3ème (et avant-dernier ?) point FIV-DO

Youhouuuuuuuu !!! Trop contente, Lulu !!!

Cet après-midi : 3ème point FIV-DO avec mon Number 4 adoré vénéré, histoire de clarifier définitivement le traitement.

Suite au protocole (que la clinique appelle « plan de traitement« ) et pour définir les dosages et/ou les voies d’administration, je suis allée le voir avec ma traditionnelle fameuse lonnnnngue liste de questions !

Mes questions, il les anticipe… Alors forcément, ça a été très rapide ! Du coup, on a pu parler d’autres choses… Et quelles choses ! J’y viens, j’y viens.

J’ai entière confiance en Reprofit mais Number 4 est le seul à me connaître parfaitement (enfin, à connaître ma zone génitale plutôt !) : mon lourd passé de IOP + NK + FCR = grosse « loseuse »… Tout ceci nécessite un traitement spécifique. Je serai éreintée (à moi somnolences, gonflements et sautes d’humeur !).

Bref, presque toutes mes angoisses, presque tous mes doutes se sont, comme on dirait, en-vo-lés !

Comment un seul et même homme, en l’occurrence un médecin -que dis-je-, un ponte de la PMA, peut, rendre cette dernière (à savoir une procréation à la base : triste, pesante, lourde, douloureuse…) aussi… facile, claire -j’allais dire plaisante-… ???

Donc, je reprends.

mardi 21/01 : Injection en intramusculaire de Decapeptyl 3 mg, à J20.

mercredi 22/01 : début du traitement de choc anti cellules tueuses uNK ET début de la stimulation de l’endomètre.

C’est -encore- du lourd (jusqu’à 19 médocs/jour quand même) et ça  donne/ra ceci (j’ai commencé en partie) :

Matin :

  • Tocophérol 500 mg -vitamine E- : 1 comprimé (jusqu’à nouvel ordre),
  • Acide folique 0,4 mg -vitamine B9- : 1 comprimé (jusqu’à nouvel ordre),
  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- :  1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Pentoxiffylline 400 mg -vasodilatateur- : 1 comprimé (jusqu’au 21/02 inclus),
  • Prednisone 20 mg -cortisone- : 1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Estima Gé 200 mg -progestérone- : 2 ovules (début le 17/02 et jusqu’à nouvel ordre),

Midi :

  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- : 1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Estima Gé 200 mg -progestérone- : 2 ovules (début le 17/02 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Lactabiane -probiotique- : 2 comprimés (du 17 au 23/02 inclus).

Soir :

  • Tocophérol 500 mg -vitamine E- : 1 comprimé (jusqu’à nouvel ordre),
  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- : 1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Pentoxiffylline 400 mg -vasodilatateur- : 1 comprimé (jusqu’au 21/02 inclus),
  • Zithromax 250 mg -antibiotique- : 1 comprimé (du 17 au 26/02 inclus),
  • Estima Gé 200 mg -progestérone- : 2 ovules (début le 17/02 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Lovenox 4000 UI anti-Xa/0,4 ml -énoxaparine sodique- : 1 injection en sous-cutanée (à partir du 17/02… –j’ose écrire la suite-… jusqu’à 3 mois de grossesse…).

La cortisone : elle reste à 20 mg contrairement à la dose « standard » de la clinique (qui est de 5 mg).

La progestérone : j’ai toujours eu du Progestan et/ou de l’Utrogestan. Je ne supporte absolument aucune des deux (en gros, au bout d’une semaine seulement de traitement et donc 42 ovules insérées, je ne peux plus m’asseoir… ça pique, ça brûle voire démange… pratique hein ?). Là, la pharmacienne m’a donné de l’Estimé Gé. On verra mais à mon avis, ça va être pareil… Même dosage 1200 mg, soit le double de la dose maximale habituelle.

L’Aspégic 100 : n’est pas nécessaire puisque les injections de Lovenox remplissent les fonctions de vascularisation et de coagulation.

Les oestrogènes (Provames) : que par voie orale -et non vaginale- et on attaque fort avec tout de suite 3 comprimés/jour dès le début de la stim’ et non en différé/décalé, comme indiqué sur le plan de traitement initial.

Il a été question d’injections d’intralipides (une le jour de la ponction et une autre une semaine après le transfert). Number 4 n’est pas contre car, comme pour le Lovenox, « ça peut pas faire de mal« . En revanche, il pense qu’une seule injection suffit… A suivre.

Prochaines étapes :

  1. 10/02 : 1 prise de sang pour dosages hormonaux : estradiol, LH, progestérone,
  2. 10/02 : 1 échographie de contrôle : pas besoin de prendre rdv, je lui envoie un sms le matin même et hop, il me reçoit en fin de journée/début de soirée pour vérifier si le nid est « douillet ». Il veut un minimum de 8 mm… Ca va être chaud.
  3.  fin février puis début mars2 prises de sang pour vérifier si tout va bien au niveau des plaquettes (en lien avec le Lovenox… je suis preneuse de toute info, pas eu le temps de débattre la dessus… « à cause » de BAMP !).

Et donc, et donc, et donc :

Aujourd’hui, j’ai été encore plus BAMP que d’habitude : je lui parle du collectif, lui dis l’importance pour les couples infertiles d’aller consulter ce site collaboratif. Bref, je lui laisse un certain nombre de faire-part récupérés à la dernière rencontre parisienne du samedi 7 décembre et v’là-t-il pas que,  après avoir cliqué sur « Dames Du Bureau« , je l’entends lire et donc dire tout haut les pseudos, ceux desdites DDB et à lui les : « Madame Pimpin…, Catiminie…, Tittounett… » à haute voix… et de sourire de ces pseudos…

C’était assez invraisemblable et en même temps, presque magique d’entendre vos noms de sa bouche…

FIV-DO : à un mois de la ponction

Doutes, craintes, peurs…

Je n’arrive plus à écrire.

Je ne veux plus (m’)investir autant dans ce combat pour la vie.

J’ai peur de l’échec.

Je n’ose plus compter les cycles d’essai.

Je sais que j’approche les 60.

Je n’ose imaginer une 4ème FC.

On dit qu’aucune tentative ne se ressemble.

Les miennes, si. Avec au choix :

  • ponction blanche,
  • transfert annulé,
  • jamais aucun TEC,
  • jamais aucun blasto,
  • BHCG – – -,
  • BHCG + + + mais grossesse non évolutive.

Au “mieux”, une prise de sang +++ donc, mais qui finit par une FC…

La petite PMette deviendra dinosaure

Lorsque nous avons appris mon insuffisance ovarienne, il n’était pas question d’envisager le don de gamètes. C’était bien trop tôt.

D’ailleurs, j’ignorais même ce que “don d’ovocytes” voulait dire.

Certes, j’avais déjà entendu parler de don de sperme, mais mes connaissances en terme de don de gamètes n’allaient pas plus loin.

Du reste, ni mon homme ni moi ne savions faire la différence entre follicule et ovocyte !

Et je disais même “échographe” pour désigner l’échographiste. C’est dire…

Aujourd’hui, je suis capable d’interpréter n’importe quel dosage hormonal de J2 à J14, de donner un sens à n’importe quelle échographie (et ce, même quand les follicules sont, comme les miens, très discrets!), de décrire et définir la forme de l’endomètre…

Un dinosaure de la PMA, vous dis-je.

De la PMA en France, en tout cas.

Maintenant, j’ attaque à l’international 😉

La sagesse vient de ce que l’on vit et donc de l’expérience…

J’ai appris qu’en essuyant les échecs, on devient plus fort et sûrement aussi plus raisonnable, plus sage…

On accepte. On se fait à l’idée. On chemine. On avance.

Accepter mon infertilité et donc tirer un trait sur le bébé-couette aura été le plus douloureux renoncement. Je n’oublierai d’ailleurs jamais ma vive réaction à l’annonce de cette terrible nouvelle par ma gynéco de ville.

C’était il y a presque 3 ans, le 15 mars 2011 précisément (ah la mémoire des dates chez Lulu, c’est quelque chose !). Et à l’époque, nous avions déjà plus d’un an et demi d’essai “sérieux” à notre actif…. Le calcul est “simple”. A ce jour :

  1. nous sommes à 4 ans et demi d’essai… J’avais pas dit que j’arrêtais de compter… ? ;
  2. nous n’avons toujours pas la certitude qu’un jour nous serons parents ;
  3. mais nous envisageons l’avenir plus sereinement qu’avant (et pourtant, la situation “médicale” a empiré). Tout est donc question de positionnement…

Ce qui a changé

… Ce qui m’amène à dire que nous sommes dans l’acceptation. Nous nous préparons aussi à un avenir à deux.

Comment se prépare-t-on à ce qui nous terrorise ? Je ne sais pas… Disons qu’on y pense.

C’est dire si j’ai changé, évolué… Quand je vous dis que tout est question de positionnement dans la vie.

Ça paraît simple. Et à y réfléchir, ça l’est.

Mais il fallait en passer par là.

A l’époque, j’aurais mille fois préféré apprendre que l’infertilité provenait de mon homme.

Aujourd’hui, je pense tout le contraire (j’en parlerai bientôt, tiens… ça vaut bien un billet !).

Et une belle rencontre

Ces dernières années ont été marquées de beaucoup de souffrance, disais-je… Mais dans notre malheur (malheur “PMesque”, hein !), nous avons rencontré notre 4ème gynécologue, à savoir un Number 4 mer-veil-leux (beau… intelligent… aussi… accessoirement… arffff, ça me reprend…) qui nous a, quand même, acceptés en FIV.

De toute façon, il n’avait pas le choix. Je me souviens m’être écroulée dans son cabinet :

Je vous en supplie, Docteur, donnez-nous une chance d’aller en FIV, je vous en supplie !”.

J’avais déjà un dossier PMA bien garni.

Pour lui faciliter la tâche et l’aider à y voir plus clair dans la surabondance des analyses, et afin d’éviter une consultation de 4 heures, j’avais au préalable pris soin de lui préparer une “fiche récapitulative” du parcours, des traitements, résultats… avec toutes les dates clés.

Fallait le faire pour nous accepter en FIV avec une réserve ovarienne affaissée comme la mienne (un maximum de 2 ovocytes à  la ponction, la reine de la loose je vous dis) !

Mais cette fichue IO que je vivais comme la pire chose qui me soit arrivée, aujourd’hui, n’est rien (puisqu’il y a le don qui remédie à l’insuffisance ovarienne et/ou à la ménopause précoce) comparée à la peur d’une récidive de FC du fait de mes NK.

Echec 1 + échec 2 + échec 3 + échec 4… + échec 10 = le renoncement et l’acceptation

Je dois avouer que ce sont tous ces échecs qui finalement, mis bout à bout, m’ont “aidée” à faire mon deuil de l’enfant génétique.

Avec le recul et aussi étrange que cela puisse paraître, je peux aujourd’hui dire que je suis “heureuse” -avec plein de guillemets- d’avoir pris des coups de poings en plein visage. Je ne serais pas celle que je suis si je n’avais pas vécu tous ces échecs à toutes ces étapes.

Les blessures physiques mais surtout de l’âme ont eu le temps de cicatriser…

Je n’ai pas attendu que Number 4 me parle de don d’ovocytes pour me décider.

Notre histoire, mon cheminement, ma réflexion personnelle, mes lectures surtout y sont pour beaucoup et puis, bien sûr, vous autres qui êtes passées par le don avant moi et pour qui c’est une évidence…

C’est mon homme qui, par sa patience, m’aura fait prendre conscience de ceci : les gènes, on s’en contrebalance et l’important est/sera dans tout le reste !

Effectivement, je n’ai que faire du génétique. Là n’est pas l’essentiel.

L’essentiel est dans « tout le reste » et ce « tout le reste » est ENORME. Il est aussi dans les épreuves que nous avons/aurons traversées mon homme et moi, que ce soit pour concrétiser notre rêve ou pas.

L’essentiel est dans notre enfant à venir.

L’essentiel est partout ailleurs, mais PAS dans un patrimoine génétique.

L’important, c’est nous et ce que nous ferons de notre vie à 2… ou à 3… -je n’ose pas écrire 4-.

Un possible 11ème autre échec ?

Il faut pouvoir l’envisager. Et dans ce rôle, je suis fortiche ! J’envisage toujours les échecs !

Aujourd’hui donc, avec le probable échec en don, je suis prête à me reprendre une autre claque en pleine tronche car -faut pas rêver non plus, hein !-, ce n’est pas en un cycle de don que ça va marcher. Ce n’est pas parce que je hurle VIVE LE DON à tout-va que ça signifie que c’est LA solution pour passer de nullipare à nulligeste (ça, je sais faire) puis surtout à maman…

Avec le don, on reprend tout à 0… C’est comme si rien ne s’était passé avant.

On reprend du début, mais avec les idées claires en plus, la stimulation et la ponction en moins. Elle est pas belle la vie ?

Alors même si nous repartons à 0, même si nos chances sont encore plus réduites qu’il y a 4 ans, je pense que je suis sur la bonne voie. Celle de la sagesse. Avec les échecs et le temps qui passe, je m’assagis.

Au programme des réjouissances de cette 11ème tentative d’AMP, la FIV-DO

21/01 : injection de Décapeptyl 3 mg en IM (à J19/J20 du cycle).

24/01 : point avec Number 4.

29/01 : début du traitement de choc pour “stimuler” l’endomètre mais aussi (pour ne pas dire surtout !!!), commencer le traitement anti-uNK (cortisone, antibio, oestrogènes…).

J’espère que le Decapeptyl (que je ne connais pas, un comble pour un dinosaure !) ne va pas retarder l’arrivée de mes règles qui elles, sont habituellement toujours très ponctuelles chez moi !

En attendant, je garde en tête cette citation d’un de mes auteurs préférés :

la sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit”,

Oscar Wilde.

Mon rêve est GRAND. Je le poursuis. Je ne le perds pas de vue…

Mardi, on insémine !

Notre 10ème tentative de PMA, à savoir notre 5ème IAC, aurait (d’après mes calculs savants) dû se faire ce matin. Elle aura finalement lieu mardi matin, à J16 (ça fait tard… mais grâce à mes amis Orgalutran -tous les soirs depuis mercredi J10-, puis Ovitrelle -dimanche à J14-, je ne devrais pas ovuler avant !).

Beaucoup de choses encore à dire depuis mon dernier billet. Ces derniers temps, à presque chaque rendez-vous médical, j’apprends une mauvaise nouvelle.

Je vous parlais d’un prélèvement vaginal recommandé par MatriceLab pour détecter un éventuel foyer infectieux locorégional suite à la découverte de cellules tueuses uNK dans l’endomètre. Ce prélèvement a été fait il y a deux semaines. Résultats reçus il y a une semaine…. Et bien il ne manquait plus que cela à mon palmarès de looseuse : l’examen bactériologique a révélé des tas de cellules pas jolies, jolies et qu’il faut absolument traiter si on veut espérer un +++.

Et devinez comment on va traiter ces cellules-là ? Par des antibiotiques ! Encore des antibio’ !

Mais j’en prends déjà, b*rdel de m*rde !!! Ben c’est pas grave Lulu, tu vas en prendre d’autres.

Donc je récapitule :

  1. non seulement j’ai des cellules tueuses dans l’endomètre qu’on traite avec des antibiotiques (9 jours) ET de la cortisone (un mois),
  2. mais en plus, la recherche de mycoplasmes a détecté (d’ailleurs, si ça parle à l’une d’entre vous, n’hésitez pas) :
  • de l’Ureaplasma urealytucum (> ou = à 10 puissance 4 UCC),
  • de nombreuses cellules épithéliales,
  • des (rares) polynucléaires,
  • une flore polymorphe commensale avec présence de nombreuses colonies de Bacilles de Doderlein…. Tout ceci doit également être traité avec un autre antibiotique (15 jours).

Et quand votre médecin vous appelle personnellement sur votre portable (Number 4, j’aime que tu m’appelles mais par pitié, pas pour m’annoncer ENCORE une mauvaise nouvelle !!!) pour vous dire « Votre homme AUSSI doit prendre des antibiotiques, à commencer tout de suite, à raison de 2 par jour…« … ben t’as juste envie de te pendre…

Voilà, sagement, mon homme a suivi les instructions. J’ai les boules. Jusque-là, les traitements c’était mon affaire.

Mais c’est dur de se dire que j’ai tout ça à la fois : IO sévère + cellules tueuses dans l’endomètre et donc environnement immunitaire hostile + examen bactériologique pas bon du tout.

Je ne sais plus quoi penser de tout ce qui m’arrive. Cette IAC sur cycle (quasi-)naturel, je la fais mais comme j’irais acheter le pain…

Mon homme me dit que c’est normal, que plus on cherche (sous-entendu, plus on fouille), plus on a de chances de trouver des anomalies et soucis. Il est zen et détendu par rapport à tout ça.

Moi, j’ai juste envie de me pendre ou de partir loin… très loin…

Et pour toutes celles que ça intéresserait, voici ce qu’ont donné mes dosages hormonaux et échographies :
J10, le mercredi 3 juillet (sans stimulation, cycle naturel) :
  • oestradiol à 161 / LH à 4,1 / Progestérone à 0,1
  • endomètre à 8 mm
  • à droite : 1 follicule dominant à 14 mm, 1 autre à 12.
J12, le vendredi 5 juillet (après Pergoveris et Orgalutran) :
  • oestradiol à 370 (extra, non ?) / LH à 3,8 / Progestérone à 0,1
  • endomètre à 7,8 mm (pourquoi sa taille a-t-elle baissé ???)
  • toujours à droite : 1 follicule à 20 mm, l’autre à 16.

Tous les soirs depuis mercredi soir jusqu’à ce soir (samedi) inclus : injections de deux ampoules de Pergoveris + Orgalutran.

C’est fou ce que je marque, j’ai des bleus dans tout le ventre…

Ovitrelle dimanche soir.

10ème tentative de PMA : fin des FIV, retour à l’IAC

C’était notre « FIV-deuil ».
C’en est fini. On arrête les FIV.
Du moins, pour l’instant.
J’ai vu Number 4 la semaine dernière. Il a été très pro, comme toujours.
Notre embryon a cessé son développement 3 jours après la ponction, à 7 cellules.
Il ne me refait pas faire de biopsie de l’endomètre pour vérifier l’efficacité du traitement sur mes cellules tueuses uNK. Il estime que ce n’est pas nécessaire.
J’espère que le traitement est efficace et qu’il agit sur ces fichues cellules tueuses. En tout cas, elles se réactivent à chaque cycle et pour les éradiquer, il n’y a pas d’autre choix que de prendre de la cortisone et des antibio’.
Il a parlé en ces termes : « On ne continuera pas comme ça encore un an. C’est à vous de me dire quand vous souhaitez arrêter« .
Je lui ai répondu que c’était à lui de me le dire. J’ai confiance en lui. C’est le seul qui ait bien voulu tenter les FIV avec nous. J’ai toujours dit que « j’accepterais » le jour venu…
Ce jour est (presque) venu.
« Presque » car il tente malgré tout une IAC sur cycle naturel avant la fermeture estivale du centre.
Ce sera notre 5ème IAC mais surtout notre 10ème tentative de PMA.
Rien que ça !
Énième et dixième.
Peut-être notre ultime tentative, notre
« IAC-deuil ».
Je revois tout le chemin parcouru depuis toutes ces années à espérer un miracle. Le miracle n’arrivera sûrement pas. Il faut l’accepter.
La PMA est passée par là avec son lot de difficultés et de souffrances mais aujourd’hui, je suis fière (le mot peut sembler fort, mais c’est celui qui me vient) de ce que nous sommes (devenus), mon homme et moi à savoir, un couple solide et uni.
Le protocole est simple :
– Prélèvement vaginal le week-end dernier. Ce prélèvement est recommandé par MatriceLab pour détecter un éventuel foyer infectieux locorégional suite à la découverte de cellules tueuses uNK dans l’endomètre.
– J1 est arrivé comme prévu lundi 24.
Avec ce nouveau cycle, c’est aussi la reprise du traitement (corticoïdes, antibiotiques…). Et si j’ai bien compris, si le miracle se produisait, je prendrais de la cortisone tout le temps… du moins une bonne partie de la grossesse. Mais ne rêvons pas…
Pourtant, je suis prête à en prendre longtemps, moi, de la cortisone… malgré ses ravages sur moi…
– Cortisone (Cortancyl / Prednysone) à nouveau pendant un mois (de J2 à la prise de sang, c’est-à-dire du 25 juin au 20 juillet),
– Vitamines, acide folique, Pentoxifylline, Tocophérol (en plus de la gelée royale bio et pure),
– Antibiotiques (Azithromycine / Zithromax) dès le jour du déclenchement et pendant 9 jours (du 4 au 12 juillet).
– Prise de sang et écho sont prévues à J10 (une seule et à J10 seulement !), c’est-à-dire mercredi 3 juillet.
– Prochains contrôles (dosages et échographies) : sur instruction.
Si tout se passe comme prévu (mais vous savez bien qu’en PMA, rien ne se passe comme prévu ou souhaité), l’insémination -j’allais écrire
« ponction »…- pourrait se faire le samedi 6 juillet. La dernière tentative avant l’été. Ou la dernière tout court.
J’aurais tellement aimé pouvoir écrire des billets de dinde…
Parler de mon allergie à la progestérone, entendre et voir à nouveau un petit coeur qui bat en moi, vous parler de mes lectures de femme enceinte, me plaindre des grasses mat ‘que nous ne faisons plus, de ma libido en berne (il paraît que certaines femmes enceintes n’ont plus de désir une fois enceinte), vous dire que je dors mal à force de me lever 15 fois la nuit, réveillée par les pleurs de bébé, que mon homme et moi nous prenons le bec car notre appartement parisien est bien trop petit pour 3…
Oui, j’aurais tellement aimé tout ça.
Mais non.
Au lieu de cela, je parle de la douleur que je ne ressens même plus au fond de moi. Je suis comme anesthésiée.
Blasée.
Allez, je vais essayer de finir sur une note plus joyeuse et lister les petits +++ qui me viennent, là, comme ça… :
  • riche vie sociale (un p’tit resto à 23h ? Allez ! Un p’tit week-end au vert ? Allez ! Une p’tite soirée électro improvisée ? Allez !),
  • un entourage globalement compréhensif et bienveillant (même si on a perdu certains « amis » en route…),
  • des parents et beaux-parents on ne peut plus ouverts, compréhensifs, présents et à l’écoute.

Biopsie de l’endomètre

Voilà ce qui m’attend la semaine prochaine : une biopsie de l’endomètre.

C’était le seul examen que je n’avais pas encore eu à faire et je me demandais même quand ça me tomberait dessus. Et ben voilà, j’ai eu ma réponse hier !

3 grossesses toutes 3 non évolutives : il faut comprendre ces échecs d’implantation pour les tentatives à venir (la/les FIV « classique(s) » ou la/les FIV avec don d’ovocytes).

Ce qui est prévu :

  1. prise de sang à l’approche de l’ovulation, à J12 (mon J12 étant demain dimanche, ça se fera à J13, lundi matin) => dosages plasmatiques : estradiol, LH, progestérone,
  2. biopsie au moment de la nidation / implantation c’est-à-dire 5 à 7 jours après l’ovulation.

Si mes calculs sont bons -et si pas d’imprévus d’ici-là-, le prélèvement de l’endomètre devrait se faire en toute fin de semaine prochaine ou au tout début de la semaine du 22.

Ensuite, le prélèvement (à l’aide d’une « pipelle de cornier », oui Madame !) est envoyé au fameux laboratoire pour analyse et vérification de la présence et de l’activité des cellules immunitaires nécessaires à la future implantation. Et si je n’en avais pas de cellules immunitaires ? Et si mes cellules étaient tueuses et donc responsables de ces grossesses non évolutives ? Et si je n’avais jamais d’enfant ?

L’exploration pour comprendre les échecs d’implantation prendra environ un mois. En fonction de mes résultats :

  • dans le meilleur des cas : j’aurais un traitement adapté (cortisone dès J2/J3 et pas juste 15 jours post-transfert, progestérone aux doses plus que maxi, perfusion d’intralipide…),
  • dans le pire des cas : … ??? … ??? … ??? …

J’ai peur d’avoir un problème de réceptivité utérine qui expliquerait tous ces échecs d’implantation et ce, en dépit d’embryon(s) de bonne qualité. Oui, parce que malgré mon insuffisance ovarienne, nos rares embryons obtenus sont « de bonne qualité », selon Number 4.

Détail qui a quand même son importance : le coût des analyses est faramineux (400 euros pour la première puis 300 euros pour l’éventuelle seconde, toutes deux non remboursées, glourpssssss).

Ceci dit, ce diagnostic permettrait :

  1. de « définir et personnaliser les choix thérapeutiques » pour la FIV classique à venir,
  2. de s’assurer au préalable d’une réceptivité utérine adéquate pour la FIV-DO à venir. Ca serait ballot de bénéficier d’un don d’ovocytes « pour rien ». Je ne veux même pas penser à ce cas de figure… Vous imaginez, si même le DO (notre ultime espoir d’avoir un jour un enfant) n’était pas indiqué pour nous ??? Mais que ferions-nous alors ? Comment vivrions-nous ?

En attendant et vu les délais, notre 9ème tentative de PMA (notre FIV 3 donc), si elle a lieu -et ce n’est pas gagné- ne se fera pas avant… l’été !

On n’est pas au bout de nos peines…

Je ne suis pas spécialement douillette (pour preuve, ponctions SANS anesthésie générale, trop forte Lulu) mais suis preneuse de toutes vos expériences en matière de biopsie…

Jeudi (encore un jeudi !), c’est ponction !

Bon, ben voilà : déclenchement ce soir à 23h avec mon pote Ovitrelle… pour une ponction jeudi matin !

Ce matin, à J10, les dosages hormonaux ont donné ceci :

  • Oestradiol : 414 (contre 284 hier à J9) : je le trouve pas trop mal moi, mon oestradiol, pour un J10 à deux jours de la ponction (surtout pour un cycle non stimulé)
  • LH : 2,6 (contre 3,2 hier)
  • Progesterone : 0,1 (contre 0,2 hier)

Voilà, y’a plus qu’à ! J’ai terriblement peur d’une autre ponction blanche.

Pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche… PITIÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ, PITIÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ, PITIÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ… pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche, pas de ponction blanche… PITIÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ, PITIÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ, PITIÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ… pas de ponction blanche…

Echographie de contrôle et dosages plasmatiques à J9 sur cycle non stimulé + EDIT

Rappel des faits pour les largué(e)s :

A J2, lundi dernier, la secrétaire de Number 4 m’annonçait qu’on tirait un trait sur la stimulation pour ce nouveau cycle de FIV, faute de follicules en nombre suffisant -selon Number 4 (à savoir, 4 en tout)-.

Aujourd’hui, à J9, sur cycle spontané donc, ça donne ceci :

                    1/ Echographie endovaginale :

Je me retrouve avec 7 follicules au lieu de 4 initialement notés à J2… SAUF QUE… ne nous emballons pas…ne  JAMAIS s’emballer en PMA (qui plus est quand on est en IO -oui, pas que quand on est en IO, mais quand on est en IO, aussi !!!-) : sur ces 7 follicules 1 seul est exploitable : celui à gauche (on s’refait pas !) de 17 mm. Il y en a bien 2 autres à droite qui font tous deux 10 mm, mais 10 mm pour un J9, c’est pas la panacée.

Quant aux 4 autres mesurant entre 4 et 7 mm, je ne devrais même pas en parler tellement ils sont insignifiants (ce sont les tailles d’un J2/J3). Mais je vous donne ces données pour votre culture personnelle (ne me remerciez pas).

L’endomètre, quant à lui, présente une épaisseur de 6,6 mm : « pas mal pour un J9 » a dit mon échographiste préféré.

                    2/ Prise de sang (dosages hormonaux) :

  • Oestradiol : 284 (contre 177 à J9 lors de mon cycle spontané pour ma FIV NAT de novembre qui m’avait traumatisée car ponction blanche !). Je compare toujours ce qui est comparable mais je sais bien qu’en soi, ce 284, à quelques jours d’une éventuelle ponction, c’est juste, encore une fois, la méga loose.
  • LH : 3,2 (décidément, j’y comprendrais jamais rien en LH… d’ailleurs, s’il y a des connaisseuses, merci pour vos lumières !).
  • Progesterone : 0,2 (ça change jamais ça, chez Lulu…).

                    3/ Instructions du soir :

A venir…

EDIT de 17h :

Coup de fil de la secrétaire :

  1. une injection d’Orgalutran ou de Cétrotide 0,25 (au choix),
  2. une injection de deux ampoules (poudres) de Pergoveris,
  3. prise de sang demain matin SANS échographie !

Elle est pas belle, la vie ? J’attends le retour de mon homme pour le shoot ! J’étais en manque…

Allez, je parie sur une ponction (de mon seul follicule) jeudi, à J12 !

J2 et point FIV + EDIT de 11h + EDIT de 13h30

Pour une fois qu’une potentielle tentative allait ENFIN tomber pendant mes vacances et donc me « faciliter » la vie quant aux prises de sang et rendez-vous pour les échographies quotidiennes…

Je me réjouissais de pouvoir ENFIN vivre sereinement un cycle de stimulation, sans avoir à penser au côté organisationnel…

Oui, pas de stress, pas de réveils aux aurores, pas de crises parce que tel rdv pour l’écho est mal casé… La belle vie, quoi !

Je me réjouissais de pouvoir ENFIN me consacrer à 100 % à ma dernière 8ème tentative, à ma 2ème FIV.

Mais depuis quand, en PMA, peux-tu prévoir ? Depuis quand peux-tu anticiper ??? Hein ? Depuis quand ?

C’est la PMA qui guide ta vie et toi, tu acceptes les règles du jeu… ou pas !

Bon, je la fais « rapide » :

J1 : hier dimanche (avec 4 jours de retard…). Même Claire -que j’ai testée très rapidement, tu penses bien-, n’a pas aidé au débarquement.

J2 : aujourd’hui donc => prise de sang et échographie pour calcul des follicules antraux.

Prise de sang -dosages hormonaux- (du matin) :

  • Oestradiol : 39 picog/ml (pareil à J2, il y a 2 mois -40-)
  • LH : 3,5 UI/l (4,6 à J2, il y a 2 mois)
  • Progesterone : 0,5 ng/ml (0,3 à J2, il y a 2 mois)
  • FSH : 12,8 UI/l (15,5 à J2, il y a 2 mois)

Echographie (de l’après-midi) :

  • endomètre : 1 mm (contre 2,6 mm à J2 il y a deux mois) => A quoi ça sert que je prenne un traitement spécifique pour faire épaissir l’endomètre si c’est pour qu’il passe de 2,6 mm à 1 mm (toujours à J2, comparons ce qui est comparable) ???

4 follicules en tout (contre 5 en tout à J2 il y a deux mois -entre 4 et 6 mm- ; je perds donc en taille ET en nombre…)

  • ovaire droit : 2 follicules (5 et 4 mm)
  • ovaire gauche : 2 follicules (6 et 3 mm)

Instructions du soir :

  • on ne fait RIEN jusque lundi prochain !!! Pas de stimulation, pas de piqûres, pas d’écho, pas de prises de sang/bilan hormonal, rien. Rien jusqu’au lundi 11 !

Oui, vous avez bien lu, RIEN. Je suis en vacances, je ne pars nulle part et je n’ai RIEN de « PMesque » à faire pendant une semaine…

Mais qu’a Number 4 dans la tête ??? Pense-t-il :

  • à une FIV sur cycle naturel ? On sait ce que ça a donné en novembre dernier : une ponction blanche
  • à une FIV avec stimulation à compter de J9 (sachant que mes ponctions se sont toujours faites en J11 ou J12) ? Ca existe ça ?

Lorsque j’ai eu sa secrétaire au téléphone, je n’ai même pas pensé à lui poser la question. Même pas un simple « pourquoi ne serai-je pas stimulée sur ce cycle » ?

Que m’arrive-t-il ? Plusieurs options :

  1. j’ai une confiance aveugle en Number 4 (vous ai-je dit que je faisais un « transfert » ?),
  2. je suis blasée,
  3. j’ai eu peur de sa secrétaire (qui, au passage, m’a demandé « pourquoi » j’avais fait une écho à J2… que ça n’était pas demandé… euh… comment dire, espèce de… gentille secrétaire, j’ai toujours fait une écho à J2/J3 à la demande de Number 4, si tu crois que ça m’amuse de montrer ma foufoune à la terre entière…,
  4. tout ça à la fois,
  5. je perds mon temps (mon argent, mon énergie, ma santé… et sans doute d’autres trucs mais je vais m’arrêter là) avec les FIV classiques et si on passait ENFIN au don d’ovocytes ???

Bref, voilà où j’en suis.

Le positif, quand même (toujours finir par une note positive…) : je suis en vacances scolaires ET en vacances « PMesques ».

EDIT de 11h : bon, sur vos conseils, j’ai « osé » rappeler le secrétariat du cabinet.

La secrétaire me dit qu’elle n’a eu aucune information concernant la raison de la non stimulation sur ce cycle. Je comprends. Elle a les instructions, elle les transmet et puis basta.

Je décide donc d’envoyer un sms à Number 4 :

photo

Voilà donc le pourquoi du comment. Pas de follicules, pas de FIV. Je me déteste, là…

Au passage, détail qui a toute son importance : je ne vois pas comment Number 4 aurait vu que je n’avais pas « suffisamment de follicule » comme il l’écrit si bien, SI JE N’AVAIS PAS FAIT MON ECHO HIER A J2 (comme toutes les autres fois à J2/J3 d’ailleurs). Bref. On va pas s’énerver mais la secrétaire qui me dit hier qu’il ne « fallait pas faire l’écho », je comprends pas… Heureusement que je l’ai faite !

Une chose me chiffonne en plus du cycle spontané, c’est le « SI » dans le « si tout va bien ».

Tout ceci me laisse sans voix. Je ne suis même plus capable de produire plus de 4 follicules…

EDIT de 13h30 :

3 648,76 € => c’est le coût total du traitement qui était prévu pour ce cycle… traitement que je ne vais pas prendre…

GLOURPSSS

En route pour notre… 8ème tentative de PMA !

Je reviens après deux longues semaines de silence… Silence nécessaire pour un calme et une sérénité retrouvés.

Sachez que vos mots m’ont beaucoup touchée. Comme toujours, me direz-vous, mais surtout dernièrement. Alors une fois encore : MERCI. Heureusement que vous êtes là, mes copinautes de galère !

Même si je suis bien entourée dans la « vraie » vie, je réalise combien vos conseils, vos mots glissés ci et là m’aident à débroussailler ce parcours plein d’épines, d’embûches…

Je vous ai toutes lues régulièrement. Merci les flux RSS de Google Reader (une vraie geek Lulu !). Pas seulement les copinautes dont les blogs sont listés à droite, hein, les autres aussi (d’ailleurs, faut que je mette tout ça à jour !).

Je me réjouis pour celles pour qui la chance a enfin souri. Je pense aux autres qui sont encore en souffrance et partage leur peine. Et puis il y a celles pour qui l’espoir est grand d’une heureuse nouvelle à venir…

Je réalise que notre parcours PMA rocailleux nous me mine moins aujourd’hui qu’au début. Nul doute qu’avec le temps et l’expérience, on est plus à l’aise, plus au fait. On a moins de questions, d’appréhensions, de craintes. C’est bien connu : l’inconnu fait peur. Mais désormais, la PMA n’est plus une inconnue. Elle appartient à la famille : Lulu, son homme et la PMA !

Elle constitue même une chance puisque nous y avons droit. Et avec encore un peu d’effort, elle va nous aider à rencontrer notre enfant. La PMA est donc notre alliée. Nous aurions pu baisser les bras, tout arrêter. Mais non. Nous allons continuer à nous battre. C’est un choix. Nous ne subissons rien. Nous sommes actifs et acteurs de nos vies.

Je suis plus cool, plus détendue car convaincue que je serai mère ! D’une façon ou d’une autre, JE SERAI MAMAN !!! Alors, pas de temps à perdre car :

  1. réserve ovarienne affaissée,
  2. bientôt 37 ans,
  3. trop d’années qu’on veut être parents !

Et sans transition… J’ai revu Number 4 la semaine dernière et… on retente une FIV au prochain cycle, c’est-à-dire… dans 2 semaines !

On (enfin, moi plutôt !!!) a évoqué plusieurs choses :

  • le don d’ovocytes : je lui ai dit que nous continuions à y réfléchir sérieusement… ;
  • ma motivation pour continuer les FIV.

Il a parlé de mon bilan hormonal :

  • bien que mes dosages plasmatiques et les échographies de contrôle révèlent une IO importante et donc ne correspondent pas du tout à une réserve ovarienne d’une femme (relativement) jeune de (presque) 37 ans, les 2 ovocytes qui ont donné 2 embryons reflètent, quant à eux, mon âge ! Ils étaient de « bonne qualité ».

Alors pourquoi ils ne se sont pas accrochés… ? Mystèèèèère… A vrai dire, je n’ai même pas posé la question. Allez savoir pourquoi ! Je crois que personne n’a(ura) la réponse. C’est triste n’empêche…

Mes cycles ont bien raccourci (26 jours au lieu de 28 depuis mon premier arrêt de grossesse -suite à IAC 2- de décembre 2011) et mes règles ne durent que deux jours : pas de problème pour lui. Bon…

« Il y a encore de l’espoir, même si je ne peux pas vous garantir que ça marchera ».

Tant qu’il y a de l’espoir…

De toute façon, on va aller au bout de toutes nos tentatives et filer en Espagne (ou ailleurs) pour trouver des gamètes dignes de ce nom !

En attendant :

  1. Pentoxifylline pour épaissir l’endomètre (2 comprimés par jour pendant 3 mois) en plus de toutes les vitamines habituelles ;
  2. Changement de protocole avec Pergoveris en remplacement de Gonal dès J2 ou J3 (selon les résultats de la prise de sang et de l’écho de contrôle du même jour).

Il m’a parlé de ma LH (qui monte ou qui baisse trop vite à un moment précis… je n’ai pas tout saisi… je suis vraiment détendue et ne cherche plus à TOUT comprendre/savoir…). Ce protocole est mieux indiqué dans mon cas. Je lui fais entièrement confiance. J’ai donc de nouveaux amis : Pergoveris avec ses solvants et ses ampoules.

Vous connaissez ? Je sais que des IO ont eu des protocoles avec… Si vous avez des avis/infos/conseils…, je suis preneuse.

J’espère que le mélange (il m’a fourni les aiguilles) n’est pas trop compliqué à faire. C’est mon homme qui s’y collera (je l’aime d’un amour encore plus fou quand il se transforme en infirmier et qu’il me prodigue, de ses doigts magiques, les soins nécessaires !).

Toujours dans la course…

Même si, malheureusement, sur les 5 follicules (seulement) du pool de départ à J2, il n’en restait plus -hier à J6-, que 2 (à droite), voire 3 (si on compte celui de gauche pour lequel il y a encore un doute…), on continue d’espérer une ponction bientôt…

Protocole de J2 à J9 :

J2 (lundi 7) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J3 + J4 + J5 : Gonal F 300 UI chaque soir

J6 (hier donc) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J7 (aujourd’hui samedi) + J8 (demain dimanche) : Gonal F 300 UI + Cétrotide

J9 (lundi 14) :  prise de sang + échographie… la suite au téléphone selon instructions…

A J6 donc (hier), et près 5 jours de stimulation (doses de cheval !) :

Mes 3 follicules dans la course mesuraient : 15, 13 et 9 mm.

Endomètre : 5,4 mm…

Dosages plasmatiques :

  • Oestradiol à 257 picog/ml (rappel : 40 à J2),
  • LH : 1,9 UI/l (rappel : 4,6 à J2)
  • Progestérone : 0,2 ng/ml (rappel : 0,3 à J2).

Voilà, être toujours dans la course pour le marathon quand on n’a jusqu’ici fait « que » des semi-marathons nécessite de prendre le départ tranquillement, de maîtriser son souffle. J’essaie de maintenir un rythme, celui qu’on me demande de garder. J’ai mes ressources, mes supportrices qui me ravitaillent durant le parcours, à mi-parcours.

J’espère pouvoir franchir la ligne d’arrivée (je veux une vraie ponction !!!). Je suis endurante, j’ai du souffle. Je dois continuer à y croire. Prochain contrôle lundi matin. J’ai peur.