain matin » ?

Je ne compte même plus les dizaines et les dizaines d’heures passées au téléphone pour dégoter un rendez-vous la veille au soir pour le lendemain matin…

Je suis tellement blasée de tout ce qui nous arrive que je crois que je viens de passer une étape importante dans notre parcours. Serais-je enfin « tentée de ne plus avoir envie » d’être mère ???

Je vais aller au bout de ce que je peux, de ce que la science nous donne comme possibilité. Et bientôt, bientôt : je passerai enfin à autre chose… car je n’aurai pas/plus le choix.

Et plus le poids de tout ça sur mes épaules et mon coeur aussi !

Bon, je reviens à l’objet de mon billet… Une semaine avant la prise de sang, à mi-parcours donc, plusieurs choses :

  1. J’ai toujours été intolérante à la progestérone (Progestan / Utrogestan). Quand je dis intolérante, ce n’est pas juste une petite intolérance qui resterait supportable, acceptable et qui serait sans conséquence dans ma vie quotidienne. Non. Là, il s’agit, dans mon cas, d’une intolérance sévère, handicapante, d’une réaction allergique très importante qui se manifeste systématiquement à partir de 4/5 jours de prise par des brûlures intenses, de fortes irritations alliées à des démangeaisons à la limite du supportable… Glam’ hein… Tout ça, au point de glapir de douleur, de ne pas pouvoir marcher normalement, voire de ne pas pouvoir m’asseoir… Le pire, c’était dimanche soir. Du coup, j’ai pris l’initiative d’arrêter la voie vaginale et de passer à la voie orale même si les effets secondaires sont terribles avec 6 ovules par jour (seins douloureux et gonflés, vertiges et grosse fatigue), je préfère mille fois cela à ces épouvantables démangeaisons. J’ai bien sûr demandé à Number 4 si je pouvais alterner voie orale / voie vaginale. Il n’est pas très pour mais pas le choix… Il m’a aussi conseillé Saforelle en gel (Crème apaisante – soin intime et corporel – Usage Quotidien – sans colorant, à la bardiane et à l’allantoïne) et là, c’est juste magique. Si je pouvais sponsoriser ce gel, je le ferais ! Tout est rentré dans l’ordre. Le cumul voie orale + gel a tout réglé en 24h !
  2. J’ai tous les symptômes de la grossesse, comme à chaque fois, sans la grossesse qui suit : bouffées de chaleur, obus à la place des seins, appétit de géant, boutons sur le menton… mais tout ça est dû au traitement… Rien de neuf donc.
  3. Je vis normalement (enfin j’essaie, vu que je dors tout le temps… heureusement que je suis en vacances) et ne fais pas comme si j’étais potentiellement enceinte ! J’ai juste -presque- arrêté la chicorée (5 tasses par jour habituellement et là, une seule par jour).
  4. En FIV, quand il y a transfert, tu sais que tu portes un début de vie et que tu couves ton (ou TES quand t’es une grosse veinarde !) embryon(s). En IAC, c’est différent. Je n’ai pas l’impression de couver quoi que ce soit. Je ne sais même pas s’il y a eu un début de vie suite à une éventuelle fécondation.
Et si, pour la 10ème fois, je faisais encore tout ça pour rien ?
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49 réflexions sur “Bilan à 7 DPO post-IAC

  1. Je ne sais pas où on trouve cette force, vraiment c’est un mistère.
    Depuis hier je sais que mon TEC a achoué, les vilaines ont débarqué… Il va nous (mon mari et moi) falloir quelques jours/semaines pour arriver à retrouver la force, la tenacité à poursuivre nos essais. Mais je sais que notre amour et notre volonté à créer un mini-nous est plus fort que tous ces traitements. Je rêve d’un jour pouvoir oublier tout ca, tout ce parcours, toutes ces difficultés, rien qu’en regardant le joli visage de notre enfant. Un jour peut-etre…
    Courage pour cette attente, phase la plus difficiles à mes yeux.
    On est avec toi, pas très loin, à vieiller sur toi…
    Bises

  2. Pas mieux sur l’intolérance à la progestérone par voie vaginale (6 capsules/ jour aussi). J’ai, bizarrement peut etre, l’impression que c’est moins pire avec le princeps qu’avec les génériques (qu’on a généralement, notamment en boite trimestrielle, vu la dose!). Je note pour le saforelle , merciiiiii

    • Jamais eu de boîte trimestrielle, moi ! Même avec de telles doses…
      Mon médecin me prescrit justement le générique (Progestan 200 mg) car pour lui, il y a moins de risque d’allergie (car pas d’huile d’arachide…), mais dans mon cas, générique ou pas, rien ne change : toujours des démangeaisons de malade…
      Pour le Saforelle, je réalise que je n’ai pas précisé mais je parle ici du gel crème (crème apaisante à la bardane) et non du soin lavant intime (qui est très bien aussi d’ailleurs, mais pour la toilette intime).
      C’est impressionnant comme ça a été efficace chez moi…
      Bon, et sinon, j’espère que tu vas bien et que ça avance par chez toi…

  3. Bigre ! j’ai hâte de voir ça 😉 : les obus, les boutons et tout et tout ! 😉 Si ça peut te rassurer (je vois pas en quoi en fait), sans médoc, je fais aussi des poussées (de boutons, pas d’obus…) Sinon, pour les histoires de courage, de force, etc. Je ne sais pas, j’ai l’impression que c’est comme un instinct animal. Et qu’instinctivement, on sait jusqu’où on peut aller. Et tant qu’on peut, et donc qu’on veut, on trouve facilement la force. Chacune doit avoir son quota d’échecs possibles à encaisser. Et à un moment ne plus vouloir, ce qui je pense n’empêche pas une tristesse intérieure à jamais. Je vais surprendre mais je me trouve pas courageuse au fond. (je ne dis pas que les autres ne le sont pas), je trouve ça naturel. Le courage, pour moi, serait d’aller contre mes aspirations. Tant que j’ai ce désir, je mets en oeuvre ce qu’il faut pour, et ça me porte. C’était mon modeste avis sur la question

    • Oui, un instinct animal… ou maternel…
      L’humain est plein de ressources face à la difficulté.
      Je suis assez d’accord avec toi et je crois aussi qu’on n’a pas d’autre choix que d’avancer quand le désir d’être mère est si fort…

  4. Je suis assez d’accord avec ta copine ; oui, nous sommes des combattantes. Notre zone de guerre à nous, ce n’est pas la boue des tranchées ou le désert brûlant, mais c’est cette petite zone au plus profond de nos tripes, qui n’attends qu’une étincelle pour s’enflammer !!
    Mais je ne sais pas d’où nous viens cette force et cette énergie, peut-être d’un Dieu, pour celles qui croient, peut-être d’une force de caractère ou tout simplement d’un instinct animal, viscéral…

    Je suis contente de lire que tu as trouvé un moyen de soulager un peu ton intolérance.

    Bon courage pour la dernière ligne droite !!
    Bises

    • En ce qui me concerne, cette énergie, cette ténacité, cette combativité viennent, je pense, tout simplement de ce vide cruel en moi… de ce manque de mon enfant qui se fait désirer et qu’il me tarde de serrer enfin dans mes bras…
      Bises Kaellie.

  5. Tu y crois encore. C’est l’espoir bien vivant qui t’anime. Et tu es sans aucun doute une battante qui n’abandonne pas facilement ses projets. Un projet si puissament ancré en nous, ça nous amène à ne pas lâcher, à continuer malgré les merdes qui surviennent… Courage ma belle!
    Bises

  6. J’ai beaucoup de chance : toujours pas de gonflement des seins ni de bouton à l’horizon… Gageons cependant qu’ils arriveront en semaine 2 post-iac. Félicitations pour la solution trouvée à ton intolérance à la progestérone. Parce qu’on veut bien tout faire mais il y a quand même des limites !

    • T’imagines, ne plus pouvoir s’asseoir ou marcher ??? Non, mais franchement !
      Faut dire qu’avec 6 ovules par jour, je suis pas gâtée…
      Plus que 4 jours… Vivement la fin…

  7. C’est l’amour qui nous porte. L’amour de notre compagnon, l’amour de mère innée en nous.
    Depuis que je suis passée sur l’autre chemin, je me sens plus sereine, je te souhaite de trouver cette sérénité le plus rapidement possible. Je croise à fond pour que cette IAC t’apporte une belle nouvelle.

    • Comme j’envie cet autre chemin du don… J’aimerais tellement qu’on ait le feu vert pour ce chemin là.
      Mes cellules tueuses endométriales (je parle même plus de l’IO, là… tu l’auras compris…) nous en empêchent… pour le moment…
      C’est terrible d’être toujours en stand-by, dans l’attente… Ca fait des années, des années et des années qu’on est dans cette attente… Je suis bien souvent découragée tu sais…

  8. Je ne sais pas si tu connais cette expression anglaise : « You never know how strong you are until being strong is the only choice you have » (« tu ne peux savoir à quel point tu es forte jusqu’au jour où être forte est le seul choix que tu as ») : je crois qu’on est là dedans. Tu as un objectif : avoir un enfant. Cet objectif t’es vital, et, aussi surprenant que cela puisse te paraître, tu te découvres des montagnes de courage dont tu ignorais l’existence… Au même titre que certaines personnes doivent faire face à la maladie et plutôt que de se laisser abattre (peu se laissent abattre, finalement…), décident de se battre…
    Bises !

  9. bonsoir à toi
    je viens de tomber par hasard sur ton blog.
    je suis en parcours pma depuis quelques mois. rien à voir avec tout ce que tu vis.
    tu as vraiment beaucoup de courage. je pense que d’autres auraient abandonné. dans tous les cas tu n’auras aucun regret tu as tout fait pour réussir jpense. j’espère de tout cœur que tu l’auras ce bébé et il aura un bon exemple. promis plus jamais je ne me plaindrais des effets secondaires des stims et des contraintes que ça engendre! tu me donne l’envi de me battre encore plus pour y arriver. merci pour ton témoignage.
    bon courage.

    • Bienvenue Caroline,
      J’espère que ton parcours PMA sera le plus court et le moins rocailleux possible… Pas comme le nôtre…
      N’hésite pas à me/nous parler de votre situation (de quel coin es-tu ?).
      A bientôt et bonne continuation.

  10. Bonjour Lutine,
    je continue de suivre ton blog même si je ne commente pas svt.
    Juste pour te dire que moi c’est pas la progestérone qui me gêne, c’est l’obligation qui va avec, les protège slips. 2 jours de suite et paf une mycose, donc je n’en utilise jamais. Sauf qu’avec l’utro…..J’ai donc essayé les bio, marque Organyc, ça a changé ma vie.
    Donc voilà c’est passionnant comme com’, mais il vaut mieux garder ton énergie pour le combat que de la perdre en chouquetta en feu et autre marche en canard !!!
    Plein de bises pour toi.
    ( saforelle est mon ami depuis au moins 10 ans)

    • Coucou lavilaine,
      Où en es-tu ? Ca fait un moment…
      J’utilise le soin lavant intime Saforelle depuis des années… Par contre, je ne connaissais pas le gel à la bardane, une vraie révolution pour moi !

      • pour ma part fiv 2 annulée car kyste organique de 6 cm….il a été ponctionné et est heureusement bénin. Donc pilule et prochain rdv le 12/08. J’essaye de prendre rdv dans un autre centre pour avoir un 2° avis, même si c’est à 80 km de chez moi; ils ont de bien meilleurs résultats sur les 40-42 ans, merci le palmarès de l’ Express !!
        Courage dans ton combat, comme m’a dit un ami, si tu ne fais rien, tu n’auras pas d’enfant, si tu continues, tu en auras peut être un …je te le souhaite de tout coeur.
        grosses bises.

  11. Je crois que ce qui nous fait avancer, c’est de nous dire que la douleur serait bien plus grande si on se rendait. Mais peut-être effectivement que la plus grande force, ce sont celles qui ont le courage de dire « stop, on arrête tout » qui l’ont. Je rejoins l’avis de Ange, c’est aller contre ses aspirations.
    Je vais moi aussi goûter aux joies de l’IAC et j’ai déjà ce même prés-sentiment que toi: ne pas avoir l’impression de couver quoi que ce soit.
    Je me dis quand même que c’est toujours ça de pris…
    Gros bisous
    Je croise XXX

    • J’aimerais tellement, mais alors tellement arriver à ce stade (« stop, je ne peux plus, je ne veux plus d’enfant »).
      Tout serait tellement plus simple, plus lisse… Mais je n’y arrive pas encore (même si j’y suis presque car je suis complètement écoeurée de mon parcours : 4 potentiels bébés au ciel, quand même…)… C’est dur…
      Je penserai à toi vendredi.

  12. D’où vient cette force je n’en sais rien !
    J’ai même tendance à penser qu’on ne la gère pas, tout comme les moments où le se sent au fond du trou… comme si cela venait d’une personne extérieure… (je ne sais pas si je suis bien claire).
    Je t’embrasse bien fort.

  13. Tu ne fais pas tout ça pour rien, mais pour TOUT justement : donner la vie, devenir mère, compagne d’un papa, donner la vie à un petit être qui t’aimera autant que tu l’aimes déjà.
    La force, tu nous en as donné la preuve, elle vient de loin, et c’est ta détermination (malgré les obstacles, malgré les trop nombreux et foutus échecs) qui te fait avancer.
    Je te souhaite plein de courage pour ce cycle encore, et pour supporter vaillamment comme tu le fais ces p*** de traitements.
    Pour l’expo, si je peux me libérer samedi 20 au matin, je suis partante, tu m’envoies un mail ?
    Plein de bises d’encouragement, tiens bon.

    • Déterminée, je l’étais. Je suis désormais fatiguée et je réfléchis sérieusement à une (possible ?) vie sans enfant…
      Pour l’expo, j’y suis allée hier (avec Ange !!!). Ca prend aux tripes…
      D’ailleurs, j’aimerais bien vous mettre en « relation » (ils partent bientôt à Brno !!!).
      Bises, ma douce.

  14. Quel courage lulu! Ta force nous donne toutes envie de se battre encore plus j’ai l’impression, tu nous transmet tellement de choses, d’émotions, de courage..Tous ces efforts vont bien finir par payer, la vie n’est pas si injuste que ça quand même!! Allez je croise fort fort pour toi et courage pour tes traitements..bisette.

    • Merci mais, je n’ai aucun mérite…
      C’est dur.
      Jusque-là, je m’accrochais, mais là, j’arrive à saturation…
      Et puis une vie sans enfant, c’est peut-être pas « si pire »… ??? …
      J’espère que tu vas bien. Bises.

  15. Je te lis toujours même si je ne mets que très peu de commentaires. Je croise pour cette IAC et pour tout le reste… Tu t’accroches, tu luttes, je t’envie.. Moi, j’ai décidé, d’un coup d’un seul, de tout arrêter ! Marre, après 2 FIV et 1 TEC de la PMA et du manque d’intérêt du centre où je vais… Ils ne s’intéressent pas à notre cas, ne répondent pas à mes questions etc..
    Au début, j’ai voulu changer de centre, j’ai même demander à faire une biopsie mais j’ai tout annulé. Je vais simplement me contenter de faire mon dernier TEC en octobre et après… BASTA. Je dis stop car mon corps et mon esprit sature. J’ai peur de développer un cancer, j’ai peur que les échecs et le chagrin engendré me grignote et me ronge peu à peu.
    Je ne me suis jamais considérée comme courageuse car n’importe qui à notre place ferait la même chose… vouloir un enfant, ça donne des ailes. Les miennes se sont cassées plus vite que prévu et c’est là où je vous trouve toutes courageuses, celles qui continuent, moi, mon « courage » est parti. Lutine, j’espère que ton souhaite se réalisera, ainsi qu’à toutes celles qui galèrent…
    Bisous

    • Bienvenue par ici Poucinettt,
      Merci pour tes mots…
      Tu n’as pas à m’envier. Je viens d’intégrer que je n’aurais jamais d’enfant (10ème tentative qui s’est encore soldée par un échec… la routine, quoi !).
      Et comme toi, je pense qu’on va arrêter les frais.
      Mon corps et ma tête ont trop souffert…
      J’espère que ton TEC (quelle chance, jamais eu d’embryon congelé, nous) sera le bon, le dernier !
      De quel coin es-tu ?
      A bientôt.

      • Je suis si désolée pour toi…. Même si tu es habituée aux tentatives vaines, cela fait horriblement mal, même la 10ème fois. Je dois t’avouer que je n’ai même pas envie de faire ce dernier TEC, je me languis de refermer ce chapitre de ma vie qui m’a pas mal cabossée.
        Je crois qu’on peut mener une belle vie sans enfant car après tout, la vie ne nous a pas laissé le choix, on doit continuer à avancer et si on peut le faire tout en profitant des choses et des personnes que l’on aime, autant le faire.
        Je vis ma (notre) stérilité comme une maladie, au même titre qu’un handicap et cela m’apporte du réconfort de penser que les vrais malades, handicapés trouvent eux aussi le bonheur. Qu’ils ne s’arrêtent pas de vivre, de profiter et d’espérer.
        Je te souhaite de trouver au moins autant de bonheur qu’eux.

        Ps : je suis de Nancy.
        Bisous

      • Je crois que ça fait moins mal au bout du 10ème échec (je parle pour moi, là) que du 5ème ou 7ème… Je m’habitue… Je crois que j’ai vraiment besoin de ces coups de poignards pour définitivement faire mon deuil…
        Moi aussi, je suis bien cabossée… du coeur, du corps, de l’âme…
        Vivement la fin de tout ça.
        La vie est très belle sans enfant, c’est certain, mais encore faut-il ne plus avoir ce désir d’enfant…
        Quand le vide en soi est si fort et le désir, tout aussi grand, c’est bien plus difficile…
        Vivement que nous passions, nous aussi, passer à autre chose…
        Pour ton TEC, dis-toi que tu n’es pas à l’abri d’un miracle… Je te le souhaite de tout coeur.
        A bientôt.
        Et merci…

      • Tu as raison pour le nombre d’échec, le 1er est atroce, les autres deviennent routinier, malheureusement.
        J’aurai toujours ce vide, je le sais, le désir aussi mais j’espère m’y habituer et puis, je n’ai pas le choix, il le faudra bien.
        C’est peut-être là qu’on devient courageuses, lorsqu’on renonce. Renoncer, pour moi, c’est accepter que je n’aurai jamais ce que je souhaite et continuer mon chemin, avec ma peine mais continuer envers et contre tout.
        Et puis, la PMA m’a toujours donné l’impression d’acheter du rêve, de toucher du doigt cet enfant alors que rien n’est réel. On nous fait croire des tas de choses, trop souvent on ne nous informe même pas. C’est un peu cela qui m’a dérangé et le poids de la société française sur la femme sans enfant, mais c’est un autre débat ;-).

      • Oui…
        Si, lorsqu’on nous a annoncé il y a 2,5 ans (et cela faisait déjà 1,5 an que nous essayions…) :
        1/ que nous n’aurions jamais d’enfant sans l’aide de la médecine,
        2/ que nous risquions de ne même pas être acceptés en PMA vu mon IO sévère…

        Si j’avais su que « grâce » à la PMA :
        1/ je perdrais 4 potentiels enfants (3 FC, dont une grossesse gémellaire arrêtée),
        2/ que je cumulerais les échecs à chaque tentative (10 b*rdel !!!)…

        J’aurais déjà renoncé…
        Je suis lasse de tout ça… Je n’ai plus d’espoir…

  16. Poucinett et lulu, vos derniers échangent me parlent, me touchent et m’effraient et poucinett, dommage que tu n’aies pas vu l’expo de brotherus car elle tient ce discours. Enfin, bref, je trouve très beau, très juste, tout ce que tu évoques… Et le vrai courage est je crois aussi dans le renoncement. Je ne l’ai pas encore…

    • Tu n’as absolument aucune raison de renoncer car le don, c’est l’espoir…
      Je n’ai même pas (à ce jour) cette possibilité… Je me sens exclue des questionnements liés au don… C’est dur…

    • C’est effectivement injuste pour toi Lulu cette histoire de don. Perso, je ne le souhaite pas, pas plus que l’adoption. La vie est parfois mal faite hein … Mais bon, c’est comme ça.
      Moi aussi, si il y a 2 ans jour pour jour (je fête mes 2 ans de mariage aujourd’hui), on m’avait dit tout ce que je vivrais comme épreuve, je ne l’aurais pas cru un seul instant.
      Et pourtant, je me retourne et je vois par où je suis passée et je passe encore… C’est surement, jusqu’à maintenant, l’épreuve la plus difficile qu’il m’ait été donné de vivre.
      Mon petit trésor (quel pseudo ;-)) ), je n’ai pas vu cette expo et le regrette. Je ne sais pas d’où me vient cette volonté d’arrêter mais elle est bien là. Un instinct de survie peut-être car j’ai eu mon lot d’idées noires, c’est en partie pour cela que j’arrête, je pense à mes proches avant tout.

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