Stress, anxiété et infertilité : « les verrous inconscients de la fécondité »

J’aurais souhaité qu’une des pistes exploitables nous concernant puisse être le stress, l’angoisse, l’anxiété ou, que sais-je, un « blocage » ou un « noeud » inconscient.

Malheureusement, ce n’est pas le cas. Il ne s’agit pas d’une infertilité inexpliquée et donc idiopathique, mais bel et bien biologique et diagnostiquée médicalement.

Ce n’est ni le stress, ni l’angoisse qui fait de moi une pré-ménopausée à l’utérus killer !

Ici, non seulement il n’y a pas de cellules reproductrices féminines (ovocytes) permettant à un éventuel oeuf d’être fécondé mais en plus l’endomètre produit des cellules tueuses qui empêchent toute nidation/implantation ou tuent tout début de vie dans mon utérus.

Je ne résiste donc pas à l’envie de vous faire écouter l’Info santé du 8 avril sur France Info.

Ca dure 4′ 45 » et ça se passe ici.

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23 réflexions sur “Stress, anxiété et infertilité : « les verrous inconscients de la fécondité »

  1. Malheureusement comme tu dis si on n’appartenait à la catégorie des infertilités inexpliquées ce serait tellement plus simple… Et le plus fort c’est que j’ai malgré tout droit encore à des remarques : « c’est le stress si ça marche pas…. tu dois rejeter les embryons » alors que que c’est lié à la maladie si je suis en insuffisance ovarienne avec peu de chances d’implantation ! je t’embrasse

    • Je ne sais pas si ce serait plus simple… Mais disons que mes nombreuses années de psychanalyse m’auraient peut-être aidée à parvenir à démêler ces éventuels nœuds psy.
      Que ça a pu m’énerver les : « C’est psychologique… Tu (y) penses trop… » J’avoue ne pas trop y croire en ce lien psy/stérilité.
      J’espère que tu vas bien. À bientôt.

      • Je me suis très mal exprimée et suis désolée auprès des cas d’infertilités inexpliquées qui doivent aussi avoir un parcours bien difficile… Ce que je voulais dire maladroitement c’est que ce doit être plus simple pour les cas qui soi disant relèvent de la cause psy… S’il suffisait d’un déblocage psy pour que l’enfant soit au bout cela éviterait des traitements et que des couples se battent dans un parcours labyrinthique et inhumain.
        Le nombre de fois que j’ai pu culpabiliser à cause de ces remarques psy alors que ma propre psy m’a bien dit que cela n’avait absolument aucune influence.
        Et comment ne pourrait-on pas être stressé dans une telle quête qui se révèle être un parcours du combattant ?

      • Ne t’inquiète surtout pas, j’avais bien compris !
        Et on est bien d’accord.
        C’est très complexe dans tous les cas.
        Quand c’est diagnostiqué médicalement, un monde s’écroule et on se dit « pourquoi moi ? », « pourquoi nous ? »… et quand c’est inexpliqué (car pas encore d’explication médicale trouvée), on pense (d’ailleurs, souvent un peu trop systématiquement, à mon sens) à la voie psychologique (que je trouve, personnellement, insuffisante… mais je ne suis ni sociologue, ni psy- !).

  2. J’ai aussi droit aux mêmes réflexions. Et aux « mais peut etre que.. », non, c’est pas jean claude duss mon utérus, meme sous un malentendu il veut pas. C’est gonflant qu’on mette tout le monde dans le même panier.

    • Oui… Ça fait belle lurette que je n’ai plus de remarque du style « repose-toi, ça te fera du bien », « t’y penses trop », « détends-toi »… Je crois qu’il n’y a plus aucun doute pour personne nous concernant… Game over.
      À bientôt !

  3. et même les infertilités inexpliquées à mon avis faut pas trop les stresser à dire qu’ils sont stressés. ce qui est « inexpliqué en l’état actuel des connaissances » n’est pas forcement « psy »…

  4. Je ne suis pas d’accord. Infertilité inexpliquée ne veut pas forcément dire que c’est psy!! J’ai entendu ça pendant 3 ans et c’est extremement culpabilisant!
    Je n’étais pas stressée au début des essais, au contraire, j’étais détendue et heureuse qu’on se lance enfin. Et puis ça n’a pas marché, et là oui, au bout d’un an, j’ai stressé. Evidemment!

    Ce n’est pas plus simple quand il n’y a pas d’explication, au contraire. On n’a pas de cause médicale pour contrer les remarques à la con des gens. On doit se battre contre tout ceux qui pensent que c’est psy. Et comme les médecins tatonnent, on passe en PMA par la petite porte des IAC, avec à la clé un parcours aussi difficile que les autres. Après 4 IAC, je tente la 3ème FIV, alors qu’on m’avait dit que j’étais jeune, qu’il n’y avait pas de problème reconnu et que ça allait marcher à la 1ère insémination.

    Bref, maintenant nous avons un début d’explication (ovocytes pourris), mais je reste persuadée que l’infertilité inexpliquée n’a rien à voir avec le psy. C’est juste que les gynécos n’ont pas encore trouvé d’explication, point.

    • On est bien d’accord, Gribouillette. Infertilité idiopathique = infertilité pour laquelle on n’a pas encore trouvé de cause. Elle est souvent médicale mais pas encore diagnostiquée. Elle pourrait apparemment aussi relever, comme dit ici, d’un blocage psy… Ce qui n’est ni votre cas, ni le nôtre.
      Je croise et crois toujours aussi fort pour vous.

  5. Intéressant… J’ai lu aussi ce matin dans un bouquin co-écrit par Rufo qu’un quart des consultations pour des problèmes d’infertilité seraient en fait liées à des troubles du comportement alimentaire ! Il y a même un profil type de femmes qui en seraient atteintes : hyperactives, très volontaires, facilement perfectionnistes, (hum, je me reconnais un peu là-dedans)… Mais ouf, ils disent que quelques mois et tout rendre dans l’ordre (ben merde alors, pourquoi ça marche pas bon sang !!!) Je vais te dire, j’en ai un peu marre de toutes ces justifications. Je sais qu’il faut trouver une cause pour avoir la solution, mais c’est aussi très culpabilisant…

    • Très culpabilisant, oui.
      Surtout quand rien ne se passe… et que les années passent…
      J’espère de tout cœur que le don sera la solution pour toi.
      Que la Belgique soit la destination qui te guidera vers la maternité.

      • Merci… J’espère aussi que je prends la bonne voie, et que la Belgique sera la patrie de ma maternité.
        Et j’espère que toi aussi tu trouveras vite le chemin qui te rendra heureuse, c’est trop difficile de rester sans réponse et dans une souffrance sourde. Bon courage ❤

  6. J’y crois pas du tout au psy. Tout le monde s’il cherche bien a des soucis et pourrait avoir des blocages. Dans ce cas pourquoi certain/es sont fertiles alors qu’ils ont eux aussi des soucis « bloquants »?
    Je pense que souvent quand on ne sait pas ce qui se passe physiologiquement et qu’on est impuissant devant l’inexpliqué/l’inconnu, plutot que d’accepter qu’on ne sait pas et l’impuissance, on creer la double peine: on invoque des causes psy et par là meme on rend responsable la personne de sa douleur. Autant je suis persuadée qu’etre bien psychologiquement favorise l’acceptation et le vecu de l’infertilité, autant je trouve que le « etre bien et sans blocage » permet la fertilité est faux. Mais dire cela permet trouver un bouc emissaire / un responsable « expliqué »: le psy, la personne et ses « blocages ». On ne peut tout maitriser… triste et heureuse realité. J’imagine bien que tu aurais preferé faire 4 ans de psychotherapie, si ceka etait la garantie et l’explication. J’imagine bien que l’impuissance est horrible à accepter. Ce qui est certain c’est que chacun/tu met toutes les chances de son côté, recherche les meilleurs techniques, les meilleurs docs, fait tout tout ce qui est possible. Vient ensuite la part de non maitrisable et d’inconnu, le plus dur. Des pensées pour ceux qui sont « inexpliqués ». Et merci Lulu de nous faire connaitre cette emission et reflechir sur ce sujet. Bises

    • Plus de 5 ans de psychanalyse me concernant, au passage ! Et je ne compte pas m’arrêter de si tôt 😉
      C’est aussi par l’analyse que j’avance…
      Merci à toi, jolie Bounty, pour tes retours toujours pertinents.

    • Merci Artemise !
      Si, d’après cette étude, le stress n’aide pas à améliorer la fécondité (on parle de femmes sans problème médical diagnostiqué), ma ménopause précoce et mes NK ne sont pas les conséquences de mon stress et/ou mon anxiété…
      Il serait intéressant de mener la même enquête, dans les mêmes conditions, avec des IOP et NK, tiens !

  7. Bonjour,
    Je découvre votre blog, je ne sais pas si j’ai ma lace parmi vous.
    Voilà presque 3 ans qu’on tente d’avoir bébé. Après des examens nous avons découvert que je souffrais d’Endométriose, je me suis donc fait opéré. Mon mari souffre lui d’un varicocèle. J’ai commandé le livre « les verrous inconscient de l’infécondité » que j’ai hâte de lire en espérant trouver du soutien.
    Je souffre beaucoup des réflexions « c’est psy », « tu en fait trop », tu es trop hyper active », « tu y pense trop ».

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