« L. va avoir une soeur ! »

Je n’ai pas rêvé.

Ce sont les mots prononcés par l’échographiste de la maternité cet après-midi lors de l’échographie précoce des 18 SA.

Notre deuxième (!!!) fille se porte merveilleusement bien… et nous sommes tous en joie.

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8 décembre 2011 / 8 décembre 2014

Il y a 3 ans, le 8 décembre 2011, après déjà plus de 2 ans d’essai infructueux, j’apprenais à ma 3ème échographie de contrôle que ma grossesse (gémellaire !) s’était arrêtée. Plus d’activité cardiaque. Plus de vie en moi.

J’arrivais enfin à être enceinte et on nous enlevait ce que nous avions si difficilement et si douloureusement obtenu.

L’écho de l’horreur.

Désespérée, en larmes, j’ignore comment j’ai fait pour quitter le cabinet de la gynécologue qui me « suivait » à l’époque (oui, je rajoute des guillemets à son « suivi »…) pour rejoindre les urgences gynécologiques d’un grand hôpital parisien et « gérer » toute cette m*rde… Je me revois pleurant dans la rue et demandant de l’aide à ces inconnues…

J’étais dépitée. Les jours, semaines et mois qui ont suivi ont probablement été les pires de ma vie. A ce sujet, j’avais écrit une lettre à nos familles et amis proches. Cette lettre, je l’avais publiée 6 mois après sur mon blog. Elle est .

Cette terrible expérience n’a finalement été que le début d’un long et douloureux processus. Je ne vais pas revenir sur tout cela. Vous me lisez, vous savez.

Aujourd’hui, le 8 décembre 2014, j’ai plus qu’un pied dans mon 6ème mois. Ma fille s’agite en moi. J’ai sans cesse cette douce impression de rêver… Et quand je réalise que je ne rêve pas, les larmes de joie me montent. Mon bonheur est tel que si je pouvais en distribuer à la terre entière, il m’en resterait encore.

J’ai si souvent cru que jamais nous n’y arriverions.

Le bonheur est dans mon ventre.

Je continue d’espérer que, comme pour la grossesse, il soit contagieux.

Le 09/11/14, à mi-parcours

C’est complètement surréaliste…

L’an dernier, le 9 novembre 2013, désespérée, j’écrivais ceci.

Vous aviez beau, dans les commentaires, me dire que le 9 novembre 2014 allait être tout autre, je n’y croyais pas (… comme tous les 9 novembre depuis l’année où on a commencé les essais d’ailleurs. Depuis 2009 donc).

Aujourd’hui, aussi inouï que cela puisse paraître, pile un an après avoir écrit ce billet -et en envisageant une grossesse menée à terme (soit jusqu’aux 41 SA révolues, ce qui nous amène au 2 avril 2015)- :

je suis exactement à la moitié de ma grossesse, dans ma 21ème semaine d’aménorrhée.
20 SA+3, précisément. Arrivée à mi-chemin.

Le hasard des dates… Je trouve ça délirant comme coïncidence !

Une petite douzaine d’échographies depuis le début de ma (4ème !) grossesse mais aussi les places que l’on m’a, pour la 1ère fois, et à 3 reprises, aimablement cédées dans le métro avant-hier auront réussi à me faire réaliser.

Ma fille s’agite -délicatement- au creux de moi et du haut de ses (presque) 25 cm, me comble de joie.

Si seulement la grossesse était contagieuse, je te serrerais encore plus fort contre moi.

Toi, toi, toi, toi… et encore toi.

Et surtout toi, qui te reconnaîtras, dont c’est l’anniversaire aujourd’hui et à qui je pense si souvent…