Don d’ovocytes, don de bonheur : le témoignage d’une donneuse

Je vous propose d’écouter et de visionner le témoignage d’une maman (extra !) de 3 enfants qui a donné ses ovocytes.

Elle explique (parfaitement !) le protocole qu’elle a suivi et les raisons de ce don de gamètes.

Merci, Charlotte Rodriguez, pour cet acte de générosité ! Et vive le don !

Vous pouvez revoir l’émission des Maternelles d’hier (du 5 février), sur France 5.

Ca commence à 1 min et 30 sec, ça ne dure que 8 minutes -mais l’essentiel est dit- et ça se passe ici.

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Don d’ovocytes : des médecins plaident pour les femmes

Ma jumelle de coeur -que je remercie et que j’embrasse fort- m’informe d’un article paru ce matin dans La Parisienne et qui a le mérite de traiter de la pénurie des donneuses en France et de la FIV avec don d’ovules à l’étranger (en Espagne, en l’occurrence).

Bonne lecture et… vive le don !

Un parcours qui reste bien trop long en France faute de donneuses. Malgré les campagnes, l’agence de biomédecine n’enregistrait en 2012 que 422 dons, alors que 2 110 couples sont en attente. « Cette ironie française, qui autorise les dons mais ne les favorise pas, faute de les rétribuer, laissant les femmes aller trouver la solution ailleurs, mais en connaissance de cause puisque c’est partiellement remboursé, ne peut plus durer ! »

Ca se passe ici.

Toujours sur la campagne de mobilisation pour le don de gamètes

Je reviens sur l’Agence de biomédecine et sa campagne internet auprès du grand public pour encourager les dons de gamètes, bien insuffisants en France pour répondre à la demande.

Avec le slogan « les plus beaux des cadeaux ne sont pas forcément les plus gros« , des encarts sont diffusés sur des sites internet et dans la presse.

Les dons d’ovocytes (anonymes et gratuits) sont possibles en France pour les femmes de 18 à 37 ans (à condition d’être en bonne santé et d’avoir déjà eu un enfant) et les dons de sperme pour les hommes de 18 à 45 ans.

Pour en savoir plus :

 

Et si vous deveniez « donneur de bonheur » ?

L’Agence de la biomédecine lance une campagne nationale pour encourager les dons, afin de satisfaire les besoins de tous les couples infertiles devant recourir à une Assistance Médicale à la Procréation avec don de gamètes.

Plus de 2000 couples en France sont en attente d’un don d’ovules => 400 dons (merci à elles !!!) seulement alors qu’il en faudrait au moins 900, soit plus du double.

Pour visualiser la vidéo (durée : 3 minutes et 22 secondes) sur Allodocteurs, France5, ça se passe ici.

Accompagner les dons d’ovocytes

A l’heure où la France manque cruellement de donneuses d’ovocytes, j’aimerais vous faire part de cette merveilleuse initiative incitative au don. Un petit pas de plus. Et je dis bravo !

Pour accompagner individuellement chaque femme de la région Rhône-Alpes souhaitant effectuer un don d’ovocytes, l’Agence de la biomédecine inaugurera le 18 novembre 2013 un nouveau dispositif nommé « Don d’ovocytes près de chez vous« .

Objectifs : rassurer et faciliter le passage à l’acte (en favorisant la mise en relation avec le CECOS), donner des réponses concrètes sur le don afin d’aider un plus grand nombre de couples infertiles à accéder au bonheur d’être parents.

Pour lire l’article (France 3 Rhône-Alpes), c’est par ici.

« L’embryon est tout », Frydman

A l’heure où la proposition de loi concernant l’autorisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires est débattue à l’Assemblée, le Pr Frydman (interviewé ce matin sur Europe 1) affirme que « cultiver l’ignorance n’assume pas le projet des connaissances » et qu’il faut « une vision progressive de la constitution de la personne« .

Certains embryons vont, de toute façon, être détruits (projet parental revu, séparation…). La connaissance scientifique que l’on pourrait tirer de ces embryons est essentielle si l’on veut progresser et en aucun cas les prises de positions idéologiques doivent l’emporter sur la science !

L’entretien dure 7 minutes. Ca se passe ici.

Emission à écouter : « La recherche sur l’embryon doit-elle rester une exception ? »

Si Amandine n’existait pas, pourrait-on encore l’inventer ? 31 ans tout juste après la naissance du premier bébé-éprouvette français, les scientifiques se déchirent encore : faut-il autoriser la recherche sur l’embryon ?

La question est scientifique, éthique… et politique.

Elle sera débattue demain (jeudi 28) à l’Assemblée Nationale.

Le professeur René Frydman le dit lui-même : s’il avait dû « faire » Amandine en 2013, il en aurait été bien incapable.

Depuis la première loi de bioéthique (1994), les scientifiques n’ont plus le droit de travailler sur l’embryon… Certes, la révision de cette loi en 2004 a quelque peu assoupli les règles en permettant quelques dérogations… Mais jusque-là c’est bien le principe d’interdiction qui prévaut.

Que dit la proposition de loi des radicaux de gauche, soutenue par le gouvernement, et adoptée en commission la semaine dernière ? Elle autorise la recherche sur l’embryon et les cellules souches… Une autorisation encadrée, sous la vigilance de l’Agence de biomédecine. D’après les chercheurs qui le défendent, voilà qui serait un compromis entre le respect de la vie humaine et le respect des sciences.

Bien plus qu’une simple question de spécialistes, il s’agit là d’un bouleversement majeur de notre droit de la bioéthique : à l’heure où certains veulent pouvoir faire « parler » l’embryon pour en apprendre toujours plus… ; quand d’autres répondent que sa parole n’est pas forcément la plus fiable ; à l’heure où l’on parle d’ouvrir la Procréation Médicalement Assistée aux couples lesbiens ; et alors que le débat reste souvent parasité par des questions de dogme :

 La recherche sur l’embryon doit-elle rester une exception ?

C’est donc la question posée dans Du Grain à moudre (France Culture) et ça se passe ici.

Invités :

  • Claude Huriet, professeur agrégé de médecine et président de l’Institut Curie.
  • Cécile Martinat, biologiste, chargée de recherche à l’INSERM.
  • Dominique Thouvenin, titulaire de la chaire de droit de la santé et éthique de l’Ecole des hautes études en santé publique.