Bilan immunologique endométrial de réceptivité utérine : environnement immunitaire défaillant (pour ne pas dire de m*rde) et cellules tueuses à profusion !

Voilà des semaines que je n’ai pas écrit. Les mots ne voulaient pas sortir. Je n’avais rien de nouveau à écrire.

Beaucoup de bonnes nouvelles dans la blogosphère. De la quinzaine, voire vingtaine de PMettes rencontrées depuis la création de ce blog, (quasi-)toutes sont enceintes.

Quel immense bonheur pour elles et leur entourage. Je les félicite et leur souhaite le meilleur… Une grossesse qu’elles mèneront à terme avec à la clé un bébé en bonne santé.

Quant à moi, je suis en mode « survie », me noyant dans le boulot tout en n’oubliant pas d’être spectatrice du monde qui m’entoure (comme d’habitude).

Ohhh, en surface, je vais bien. Pimpante et souriante… Je suis (devenue) la reine des hypocrites !

Et des mauvaises pensées… aussi… Lorsque la douleur est trop grande…

Je n’ai pas insisté, ne me suis pas forcée… Je leur ai laissé le temps… aux mots…

Quand on écrit, c’est qu’on y croît, qu’on espère, qu’on est dans l’action. On a des choses à raconter, en somme.

En ce moment, je me sens hors course, exclue. Je ne suis pas dans la compétition ou dans le pool des candidates à la FIV. Une dizaine d’ovocytes ponctionnées chez les unes quand moi j’en ai un ou deux… Et souvent autant d’embryons obtenus chez les autres quand moi je suis heureuse d’en avoir ne serait-ce qu’un !!! La crainte (tout à fait légitime hein !!!) de passer en FIV pour certaines alors que pour moi, lorsque Number 4 a été le seul à nous l’accorder (la FIV), ce fut l’explosion de joie… J’ai ce sentiment de ne plus être sur la même longueur d’ondes… Je suis définitivement exclue. Alors, oui, je sais qu’il ne faut pas comparer les souffrances, les douleurs, les difficultés mais je ne peux pas m’en empêcher. Je pense que pour parvenir à accepter mon infertilité, je dois en passer par-là… Regarder la réalité en face.

Et la réalité, c’est que notre couple est infertile. A cause de moi.

Je crois que j’ai besoin d’aide…

Depuis le prélèvement de l’endomètre, et les résultats de la biopsie, rien… Le vide s’est installé en moi. A cause de cette colère et de ce sentiment d’injustice.

Je suis en colère et je suis écoeurée. La PMA m’aura tout pris : mon énergie, ma joie de vivre, ma spontanéité, ma générosité.

Je suis quelqu’un de bien, de foncièrement bon. Je le crois vraiment. Je me suis toujours réjouie du bonheur du autres, mais là, trop c’est trop.

Je n’y arrive plus. Trop de naissances ou d’annonces de grossesse autour de nous.

Trop de femmes qui se plaignent d’un contrôle banal de grossesse alors qu’à moi toute seule et sans notre enfant dans les bras, j’ai déjà une centaine d’écho endo-vaginales et de prises de sang à mon actif. Et tout ça pour quoi ?

C’était mon tour, b*rdel. MON tour ! Vous en connaissez beaucoup vous des filles en IO sévère qui, après 4 ans d’essai, AMH indosable et FSH pouvant grimper à 22, 8 tentatives de PMA, toutes échouées, et 3 débuts de grossesse « grâce » à la PMA, toutes avortées, continuent encore à croire au miracle ???

Si oui, vous me rendrez service en me le faisant savoir.

Les FIV ne fonctionnent (quand elles finissent par fonctionner !) que lorsque l’infertilité est masculine. Il faudrait que j’arrête de croire aux miracles après tant de coups de poignards dans le ventre et dans le coeur.

Personne, je dis bien personne dans mon cas (37 ans -dans 10 jours-, jamais pris la pilule de ma vie) n’a réussi à être mère. Personne !

Presque 50 cycles à essayer de fonder une famille quand beaucoup y arrivent à 12, 24 ou même 32 ou 44… J’ai essayé de compter le nombre de rdv médicaux, de piqûres, de prises de sang, de comprimés pris (par voie orale ou vaginale), je n’ai pas réussi. Je ne sais pas compter jusque-là. C’est trop.

Et cette sensation que personne ne comprend… Enfin, si… Vous… /Quoique… Après ce billet, j’en doute…/

Je ne crois plus en rien.

Les résultas de ma biopsie nous sont parvenus aujourd’hui. Et TOUT est hors norme. Pas juste un peu en dessous ou un peu au-dessus de la norme mais complètement hors norme.

Je suis un extra-terrestre. Un extra-terrestre aux cellules tueuses.

Pour faire bref, en plus de l’IO de m*rde qui me gâche l’existence (rappel : jamais de ma vie je n’aurais de TEC car je n’ai jamais eu plus de 2 embryons -et ça ne s’est produit qu’une seule fois !-), « l’activation immunitaire de l’environnement endométrial en fenêtre d’implantation embryonnaire est non seulement EXCESSIVE, mais en plus AGGRAVEE par un recrutement AUGMENTé de cellules utérines TUEUSES (NK, natural killer) en phase de réceptivité utérine ».

Cet environnement immunitaire serait sans doute responsable des échecs d’implantation du fait d’une « réactivité trop intense localement entraînant une réaction de rejet vis-à-vis de l’embryon et des cellules du trophoblaste« .

Une stratégie thérapeutique est proposée… Comme si j’avais pas assez bouffé de médoc’ comme ça.

Un espoir ? Mais je ne crois plus en rien.

J’ai tué mes embryons. Mes cellules les ont tués.

Mes cellules, ce sont un peu moi. Alors autant vous dire que ce soir, comme beaucoup de soirs, l’estime de moi est au plus bas…

Echographie de contrôle et dosages plasmatiques à J9 sur cycle non stimulé + EDIT

Rappel des faits pour les largué(e)s :

A J2, lundi dernier, la secrétaire de Number 4 m’annonçait qu’on tirait un trait sur la stimulation pour ce nouveau cycle de FIV, faute de follicules en nombre suffisant -selon Number 4 (à savoir, 4 en tout)-.

Aujourd’hui, à J9, sur cycle spontané donc, ça donne ceci :

                    1/ Echographie endovaginale :

Je me retrouve avec 7 follicules au lieu de 4 initialement notés à J2… SAUF QUE… ne nous emballons pas…ne  JAMAIS s’emballer en PMA (qui plus est quand on est en IO -oui, pas que quand on est en IO, mais quand on est en IO, aussi !!!-) : sur ces 7 follicules 1 seul est exploitable : celui à gauche (on s’refait pas !) de 17 mm. Il y en a bien 2 autres à droite qui font tous deux 10 mm, mais 10 mm pour un J9, c’est pas la panacée.

Quant aux 4 autres mesurant entre 4 et 7 mm, je ne devrais même pas en parler tellement ils sont insignifiants (ce sont les tailles d’un J2/J3). Mais je vous donne ces données pour votre culture personnelle (ne me remerciez pas).

L’endomètre, quant à lui, présente une épaisseur de 6,6 mm : « pas mal pour un J9 » a dit mon échographiste préféré.

                    2/ Prise de sang (dosages hormonaux) :

  • Oestradiol : 284 (contre 177 à J9 lors de mon cycle spontané pour ma FIV NAT de novembre qui m’avait traumatisée car ponction blanche !). Je compare toujours ce qui est comparable mais je sais bien qu’en soi, ce 284, à quelques jours d’une éventuelle ponction, c’est juste, encore une fois, la méga loose.
  • LH : 3,2 (décidément, j’y comprendrais jamais rien en LH… d’ailleurs, s’il y a des connaisseuses, merci pour vos lumières !).
  • Progesterone : 0,2 (ça change jamais ça, chez Lulu…).

                    3/ Instructions du soir :

A venir…

EDIT de 17h :

Coup de fil de la secrétaire :

  1. une injection d’Orgalutran ou de Cétrotide 0,25 (au choix),
  2. une injection de deux ampoules (poudres) de Pergoveris,
  3. prise de sang demain matin SANS échographie !

Elle est pas belle, la vie ? J’attends le retour de mon homme pour le shoot ! J’étais en manque…

Allez, je parie sur une ponction (de mon seul follicule) jeudi, à J12 !

J2 et point FIV + EDIT de 11h + EDIT de 13h30

Pour une fois qu’une potentielle tentative allait ENFIN tomber pendant mes vacances et donc me « faciliter » la vie quant aux prises de sang et rendez-vous pour les échographies quotidiennes…

Je me réjouissais de pouvoir ENFIN vivre sereinement un cycle de stimulation, sans avoir à penser au côté organisationnel…

Oui, pas de stress, pas de réveils aux aurores, pas de crises parce que tel rdv pour l’écho est mal casé… La belle vie, quoi !

Je me réjouissais de pouvoir ENFIN me consacrer à 100 % à ma dernière 8ème tentative, à ma 2ème FIV.

Mais depuis quand, en PMA, peux-tu prévoir ? Depuis quand peux-tu anticiper ??? Hein ? Depuis quand ?

C’est la PMA qui guide ta vie et toi, tu acceptes les règles du jeu… ou pas !

Bon, je la fais « rapide » :

J1 : hier dimanche (avec 4 jours de retard…). Même Claire -que j’ai testée très rapidement, tu penses bien-, n’a pas aidé au débarquement.

J2 : aujourd’hui donc => prise de sang et échographie pour calcul des follicules antraux.

Prise de sang -dosages hormonaux- (du matin) :

  • Oestradiol : 39 picog/ml (pareil à J2, il y a 2 mois -40-)
  • LH : 3,5 UI/l (4,6 à J2, il y a 2 mois)
  • Progesterone : 0,5 ng/ml (0,3 à J2, il y a 2 mois)
  • FSH : 12,8 UI/l (15,5 à J2, il y a 2 mois)

Echographie (de l’après-midi) :

  • endomètre : 1 mm (contre 2,6 mm à J2 il y a deux mois) => A quoi ça sert que je prenne un traitement spécifique pour faire épaissir l’endomètre si c’est pour qu’il passe de 2,6 mm à 1 mm (toujours à J2, comparons ce qui est comparable) ???

4 follicules en tout (contre 5 en tout à J2 il y a deux mois -entre 4 et 6 mm- ; je perds donc en taille ET en nombre…)

  • ovaire droit : 2 follicules (5 et 4 mm)
  • ovaire gauche : 2 follicules (6 et 3 mm)

Instructions du soir :

  • on ne fait RIEN jusque lundi prochain !!! Pas de stimulation, pas de piqûres, pas d’écho, pas de prises de sang/bilan hormonal, rien. Rien jusqu’au lundi 11 !

Oui, vous avez bien lu, RIEN. Je suis en vacances, je ne pars nulle part et je n’ai RIEN de « PMesque » à faire pendant une semaine…

Mais qu’a Number 4 dans la tête ??? Pense-t-il :

  • à une FIV sur cycle naturel ? On sait ce que ça a donné en novembre dernier : une ponction blanche
  • à une FIV avec stimulation à compter de J9 (sachant que mes ponctions se sont toujours faites en J11 ou J12) ? Ca existe ça ?

Lorsque j’ai eu sa secrétaire au téléphone, je n’ai même pas pensé à lui poser la question. Même pas un simple « pourquoi ne serai-je pas stimulée sur ce cycle » ?

Que m’arrive-t-il ? Plusieurs options :

  1. j’ai une confiance aveugle en Number 4 (vous ai-je dit que je faisais un « transfert » ?),
  2. je suis blasée,
  3. j’ai eu peur de sa secrétaire (qui, au passage, m’a demandé « pourquoi » j’avais fait une écho à J2… que ça n’était pas demandé… euh… comment dire, espèce de… gentille secrétaire, j’ai toujours fait une écho à J2/J3 à la demande de Number 4, si tu crois que ça m’amuse de montrer ma foufoune à la terre entière…,
  4. tout ça à la fois,
  5. je perds mon temps (mon argent, mon énergie, ma santé… et sans doute d’autres trucs mais je vais m’arrêter là) avec les FIV classiques et si on passait ENFIN au don d’ovocytes ???

Bref, voilà où j’en suis.

Le positif, quand même (toujours finir par une note positive…) : je suis en vacances scolaires ET en vacances « PMesques ».

EDIT de 11h : bon, sur vos conseils, j’ai « osé » rappeler le secrétariat du cabinet.

La secrétaire me dit qu’elle n’a eu aucune information concernant la raison de la non stimulation sur ce cycle. Je comprends. Elle a les instructions, elle les transmet et puis basta.

Je décide donc d’envoyer un sms à Number 4 :

photo

Voilà donc le pourquoi du comment. Pas de follicules, pas de FIV. Je me déteste, là…

Au passage, détail qui a toute son importance : je ne vois pas comment Number 4 aurait vu que je n’avais pas « suffisamment de follicule » comme il l’écrit si bien, SI JE N’AVAIS PAS FAIT MON ECHO HIER A J2 (comme toutes les autres fois à J2/J3 d’ailleurs). Bref. On va pas s’énerver mais la secrétaire qui me dit hier qu’il ne « fallait pas faire l’écho », je comprends pas… Heureusement que je l’ai faite !

Une chose me chiffonne en plus du cycle spontané, c’est le « SI » dans le « si tout va bien ».

Tout ceci me laisse sans voix. Je ne suis même plus capable de produire plus de 4 follicules…

EDIT de 13h30 :

3 648,76 € => c’est le coût total du traitement qui était prévu pour ce cycle… traitement que je ne vais pas prendre…

GLOURPSSS

En route pour notre… 8ème tentative de PMA !

Je reviens après deux longues semaines de silence… Silence nécessaire pour un calme et une sérénité retrouvés.

Sachez que vos mots m’ont beaucoup touchée. Comme toujours, me direz-vous, mais surtout dernièrement. Alors une fois encore : MERCI. Heureusement que vous êtes là, mes copinautes de galère !

Même si je suis bien entourée dans la « vraie » vie, je réalise combien vos conseils, vos mots glissés ci et là m’aident à débroussailler ce parcours plein d’épines, d’embûches…

Je vous ai toutes lues régulièrement. Merci les flux RSS de Google Reader (une vraie geek Lulu !). Pas seulement les copinautes dont les blogs sont listés à droite, hein, les autres aussi (d’ailleurs, faut que je mette tout ça à jour !).

Je me réjouis pour celles pour qui la chance a enfin souri. Je pense aux autres qui sont encore en souffrance et partage leur peine. Et puis il y a celles pour qui l’espoir est grand d’une heureuse nouvelle à venir…

Je réalise que notre parcours PMA rocailleux nous me mine moins aujourd’hui qu’au début. Nul doute qu’avec le temps et l’expérience, on est plus à l’aise, plus au fait. On a moins de questions, d’appréhensions, de craintes. C’est bien connu : l’inconnu fait peur. Mais désormais, la PMA n’est plus une inconnue. Elle appartient à la famille : Lulu, son homme et la PMA !

Elle constitue même une chance puisque nous y avons droit. Et avec encore un peu d’effort, elle va nous aider à rencontrer notre enfant. La PMA est donc notre alliée. Nous aurions pu baisser les bras, tout arrêter. Mais non. Nous allons continuer à nous battre. C’est un choix. Nous ne subissons rien. Nous sommes actifs et acteurs de nos vies.

Je suis plus cool, plus détendue car convaincue que je serai mère ! D’une façon ou d’une autre, JE SERAI MAMAN !!! Alors, pas de temps à perdre car :

  1. réserve ovarienne affaissée,
  2. bientôt 37 ans,
  3. trop d’années qu’on veut être parents !

Et sans transition… J’ai revu Number 4 la semaine dernière et… on retente une FIV au prochain cycle, c’est-à-dire… dans 2 semaines !

On (enfin, moi plutôt !!!) a évoqué plusieurs choses :

  • le don d’ovocytes : je lui ai dit que nous continuions à y réfléchir sérieusement… ;
  • ma motivation pour continuer les FIV.

Il a parlé de mon bilan hormonal :

  • bien que mes dosages plasmatiques et les échographies de contrôle révèlent une IO importante et donc ne correspondent pas du tout à une réserve ovarienne d’une femme (relativement) jeune de (presque) 37 ans, les 2 ovocytes qui ont donné 2 embryons reflètent, quant à eux, mon âge ! Ils étaient de « bonne qualité ».

Alors pourquoi ils ne se sont pas accrochés… ? Mystèèèèère… A vrai dire, je n’ai même pas posé la question. Allez savoir pourquoi ! Je crois que personne n’a(ura) la réponse. C’est triste n’empêche…

Mes cycles ont bien raccourci (26 jours au lieu de 28 depuis mon premier arrêt de grossesse -suite à IAC 2- de décembre 2011) et mes règles ne durent que deux jours : pas de problème pour lui. Bon…

« Il y a encore de l’espoir, même si je ne peux pas vous garantir que ça marchera ».

Tant qu’il y a de l’espoir…

De toute façon, on va aller au bout de toutes nos tentatives et filer en Espagne (ou ailleurs) pour trouver des gamètes dignes de ce nom !

En attendant :

  1. Pentoxifylline pour épaissir l’endomètre (2 comprimés par jour pendant 3 mois) en plus de toutes les vitamines habituelles ;
  2. Changement de protocole avec Pergoveris en remplacement de Gonal dès J2 ou J3 (selon les résultats de la prise de sang et de l’écho de contrôle du même jour).

Il m’a parlé de ma LH (qui monte ou qui baisse trop vite à un moment précis… je n’ai pas tout saisi… je suis vraiment détendue et ne cherche plus à TOUT comprendre/savoir…). Ce protocole est mieux indiqué dans mon cas. Je lui fais entièrement confiance. J’ai donc de nouveaux amis : Pergoveris avec ses solvants et ses ampoules.

Vous connaissez ? Je sais que des IO ont eu des protocoles avec… Si vous avez des avis/infos/conseils…, je suis preneuse.

J’espère que le mélange (il m’a fourni les aiguilles) n’est pas trop compliqué à faire. C’est mon homme qui s’y collera (je l’aime d’un amour encore plus fou quand il se transforme en infirmier et qu’il me prodigue, de ses doigts magiques, les soins nécessaires !).

Toujours dans la course…

Même si, malheureusement, sur les 5 follicules (seulement) du pool de départ à J2, il n’en restait plus -hier à J6-, que 2 (à droite), voire 3 (si on compte celui de gauche pour lequel il y a encore un doute…), on continue d’espérer une ponction bientôt…

Protocole de J2 à J9 :

J2 (lundi 7) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J3 + J4 + J5 : Gonal F 300 UI chaque soir

J6 (hier donc) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J7 (aujourd’hui samedi) + J8 (demain dimanche) : Gonal F 300 UI + Cétrotide

J9 (lundi 14) :  prise de sang + échographie… la suite au téléphone selon instructions…

A J6 donc (hier), et près 5 jours de stimulation (doses de cheval !) :

Mes 3 follicules dans la course mesuraient : 15, 13 et 9 mm.

Endomètre : 5,4 mm…

Dosages plasmatiques :

  • Oestradiol à 257 picog/ml (rappel : 40 à J2),
  • LH : 1,9 UI/l (rappel : 4,6 à J2)
  • Progestérone : 0,2 ng/ml (rappel : 0,3 à J2).

Voilà, être toujours dans la course pour le marathon quand on n’a jusqu’ici fait « que » des semi-marathons nécessite de prendre le départ tranquillement, de maîtriser son souffle. J’essaie de maintenir un rythme, celui qu’on me demande de garder. J’ai mes ressources, mes supportrices qui me ravitaillent durant le parcours, à mi-parcours.

J’espère pouvoir franchir la ligne d’arrivée (je veux une vraie ponction !!!). Je suis endurante, j’ai du souffle. Je dois continuer à y croire. Prochain contrôle lundi matin. J’ai peur.

Inscrite à la course

Cette course, appelons-là FIV.

Il y a environ 2-3 ans, rien que l’idée de participer à une telle course, m’aurait terrorisée. Parce qu’y participent les couples en difficulté, les couples infertiles, les couples stériles… Et ça, c’était juste impensable.

Naïve, moi ? C’est sûr !

Avant la PMA, je me disais donc que participer à cette course serait la pire des choses, sans même savoir, d’ailleurs, qu’elle nécessiterait une telle préparation (physique et mentale).

Jusque-là, à cause de ma réserve ovarienne quasi-épuisée, je n’ai participé « qu’à » des « petites courses », avec, à chaque fois, l’espoir d’en gagner une ; ces rares instants d’espoirs ayant vite été rattrapés par la cruelle réalité :

  • IAC 1 (échec),
  • IAC 2 (arrêt de grossesse gémellaire),
  • retrait d’un polype à l’utérus sous anesthésie générale,
  • IAC 3 (échec),
  • IAC 4 : celle-ci, j’ai galéré pour la faire : les conditions physiques -l’état de mes follicules- ne le permettant pas pendant plusieurs cylces… (fausse couche : oeuf clair),
  • stimulation ovarienne 5 sans IAC (échec),
  • FIV1 sur cycle naturel (un seul follicule mature -22 mm- et ponction blanche, pire qu’un échec).

Résultat desdites courses : accumulation d’échecs. Vous avez demandé la reine de la loose ? Vous y êtes !

Ces courses (bien que modestes) et leurs préparations, m’ont valu presque une centaine de rendez-vous médicaux… Et je ne parle pas du reste.

Alors quelle ne fût ma surprise, hier soir, quand ENFIN le feu vert m’a été donné pour démarrer ma stimulation ovarienne en vue d’une « vraie FIV » et ce, même avec mes seuls 5 follicules à J2 (hier) entre 4 et 6 mm.

Pas de FIV NAT comme la dernière fois car ce cycle, mes follicules, même s’ils sont très peu nombreux, ont la bonne taille ; le critère pour commencer une stimulation ovarienne étant d’avoir des follicules de moins de 10 mm à J2/J3.

D’ailleurs, voici les autres détails, hier (à J2 donc) :

Echographie

Endomètre : 2.6 mm / Existence de corps jaunes en voie d’involution (késako ???)

Dosages plasmatiques

Oestradiol : 40 picog/ml / LH : 4.6 ui/l (jamais ma LH n’a été si élevée…) / Progestérone : 0.3 ng/ml / FSH : 15.5 (ouf, suis en dessous de 20 !!!)

Voici le début du protocole

J2 (hier lundi) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J3 + J4 + J5 : Gonal F 300 UI

J6 : prise de sang + échographie… la suite au téléphone selon instructions… Pourvu que mon corps ne me lâche pas et qu’on continue le protocole.

Voilà, je suis bel et bien inscrite à cette course. La préparation va être longue.

Mon objectif n’est même pas de la gagner mais juste de ne pas être éliminée d’office comme la dernière fois

A tes marques, prête, pars !!!

Samedi, c’est… ponction !!!

Ce qui m’arrive est incroyable.

Hier matin, à J9 donc -toujours sur cycle spontané et donc sans stimulation-, ultime prise de sang. Elle donne ceci :

  • Oestradiol plasmatique à 177 picog/ml (150 à J8),
  • LH plasmatique à 1,0 UI/l (3,8 à J8),
  • Progestérone plasmatique à 0,2 ng/ml (0,1 à J8).

J’appelle la secrétaire à 17h :

Elle : « vous faîtes une injection de deux ampoules de HCG 5000 ce soir à 21h et vous venez à jeun, accompagnée de votre conjoint, samedi matin ».

Moi : « euh… attendez, comment ça ? Déjà, une ponction ? Je vous rappelle que je n’ai pas encore pris une seule dose de Gonal, rien, juste une injection de trois ampoules de Ménopur et une autre de Cetrotide hier soir ».

Elle : « oui, je sais, c’est pas nécessaire ».

Moi : « bon, et mon compagnon, il doit venir à jeun aussi ? (oui, bon, je sais, ça va… on peut poser des questions stupides, des fois aussi !).

Elle : « ah non, pourquoi voulez-vous qu’il soit à jeun ? ».

Moi (confuse) : « euh… oui, effectivement, pas besoin. Bien… merci… euh… au revoir ! ».

Je n’en reviens pas. Tout va si vite. Comment peut-on prévoir une ponction à J11 ? Avec des taux pareils en plus ? Mon œstradiol est au ras du plancher. Il révèle qu’il n’y a pas véritablement de follicule encore mature. 177 à J9, c’est rien !!! Pour mes 4 inséminations (dont deux ++++), j’étais très nettement au dessus (aux alentours de 500, voire 600 !) ! C’est à n’y rien comprendre. Que va bien pouvoir ponctionner Number 4, surtout sur cycle naturel ? Mystère…

Toujours est-il que l’ovulation est enclenchée (injection -à 21h tapantes- en intramusculaire cette fois, glourrppppssss) . J’ai galéré pour trouver un(e) infirmier(e) à domicile pour 21h et ça m’a valu une crise de larme au boulot (tellement j’étais à la fois surprise et inquiète de la nouvelle que je venais d’entendre). J’ai finalement trouvé un infirmier -fort sympathique en plus- sur mon secteur.

Je suis mitigée. J’y crois sans y croire. Je me dis qu’on gagne peut-être en qualité ovocytaire avec ce cycle sans stimulation… Mais en même temps, il faut bien être réaliste, quand on regarde ma dernière échographie (voir mon billet précédent), c’est vraiment pas fameux…

Voilà, maintenant, reste plus qu’à espérer pour :

  1. que la ponction ait vraiment lieu : je crois que je ne supporterais pas qu’on me dise que finalement tout est annulé faute de follicule(s) mature(s) à ponctionner, puis
  2. que la fécondation réussisse et qu’elle donne au moins un bel embryon (avec mon IO, c’est loin d’être gagné !),
  3. qu’il y ait transfert : ça serait juste atroce qu’il n’y ai pas transfert… ça signifierait une anesthésie générale et toutes ces prises de sang et échographies et injections pour rien !

Je vois l’anesthésiste tout à l’heure…

La FIV1 avec Number 4 aura-t-elle lieu ? Acte 2

Il s’en est passé des choses ces dernières semaines… Alors je vais faire par ordre chronologique.

J’ai revu Number 4 il y a deux semaines pour l’interprétation de la fameuse prise de sang dont je parlais ici (anticorps : anti-phospholipides, anticardio-lipines, anti-nucléaires, anti-DNA natif / antithrombine III / protéines anticoagulantes : C + S + protéine S libre antigène / test de dépistage de la résistance à la protéine C activée).

Arrivée en salle d’attente, je me dis qu’encore une fois, la chance me sourit : il n’y a qu’une seule personne (une biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip femme enceinte !). Après quelques échanges de sms avec mon homme et une « copinaute de galère » qui m’attendait au café d’en bas (elle avait rdv juste avant moi), j’arrive à me dire qu’après tout, c’est bon signe de croiser des femmes enceintes dans le cabinet de son gynéco spécialisé PMA… Même si -et c’est ce qui m’étonne là-, quasi-systématiquement, dès que ledit gynéco réussit le miracle du +++, il refourgue normalement la patiente à un confrère.

Mais bon, passons. Quelques minutes d’attente, puis j’entre dans son cabinet et là, ô sacro-sainte poisseuse de Lulu :

Number 4 : « Je n’ai pas reçu vos résultats… »

Moi : « Euh… ah bon ? Vous m’aviez dit que 8 jours suffiraient pour les recevoir. Il s’est écoulé deux semaines… »

Number 4 : « Oui et c’est bizarre. Je vais les appeler ».

Il appelle une fois, explique le problème. On lui dit que les résultats sont prêts et qu’ils les lui faxent de suite…. Mais rien. Il rappelle donc une deuxième fois : même topo… A chaque fois, on lui dit que ça va lui être faxé de suite. On attend. Toujours pas de fax. Quelques allers-retours du côté de sa secrétaire pour voir… Ça fait 15 minutes que je suis dans son cabinet. Rien. Pas de fax en vue. Je lui suggère alors (oui, je sais, je suis super chouette comme PMette), de prendre un(e)(d’) autre(s) patient(es)… J’attends à l’entrée, près du bureau de la secrétaire. Les patient(e)s défilent, les femmes seules ou les couples, un couple avec enfant aussi venu consulter pour un petit deuxième (qui tarde à venir sans doute… ). Et toujours pas de fax. La secrétaire ne comprend pas et décide d’appeler. Une fois… puis une autre fois. Agitation, impatience. Sur proposition de la secrétaire, j’appelle moi-même le laboratoire en question, rappelle qu’on en ai à au moins 6 appels et insiste pour qu’ils faxent les résultats im-mé-dia-te-ment…

La secrétaire, Number 4 et moi avons l’impression que c’est une blague (mais où est la caméra ???). Bref, s’en suivent des minutes interminables d’attente et au bout de 2 longues heures (oui deuuuuuux heures !!!), le fax tant attendu arrive. Moi, entre temps, je réalise que ces 2h viennent se rajouter aux centaines d’heures d’attente déjà englouties depuis que je suis en PMA (d’autant que j’étais attendue par deux « copinautes de galère » au café d’en bas, dont celle sus-mentionnée qui attendait depuis mon arrivée déjà !). Et ce précieux fax arrive pile poil au moment où une autre copinaute de galère -qui devait nous rejoindre toutes au fameux café d’en bas- (une 3ème donc, vous suivez ?) entre dans le cabinet. Ô joie, ô émerveillement. Nous nous sommes tout de suite reconnues, sans même nous connaître. Les PMettes blogueuses sont des magiciennes !

Et voici l’interprétation : « alors ça, négatif (il coche), là négatif (il coche), ça aussi négatif (il coche), ici négatif (il coche). Tout va bien. Vous n’êtes pas particulièrement sujette aux fausses couches« . Pfiouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu. Ouf ! Je n’ai pas le profil d’une « infertilequiferaitsystématiquementdesfaussescouches » ! A ma charge : 2 grossesses =>; 2 FC !!! Mais pourquoi tant de haine, hein ???

Bon, opération Action/Réaction ! Revenons à nos moutons… J’en suis là :

  1. Retour de couche (ou J1, c’est plus glamour) le mercredi 14 (33 jours après ma FC précisément).
  2. Dosages hormonaux et échographies de contrôle (calcul des follicules antraux + monitorage de l’ovulation) à J3 + J7 + J8 en cycle spontané

Je n’ai à ce jour (J8 donc) toujours pas commencé de stimulation hormonale. Ni Gonal, ni HCG Endo 5000, ni Ovitrelle ! Pourquoi ? Eh bien parce que les conditions (hormonales et échographiques) ne le permettent pas. IO de m*rde ! Si ces chiffres vous parlent, n’hésitez pas à me donner votre avis (on peut difficilement faire pire niveau hormonal…) :

Oestradiol LH plasmatique Progestérone
J3

70

3,4

0,2

J7

147

3,2

0,1

J8

150

3,8 0,1

Vous avez déjà vu un dosage de progestérone aussi bas, vous ? Et que dire de cette LH entre 3,2 et 3.8 de J3 à J7 ? Quant à l’oestradiol… J’y comprends rien !!! Mon taux de FSH, à ma grande surprise, affichait un joli 13,1 à J3. Et Number 4 m’a dit la dernière fois que si mon taux de FSH ne descendait pas la barre de 20, il n’y aurait pas de FIV possible ! Gloupssssssssssssssssssssss. J’étais donc folle de joie vendredi en me disant que ce taux avait incroyablement baissé même si, évidemment, c’est tout pourri 13 comme dosage, hein, ne nous leurrons pas. Mais je viens de loin… Je rappelle qu’il y a 7 mois, j’étais à 22 quasiment ! Ma joie a été de courte durée puisque ce taux de FSH doit être mis en lien avec l’oestradiol à J3 (le mien me semble bien trop élevé -70 à J3- d’où un taux faussement bas de mon FSH).

Les échographies à J7 et J8 (en cycle spontané donc), quant à elles, donnent ceci :

Ovaire droit :

  • 4 follicules à J3 (19, 12, 5 et 3 mm) ;
  • 4 follicules à J7 (18, 10, 9 et 8 mm).

Ovaire gauche :

  • 2 follicules à J3 (5 et 3 mm) ;
  • 3 follicules à J7 (8, 6 et 5 mm).

Endomètre :

  • 3,3 mm à J3 ;
  • 5,5 mm à J7.

En gras et en rouge, à J3, ce sont les deux images folliculaires dont les tailles sont complètement hors-normes.

Comment peut-on avoir à J3 des follicules de plus de 10 mm, dont un énooooorme à 19 mm ??? Mystère… C’est mauvais signe en tout cas tout ça. C’est confirmé par mon super échographiste (devant lequel je baisse ma culotte et écarte les jambes avec autant d’aise que devant mon homme… l’envie de me jeter sur lui en moins, pour sûr !). Voilà où j’en suis. Je ne sais pas trop comment interpréter tous ces résultats.

J’attends les instruction de Number 4 et je continue à rêver d’une FIV… non pas classique puisque là, c’est dead, mais à rêver d’une FIV sur cycle naturel avec au moins une ponction d’un ovocyte mature. Au moins un !

Vendredi : rendez-vous chez l’anesthésiste. Même s’il n’y aura sûrement pas de FIV, j’ai quand même pris ce rdv… en espérant qu’il serve pour une FIV à venir.

EDIT : j’ai reçu un appel tout à l’heure de la secrétaire me demandant :

  1. de commencer les injections sous-cutanées de Menopur (3 ampoules) et de Cetrotide 3mg (injections faites ce soir).
  2. de refaire un dosage hormonal demain matin, à J9 (la 4ème prise de sang de ce début de cycle).

Cela signifie peut-être que FIV sur cycle naturel il y aura… Oh la la…

Bilan à 3 ans d’essai

L’heure du bilan a sonné. En vrac et sans réfléchir :

– quatre ans d’amour -on s’est rencontré tard, c’est vraiment pas d’chance !- ;

– trois ans d'(de VRAIS) essais dont un an et demi en PMA ;

– cinq stimulations ovariennes au compteur, dont quatre IAC (inséminations qui ont donné deux débuts de grossesse et ont définitivement mis fin à mon état initial de nulligeste) ;

– deux grossesses non évolutives :

  1. premier +++ suite à IAC2 : une grossesse gémellaire arrêtée à 7.5 SA (hiver 2011),
  2. deuxième +++ suite à IAC4 : un début de grossesse qui s’est avéré être un œuf clair découvert et expulsé à 6.5 SA (j’en sors) ;

– cinq protocoles de stimulation au Gonal F 150 ui (environ 10 injections à chaque fois, bonjour les hormones), injections d’Orgalutran et/ou de Cetrotide et d’Ovitrelle à chaque fois ;

– des tas de prises de sang et échographies réalisées, des examens gynécologiques divers et variés effectués, une opération chirurgicale (retrait polype utérin), des médicaments / vitamines de toutes sortes (voie orale… ou pas…) avalés ;

– des litres et des litres de larmes versées, des heures et des heures d’attente perdues, des centaines de coups de fils passés pour obtenir des rendez-vous/les instructions, des réveils aux aurores pour la prise de sang + l’échographie du matin avant d’attaquer la journée de boulot (heureusement que je vis et bosse sur Paris !) ;

– quatre médecins vus : Gygy + Gygyamp + Gynéco3 + Number 4 (ce dernier est le seul à nous proposer une FIV vu mon IO !) ;

– une quinzaine de grossesses/naissances dans notre entourage en même pas un an (la stérilité est loin de toucher tout le monde et heureusement !) ;

– une inscription au CECOS => nous sommes candidats à un don d’ovocytes mais sans donneuse, l’attente est de presque quatre ans ;

– une réserve ovarienne qui s’affaisse… inexorablement ;

– cinq mois de blog, soixantième billet et de très très belles rencontres…

Je vais bien, ne vous en faites pas…

Par où commencer ? Comment dire ? Comment sortir du trou ? Trouver une issue un jour ? Pourquoi moi, pourquoi nous ? Pourquoi aucune de mes grossesses n’est évolutive ? Une semaine très éprouvante. Une toux sèche, quinteuse et persistante qui ne me lâche pas depuis presque 10 jours maintenant. Un corps las et mis à rude épreuve qui a tendance à me lâcher quand mon cœur a mal. Des taux de béta HCG comme les deux derniers auront eu raison de cette grossesse qui n’est pas évolutive -elle non plus-. Un monde s’écroule ? Oui et non. Oui car tout était si bien parti et qu’un début d’espoir, même infime, était, malgré tout, né… Et non parce qu’on s’en doutait bien. Ça aurait été le comble, quand même, après un tel désir de grossesse et de parentalité, que tout se passe comme rêvé ! Faut quand même pas exagérer. On peut pas ET vouloir un enfant ET en plus en avoir un ! Pfffffffffffffffffffff J’ai réussi à tenir bon toute la semaine sans pleurer, sans ressasser, sans penser systématiquement au pire. Bien sûr, j’y pensais quand même car je sais parfaitement (à force) interpréter les résultats de chacune de mes prises de sang et je savais bien qu’il y aurait une perfidie cachée là-dessous ! Mais juste avant d’aller à l’écho, j’ai craqué. Hier après-midi, à la maison, sur le canapé, avec mon homme, j’ai vidé toutes mes larmes. Il m’a écoutée pleurer. J’ai versé des litres et des litres de larmes, épuisé en 1h le stock de mouchoirs qui me sert habituellement plusieurs jours pour mon hyperhidrose (j’avais dit que j’en parlerai de mon HH, pas encore eu l’occasion… mais je le ferai). J’ai fait comme certaines me l’ont suggéré : j’ai tout lâché, tout. Tout devait sortir : la colère, la haine, la répulsion, la peur, l’incompréhension, les désillusions, les déceptions, la rancœur, l’injustice, la souffrance… Et j’en passe, tout… Jusqu’à me sentir totalement vide. Vide dans mon ventre, dans ma tête, dans mon cœur. Jusqu’à ne plus rien ressentir. Quel soulagement. Puis l’heure de l’échographie chez Gynéco3 est arrivée. L’attente fut interminable, insupportable, mais il fallait attendre pour voir. Elle nous a reçus à l’heure (et même en avance). Diagnostic à 6.5 SA :

utérus d’aspect gravide,

petit sac ovulatoire,

sans embryon et sans vésicule vitelline visibles

Conclusion : œuf clair.

Il y a bien eu rencontre de nos deux gamètes, puis fécondation et donc début de grossesse mais ça s’arrête là. Elles n’ont pas voulu continuer l’aventure, nos gamètes. Elles ont flippé leur mère (euh…) alors que y’avait pas de quoi franchement ! On se rassure comme on peut mais je me dis qu’il vaut mieux ça qu’un embryon/fœtus qui arrêterait sa croissance (oui ma bonne dame, faut toujours voir le « bon » côté des choses…). Donc pas d’activé cardiaque et c’est ce qui me « sauve » car rien ne m’aurait été plus insupportable que de revivre le cauchemar de l’an dernier (entendre les battements de cœur et voir des choses à l’écho pour ensuite ne plus rien voir/entendre quelques temps après). La suite des réjouissances:

  • je commence l’aide médicamenteuse ce jour (Cytotec et tout le le bazar, j’ai peur de souffrir…),
  • je revois Gynéco3 mi-décembre et donc pause de 2 mois…

Dans la foulée, j’ai appelé mon acupuncteur pour lui annoncer officiellement la mauvaise nouvelle et donc annuler notre rdv. Cette séance était censée aider l’embryon à bien accrocher pour devenir un beau fœtus bien costaud… Nous allons, malgré tout, relativement bien. Il le faut. Je suis encore fragile mais nous allons prendre des forces pour nous remettre au combat, mon homme et moi, tels des guerriers. Vous ne savez pas combien vos commentaires, mails, messages m’ont aidée et m’aident à avancer dans ce parcours. Alors, une fois encore, du fond du cœur, MERCI.