4ème (et dernier !) point FIV-DO

J’ai l’honneur de vous annoncer qu’à J12 de la stimulation de l’endomètre et du traitement de choc anti-uNK, l’échographie endo-vaginale de ce soir (étroitement liée à la prise de sang de ce matin), révèle un endomètre :

  • d’une épaisseur de 8,3 mm,
  • en triple feuillet (blanc, noir / blanc, noir / blanc, noir… pas tout saisi là, mais paraît que c’est « bien » !),
  • de type I,
  • bien vascularisé,
  • et donc « comme dans les livres« , dixit Number 4 !

Autant vous dire que la vie est belle… surtout qu’il a encore le temps de s’épaissir d’ici le transfert.

Ces dernières semaines, je me donne à coeur joie à diverses activités telles que :

  1. l’acupuncture,
  2. l’ostéopathie intra-pelvienne,
  3. l’auto-hypnose,
  4. la méditation et la relaxation,
  5. la pensée positive.

Ca ne révolutionnera peut-être rien mais ça m’aide à rester zen… et… détendue…

Hier, c’était acupuncture !

Je vous ai déjà parlé de mon acupuncteur. Il ne reçoit (presque) que des femmes infertiles. Il est spécialisé PMA.

Je le vois en début de cycle (entre J3 et J7). Il connaît parfaitement ma situation et je profite de chaque consultation pour lui montrer mes résultats de prise de sang et/ou d’échographie (vu que gygyamp ne le fait pas !!!). Il prend le temps de les interpréter, de me les expliquer.

Je n’ai que 6 petits follicules ? Et alors ! Ce qui compte, c’est qu’il y en ai UN de qualité qui arrive à maturité ! Donc pas d’inquiétude là-dessus. On stimule, on stimule (ce soir, ça sera ma 4ème injection de Gonal à 150, sur 8) et on y croît.

Effectivement, mon taux d’Œstradiol est trop élevé mais rien de grave ou d’alarmant pour lui car le cycle dernier, il était bon. Mes taux de LH et Progestérone sont « corrects » (mon taux de progestérone bas ne l’inquiète donc pas). Pour lui, aucun cycle ne se ressemble et d’ailleurs, comme je le vois régulièrement depuis le mois de mars, il m’a dit qu’il « ne serait pas surpris si, après les vacances -en septembre donc-, je refaisais un bilan hormonal, et que mon taux de FSH baissait et mon AMH augmentait » ! On vérifiera donc tout cela à la rentrée et on verra s’il dit vrai. Personnellement, je ne suis pas fataliste, mais je ne crois pas en l’amélioration de mes taux… A 36 ans et presque 3 ans d’essai, avec une AMH aussi basse (0.7) et une FSH aussi élevée (presque 22), ça serait miraculeux que ça s’améliore…

Bon, ne restons pas sur ces tristes paroles. Même réaliste, je suis (en ce moment, en tout cas) d’humeur positive et je crois en tous les possibles !

Mon acupuncteur et moi : de 2006 à… 2012 !

J’ai arrêté de fumer en août 2006, à 30 ans, après 15 ans de tabagisme. Un paquet par jour pendant 15 ans, j’ai été fidèle à cette s*loperie de clope. Rendez-vous compte un peu des dégâts. D’ailleurs, je me demande si le tabagisme ne serait pas la cause de mon insuffisance ovarienne. Je n’ai jamais su, je n’ai d’ailleurs jamais posé la question à qui que ce soit. J’ai trop peur de la réponse et je ne veux pas culpabiliser davantage. Mais je pense que oui… Le tabagisme a eu raison de mon IO. Et c’est bien trop tard ; le mal est fait.

Lorsque j’ai commencé à fumer, à 15 ans donc (oui, je sais, c’est TRES jeune !), je savais que j’arrêterai 15 ans plus tard. Je me suis toujours dit : « le jour où j’aurais fumé autant que je n’aurais vécu, j’arrêterai définitivement de fumer ! ».

Et c’est ce que j’ai fait. Du jour au lendemain. Comme ça, sans aide, sans rien (enfin si, des gommes à base de nicotine à mâcher). Ca a été, pour moi, une période noire à tout point de vue. Je ne sortais plus, ne voyais plus personne, était complètement déprimée, triste… Impossible de me concentrer, d’avancer dans la vie, sans compter les + 9 kgs au compteur (que j’ai réussi à perdre depuis mais que je reprends fatalement avec les stimulations ovariennes). J’ai même fait une déprime. Pas une dépression, je ne pense pas, mais une belle grosse déprime qui a duré des mois et des mois.

Pour me sortir de là, une amie m’a obligée à me prendre en main. Elle m’a envoyée chez son acupuncteur. Aujourd’hui, il est spécialisé dans les problèmes d’infertilité et connaît d’ailleurs bien l’équipe qui me suit (gygyamp, entre autres, et Monsieur utérus qui m’a opérée pour mon polype).

A l’époque, ses patientes n’étaient pas forcément des nullipares ou des nulligestes (quel vocabulaire, n’est-ce pas 😉 ?). Aujourd’hui, je retourne le voir car je suis stérile, infertile. Il ne s’occupe plus que des cas désespérés (je le sais car je le vois, je l’entends lorsque je vais le consulter). Je n’aurais jamais imaginé à l’époque, en 2006 donc, le revoir des années plus tard pour un problème de stérilité et/ou pour qu’il gonfle à bloc mes follicules !

Nous nous voyons entre J3 et J8 puis dans les 2 à 3 jours qui suivent l’insémination.

Je ne sais pas si cela me fait du bien. Je ne sais pas si c’est l’acupuncture qui a fait que j’ai développé (trop tôt) 2 follicules (de plus de 10 mm) à J2 seulement. Je lui ai posé la question, évidemment. Il m’a répondu que non. Il ne va pas me dire que l’acupuncture a eu une mauvaise influence sur moi. En attendant, hier, à J5 donc, il ne m’a pas piquée au-dessus du pubis comme il avait l’habitude de le faire. Forcément, il n’est pas question, cette fois, de booster mais, « d’agir sur mon niveau de stress« , a-t-il déclaré.

Je me pose des milliards de questions. Je me demande si je n’en fais pas trop. J’ai parfois envie de tout bazarder. Rien ne se passe comme prévu et tout est compliqué. Je suis fatiguée. J’en arrive très souvent à me dire que si c’est ça faire un enfant, eh bien je n’en veux pas… Je me dis ça, puis 2 minutes après, je pleure car je suis convaincue que nous sommes prêts à être parents… Mécanisme de défense… Complexe tout ce qui se passe dans ma tête.

Pour mon acupuncteur, je ne suis pas stérile, juste infertile (nuance !) et une grossesse naturelle est encore possible. Très rare, mais pas impossible. Je m’accroche à cette idée mais je finis par me dire qu’il est trop bienveillant (sans doute a-t-il deviné que j’avais besoin de bienveillance pour être rassurée, d’où ses paroles).

Je lui ai aussi fait part de nos sérieux doutes quant à notre suivi, qui n’en est pas un d’ailleurs, avec gygyamp. Il m’a dit que c’était primordial de se sentir en confiance et a abondé dans notre sens lorsque je lui ai expliqué que nous allions changer de gynéco (et d’ailleurs, il connaît aussi notre future nouvelle doc’ , celle que nous verrons en juillet)…

Enfin, et je m’arrêterai là, encore merci à toutes pour vos mots / messages / mails. Cela confirme tout ce que nous pensions : nous allons, sans aucun regret, changer de gynécologue. Notre rendez-vous avec cette future doc’ est pris (depuis deux mois déjà). Nous la voyons la 2ème semaine de juillet. Evidemment, je vous tiens au courant !

Stimulation ovarienne pour IAC 4 annulée : je suis dé-goû-tée !

Manquait plus que ça !

A J2, aujourd’hui : contrôle échographique pour vérifier s’il n’y a pas de kyste avant de pouvoir débuter la stimulation ovarienne au Gonal F (150 ui) pour un nouveau cycle. J’en reviens là (après 3 heures -oui, trois- d’attente).

Bonne nouvelle : pas de kyste. J’ai déjà donné en avril avec mon opération sous AG pour un fichu polype utérin qui nous avait bien gâché l’existence, alors un/des kyste(s), non merci !

Mauvaise nouvelle (il en fallait bien une !!!) : 4 follicules dont un de 10 et l’autre de 11 mm ; ce qui semble, apparemment, trop gros pour un J2.

Je comprends pas. Moi qui ne développe que très peu et de tout petits follicules habituellement. J’ai dû prendre trop de gelée royale… ou alors, mon acupuncteur a le « don » de gonfler à bloc mes follicules. J’en suis à regretter d’avoir fourni tant d’efforts !

L’acupuncture peut-elle être « responsable » de cette taille des follicules à J2 ?

Conclusion : on ne fera pas d’IAC ce cycle. Et bim, un mois de perdu. Et je dois commencer (comme si je ne me droguais déjà pas assez) le Provames à J20. Je sais même pas ce que c’est… Décidément, on s’éloigne encore plus de la parentalité. J’ai les nerfs et je suis à cran. Dès fois, j’ai envie de tout ficher en l’air.