PMA : dis-moi comment je suis né

En France, 23000 enfants naissent tous les ans grâce à la PMA.

L’émission des Maternelles d’hier traitait de l’AMP.

3 parcours et donc 3 témoignages où il est question :

  1. de FIV intra-conjugales,
  2. de FIV avec DO,
  3. d’IAD.

2 invitées :

  1. Le Dr Catherine Dolto (pédiatre et haptothérapeute),
  2. Myriam Szejer (pédopsychiatre et psychanalyste).

Les points évoqués :

  • l’histoire de l’infertilité dans l’histoire familiale et le tabou qu’elle représente encore,
  • le deuil de l’enfant « génétique » dans le cas d’une FIV-DO (et non du deuil de l’enfant « biologique !!! Je ne suis pas d’accord sur ce point-là…),
  • l’épigénétique, c’est-à-dire de l’influence du milieu sur l’expression des gènes,
  • la levée du secret,
  • la levée de l’anonymat,
  • les craintes et angoisses liées à l’inconnu,
  • quoi dire, que dire, quand dire et comment dire à l’enfant qu’il est issu d’un don de cellules.

Ma fille n’a pas arrêté de gigoter pendant l’écoute de l’émission… Et mes larmes ont coulé à la phrase (que je vous laisse découvrir) du futur papa.

Ca commence à 23 min et 38 secondes, ça dure 40 minutes

et ça se passe ici.

Je vous invite également à lire le billet de Miss Smile ici.

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15 réflexions sur “PMA : dis-moi comment je suis né

  1. Je commence à me rendre compte (je suis naïve tu comprends) que même en intra conjugal c’est tabou au possible.
    Quand j’ai voulu parler (à de la famille très proche) du parcours (enfin voilà j’ai voulu préciser pour la FIV et le TEC) on m’a balancé une espèce de « ça va pas besoin d’entrer dans les détails ».
    Je l’ai doublement mauvaise. Déjà c’est pas un détail c’est un bout énorme de notre histoire. Et en plus tout le monde trouve ça NORMAL d’entendre « c’est un accident » ou « on avait juste arrêté la pilule le mois dernier » et NOUS on n’a pas droit de dire qu’on a désiré nos enfants si forts qu’on a demandé de l’aide ?
    Bref…

  2. Miliette, j’ai eu le même genre de réaction… Mon beau père me disait quil a calculé que l’on a conçu bébé pendant nos vacances en famille.. Euh déjà, je trouve ça bizarre de s’amuser à imaginer quand son fils a bien pu mettre en cloque sa femme! Je lui dit que ça risque pas, puisque bébé a été fait à l’hôpital en FIV… « Mais faut pas en parler! Ça regarde pas.les gens! Ils comprendront pas! Ils vont voir,le bébé différemment »
    J’étais assez hallucinée de ces propos, mais je l’excuse vu son âge ( presque 80 ans..)
    Alors oui, je vais pas en parler à tout le monde, mais après tout, on a pas cacher notre parcours non plus…

    Pour en revenir au sujet.. Je comprends l’intérêt d’en parler aux enfants pour un don de gamètes, car c’est une histoire particulière.. Pour une FIV classique, je pense que c’est moins important. Du moins c’est mon ressenti, il est propre à chacun après..

    Sinon les deux psychiatres m’ont gonflés.. J’ai du,mal avec leur propos!

    • Personnellement j’éprouve le besoin d’en parler. Déjà pour lever ce tabou qui n’a pas lieu d’être. Et aussi parce que je pense que la plupart du temps ce qui ronge un gamin c’est les secrets. Donc certes dans le cadre d’un parcours intra conjugal l’impact est très limité mais en parler c’est dire qu’il n’y a pas de honte à avoir. Pour personne.
      Et puis malgré tout sur certains protocoles (FIV ICSI ici) on n’a pas non plus 50 ans de recul. Alors c’est pas plus mal (de mon point de vue) de ne pas l’oublier…
      Voilà pourquoi pour moi (mais je comprends que l’on ait un avis différent) la question est toute tranchée.

      (J’ai honte toujours pas regardé l’émission)

      • Meme moi, j’en parle. Je veux dire que quand j’ai commencé l’annonce a mes nouveaux collègues, je leur ai expliqué le parcours qu’on a eu. Et je compte le faire pour chaque annonce, à tous ceux qui ne savent pas où nous en sommes.
        Moi non plus, j’ai toujours pas regardé, mais maintenant, je sais où caler émission (merci Lutine).

    • D’accord avec toi, les psys m’ont un peu gonflé, l’autre présentatrice aussi! Mais l’émission m’a fait reflechir. J’étais très tranchée et ne voyais aucune utilité d’en parler à mon enfant comme il s’agit de nos gamètes mais finalement je comprends très bien ceux et celles qui disent qu’il est mieux pour l’enfant (et les parents!) d’éviter les secrets et tabous, donc question qui reste ouverte pour moi.

  3. Je trouve ça important d’en parler aux enfants, ne serait-ce que pour éviter les « secrets de famille » souvent lourd à porter sans que ça tourne à l’obsession. Après, je pense qu’il faut s’adapter à l’enfant et à son questionnement. Pour l’extérieur, j’en parle aux proches mais pour les autres, je pense qu’il faut laisser l’enfant décider en grandissant pour que sa conception ne le définisse pas en tant que personne et qu’il se sente libre.

  4. Je dois avouer que pour moi ce n’est pas encore si clair et si simple. En parler à mon futur enfant ça oui je pense que c’est important et j’ai convaincu mon homme à ce propos. Après à l’exterieur, je dis éventuellement que j’ai fait une FIV si ce sont des gens proches mais par contre je ne parle pas du don d’ovocytes (sauf aux supers intimes qui m’ont accompagnés bien sur). J’aimerai que mon enfant puisse faire ce choix. Je changerai peut-être d’avis après la naissance mais pour l’instant j’en suis là…et ça me fait encore bizarre quand le coiffeur me dit « j’espère qu’elle aura vos cheveux » en parlant de mon bébé…

  5. Témoignages très émouvants de la jeune femme ayant eu recours au don d’ovocytes et du futur papa grâce au don de sperme.
    Après j’ai moins apprécié les interventions des 2 psy, surtout lorsque que C. DOLTO a dit que c’était plus dur pour une femme d’avoir recours au don d’ovocytes qu’au don de sperme car le matériel génétique et la mémoire génétique apportés par l’ovocyte étaient très importants par rapport à ceux amenés par le spermatozoide qui n’apporterait que 0,79% de je ne sais plus quoi….
    Je n’ai jamais entendu dire cela de la part des médecins PMA mais j’ai peut-être mal compris….
    Merci à toi Lutine pour nous avoir communiqué cette émission et j’espère que tout va au mieux pour ta petite fille et toi.

    • Moi aussi je n’étais pas du tout d’accord. M’étant préparée pour le don d’ovocyte je trouvais qu’il était bcp plus facile à accepter qu’un don de sperme car porter l’enfant donne toute sa place à la femme alors que l’homme infertile peut vraiment se sentir exclu. Vraiment je trouve plus facile de porter les gènes de son partenaire avec ceux d’une femme qui serait comme une sœur ou une amie que garder ses gènes avec ceux d’un inconnu. Mais bon de toutes façons on ne choisit pas et on apprend à accepter et à aimer son histoire parce qu’on avance et qu’on donne la vie. Les psy parfois dramatisent. J’ai vraiment préféré l’autre, la dame en bleu.

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