Quand notre CECOS parisien s’invite dans notre boîte aux lettres…

Il y a un an et demi, nous nous rendions à notre CECOS parisien pour nous inscrire sur la longue liste d’attente des couples demandeurs de don d’ovocytes.

Le médecin qui nous avait reçus avait alors annoncé un délai d’attente de plus ou moins 5 ans.

Nous avions tu notre projet de partir à l’étranger dans le cas, plus qu’hypothétique, où ce délai serait (pour une raison insoupçonnée et avec une chance plus qu’improbable) raccourci.

Nous avons eu le temps de faire 2 allers-retours en République Tchèque et, à un peu plus de 2 mois de mon terme, je reçois -étonnée- un courrier dudit CECOS nous informant de l’augmentation « déraisonnable » de leurs délais de prise en charge liée à une « pénurie massive de donneuses » … « incompatible avec votre projet initial »

On ne nous apprend rien, c’est sûr.

Tous les couples confrontés à la PMA avec don d’ovules en France ne savent que trop bien que les délais sont juste inenvisageables. Surtout qu’un couple dans notre situation ne peut bénéficier d’un DO qu’après avoir tout tenté ici, c’est-à-dire après avoir déjà essuyé plusieurs années d’attente, d’échecs et de désillusions.

Là, les 5 ans d’attente n’ont même plus lieu d’être puisque qu’on nous dit clairement qu’en plus du deuil d’un enfant issu -pour moitié- du patrimoine génétique de la mère, le couple doit aussi renoncer à celui de l’enfant tout court. Du moins, en France.

Encore une fois, je trouve triste et déplorable la situation dans laquelle notre pays se trouve.

Trop de couples se voient, comme nous, contraints de quitter le territoire national pour bénéficier d’un don de cellules dans des délais acceptables.

Alors, je remercie du fond du coeur toutes les donneuses de cellules reproductrices, en France et ailleurs, de permettre à des couples comme nous d’être les plus heureux du monde.

Et vive le don !

 

Publicités

PMA : dis-moi comment je suis né

En France, 23000 enfants naissent tous les ans grâce à la PMA.

L’émission des Maternelles d’hier traitait de l’AMP.

3 parcours et donc 3 témoignages où il est question :

  1. de FIV intra-conjugales,
  2. de FIV avec DO,
  3. d’IAD.

2 invitées :

  1. Le Dr Catherine Dolto (pédiatre et haptothérapeute),
  2. Myriam Szejer (pédopsychiatre et psychanalyste).

Les points évoqués :

  • l’histoire de l’infertilité dans l’histoire familiale et le tabou qu’elle représente encore,
  • le deuil de l’enfant « génétique » dans le cas d’une FIV-DO (et non du deuil de l’enfant « biologique !!! Je ne suis pas d’accord sur ce point-là…),
  • l’épigénétique, c’est-à-dire de l’influence du milieu sur l’expression des gènes,
  • la levée du secret,
  • la levée de l’anonymat,
  • les craintes et angoisses liées à l’inconnu,
  • quoi dire, que dire, quand dire et comment dire à l’enfant qu’il est issu d’un don de cellules.

Ma fille n’a pas arrêté de gigoter pendant l’écoute de l’émission… Et mes larmes ont coulé à la phrase (que je vous laisse découvrir) du futur papa.

Ca commence à 23 min et 38 secondes, ça dure 40 minutes

et ça se passe ici.

Je vous invite également à lire le billet de Miss Smile ici.

Toujours sur la campagne de mobilisation pour le don de gamètes

Je reviens sur l’Agence de biomédecine et sa campagne internet auprès du grand public pour encourager les dons de gamètes, bien insuffisants en France pour répondre à la demande.

Avec le slogan « les plus beaux des cadeaux ne sont pas forcément les plus gros« , des encarts sont diffusés sur des sites internet et dans la presse.

Les dons d’ovocytes (anonymes et gratuits) sont possibles en France pour les femmes de 18 à 37 ans (à condition d’être en bonne santé et d’avoir déjà eu un enfant) et les dons de sperme pour les hommes de 18 à 45 ans.

Pour en savoir plus :

 

Et si vous deveniez « donneur de bonheur » ?

L’Agence de la biomédecine lance une campagne nationale pour encourager les dons, afin de satisfaire les besoins de tous les couples infertiles devant recourir à une Assistance Médicale à la Procréation avec don de gamètes.

Plus de 2000 couples en France sont en attente d’un don d’ovules => 400 dons (merci à elles !!!) seulement alors qu’il en faudrait au moins 900, soit plus du double.

Pour visualiser la vidéo (durée : 3 minutes et 22 secondes) sur Allodocteurs, France5, ça se passe ici.

Professeur Antonio Pellicer : « La France est hypocrite sur le don d’ovocytes »

A l’heure où la France enregistre une pénurie de donneuses d’ovocytes, le fondateur d’IVI -Institut Valencien de l’Infertilité- en Espagne, le Pr Pellicer ne comprend par pourquoi la France n’encourage pas le DO en dédommageant les donneuses…

Pour lire l’article de 20 Minutes du 20/11/14, ça se passe ici.

Témoignage sur le don d’ovules dans Le Parisien

Pour lire l’article du Parisien de ce jour, ça se passe ici -avec une carte qui fait le point sur les types de don (anonyme ou non anonyme) dans l’Union européenne-.

« Des coups pour rien » : comment en finir avec l’infertilité ?

  • Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste spécialiste des questions de filiation et de procréation mais aussi,
  • Sylvie Epelboin, obstétricienne spécialiste de l’infertilité et responsable de l’unité médicale à la procréation à l’Hôpital Bichat et
  • Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste

étaient les invités de France Inter ce matin dans l’émission Service Public, présentée par Guillaume Erner.

Voici les points soulevés -et je suis bien contente d’avoir entendu des témoignages de couples concernés par l’AMP- !

  • quand consulter ?
  • impact de l’infertilité et de l’absence d’enfant sur le couple, l’environnement, le psychologique (traitements lourds et hormones à gogo),
  • don de gamètes en général et don d’ovocytes en particulier,
  • pression sociale exercée autour du désir d’enfant,
  • amour : courage et dialogue dans le couple,
  • procédures de DO,
  • report de grossesse : préservation des ovules par vitrification,
  • « procrastination procréative » selon G. Delaisi de Parseval,
  • PMA à l’étranger, en l’occurrence en République Tchèque,
  • délais d’attente trop longs pour bénéficier d’un don en France : 4 ans !,
  • aspect psychologique de l’absence d’enfant (bon, là, je suis très mitigée… je n’ai pas d’ovocytes : c’est dans ma tête ???)
  • travail et PMA : difficultés à concilier les deux,
  • secret autour de la conception de l’enfant,
  • suivi psy,
  • congélation embryonnaire et phénomène de « sélection »,
  • projection parentale sur l’enfant à naître…

Ça se passe ici, ça commence à partir de la 2ème minute et ça dure une grosse demi-heure.