René Frydman et Christine Castelain Meunier sur Europe 1

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Elodie, nous a parlé (via un mail) d’une émission de radio en date du 2 mars, « Il n’y en a pas deux comme elle » – Marion Ruggieri sur Europe 1.

Invités René Frydman et Christine Castelain Meunier, sociologue. Émission vraiment intéressante, même si les journalistes rebondissent rapidement d’une question à l’autre.

Différents thèmes sont abordés  :

– Les bébés à « trois ADN »

– La GPA

– La greffe utérine comme alternative à la GPA

– Le Sperm check, Monsieur Frydman est comme nous : DUBITATIF, voir plus

– L’infertilité masculine

– L’anonymat des dons de gamètes

– La situation Anglaise du non anonymat des dons de gamètes

– Cellules Souches

– Vitrification des ovocytes pour convenance personnelle

– Jusqu’à quand avoir des enfants ?

– Les résultats des FIV en France

– L’utérus et l’embryon = des recherches doivent se faire sur ces deux « boites noires » de la…

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Les enjeux de la recherche sur l’embryon, selon Frydman

Voici ce que le Pr Frydman (interrogé sur BFMTV cette fois) dit concernant la question de la recherche sur l’embryon.

  • L’embryon est une personne potentielle. Il est tout…
  • Mais s’il n’y a plus de projet parental, la question de la conservation des embryons se pose. La loi autorise leur destruction.
  • Les opposants (les « idéologiquement contre ») sont contre la connaissance que l’on pourrait tirer de ces recherches.
  • Les cellules inutilisées (en raison de la disparition du projet parental) sont autorisées à être conservées.
  • Il faut une clarté, une cohérence. La bonne réponse est « scientifique » et « il  ne faut pas transformer les faits scientifiques sous le couvert de sa propre idéologie ».
  • Il évoque également, avec la fin de non recevoir :
  1. le retard de la France depuis de nombreuses années en matière de congélation et d’autoconservation des ovules,
  2. la mise à mal d’un développement possible d’une technique de conservation.

Pour écouter l’interview (durée : 7 min) , ça se passe ici.

« L’embryon est tout », Frydman

A l’heure où la proposition de loi concernant l’autorisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires est débattue à l’Assemblée, le Pr Frydman (interviewé ce matin sur Europe 1) affirme que « cultiver l’ignorance n’assume pas le projet des connaissances » et qu’il faut « une vision progressive de la constitution de la personne« .

Certains embryons vont, de toute façon, être détruits (projet parental revu, séparation…). La connaissance scientifique que l’on pourrait tirer de ces embryons est essentielle si l’on veut progresser et en aucun cas les prises de positions idéologiques doivent l’emporter sur la science !

L’entretien dure 7 minutes. Ca se passe ici.

Emission à écouter : « La recherche sur l’embryon doit-elle rester une exception ? »

Si Amandine n’existait pas, pourrait-on encore l’inventer ? 31 ans tout juste après la naissance du premier bébé-éprouvette français, les scientifiques se déchirent encore : faut-il autoriser la recherche sur l’embryon ?

La question est scientifique, éthique… et politique.

Elle sera débattue demain (jeudi 28) à l’Assemblée Nationale.

Le professeur René Frydman le dit lui-même : s’il avait dû « faire » Amandine en 2013, il en aurait été bien incapable.

Depuis la première loi de bioéthique (1994), les scientifiques n’ont plus le droit de travailler sur l’embryon… Certes, la révision de cette loi en 2004 a quelque peu assoupli les règles en permettant quelques dérogations… Mais jusque-là c’est bien le principe d’interdiction qui prévaut.

Que dit la proposition de loi des radicaux de gauche, soutenue par le gouvernement, et adoptée en commission la semaine dernière ? Elle autorise la recherche sur l’embryon et les cellules souches… Une autorisation encadrée, sous la vigilance de l’Agence de biomédecine. D’après les chercheurs qui le défendent, voilà qui serait un compromis entre le respect de la vie humaine et le respect des sciences.

Bien plus qu’une simple question de spécialistes, il s’agit là d’un bouleversement majeur de notre droit de la bioéthique : à l’heure où certains veulent pouvoir faire « parler » l’embryon pour en apprendre toujours plus… ; quand d’autres répondent que sa parole n’est pas forcément la plus fiable ; à l’heure où l’on parle d’ouvrir la Procréation Médicalement Assistée aux couples lesbiens ; et alors que le débat reste souvent parasité par des questions de dogme :

 La recherche sur l’embryon doit-elle rester une exception ?

C’est donc la question posée dans Du Grain à moudre (France Culture) et ça se passe ici.

Invités :

  • Claude Huriet, professeur agrégé de médecine et président de l’Institut Curie.
  • Cécile Martinat, biologiste, chargée de recherche à l’INSERM.
  • Dominique Thouvenin, titulaire de la chaire de droit de la santé et éthique de l’Ecole des hautes études en santé publique.