9ème tentative PMA : FIV 3 sur cycle naturel

Le monde s’est arrêté depuis les résultats de la biopsie endométriale et la découverte de cellules tueuses à profusion :

  • cellules CD56+ > 70 (norme : entre 30 et 60)
  • Interleukine 18 : à 0,14 (norme : entre 0,03 et 0,11)
  • Interleukine 15 (et là, c’est le drâme !)à 18,28 (norme : entre 0,3 et 3,0).

C’est bien connu, c’est quand on s’y attend le moins que le pire arrive ! Coup de massue en pleine tronche. Et bim, dans ta face.

L’IO ne suffisait pas, les 3 FC et/ou arrêts de grossesse non plus d’ailleurs…

Je me réveille la boule au ventre –les cellules de mon endomètre tuent-, me couche avec un noeud à la gorge –les cellules de mon endomètre tuent-, et entre deux, je survis –les cellules de mon endomètre tuent-.

La cortisone que je prends pour tenter d’éradiquer ces cellules tueuses m’empêche de dormir. Je me réveille dix fois la nuit.

Je dois en prendre tous les jours pendant au moins un mois (Prednisone -générique du Cortancyl 20 mg-).

Après 10 jours de prise, les effets secondaires sont déjà inquiétants :

  • prise importante de poids,
  • rétention d’eau,
  • gonflement du corps, du visage et surtout des mains (hier, je n’ai pas réussi à retirer ma bague qui, habituellement est trop grande !),
  • transpiration excessive,
  • perte de cheveux,
  • et ce qui m’inquiète le plus : des problèmes d’articulation essentiellement au niveau des genoux. Certains mouvements me font mal. L’autre jour, en montant les escaliers, j’ai falli littéralement tomber. Il a fallu que je prenne appui et la rampe a été mon amie.

J’en arrive à me demander sérieusement si on ne va pas arrêter la PMA. Je crois que c’est trop. Je suis à bout.

La FIV-DO constituait notre seul espoir et là, même le don est compromis tant que le traitement n’aura pas prouvé son efficacité. Comment continuer s’il n’y a plus d’espoir ?

Nous sommes propulsés pour notre 9ème (et ultime ?) tentative PMA (sur cycle naturel).

Sur ce cycle spontané, je n’ai eu que :

  1. trois prises de sang, mais je marque de plus en plus et j’ai des bras de junkie malgré tout…
  2. une seule échographie de monitorage : quoi contrôler quand on n’a pas/peu de follicules… ?

Avec un seul follicule à 13 mm (peut-être deux, mais doute sur le 2ème) et un taux d’oestradiol à 325 (hier à J11), la ponction est prévue mardi matin à J15, ce qui est une grande nouveauté car mes ponctions ou IAC ont toujours eu lieu à J12. Mystère…

L’endomètre mesurait 7,4 mm à J10 ce qui, selon l’échographiste, est très bien (ouf !!!).

Ce midi, infirmière à domicile pour les deux injections :

  1. Cetrotide 3 MG,
  2. Pergoveris 2 ampoules (+ 2 solvants) : injection dans le bras (autre nouveauté).

(D’habitude, c’est mon homme qui fait tout ça, mais là, y’a eu comme une petite… difficulté disons…).

Dimanche 23h, rdv pris pour le déclenchement en intramusculaire (Gonadotrophine Chorionique Endo 5000 HCG).

Quand je pense que j’avais enfin réellement tourné la page et fait le deuil d’un enfant issu de nos gamètes…

Quand je pense qu’après un tel parcours, j’étais enfin prête à passer le cap du don…

Quand je pense que là, on aurait dû être en pleine réflexion pour le don en RT…

Quand je pense que je ne pense même plus à mon insuffisance ovarienne (puisque l’IO a sa solution : le don d’ovocytes à l’étranger)…

Si le traitement n’agit pas sur les cellules tueuses, c’est définitivement que nous resterons à quai…

Je n’espère plus rien. Je ne crois plus en rien. Je veux juste que tout ça soit loin derrière nous.

Echographie de contrôle et dosages plasmatiques à J9 sur cycle non stimulé + EDIT

Rappel des faits pour les largué(e)s :

A J2, lundi dernier, la secrétaire de Number 4 m’annonçait qu’on tirait un trait sur la stimulation pour ce nouveau cycle de FIV, faute de follicules en nombre suffisant -selon Number 4 (à savoir, 4 en tout)-.

Aujourd’hui, à J9, sur cycle spontané donc, ça donne ceci :

                    1/ Echographie endovaginale :

Je me retrouve avec 7 follicules au lieu de 4 initialement notés à J2… SAUF QUE… ne nous emballons pas…ne  JAMAIS s’emballer en PMA (qui plus est quand on est en IO -oui, pas que quand on est en IO, mais quand on est en IO, aussi !!!-) : sur ces 7 follicules 1 seul est exploitable : celui à gauche (on s’refait pas !) de 17 mm. Il y en a bien 2 autres à droite qui font tous deux 10 mm, mais 10 mm pour un J9, c’est pas la panacée.

Quant aux 4 autres mesurant entre 4 et 7 mm, je ne devrais même pas en parler tellement ils sont insignifiants (ce sont les tailles d’un J2/J3). Mais je vous donne ces données pour votre culture personnelle (ne me remerciez pas).

L’endomètre, quant à lui, présente une épaisseur de 6,6 mm : « pas mal pour un J9 » a dit mon échographiste préféré.

                    2/ Prise de sang (dosages hormonaux) :

  • Oestradiol : 284 (contre 177 à J9 lors de mon cycle spontané pour ma FIV NAT de novembre qui m’avait traumatisée car ponction blanche !). Je compare toujours ce qui est comparable mais je sais bien qu’en soi, ce 284, à quelques jours d’une éventuelle ponction, c’est juste, encore une fois, la méga loose.
  • LH : 3,2 (décidément, j’y comprendrais jamais rien en LH… d’ailleurs, s’il y a des connaisseuses, merci pour vos lumières !).
  • Progesterone : 0,2 (ça change jamais ça, chez Lulu…).

                    3/ Instructions du soir :

A venir…

EDIT de 17h :

Coup de fil de la secrétaire :

  1. une injection d’Orgalutran ou de Cétrotide 0,25 (au choix),
  2. une injection de deux ampoules (poudres) de Pergoveris,
  3. prise de sang demain matin SANS échographie !

Elle est pas belle, la vie ? J’attends le retour de mon homme pour le shoot ! J’étais en manque…

Allez, je parie sur une ponction (de mon seul follicule) jeudi, à J12 !

Toujours dans la course…

Même si, malheureusement, sur les 5 follicules (seulement) du pool de départ à J2, il n’en restait plus -hier à J6-, que 2 (à droite), voire 3 (si on compte celui de gauche pour lequel il y a encore un doute…), on continue d’espérer une ponction bientôt…

Protocole de J2 à J9 :

J2 (lundi 7) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J3 + J4 + J5 : Gonal F 300 UI chaque soir

J6 (hier donc) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J7 (aujourd’hui samedi) + J8 (demain dimanche) : Gonal F 300 UI + Cétrotide

J9 (lundi 14) :  prise de sang + échographie… la suite au téléphone selon instructions…

A J6 donc (hier), et près 5 jours de stimulation (doses de cheval !) :

Mes 3 follicules dans la course mesuraient : 15, 13 et 9 mm.

Endomètre : 5,4 mm…

Dosages plasmatiques :

  • Oestradiol à 257 picog/ml (rappel : 40 à J2),
  • LH : 1,9 UI/l (rappel : 4,6 à J2)
  • Progestérone : 0,2 ng/ml (rappel : 0,3 à J2).

Voilà, être toujours dans la course pour le marathon quand on n’a jusqu’ici fait « que » des semi-marathons nécessite de prendre le départ tranquillement, de maîtriser son souffle. J’essaie de maintenir un rythme, celui qu’on me demande de garder. J’ai mes ressources, mes supportrices qui me ravitaillent durant le parcours, à mi-parcours.

J’espère pouvoir franchir la ligne d’arrivée (je veux une vraie ponction !!!). Je suis endurante, j’ai du souffle. Je dois continuer à y croire. Prochain contrôle lundi matin. J’ai peur.

Samedi, c’est… ponction !!!

Ce qui m’arrive est incroyable.

Hier matin, à J9 donc -toujours sur cycle spontané et donc sans stimulation-, ultime prise de sang. Elle donne ceci :

  • Oestradiol plasmatique à 177 picog/ml (150 à J8),
  • LH plasmatique à 1,0 UI/l (3,8 à J8),
  • Progestérone plasmatique à 0,2 ng/ml (0,1 à J8).

J’appelle la secrétaire à 17h :

Elle : « vous faîtes une injection de deux ampoules de HCG 5000 ce soir à 21h et vous venez à jeun, accompagnée de votre conjoint, samedi matin ».

Moi : « euh… attendez, comment ça ? Déjà, une ponction ? Je vous rappelle que je n’ai pas encore pris une seule dose de Gonal, rien, juste une injection de trois ampoules de Ménopur et une autre de Cetrotide hier soir ».

Elle : « oui, je sais, c’est pas nécessaire ».

Moi : « bon, et mon compagnon, il doit venir à jeun aussi ? (oui, bon, je sais, ça va… on peut poser des questions stupides, des fois aussi !).

Elle : « ah non, pourquoi voulez-vous qu’il soit à jeun ? ».

Moi (confuse) : « euh… oui, effectivement, pas besoin. Bien… merci… euh… au revoir ! ».

Je n’en reviens pas. Tout va si vite. Comment peut-on prévoir une ponction à J11 ? Avec des taux pareils en plus ? Mon œstradiol est au ras du plancher. Il révèle qu’il n’y a pas véritablement de follicule encore mature. 177 à J9, c’est rien !!! Pour mes 4 inséminations (dont deux ++++), j’étais très nettement au dessus (aux alentours de 500, voire 600 !) ! C’est à n’y rien comprendre. Que va bien pouvoir ponctionner Number 4, surtout sur cycle naturel ? Mystère…

Toujours est-il que l’ovulation est enclenchée (injection -à 21h tapantes- en intramusculaire cette fois, glourrppppssss) . J’ai galéré pour trouver un(e) infirmier(e) à domicile pour 21h et ça m’a valu une crise de larme au boulot (tellement j’étais à la fois surprise et inquiète de la nouvelle que je venais d’entendre). J’ai finalement trouvé un infirmier -fort sympathique en plus- sur mon secteur.

Je suis mitigée. J’y crois sans y croire. Je me dis qu’on gagne peut-être en qualité ovocytaire avec ce cycle sans stimulation… Mais en même temps, il faut bien être réaliste, quand on regarde ma dernière échographie (voir mon billet précédent), c’est vraiment pas fameux…

Voilà, maintenant, reste plus qu’à espérer pour :

  1. que la ponction ait vraiment lieu : je crois que je ne supporterais pas qu’on me dise que finalement tout est annulé faute de follicule(s) mature(s) à ponctionner, puis
  2. que la fécondation réussisse et qu’elle donne au moins un bel embryon (avec mon IO, c’est loin d’être gagné !),
  3. qu’il y ait transfert : ça serait juste atroce qu’il n’y ai pas transfert… ça signifierait une anesthésie générale et toutes ces prises de sang et échographies et injections pour rien !

Je vois l’anesthésiste tout à l’heure…

La FIV1 avec Number 4 aura-t-elle lieu ? Acte 2

Il s’en est passé des choses ces dernières semaines… Alors je vais faire par ordre chronologique.

J’ai revu Number 4 il y a deux semaines pour l’interprétation de la fameuse prise de sang dont je parlais ici (anticorps : anti-phospholipides, anticardio-lipines, anti-nucléaires, anti-DNA natif / antithrombine III / protéines anticoagulantes : C + S + protéine S libre antigène / test de dépistage de la résistance à la protéine C activée).

Arrivée en salle d’attente, je me dis qu’encore une fois, la chance me sourit : il n’y a qu’une seule personne (une biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip femme enceinte !). Après quelques échanges de sms avec mon homme et une « copinaute de galère » qui m’attendait au café d’en bas (elle avait rdv juste avant moi), j’arrive à me dire qu’après tout, c’est bon signe de croiser des femmes enceintes dans le cabinet de son gynéco spécialisé PMA… Même si -et c’est ce qui m’étonne là-, quasi-systématiquement, dès que ledit gynéco réussit le miracle du +++, il refourgue normalement la patiente à un confrère.

Mais bon, passons. Quelques minutes d’attente, puis j’entre dans son cabinet et là, ô sacro-sainte poisseuse de Lulu :

Number 4 : « Je n’ai pas reçu vos résultats… »

Moi : « Euh… ah bon ? Vous m’aviez dit que 8 jours suffiraient pour les recevoir. Il s’est écoulé deux semaines… »

Number 4 : « Oui et c’est bizarre. Je vais les appeler ».

Il appelle une fois, explique le problème. On lui dit que les résultats sont prêts et qu’ils les lui faxent de suite…. Mais rien. Il rappelle donc une deuxième fois : même topo… A chaque fois, on lui dit que ça va lui être faxé de suite. On attend. Toujours pas de fax. Quelques allers-retours du côté de sa secrétaire pour voir… Ça fait 15 minutes que je suis dans son cabinet. Rien. Pas de fax en vue. Je lui suggère alors (oui, je sais, je suis super chouette comme PMette), de prendre un(e)(d’) autre(s) patient(es)… J’attends à l’entrée, près du bureau de la secrétaire. Les patient(e)s défilent, les femmes seules ou les couples, un couple avec enfant aussi venu consulter pour un petit deuxième (qui tarde à venir sans doute… ). Et toujours pas de fax. La secrétaire ne comprend pas et décide d’appeler. Une fois… puis une autre fois. Agitation, impatience. Sur proposition de la secrétaire, j’appelle moi-même le laboratoire en question, rappelle qu’on en ai à au moins 6 appels et insiste pour qu’ils faxent les résultats im-mé-dia-te-ment…

La secrétaire, Number 4 et moi avons l’impression que c’est une blague (mais où est la caméra ???). Bref, s’en suivent des minutes interminables d’attente et au bout de 2 longues heures (oui deuuuuuux heures !!!), le fax tant attendu arrive. Moi, entre temps, je réalise que ces 2h viennent se rajouter aux centaines d’heures d’attente déjà englouties depuis que je suis en PMA (d’autant que j’étais attendue par deux « copinautes de galère » au café d’en bas, dont celle sus-mentionnée qui attendait depuis mon arrivée déjà !). Et ce précieux fax arrive pile poil au moment où une autre copinaute de galère -qui devait nous rejoindre toutes au fameux café d’en bas- (une 3ème donc, vous suivez ?) entre dans le cabinet. Ô joie, ô émerveillement. Nous nous sommes tout de suite reconnues, sans même nous connaître. Les PMettes blogueuses sont des magiciennes !

Et voici l’interprétation : « alors ça, négatif (il coche), là négatif (il coche), ça aussi négatif (il coche), ici négatif (il coche). Tout va bien. Vous n’êtes pas particulièrement sujette aux fausses couches« . Pfiouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu. Ouf ! Je n’ai pas le profil d’une « infertilequiferaitsystématiquementdesfaussescouches » ! A ma charge : 2 grossesses =>; 2 FC !!! Mais pourquoi tant de haine, hein ???

Bon, opération Action/Réaction ! Revenons à nos moutons… J’en suis là :

  1. Retour de couche (ou J1, c’est plus glamour) le mercredi 14 (33 jours après ma FC précisément).
  2. Dosages hormonaux et échographies de contrôle (calcul des follicules antraux + monitorage de l’ovulation) à J3 + J7 + J8 en cycle spontané

Je n’ai à ce jour (J8 donc) toujours pas commencé de stimulation hormonale. Ni Gonal, ni HCG Endo 5000, ni Ovitrelle ! Pourquoi ? Eh bien parce que les conditions (hormonales et échographiques) ne le permettent pas. IO de m*rde ! Si ces chiffres vous parlent, n’hésitez pas à me donner votre avis (on peut difficilement faire pire niveau hormonal…) :

Oestradiol LH plasmatique Progestérone
J3

70

3,4

0,2

J7

147

3,2

0,1

J8

150

3,8 0,1

Vous avez déjà vu un dosage de progestérone aussi bas, vous ? Et que dire de cette LH entre 3,2 et 3.8 de J3 à J7 ? Quant à l’oestradiol… J’y comprends rien !!! Mon taux de FSH, à ma grande surprise, affichait un joli 13,1 à J3. Et Number 4 m’a dit la dernière fois que si mon taux de FSH ne descendait pas la barre de 20, il n’y aurait pas de FIV possible ! Gloupssssssssssssssssssssss. J’étais donc folle de joie vendredi en me disant que ce taux avait incroyablement baissé même si, évidemment, c’est tout pourri 13 comme dosage, hein, ne nous leurrons pas. Mais je viens de loin… Je rappelle qu’il y a 7 mois, j’étais à 22 quasiment ! Ma joie a été de courte durée puisque ce taux de FSH doit être mis en lien avec l’oestradiol à J3 (le mien me semble bien trop élevé -70 à J3- d’où un taux faussement bas de mon FSH).

Les échographies à J7 et J8 (en cycle spontané donc), quant à elles, donnent ceci :

Ovaire droit :

  • 4 follicules à J3 (19, 12, 5 et 3 mm) ;
  • 4 follicules à J7 (18, 10, 9 et 8 mm).

Ovaire gauche :

  • 2 follicules à J3 (5 et 3 mm) ;
  • 3 follicules à J7 (8, 6 et 5 mm).

Endomètre :

  • 3,3 mm à J3 ;
  • 5,5 mm à J7.

En gras et en rouge, à J3, ce sont les deux images folliculaires dont les tailles sont complètement hors-normes.

Comment peut-on avoir à J3 des follicules de plus de 10 mm, dont un énooooorme à 19 mm ??? Mystère… C’est mauvais signe en tout cas tout ça. C’est confirmé par mon super échographiste (devant lequel je baisse ma culotte et écarte les jambes avec autant d’aise que devant mon homme… l’envie de me jeter sur lui en moins, pour sûr !). Voilà où j’en suis. Je ne sais pas trop comment interpréter tous ces résultats.

J’attends les instruction de Number 4 et je continue à rêver d’une FIV… non pas classique puisque là, c’est dead, mais à rêver d’une FIV sur cycle naturel avec au moins une ponction d’un ovocyte mature. Au moins un !

Vendredi : rendez-vous chez l’anesthésiste. Même s’il n’y aura sûrement pas de FIV, j’ai quand même pris ce rdv… en espérant qu’il serve pour une FIV à venir.

EDIT : j’ai reçu un appel tout à l’heure de la secrétaire me demandant :

  1. de commencer les injections sous-cutanées de Menopur (3 ampoules) et de Cetrotide 3mg (injections faites ce soir).
  2. de refaire un dosage hormonal demain matin, à J9 (la 4ème prise de sang de ce début de cycle).

Cela signifie peut-être que FIV sur cycle naturel il y aura… Oh la la…

Bilan à 3 ans d’essai

L’heure du bilan a sonné. En vrac et sans réfléchir :

– quatre ans d’amour -on s’est rencontré tard, c’est vraiment pas d’chance !- ;

– trois ans d'(de VRAIS) essais dont un an et demi en PMA ;

– cinq stimulations ovariennes au compteur, dont quatre IAC (inséminations qui ont donné deux débuts de grossesse et ont définitivement mis fin à mon état initial de nulligeste) ;

– deux grossesses non évolutives :

  1. premier +++ suite à IAC2 : une grossesse gémellaire arrêtée à 7.5 SA (hiver 2011),
  2. deuxième +++ suite à IAC4 : un début de grossesse qui s’est avéré être un œuf clair découvert et expulsé à 6.5 SA (j’en sors) ;

– cinq protocoles de stimulation au Gonal F 150 ui (environ 10 injections à chaque fois, bonjour les hormones), injections d’Orgalutran et/ou de Cetrotide et d’Ovitrelle à chaque fois ;

– des tas de prises de sang et échographies réalisées, des examens gynécologiques divers et variés effectués, une opération chirurgicale (retrait polype utérin), des médicaments / vitamines de toutes sortes (voie orale… ou pas…) avalés ;

– des litres et des litres de larmes versées, des heures et des heures d’attente perdues, des centaines de coups de fils passés pour obtenir des rendez-vous/les instructions, des réveils aux aurores pour la prise de sang + l’échographie du matin avant d’attaquer la journée de boulot (heureusement que je vis et bosse sur Paris !) ;

– quatre médecins vus : Gygy + Gygyamp + Gynéco3 + Number 4 (ce dernier est le seul à nous proposer une FIV vu mon IO !) ;

– une quinzaine de grossesses/naissances dans notre entourage en même pas un an (la stérilité est loin de toucher tout le monde et heureusement !) ;

– une inscription au CECOS => nous sommes candidats à un don d’ovocytes mais sans donneuse, l’attente est de presque quatre ans ;

– une réserve ovarienne qui s’affaisse… inexorablement ;

– cinq mois de blog, soixantième billet et de très très belles rencontres…

J9 : dosages plasmatiques et échographie en vue de mon IAC 4 bis bis

Ce matin, à J9, après 6 jours de Gonal F à 150 ui, comme prévu, réveil aux aurores pour la prise de sang et l’échographie pour le monitorage de l’ovulation. Et voici les résultats :

Prise de sang

  • Œstradiol plasmatique : 352 picog/ml
  • L.H. plasmatique : 2,0 UI/l
  • Progestérone plasmatique : 0,1 ng/ml (à J2 le cycle dernier : 0,4)

Pour la LH et la Progestérone, je ne sais pas (n’hésitez pas à me dire si ça vous cause ces taux !), mais il semblerait que mon œstradiol serait pas trop mal pour un J9… Vous pensez pas ?

Échographie

  • ovaire droit : 4 images folliculaires => 17 , 14, 6 et 5 mm.
  • ovaire gauche : 3 images folliculaires également mesurant 10, 4 et 3 mm.
  • endomètre à 7.2 mm.

Conclusion : 7 follicules dont les deux de droite qui tiennent bien la route ! Bon, à gauche, ça paresse comme l’a dit mon échographiste ou plus exactement « on ne pourra rien en tirer de ceux-là« . Par contre, il trouve que c’est pas mal du tout à droite ! Yessss !

Et LA bonne nouvelle… oui, la méga bonne nouvelle du jour et bien c’est que j’ai eu Gynéco3 au téléphone, by herself, oui, oui ! Enfin un médecin qui prend le temps de donner elle-même les consignes et, par là-même, même si c’est assez rapide et bref, d’expliquer les choses et de répondre aux questions ! Je suis super contente de mon nouveau suivi.

Oui, bien sûr il a fallu que j’appelle plusieurs fois le cabinet mais au final, sans avoir même osé penser à parler personnellement à Gynéco3, la secrétaire me l’a simplement transférée. Oui, tout naturellement, spontanément. ADIEU à jamais gygyamp !

Bon, voici la suite du programme :

  1. J9 + J10, ce soir et demain soir donc : Gonal F (à 200 ui cette fois) + Cétrotide : pour la préparation et l’injection, je reviens de chez l’infirmière (purée, ça me gratte à chaque fois, ça gonfle et suis toute rouge !). Je ne sais pas comment certaines d’entre vous arrivent à faire le mélange et l’injection toutes seules. J’en suis incapable. Autant, le Gonal, je veux bien, mais le Cétrotide, impossible. Donc retour chez l’infirmière demain soir. Et pas d’injection de Luveris au fait finalement…
  2. Ovitrelle samedi soir OU dimanche matin, au choix. C’est comme je veux, m’a dit Gynéco3… ce que je trouve étonnant puisque c’est 36h avant l’IAC normalement. On verra à quelle heure le labo donne rendez-vous à mon homme pour le recueil de sperme. Avec son tout nouveau boulot, ça va pas être facile de négocier une demi-journée, pauvre amour. Remarquez, pour moi, ça va être compliqué aussi… Bon, on y va étape par étape, on verra bien.
  3. J 13 : IAC 4 lundi. Et là, pareil, pas d’heure. On se présente au cabinet matin ou après-midi, selon le rdv au labo.

Les + de cette IAC, en vrac :

– j’ai eu Gynéco3 personnellement au téléphone pour les consignes avec en prime réponse à mes questions (qui sont légitimes, non mais ho !!!),

– la secrétaire n’est pas une grosse c*nne de pouffia*se de put* qui te prend pour une espèce de débile à chaque fois que tu oses appeler, ne serait-ce que pour savoir s’ils ont bien reçu telle ou telle analyse…,

– la prise de sang et l’écho de contrôle, c’est (en tout cas, pour ce cycle) une seule fois (à J9 donc) avant l’insémination. Avec gygyamp, il y en avait au moins 2, voire 3, mais je me demande vraiment à quoi elles servaient ; si ce n’est à me mettre en stress et à me faire arriver toujours à la bourre au boulot !

Chères lectrices, je vous en supplie, priez pour moi, sortez vos gri-gris, prononcez toutes sortes d’incantations. Même si je suis la plus cartésienne des nanas, j’ai quand même besoin, pour cette 5ème stimulation ovarienne et 4ème IAC, de toutes les ondes positives possibles !!! Mes chances sont infimes, je sais que si ça marchait, ça relèverait du miracle… Mais quand même… 2 beaux follicules, c’est pas rien. Et 3 ans d’essai intensif dans un mois et demi… C’est pas rien non plus.

Du neuf : en route vers « IAC 4 bis bis » avec « Gynéco3 » !

Avec la PMA, on n’est jamais à l’abri de bonnes comme de mauvaises surprises. Rien n’est jamais acquis, rien n’est figé. Tout bouge. Rien n’est su d’avance. La PMA peut rendre n’importe quelle nana « stable », « posée », « patiente », « zen », « optimiste »… complètement chèvre !

Vous auriez vu nos têtes au moment de la consultation du résultat de ma prise de ma prise de sang ! Taux à 1 comme je l’annonçais. La loose donc, la vraie loose. Pas même 5 ou 10, non, 1. Et pas même une once de début d’accroche. Rien, nada. Je suis définitivement stérile. Je le sais désormais, je le sens… et je l’accepte.

Avec la tristesse des résultats de cette prise de sang et mon corps qui m’a, pour la première fois de ma vie, complètement trahie (retard de 9 jours, nausées, douleurs aux seins, boutons, dents sensibles… bref, tous les symptômes de ma 1ère -et sans doute dernière- grossesse « avortée »), je ne savais que penser. Ma 4ème stimulation ovarienne, soit la première sans insémination (mois d’août oblige), s’est, elle aussi, soldée par un échec.

Pourquoi un tel retard (moi qui suis réglée comme une pendule habituellement) ? Depuis mon arrêt de grossesse, la durée de mes cycles a, certes, diminué (passage de 28 à 26 jours), mais jamais je n’avais eu autant de retard…

En bonne PMette, lorsque nous avions vu notre Gynéco3 (ça y est, je lui ai trouvé son nom !) pour un dernier avis en juillet, j’avais eu la bonne idée de prendre un rendez-vous à l’avance pour le 30/08 (donc hier) histoire de bien débuter la reprise et pour anticiper un éventuel souci. Ben j’ai bien fait ! Vous remarquerez mon grand sens de l’anticipation des poisses !

Figurez-vous que ce rendez-vous-ci s’est aussi très bien passé. A peine arrivée dans son cabinet, j’ai compris que DEFINITIVEMENT, c’en était fini avec gygyamp.

Pour des tas de raisons. Je n’ai d’ailleurs toujours pas de nouvelle d’elle sachant qu’elle a eu mon résultat de BHCG ainsi que les résultats de la prise de sang et de l’échographie à J3 de fin juillet (oui, fin juillet !) qui lui avaient été faxés par le labo et le centre d’imagerie. Silence radio encore et toujours, c’est dingue ! Je me demande même si en m’étant obstinée à ce point à me demander si je faisais bien de changer de gynéco, je n’étais pas (un peu) dans une spirale masochiste… En effet, jusqu’à hier matin encore, je me demandais si changer de gynéco était une bonne chose. Et bien là, enfin, je me sens en totale confiance avec un professionnel de la PMA. Mes doutes se sont envolés. Avec gygyamp, c’était toujours le coup de flippe avant de passer un coup de fil, toujours la crainte de tomber sur cette secrétaire si mal-aimable (je suis très polie, là !) qui, à chaque fois que tu poses une question, te fais sentir que t’es qu’une demeurée (là aussi, je suis trèèèèèèèèèès polie !).

Je ne dis pas que l’espoir est revenu. Gynéco3 ne fera pas de miracle, faut pas se leurrer et j’ai une chance infinitésimale d’être enceinte avec ces follicules/ovocytes de m… Elle me l’a dit. Je l’accepte. Je ne suis pas au pays des Bisounours, mais je veux une vraie relation de confiance, de sérénité (autant que possible dans le cadre d’un parcours aussi compliqué que la PMA). On a à nouveau parlé don d’ovocytes. Plus de doute. C’est elle qui rédigera notre courrier pour le CECOS.

Peu importe les détails de la consultation. Tout ce que je peux dire, c’est qu’elle m’a, cette fois encore, gardée une bonne demi-heure (et reçue à l’heure !!!), a répondu à toutes mes questions. Pour rappel, avec gygyamp, c’était 3 minutes top chrono (et 10 pendant les inséminations !) avec toujours ce sentiment de frustration. Je crois qu’il n’y a rien de pire que de sortir d’une consultation encore plus éprouvée qu’on ne l’était avant même d’y entrer… Je pense que là, j’aurais enfin un interlocuteur pour l’interprétation de mes résultats (prises de sang, échographies…).

Voici notre protocole (au vu de l’échographie, mon corps est prêt) :

1/ On se détend. Les IAC ont très peu de chances de marcher, certes. Mais si, par miracle, ça marchait ?

2/ Ce soir (suis à J3) : Gonal F 150 de J3 à J8. C’est mon homme qui me fait les injections et il est le Dieu de la piquouse, mon infirmier à domicile à moi 😉

3/ Mon homme doit refaire tout un tas d’analyses / sérologies : spermogramme, spermoculture…

4/ A J9 : prise de sang pour dosages hormonaux + échographie endovaginale pour monitorage de l’ovulation (j’ai pris rdv pour jeudi 6 !). Selon les résultats, on continue -ou pas- le Gonal.

5/ Ensuite, selon les instructions du cabinet, à partir de J9, direction l’infirmière pendant (peut-être) 5 soirs pour les injections de Cetrotide et de Luveris (jamais utilisé ce dernier, apparemment, ce serait pour améliorer mon taux de LH extrêmement mauvais !?!). Sinon, pour le blocage, mon homme me faisait les injections d’Orgalutran… Tant pis, ça sera une infirmière. J’espère que le Cetrotide ne va pas me fiche en l’air la qualité de mes infimes follicules.

6/ Ovitrelle.

7/ IAC 4 bis bis (enfin !!!).

Voilà, je commence donc ce soir ma 5ème stimulation ovarienne en vue de mon IAC 4 bis bis.

Je sais qu’on sera parents un jour. Sûrement grâce à la FIV-DO d’ailleurs.

Poisse, quand tu nous tiens : IAC 4 BIS annulée aussi !

Règles avant-hier.

Prise de sang + écho à J2 hier matin pour voir si les follicules sont de taille normale.
Résultat : même problème que la dernière fois, à J2, le 9 juin. Mais cette fois, c’est un follicule de 12 mm qui va tout bloquer. Je ne comprends pas. D’habitude, je n’ai pas de follicules puisque je suis en insuffisance ovarienne et là, depuis deux cycles, j’en ai, mais deux fois trop gros ! C’est le monde à l’envers. Et je n’ai pas d’explication. Gyamp ne m’a pas expliqué pourquoi. Je suis dégoûtée et si triste.

A ma tristesse de ces derniers jours vient se greffer de la colère. On ne peut pas, à ce cycle là non plus, reprendre les stimulations ovariennes en vue d’une IAC. Je n’ai rien trouvé de fiable ou probant sur la toile concernant les raisons de cette taille de follicules à J2. Pas de stimulation tant que la taille des follicules ne sera pas inférieure à 10 mm.

C’est encore un cycle de perdu. Et pas qu’un puisque le cabinet ferme en août, donc on tire aussi un trait sur le cycle suivant et comme un malheur n’arrive jamais seul (voire en entraîne d’autres) et que les règles d’après arrivent avant l’ouverture du cabinet, on ne fait rien avant octobre. Aucune insémination prévue avant octobre alors que nous sommes au taquet depuis avril, date de la fin de mon opération (intervention pour polype utérin).

Les résultats de ce cycle à J2 (en comparaison avec J2 du cycle dernier) :

Oestradiol : 47 (411 la dernière fois) / LH : 3,5 (0,5 la dernière fois) / Progestérone : 0,4 (0,2 la dernière fois)

Évidemment, toujours personne pour m’interpréter mes taux (je me répète). Vivement mardi, jour de notre rdv avec une autre gynéco spécialisée stérilité, qui j’espère sera à l’écoute, présente et quelqu’un de confiance. J’espère aussi qu’elle aura une explication à tout cela.

Prochaines étapes :
Provames puis Cetrotide vers J18 (mais, encore une fois, on ne m’a pas expliqué pourquoi).
PDS + Echo de contrôle à J2 mais mon J2 de septembre, ça ne sera qu’après la deuxième quinzaine de septembre.
Et dans le meilleur des cas : insémination en octobre ; mais franchement, j’y crois pas (avec 2 cycles de suite comme ça, je risque encore de développer des follicules aussi gros…).

Je la fais courte, voici notre échange avec l’échographiste (qui est un jeune médecin fort sympathique qui m’a déjà examinée plusieurs fois) :

lui : à gauche, je vois un follicule de 7 mm ; à droite , il y en a quatre dont un à 12 mm…
moi : et qu’est-ce que cela signifie, que je ne vais pas pouvoir reprendre le Gonal ce soir ?
lui : c’est à votre médecin de décider mais un follicule de 12 mm, c’est trop gros. Vos follicules sont de mauvaises qualité et votre réserve ovarienne est diminuée. Vos cycles sont XXX (je ne me souviens plus du tout du terme qu’il a employé).

Effectivement, depuis mon arrêt de grossesse j’ai des cycles de 26 jours (au mieux) au lieu de 28 !

Et évidemment, je n’ai pas eu gygyamp de vive voix, faut pas rêver… J’ai appelé son secrétariat hier après-midi pour savoir ce qu’on faisait pour la suite et pour savoir pourquoi, depuis deux cycles j’avais des follicules supérieurs à 10 mm à J2. La secrétaire m’a répondu que ça arrivait, que le Dr ne lui avait rien précisé d’autre si ce n’est qu’il fallait que je prenne du Provames et du Cetrotide (sans m’expliquer pourquoi, je ne sais même pas à quoi ça sert). J’ai l’impression qu’on se fiche de moi. Je sais juste que la présence de follicules supérieurs à 10 mm à J2 ne permet pas de faire des stimulations, mais je ne sais pas pourquoi ! Moi qui n’ai jamais eu de follicules assez gros, je me retrouve soudainement, depuis déjà 2 cycles, avec ça… Cette 4ème IAC bis est annulée aussi. On n’avance pas.

Que c’est dur d’accepter cette pause imposée de presque 3 mois. Et comme si ça ne suffisait pas, je suis presque complètement aphone depuis hier soir (la tristesse sans doute). Je reviens de chez le médecin (ça faisait longtemps que je n’étais pas allée chez mon médecin traitant et ça change d’aller voir un docteur pour autre chose que ce que la PMA exige). Il m’a mise sous corticoïde. J’ai des inhalations à faire… Je suis fatiguée.

J’ai vraiment le sentiment que cette fois, c’est sans espoir. Hier, c’est mon homme qui a craqué lui qui, d’habitude, est optimiste et confiant. Il m’a dit -en pleurant- « je suis triste et découragé« . Notre rendez-vous de mardi prochain va être décisif. Je n’attends plus rien de la PMA. Je sais déjà qu’elle va nous parler de don d’ovocytes. Mon homme est d’accord. Quant à moi… Je n’ai plus de larmes.