« Des coups pour rien » : comment en finir avec l’infertilité ?

  • Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste spécialiste des questions de filiation et de procréation mais aussi,
  • Sylvie Epelboin, obstétricienne spécialiste de l’infertilité et responsable de l’unité médicale à la procréation à l’Hôpital Bichat et
  • Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste

étaient les invités de France Inter ce matin dans l’émission Service Public, présentée par Guillaume Erner.

Voici les points soulevés -et je suis bien contente d’avoir entendu des témoignages de couples concernés par l’AMP- !

  • quand consulter ?
  • impact de l’infertilité et de l’absence d’enfant sur le couple, l’environnement, le psychologique (traitements lourds et hormones à gogo),
  • don de gamètes en général et don d’ovocytes en particulier,
  • pression sociale exercée autour du désir d’enfant,
  • amour : courage et dialogue dans le couple,
  • procédures de DO,
  • report de grossesse : préservation des ovules par vitrification,
  • « procrastination procréative » selon G. Delaisi de Parseval,
  • PMA à l’étranger, en l’occurrence en République Tchèque,
  • délais d’attente trop longs pour bénéficier d’un don en France : 4 ans !,
  • aspect psychologique de l’absence d’enfant (bon, là, je suis très mitigée… je n’ai pas d’ovocytes : c’est dans ma tête ???)
  • travail et PMA : difficultés à concilier les deux,
  • secret autour de la conception de l’enfant,
  • suivi psy,
  • congélation embryonnaire et phénomène de « sélection »,
  • projection parentale sur l’enfant à naître…

Ça se passe ici, ça commence à partir de la 2ème minute et ça dure une grosse demi-heure.

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Les enjeux de la recherche sur l’embryon, selon Frydman

Voici ce que le Pr Frydman (interrogé sur BFMTV cette fois) dit concernant la question de la recherche sur l’embryon.

  • L’embryon est une personne potentielle. Il est tout…
  • Mais s’il n’y a plus de projet parental, la question de la conservation des embryons se pose. La loi autorise leur destruction.
  • Les opposants (les « idéologiquement contre ») sont contre la connaissance que l’on pourrait tirer de ces recherches.
  • Les cellules inutilisées (en raison de la disparition du projet parental) sont autorisées à être conservées.
  • Il faut une clarté, une cohérence. La bonne réponse est « scientifique » et « il  ne faut pas transformer les faits scientifiques sous le couvert de sa propre idéologie ».
  • Il évoque également, avec la fin de non recevoir :
  1. le retard de la France depuis de nombreuses années en matière de congélation et d’autoconservation des ovules,
  2. la mise à mal d’un développement possible d’une technique de conservation.

Pour écouter l’interview (durée : 7 min) , ça se passe ici.