Vive le don… sans tambour ni trompette !

Voilà. Je me décide à l’écrire, à le dire, à partager… même si je suis une traumatisée des FC, même si je sais que rien n’est jamais gagné.

Il faut bien que je parvienne à faire la paix avec nos expériences douloureuses du passé. Et j’ai décidé de commencer maintenant.

Un rapide petit retour en arrière s’impose.

Je ne sais pas si vous savez combien j’ai souffert après notre dernier échec de FIV-DO (tout début mars). Bien plus que pour n’importe lesquelles de nos IAC ou FIV intraconjugales ratées.

Avec le temps et l’expérience, il faut croire que la douleur ne s’amoindrit pas, bien au contraire en ce qui me concerne.

J’ai cru que jamais je ne me sortirais de cette spirale infernale de l’infertilité. La spirale dans laquelle tu tombes quand :

  • tu te sens en décalage complet avec tout le monde (même avec les PMettes puisque personnellement, je ne voyais dans la réussite des unes et des autres que mon propre échec…),
  • tu ne parles plus le même langage que les autres,
  • les années défilent et que la seule étape que toi tu as réussi à passer, c’est ton quinquennat d’infertilité et tout son lot de désespoir quant à un avenir à 3 plus qu’incertain.

Après l’échec de la précédente FIV-DO donc,  juste après le résultat de la prise de sang négative, je ne sais par quel élan (le désir de fonder ma famille l’emporte sur tout, je crois), je me suis relevée et forcée à avancer.

J’ai pris les choses en main en contactant immédiatement la coordinatrice de la clinique (A.), pour organiser un autre cycle de don (mais ça, c’était juste avant que je ne m’écroule totalement…).

Il n’était pas question de changer de clinique car depuis le début, je sais que c’est à Reprofit et nulle part ailleurs que nous devons aller.

Malgré le flop total et l’absence d’accroche avec 2 magnifiques blastos de grade 1.

Malgré aussi l’absence de vitrifiés.

Je connais leurs résultats ainsi que le sérieux, le suivi et le professionnalisme de l’équipe médicale.

Je voulais nous laisser une ultime et dernière chance tout en étant si intimement convaincue qu’espérer encore un miracle relevait, à notre stade, de la pure folie.

La FIV-couperet, la 12ème et ultime tentative. Celle qui allait nous aider :

  1. à tourner définitivement la page de la PMA,
  2. à tenter de vivre au mieux avec notre deuil de parentalité dont le cheminement avait déjà bien commencé (ma bibliothèque s’est remplie d’ouvrages et de témoignages sur le deuil de la maternité…).

Nous n’avons donc rien dit à personne de cette dernière tentative.

A quoi bon dire si c’est pour la énième fois annoncer que mon ventre est encore désespérément vide ?

A quoi bon remuer à chaque fois le couteau dans la plaie ?

A quoi bon faire encore et toujours de la peine à nos proches ?

J’avais besoin de me préserver, de préserver mon couple -ce que j’ai de plus précieux-, nos proches, mes parents -ma mère surtout qui a toujours été à mes côtés et a toujours souffert de ma souffrance…-.

Nous savions -enfin, JE savais- que ce serait encore négatif. Mais j’avais besoin de ce dernier échec pour avancer et passer enfin à autre chose.

Arrêt de grossesse gémellaire, reports de tentatives, oeuf clair, ponction blanche, annulation de transfert faute d’embryon, grossesse biochimique…et j’en passe…

Rien n’a été simple pendant tout ce parcours et aucune difficulté ne nous a été épargnée.

Aujourd’hui, après 5 ans d’essais et 12 tentatives de PMA (IAC + FIV + FIV avec DO), après avoir connu la galère des traitements lourds, sans parler du nombre incalculable d’analyses et examens médicaux en tous genres faits depuis, je suis la femme la plus heureuse du monde car je porte enfin notre enfant tant attendu et déjà tellement aimé.

Je suis enceinte. J’ose l’écrire.

Les annonces se font tranquillement, progressivement. Je savoure chacune d’entre elles, surtout quand je vois et/ou devine les larmes de joie et d’émotion que ces 3 mots provoquent chez nos amis, quand j’entends les tremblements dans la voix causés par le choc de la nouvelle. Je repense à la réaction incroyable de mes parents, aux pleurs incontrôlables et de soulagement de ma mère, à la fierté et aux pleurs de mon père (entendre son père pleurer de joie, c’est… pfiouuu…).

Je veux prolonger le plaisir de ces annonces que j’ai si longuement attendues, espérées.

Des annonces de grossesse que j’ai tellement enviées chez les autres en suppliant la vie de nous offrir ce bonheur aussi.

5 ans à espérer être mère et 9 mois à me demander si je pourrais mener à terme cette si précieuse grossesse.

Il ne me reste donc, je l’espère de toutes mes forces, plus que 6 mois avant de respirer à pleins poumons -même si, je ne suis plus en apnée comme j’ai pu l’être ces dernières semaines-.

Le plus dur est derrière nous désormais.

Je porte la vie. Le bonheur a enfin frappé à notre porte. Je n’en reviens toujours pas.

C’est un bonheur sans nom que de se réveiller le matin les yeux pleins de larmes de joie… Car non, ce n’est pas un rêve. Et c’est à moi que cela arrive.

Je suis dans ma 12ème SA (12 SA révolues le 11/09). Notre 7ème échographie est prévue lundi 15, à 12 SA+4 (ça sera l’écho morphologique de la fin du 1er trimestre).

J’ai le coeur, l’esprit et le ventre remplis de gaieté, mais pas un jour ne passe sans que je ne pense à toutes celles qui espèrent et attendent encore, à celles qui n’espèrent plus, à celles qui souffrent…

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En attendant la prise de sang…

Deux choses :

  • Mon pense-bête des comprimés post-ponction/transfert à prendre quotidiennement (quoi, quand, combien, pendant combien de temps…) :

Lulu

  • L’ambiance étant (heureusement) souvent détendue quand il s’agit pour mon homme de me piquer -12 clics d’Ovitrelle à J16 (DPO 4) et le reste (13 clics) à venir, à J22 (DPO 8)-, j’ai voulu vous faire partager notre rituel piquouzes : ça se passe ici et ça dure 30 secondes (format mp3).

Je sors la tête de l’eau…

Ces 5 derniers jours furent cauchemardesques et je commence tout juste à sortir la tête de l’eau. Je vais essayer de passer tous les détails et aller droit au but. « Cauchemardesques » car je fais des cauchemars et me réveille en pleine nuit en sursaut, en sueur (je vous parlerai bientôt de mon hyperhidrose).

Le pire de mes cauchemars : mon homme va voir ailleurs car avec moi, il risque de ne jamais devenir père. Même si chaque jour qui passe, je suis rassurée sur ce point-là, puisqu’il est d’un amour, d’une constance et d’une patience sans pareils, c’est plus fort que moi. C’est mon inconscient qui parle et je n’ai encore rien trouvé de mieux que de l’écrire.

Ensuite, j’en avais déjà parlé dans mon billet précédent, ça ne s’est pas arrangé puisque j’ai été (et le suis d’ailleurs encore), malade depuis la semaine dernière. J’ai vu mon médecin-traitant jeudi mais comme mon état empirait, mon homme m’a accompagnée samedi pour mon rdv avec un autre médecin. Je n’étais pas en mesure de parler, il a donc servi d’interprète. Je suis sous Solupred (un corticoïde) depuis lundi car complètement aphone depuis plusieurs jours. La voix revient un tout petit peu, mais vraiment tout doucement. Depuis 3 nuits, ni mon homme, ni moi ne dormons correctement tellement je tousse continuellement. J’en ai des douleurs au front et aux abdominaux (je pensais ne pas en avoir, mais là, je les sens !).

Selon ma sœur (je t’embrasse et te serre dans mes bras, sista’, si tu passes par là) : « le fait de ne pas pouvoir tomber enceinte facilement et naturellement… te reste en travers de la gorge jusqu’à te laisser sans voix.«  Oui, mon corps parle pour moi. Et mon corps est aujourd’hui plus que fatigué. Il est las de tous ces examens, de toutes ces questions qui sont restées sans réponse, de ce qu’il vit comme de l’injustice. Puis en ce qui me concerne, le temps des vacances est le temps idéal pour que mon corps « lâche » (je n’ai accepté aucun arrêt de travail, ni même suite à mon arrêt de grossesse). Et cette boule au creux de la gorge, comme nouée, et dont j’ai déjà maintes fois parlé, m’a rendue aphone.

Cette semaine du 2 juillet a aussi été une semaine très tendue pour d’autres raisons :

1/ Parce que les naissances pleuvent autour de moi et que les visites de courtoisie sont de rigueur… Hier, j’ai appris au hasard d’un sms qu’une amie est « presque enceinte » (« Je peux rendre plus de 4 fois par jour… peut-être bon signe, me diras-tu 😉 »). Je lui souhaite d’être enceinte… mais je ME le souhaite aussi !!! Les grossesses (si rapides !) des autres me renvoient inexorablement à mon infertilité et à nos difficultés.

2/ Parce que mon geek d’homme avait le c.. entre deux chaises à attendre une réponse pour une éventuelle opportunité d’emploi. Ça ne pouvait pas tomber mieux !!! C’est incroyable. Il avait envie de changer depuis un petit moment, était donc en veille et est tombé sur une annonce qui correspond parfaitement à son profil. Après plusieurs entretiens avec différentes personnes de sa future boîte, il a obtenu une promesse d’embauche et a donc « claqué sa dém' », comme il dit. Tout ceci a été assez compliqué à gérer, sachant qu’il a dû négocier par rapport aux 3 mois de préavis… L’attente, l’incertitude nous ont causé pas mal de stress… Bref, c’est fait et c’est une bonne chose de faite, quel soulagement (au moins un truc positif !).

3/ Nous avons même dû annuler au dernier moment (je pensais que ça s’arrangerait moi !) notre week-end en Normandie pour les 40 ans de mon meilleur ami alors que tout était réservé (véhicule, chambre d’hôte)… faute de voix !

Hier : rdv chez mon acupuncteur (je le vois toujours en début de cycle, avant J8). Toujours aussi optimiste, il m’a « boosté tout ça ». Je suis restée presque une heure dans son cabinet à tousser comme une perdue ! Nous avons parlé (enfin lui, surtout) de ce corps et de cette voix qui lâche. Ce n’est pas un hasard si je suis en petite forme : « le corps a sa mémoire« , m’a-t-il dit. A l’heure actuelle, j’étais censée tenir dans mes bras mes jumeaux…

Ce matin : nous avons vu notre nouvelle gynéco. Elle exerce sur Paris, en cabinet privé et est rattachée à la même clinique que gygyamp… Elles se connaissent donc.

Un signe, je ne sais pas, mais à peine arrivés devant le cabinet, avec un peu d’avance, nous croisons sur le même trottoir, mais un peu plus loin, une grosse femme, une femme enceinte.

Cette nouvelle gynéco, nous l’avons trouvée sympathique et humaine. Mon homme pense qu’elle est débordée et qu’il ne faudra pas s’attendre à ce qu’elle nous appelle personnellement pour nous dire ce qu’il en est de tel ou tel examen ou à ce qu’on puisse appeler en cas de souci (genre une prise de sang et une échographie qui tomberaient un samedi et une interprétation nécessaire le jour-même), mais qu’il y a du bon à changer puisque de toute façon, avec gygyamp ça ne va pas.

J’avais photocopié notre dossier AMP (un GROS dossier) qu’elle n’a pas beaucoup regardé d’ailleurs et, en salle d’attente, j’ai profité de ce temps d’attente, justement, pour écrire une page rappelant les examens clés avec les différentes dates (histoire qu’elle ait une vue d’ensemble sur ce qu’on a fait jusqu’ici) :

Il n’y a pas eu de miracle. Les miracles, nous n’y croyons plus. Elle nous a posé quelques questions (date de mes 1ères règles, si je fumais, antécédents familiaux, interventions chirurgicales subies…), questions qui ont très vite été écourtées quand elle a lu : « AMH à 0.7 et FSH à presque 22 ». Elle a fait les gros yeux.

Résultats des courses (j’ai pu poser mes questions) :

– oui, le fait d’avoir fumé 15 ans peut être un facteur aggravant de la fonction ovarienne,

– oui, mon bilan hormonal est catastrophique,

– non, une FIV ne donnerait pas de résultat probant, dans notre cas,

– oui, les follicules supérieurs à 10 mm à J2 sont la conséquence d’une diminution de la fonction ovarienne ;

– oui, mon IOP peut se transformer en ménopause (nous jouons nos dernières cartes),

– les taux peuvent varier d’un cycle à l’autre et l’AMH remonter, la FSH baisser (mais bon, dans mon cas, même une grosse hausse/baisse n’arrangerait rien, vu que je pars déjà de très très loin !),

– on peut continuer les IAC puisque finalement, au total, nous n’en avons faites que 3.

Il faut faire vite tout en étant obligés d’accepter les contraintes de temps, les pauses imposées… Tout cela, elle semblait le comprendre parfaitement.

Elle nous a confirmé spontanément ceci (sans qu’on ai eu à l’évoquer ou à lui poser la question) : dans notre cas, pas de FIV possible puisque j’ai trop peu de follicules à J2. Les FIV ne donnent rien avec si peu de follicules. Il en faudrait au moins… je ne me souviens plus trop, je crois qu’elle a parlé de 6 ou 7 à J2.

Elle nous conseille de commencer à réfléchir (en parallèle aux IAC que nous ferons sans doute avec elle en septembre) au don d’ovocytes.

Sans être alarmiste, elle pense qu’il y a urgence, il faut agir vite car « les portes peuvent se fermer à tout moment » et qu’en même temps, il y a ce paradoxe du temps qui passe mais aussi de l’attente que nécessitent tous ces examens.

Prochaines étapes, en vrac, nous concernant :

– prendre du Provames de J18 à J2 du cycle suivant (je suis à J8, là) puis commencer le Gonal F à 150 ui à J2 (toujours du cycle suivant donc) jusqu’à J8 inclus, sans contrôle de l’évolution des follicules. On ferait ça tout seul dans notre coin avec des rapports réguliers… et on verrait ce que la nature dit => tout ça, sur 2 cycles. Elle pense qu’avec le Provames, il y a peu de chances que je développe des follicules supérieurs à 10 mm à J2 (on fera de toute façon une écho de contrôle à J2 comme l’avait suggérée gygyamp et si pas de follicules supérieurs à 10 mm, on commencerait le Gonal F) ;

– prendre déjà un premier rdv au CECOS (je ne connais pas les délais, à mon avis, on n’aura rien avant octobre) ;

– réfléchir sérieusement au don d’ovocytes et trouver une donneuse : tout n’est pas si facile. Il ne suffit pas de vouloir un enfant pour que ça marche. Je ne veux pas non plus que le DO devienne une roue de secours ou un « moindre mal ». Je veux que nous soyons tous les deux (surtout moi !) intimement et profondément convaincus que c’est ce qu’il nous faut. Je ne veux pas souffrir d’un « oh, c’est fou c’qu’il/elle ressemble à son père ! » ou « c’est le portrait craché de son père ! ». J’espère qu’il/elle lui ressemblera car mon homme est beau et je serai si fière de voir de mon homme dans notre petit bout… Mais je veux, au préalable me débarrasser de toutes ces mauvaises pensées, craintes, m’enlever ces doutes de ma tête. De toute façon, le DO, c’est environ 3 ans d’attente. Ça nous laissera le temps de la réflexion.

– la revoir fin août pour les IAC et autres… Elle n’est pas contre la DHEA. A voir.

Voilà, finalement, rien de bien neuf. Nous lui avons expliqué pourquoi nous souhaitions changer : pour avoir un deuxième avis (qui est finalement pas différent de gygyamp) mais aussi parce que nous estimions que nous étions mal suivis malgré les compétences de gygyamp. De ce côté là, même si cette nouvelle gynéco est fort sympathique, je doute qu’elle soit plus disponible. En effet, aucun rdv possible avant fin septembre, seule date disponible fin août. Nous allons sans doute écourter nos vacances, mais bon, on verra le moment venu.

Elle a aussi terminé en nous disant de regarder ce qu’il y a de positif : « vous êtes ensemble, vous vous aimez et c’est déjà beaucoup« . Ce qui n’est pas faux, mais…

Voilà, voici venu encore le temps de l’attente et de la réflexion. Je vais me reposer un peu.

Merci à toutes pour vos messages. Vous ne réalisez pas combien j’ai besoin de vos retours. Merci.

Ah, et j’oubliais l’essentiel : aujourd’hui, c’est nos 3 ans et demi de vie commune…

Le parcours en PMA et ses conséquences sur la suite

Le parcours en PMA aiderait-il les couples en mal d’enfants (une fois leur désir réalisé et le bonheur de tenir dans leurs bras leur petite merveille de progéniture), à profiter pleinement de la parentalité ?

Les difficultés pour devenir parents et le parcours du combattant de la PMA auraient-ils une incidence (positive, négative ?) sur la façon d’élever, d’éduquer son enfant ?

Au contraire, ce bébé tant attendu, tant voulu, tant désiré… ne deviendrait-il pas, une fois là, dans la vie, par la force des choses (inévitablement ?), un enfant adulé, fantasmé, sur-valorisé ?

Quelles répercussions sur cet enfant qui n’aura rien demandé à personne ?

Ou est-ce que le fait de penser tout cela, de se poser toutes ces questions bien avant sa « miraculeuse » survenue, de porter  une réflexion -sur la durée donc- (déjà un peu plus de 2.5 ans d’essai en ce qui nous concerne), nous immunise contre les dangers potentiels de l’enfant roi sur lequel le couple aura misé tant d’espoir ?

Peut-être que poser la question de la sorte est déjà en soi une avancée (le fait d’avoir conscience de cela…). Peut-être que la question ne se pose pas en ces termes. Peut-être que, tout simplement, il n’est pas nécessaire d’anticiper là-dessus puisque de toute façon, ce n’est pas parce ce qu’il y a désir de grossesse qu’il y aura forcément grossesse… puis accouchement… puis vie.

En tout cas, même si mon homme et moi n’avons jamais d’enfant, je sais que ma réflexion me permettra d’avancer, d’une façon ou d’une autre, vers d’autres horizons, désirs, envies…

La bénédiction des hijras

C’est l’histoire d’un couple royal. Un couple royal sans enfant et vivant quelque part en Inde, à l’âge du Râmayâna (entre le IIIème siècle avant JC et le IIIème siècle de notre ère)…

De longues années de mariage et toujours aucun enfant en vue. Le couple décide, alors, de demander la bénédiction des hijras (une communauté de transgenres). Une fois que les hijras les eurent tous deux bénis, ils eurent, enfin, un enfant…

Je suis tombée sur cette histoire au hasard de mes lectures et j’avais envie de la partager avec vous.

Nous ne sommes ni un couple royal, ni Indiens, ni mariés. Nous sommes plutôt des cartésiens du XXIème siècle et ne croyons pas à la toute puissance de qui que ce soit. Mais l’histoire m’a touchée car elle dit bien que le désir d’enfant est universel, intemporel et qu’un miracle peut arriver…

J-2 avant BHCG

Plus que 48h avant la prise de sang qui révèlera si mon test de grossesse est positif ou non.

Hier, j’ai dit à ma psychanalyste que s’il s’avérait négatif (5 chances sur 6 quand même), je ne m’effondrerais pas. C’est ce que je pensais hier et ce que je pense encore aujourd’hui. Bon, demain est un autre jour, les jours suivants aussi… ! Toujours est-il que j’ai décidé de ne pas me laisser envahir par la tristesse. Et c’est un point que j’ai évoqué en séance.

Ceci étant, je suis plutôt du genre à ne pas garder pour moi ce qui ne va pas. Depuis l’annonce choc de mon insuffisance ovarienne, je pleure facilement car j’ai peur de l’avenir. Il faut que ça sorte : par la parole, les pleurs, le sport même (enfin, ça, c’est quand je courais)… par n’importe quel moyen mais il faut que ça sorte pour que les maux s’éloignent et me permettent d’avancer.

Est-ce le fait d’avoir créé ce blog et d’écrire les choses (en plus de les dire !) qui donne une dimension moins tragique à ma vie de femme nullipare ?

Est-ce parce que le long chemin parcouru depuis novembre 2009 ne me laisse pas le choix que d’accepter à vivre avec mon infertilité et de trouver en moi les ressources nécessaires à ma « survie » ?

Suis-je en train de me préparer tout doucement à l’idée (qu’il y a encore peu, je n’aurais jamais imaginée) selon laquelle on peut aussi être épanoui à deux et faire de sa vie une vie heureuse -je me contredis là, par rapport à mon discours d’hier, je crois…- ?

Je ne sais pas. C’est peut-être un mélange de tout cela, ou autre chose dont je ne mesure pas encore la portée. On est aussi tous (un petit peu) responsable de son propre bonheur. Et moi, j’ai envie d’être heureuse, comme je l’étais avant ce désir d’enfant et surtout comme je l’étais avant l’annonce de la fichue IO.

Car l’ancienne « moi » me manque…

DPO 8 / J 20 / J+8 après insémination

Je guette le moindre signe d’un éventuel tout début de grossesse… mais rien. C’est peut-être un peu tôt, me direz-vous.

Je n’ai pas beaucoup d’espoir, mais je m’accroche quand même à l’idée qu’avec un gros (très gros !!!) coup de chance, il n’est pas impossible que je sois dans les 10 à 15 % (c’est le taux de réussite pour les IIU). J’appréhende l’annonce du résultat de ma prise de sang à venir.

De toute façon, quel que soit le résultat, on continue les inséminations. On a décidé qu’on irait jusqu’au bout. Si je ne craque pas d’ici-là, je pense en faire une dizaine (c’est la 3ème, mais comme je passe ma vie chez les médecins, j’ai l’impression d’en être à 10 déjà !).

J’avais entendu, il y a quelques mois, ici : le bébé éprouvette, une recette éprouvée que 12 cycles de stimulations ovariennes au cours de la vie d’une femme étaient un maximum. Si rien, on passera à autre chose mais pour l’instant, gygyamp ne voit pas d’inconvénients à continuer les stimulations en vue de faire des IAC, surtout que je réponds plutôt bien au traitement (merci Gonal !).

D’ailleurs, voici le bilan de mon écho à J9, au 8ème jour de traitement au Gonal F à 150 UI (sachant que l’insémination a eu lieu à J12, soit 3 jours après) :

  • endomètre : 6.4 mm (c’est bien ?)
  • OD : 4 follicules : 13 / 13 / 6 / 4 mm (ça me paraît si petit après traitement…).
  • OG : 3 follicules : 19×13 / 16×9 / 5 mm

Y’en a donc déjà 3 qui servent à rien tellement ils sont petits (les 2 petits de l’OD et celui de l’OG). Le 19 par 13 de l’OG me paraît bien, celui à 16 par 9 aussi pour un J9… mais bon, super l’interprétation…

De toute façon, l’insémination est faite. Y’a plus qu’à croiser les doigts et espérer !

Quant à la prise de sang du même jour (J9, 3 jours avant l’insémination), et que je n’arrive pas à interpréter, elle donne ceci :

  • Oestradiol : 411 picog/ml (euh…)
  • LH : 0.5 UI/l (c’est grâve ???)
  • Progestérone : 0.2 ng/ml (ça me paraît trop bas !)

Gygyamp est plutôt avare d’explications mais j’ai confiance en elle car bien que je sois encore -malheureusement- nullipare, c’est quand même grâce à elle que je ne suis plus nulligeste ! De bien vilains mots…