« L’absence de la cigogne », de Fabien Lecours : un roman policier sur l’infertilité

Je découvre à l’instant la sortie fin septembre de ce 3ème roman -que je n’ai donc pas (encore) lu- de Fabien Lecours, édité chez La Plume d’Or et intitulé L’absence de la cigogne : un roman policier qui traite de la problématique de l’infertilité dans le couple.

Pour en savoir plus, ça se passe ici ou alors ici (lien éditeur pour le résumé et la bande-annonce).

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26 réflexions sur “« L’absence de la cigogne », de Fabien Lecours : un roman policier sur l’infertilité

  1. C’est marrant j’ai un radar à infertilité dans les livres mais surtout les films ou les séries. Je trouve qu’immanquablement c’est raté. (he ben… d’abord mon commentaire sur l’émission de radio pas tendre et maintenant la critique ciné, je vais cataloguée casse-burnes en chef)
    J’aime déjà pas beaucoup l’incohérence ou l’invraisemblance dans les scénars mais alors si ça touche à MON rayon… Du coup, je rebondis sur ton bouquin en évoquant ce film que j’ai vu dernièrement, Good People, une bonne daube au passage, avec Kate Hudson et James Beau Gosse Franco.

    ATTENTION SPOILER, NE PAS LIRE SI TU VEUX VOIR CE FILM (qui ne mérite pas selon moi qu’on se donne la peine de se déplacer au ciné)
    Donc je te passe l’histoire abracadabrantesque de ce couple au bord de la banqueroute qui trouve une valise remplie de billets chez leur voisin mort mais allons directement à l’histoire de l’infertilité. Au début on sait juste que Kate et James ont très très envie d’avoir un enfant et qu’ils organisent des soirées-sushis = soirées-baise (mais on mange des sushis d’abord, on est pas des sauvages ! ) quand Kate ovule. Mais ça fait un moment que les soirées sushis ne fonctionnent pas (enfin à un moment Kate raconte qu’elle a fait une fausse-couche quelques (?) années auparavant). Alors quand ils tombent sur tout ce pognon, James se dit trop cool je vais pouvoir sauver ma maison et Kate se dit trop cool je vais pouvoir aller à la clinique de fertilité. Mais ils ne touchent pas à l’argent tout de suite parce que tout le monde veut mettre la main dessus et qu’ils sont régulièrement visités par la police et les voyous qui leur cassent les doigts. Ensuite il se passe plein de scènes à base de coups de feu, de sang qui gicle, de pneus qui crissent et puis James décide qu’il faut rendre l’argent sauf que Kate est allée EN DOUCE (bah voyons ! ) dans la clinique de fertilité, tu ne sais pas ce qu’elle y a fait, tu la vois juste rentrer à côté d’une plaque Fertility Clinic (oui je suis douée pour les langues). James est emmerdé tu penses bien, ça va se voir qu’il manque de la thune. Donc il se repasse plein de scènes comme précédemment puis à la fin du film JE TE LE DONNE EN MILLE, ils ont gardé l’argent, les méchants ont été coffrés, ils se barrent mais alors qu’ils grimpent dans la voiture, Kate demande à James d’attendre deux secondes, elle rentre dans la maison et en ressort 30 secondes plus tard, saute sur la place passager, embrasse son mec et lui dit « C’est fini les soirées sushis » en agitant un bâtonnet Clearbleu positif sous son nez, ils s’embrassent, démarrent, générique. Donc y’a pas 36 possibilités :
    1) La soirée sushis du début du film a marché et malgré toutes les cascades et les tartes et les coups de poings et le stress elle n’a eu aucun problème de nidation.
    2) Kate qui est allée à la clinique en scred, s’est faite inséminée avec du sperme de donneur (ça c’est sympa pour James, merci)(et cela voudrait dire qu’elle n’a eu aucun examen à faire au préalable aussi)

    (FIN DU SPOILER)

    Donc voilà je suis encore une fois légèrement excédée parce qu’on nous sert de l’infertilité comme d’un ressort dramatique bien pratique pour caricaturer un couple dans un creux de vague (de la même manière que je trouve le ressort de la grossesse surprise un peu trop facile pour symboliser l’engagement ou l’amour ou un nouveau départ). Et comme ça ne suffisait pas de balancer de grosses ficelles, on nous montre une infertilité complètement surréaliste où il suffit d’entrer dans une clinique moyennant finances pour en ressortir enceinte (on n’a besoin ni de ton mec ni d’examens et une semaine après tu fais un test positif), ou alors que les protagonistes ont tellement la tête ailleurs qu’ils ne peuvent pas focaliser sur leur désir d’enfant (forcément si je retrouvais des mafiosi dans mon salon en train de tabasser mon mec, c’est sûr que l’infertilité j’en aurais rien à carrer moi non plus) que du coup ça marche puisque c’est bien connu que c’est dans la tête. Donc bon. J’ai hâte que tu viennes nous dire que pour une fois le sujet est bien traité dans ce livre parce que j’avoue que je suis lasse de voir comment les scénaristes s’emparent de ce sujet « dans le vent ».

    • Mais quelle idée d’aller voir un film pareil, aussi ! 😉
      Arffff, qu’on traite de l’infertilité, OUI, mais pas n’importe comment !
      Et non, tu ne spolies rien. Tu es tjs la bienvenue !

      • Tu m’intéresses même si je me méfie un peu de ce genre de littérature (depuis le trauma de Chroniques d’un désir d’enfant que j’ai eu envie de brûler)(la meuf JAMAIS contente), le seul qui trouve grâce à mes yeux au rayon témoignage c’est Un possible enfant que j’ai adoré même s’il n’a pas aidé ma consommation de Kleenex. Sinon je suis pas vraiment fan des scènes avec cassages de doigts, juste très amoureuse…(soupir)

      • Tu me fais rire toi ! Chronique d’un désir d’enfant c’est de qui risque? Ça me parle ça.
        Fais moi un bébé m’a fait souvent rire et pourtant on n’est pas dans le monde bisounours.
        Mais par contre le rôle de la meuf jamais contente c’est moi normalement.

      • Je n’ai pas encore lu « Un possible enfant ». Par contre, « L’impossible enfant », oui… J’ai une biblio assez intéressante sur le thème du deuil de maternité (bien que la littérature sur le renoncement et le deuil soit, malheureusement, encore trop peu garnie…).

      • Oh mon petit chat, t’es là ! (Lutine ça va ? Tu dis quand t’en as marre qu’on fasse comme à la maison.) Je vais déjà essayer de bosser efficacement sur mes projets (hum hum) avant d’aller postuler chez Allociné.
        Deux minuscules coeurs verts

  2. Pour Lulu et Artemise, je suis allée voir le témoignage de Géraldine Jumel-Lhomme. Ça me gêne un peu qu’elle fasse l’apologie de son propre bouquin sur plus de la moitié de la vidéo mais je reste très intéressée par le livre parce qu’elle a pas l’air idiote. Et s’il est effectivement rempli de tout ce qu’elle dit il doit être très chouette.

    • La vidéo est un peu le résumé de son livre. Son témoignage est intéressant et donne des pistes de réflexions sur la pma et la fivdo en particulier. Je ne partage pas toujours son analyse mais je trouve que ça le mérite de faire réfléchir à la pma et à sa prise en charge. Ce qui par contre m’a laissé sur ma fin c’est que ce livre explique ses tentatives et toute sa souffrance mais ne précise pas comme on ressort de tout ça et vivre l’après pma. Je lui ai donc posé la question quand je l’ai rencontré car j’espérais qu’elle aurait des éléments de réponse mais elle m’a répondu que l’après pma c’est tout le temps et encore maintenant…

      • Ça me laissera sur ma faim aussi alors. Parce que c’est cette question cruciale qui m’intéresse. Je ne peux pas croire que ce soit de la souffrance tout le temps.
        Quand la pma sort de notre vie quelques mois c’est un soulagement maintenant (au début c’était un calvaire, un abandon) et l’idée de l’enfant est plus lointaine dans ces périodes, je me sens plus sereine et en même temps il y a toujours le spectre des futures blessures qui vont venir s’ajouter aux anciennes à cause des possibles futurs échecs quand on reprendra le chemin du centre.

        Je suis persuadée que la vie sans enfant est une vie heureuse même si c’est pas celle que j’ai choisi pour le moment.
        Tout ce que je voudrais c’est le lire noir sur blanc ou l’entendre de la bouche des principaux concernés (pas des psys merci bien).

        Donc je suis convaincue (mais ce n’est que mon intuition et elle me joue des tours continuellement) que le jour où c’est terminé, que c’est game over, on peut enfin changer de cap et avoir du succès et du bonheur ailleurs. Malheureusement je crois que la limite que je me suis fixée c’est la ménopause et comme j’ai 32 ans, je suis pas sortie de l’auberge…

        Mais si je fais un bond de 15 ans en avant, en imaginant que la pma et le cosmos nous ont laissés sur le carreau, j’imagine que je serai alors entourée de mes amis, majoritairement parents depuis un moment et pas tous hyper heureux malgré leur progéniture, qui se débattront avec des ados insupportables ou pas, qui auront beaucoup moins le temps et les finances pour se faire vraiment plaisir, qui auront des bonheurs mais moins focalisés sur leurs enfants, bref je serai beaucoup moins envieuse. Et surtout les annonces de grossesses et les naissances se feront beaucoup plus rares ! Putain les vacances !! Pour le moment on est en plein dans cette époque frénétique où les couples se font, se marient, ont des enfants, là maintenant tout de suite, tout le monde est éligible et même ceux qui ne le sont a priori pas s’y mettent il y a cette course culturelle pour faire des enfants (mais pas que) que tout le monde remportent haut la main si facilement. (D’ailleurs faut pas oublier que la première étape c’est d’être un couple stable, établi et amoureux et ça nous l’avons « gagné », j’ai toujours une pensée pour mes copines célib qui PEUT-ÊTRE nous envient, même en pma). Dans 15 ans, les objectifs ne seront pas les mêmes, tout le monde aura changé de cap et ce sera (j’ai envie de le croire) plus facile pour ceux qui ont échoué à être parents.

  3. J’ai été très déçue de ne pas avoir d’éléments de réponse à cette cruciale question de la part d’une femme qui avait traversé les mêmes abysses mais je me pense qu’il y a plusieurs réponses possibles à l’après PMA et qu’il est propre à chacun de nous de les trouver. J’espère qu’un jour on sera plus nombreux à oser s’exprimer sur ce sujet et c’est pour ça que j’ai créé mon blog pour briser ce tabou car ce n’est pas une honte d’avoir presque tout essayé et de se questionner jusqu’où on est prêt à aller et d’oser renoncer quand on a atteint ses propres limites. Si tu as envie d’échanger sur ce thème n’hésite pas à me contacter car je ne veux pas squatter le post de Lutine.

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