En route pour notre… 8ème tentative de PMA !

Je reviens après deux longues semaines de silence… Silence nécessaire pour un calme et une sérénité retrouvés.

Sachez que vos mots m’ont beaucoup touchée. Comme toujours, me direz-vous, mais surtout dernièrement. Alors une fois encore : MERCI. Heureusement que vous êtes là, mes copinautes de galère !

Même si je suis bien entourée dans la « vraie » vie, je réalise combien vos conseils, vos mots glissés ci et là m’aident à débroussailler ce parcours plein d’épines, d’embûches…

Je vous ai toutes lues régulièrement. Merci les flux RSS de Google Reader (une vraie geek Lulu !). Pas seulement les copinautes dont les blogs sont listés à droite, hein, les autres aussi (d’ailleurs, faut que je mette tout ça à jour !).

Je me réjouis pour celles pour qui la chance a enfin souri. Je pense aux autres qui sont encore en souffrance et partage leur peine. Et puis il y a celles pour qui l’espoir est grand d’une heureuse nouvelle à venir…

Je réalise que notre parcours PMA rocailleux nous me mine moins aujourd’hui qu’au début. Nul doute qu’avec le temps et l’expérience, on est plus à l’aise, plus au fait. On a moins de questions, d’appréhensions, de craintes. C’est bien connu : l’inconnu fait peur. Mais désormais, la PMA n’est plus une inconnue. Elle appartient à la famille : Lulu, son homme et la PMA !

Elle constitue même une chance puisque nous y avons droit. Et avec encore un peu d’effort, elle va nous aider à rencontrer notre enfant. La PMA est donc notre alliée. Nous aurions pu baisser les bras, tout arrêter. Mais non. Nous allons continuer à nous battre. C’est un choix. Nous ne subissons rien. Nous sommes actifs et acteurs de nos vies.

Je suis plus cool, plus détendue car convaincue que je serai mère ! D’une façon ou d’une autre, JE SERAI MAMAN !!! Alors, pas de temps à perdre car :

  1. réserve ovarienne affaissée,
  2. bientôt 37 ans,
  3. trop d’années qu’on veut être parents !

Et sans transition… J’ai revu Number 4 la semaine dernière et… on retente une FIV au prochain cycle, c’est-à-dire… dans 2 semaines !

On (enfin, moi plutôt !!!) a évoqué plusieurs choses :

  • le don d’ovocytes : je lui ai dit que nous continuions à y réfléchir sérieusement… ;
  • ma motivation pour continuer les FIV.

Il a parlé de mon bilan hormonal :

  • bien que mes dosages plasmatiques et les échographies de contrôle révèlent une IO importante et donc ne correspondent pas du tout à une réserve ovarienne d’une femme (relativement) jeune de (presque) 37 ans, les 2 ovocytes qui ont donné 2 embryons reflètent, quant à eux, mon âge ! Ils étaient de « bonne qualité ».

Alors pourquoi ils ne se sont pas accrochés… ? Mystèèèèère… A vrai dire, je n’ai même pas posé la question. Allez savoir pourquoi ! Je crois que personne n’a(ura) la réponse. C’est triste n’empêche…

Mes cycles ont bien raccourci (26 jours au lieu de 28 depuis mon premier arrêt de grossesse -suite à IAC 2- de décembre 2011) et mes règles ne durent que deux jours : pas de problème pour lui. Bon…

« Il y a encore de l’espoir, même si je ne peux pas vous garantir que ça marchera ».

Tant qu’il y a de l’espoir…

De toute façon, on va aller au bout de toutes nos tentatives et filer en Espagne (ou ailleurs) pour trouver des gamètes dignes de ce nom !

En attendant :

  1. Pentoxifylline pour épaissir l’endomètre (2 comprimés par jour pendant 3 mois) en plus de toutes les vitamines habituelles ;
  2. Changement de protocole avec Pergoveris en remplacement de Gonal dès J2 ou J3 (selon les résultats de la prise de sang et de l’écho de contrôle du même jour).

Il m’a parlé de ma LH (qui monte ou qui baisse trop vite à un moment précis… je n’ai pas tout saisi… je suis vraiment détendue et ne cherche plus à TOUT comprendre/savoir…). Ce protocole est mieux indiqué dans mon cas. Je lui fais entièrement confiance. J’ai donc de nouveaux amis : Pergoveris avec ses solvants et ses ampoules.

Vous connaissez ? Je sais que des IO ont eu des protocoles avec… Si vous avez des avis/infos/conseils…, je suis preneuse.

J’espère que le mélange (il m’a fourni les aiguilles) n’est pas trop compliqué à faire. C’est mon homme qui s’y collera (je l’aime d’un amour encore plus fou quand il se transforme en infirmier et qu’il me prodigue, de ses doigts magiques, les soins nécessaires !).

Une FIV ? Qui l’eût cru ? Pas Lulu, en tout cas !

L’IAC 4 bis bis a bien eu lieu lundi 10, comme c’était prévu. Recueil à 14h, IAC à 17. Tout s’est très bien passé. Gynéco 3 semblait satisfaite de ma réponse ovarienne : 2 follicules de bonne taille (je pense qu’il ont dû atteindre les 20 mm puisqu’à J9, j’en avais un à 17 et un autre à 14). Comme il n’y a eu qu’un seul contrôle (à J9), je ne sais pas comment ce petit monde a évolué de J10 à J13, jour de l’IAC, mais je fais confiance à Gynéco3. Oui, bon, je sais, 2 follicules, c’est pas non plus la fête du string, mais n’oubliez pas que je suis en insuffisance ovarienne et que 2, pour moi, c’est pas si mal et puis apparemment, pour une IAC, pas besoin de plus. Pourvu qu’ils soient de bonne qualité. Mais ça, on peut pas savoir…

3 ans d’essais et tellement de déception que je m’interdis de projeter quoi que ce soit. Je reste lucide, nos chances sont minimes. Alors pourquoi faire tout cela ? Parce que je ne veux rien regretter s’il s’avérait que, ce que je redoute terriblement, m’arrive un jour…

Et là… transition… Je vous préviens… Ça va pas tarder à envoyer du bois ! Mais avant, un tout petit rappel en trois points :

  • Gygy, ma gynécologue de famille, pourtant spécialisée « stérilité… » nous oriente, après un certains nombre d’examens chez gygyamp.
  • Là, c’est welcome PMA avec gygyamp et tout le stress lié à la complexité du parcours. Je me heurte à des tas de difficultés que j’ai exprimées, entre autre, ici par exemple… et décide, avec mon homme de quitter cette gygyamp (cabinet privé où c’est l’usine, pas de suivi, consultations de 3 minutes à 90 €, cette secrétaire que je n’ai jamais supportée tellement elle était horripilante, désagréable… qui rappelle jamais alors même qu’elle te dit qu’elle le fera…). Bref… Je passe car rien que d’y penser, j’en deviens malade (et pour info, toujours pas de nouvelle de leur côté !).
  • Puis enfin, une très belle rencontre avec Gynéco3 qui a repris le dossier. La magie a opéré, illico. Elle est à l’écoute, je l’ai en ligne en cas de besoin, elle répond aux questions. Bref, un médecin comme on en a besoin en PMA !

Pour nous, donc, pas de FIV possible vu mon IO. Ok, c’est dur à accepter, mais il le faut. Avant de passer définitivement à autre chose, j’ai voulu avoir un 4ème et dernier avis et ai sollicité un rdv avec le « Number 4 » de PMGirl. Et ce billet, je te le dédie. Encore mille mercis à toi, jolie future maman, d’avoir mis sur mon chemin celui qui t’a ouvert la porte du bonheur… Avec ta permission, PMGirl, je conserve ce nom car il est aussi, du coup, mon 4ème médecin ! C’est fou comme le hasard fait bien les choses ! Donc nous nous sommes vus le lendemain de mon IAC « pour un ultime avis avant de pouvoir définitivement passer à autre chose« . Mon homme, pour des raisons professionnelles (nouveau boulot, une demi-journée prise déjà pour l’IAC de la veille…), n’a pas pu être présent.

Number 4 est un très bel homme un peu froid au premier abord. Il a bien examiné le dossier, posé les questions, lu attentivement le document que j’avais scrupuleusement préparé pour lui (comme pour Gynéco3 d’ailleurs) résumant notre parcours avec les dates clés et les examens correspondants. Il a bien vu que j’étais très soucieuse de notre avenir et que mon envie d’avoir un énième éclairage était vraiment justifiée. Tout est allé très vite. Il sait que j’ai été suivie par gygyamp et que Gynéco3 a repris le flambeau, toujours pour des IAC. Je vous passe tous les détails de la consultation qui a duré une grosse demi-heure mais voici un condensé de ce qu’il a dit (quand je vous dis qu’il y a du lourd…) :

« Le spermogramme de votre homme est bon (bon, ça, je le savais mais ouff quand même), vous êtes encore jeune (euh… 36 ans, quand même, mais quel bonheur d’entendre ça !!!), je ne vois aucune contre-indication à la FIV. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi on ne vous l’a pas proposée avant. Le temps presse, il aurait peut-être fallu le faire avant alors si vous le souhaitez, on peut commencer -le plus rapidement possible car chaque cycle est compté-, quand vous vous sentirez prête. Mais n’attendez pas trop. Nous pouvons faire une FIV classique ou alors une ponction sur cycle naturel, sans stimulation (enfin, ça, j’y crois pas du tout, mes follicules ne poussent pas sans stimulation). Cette FIV, à 40 ans, avec des résultats comme les vôtres, je ne vous l’aurais pas proposée, mais là, à 36, il faut essayer ! Cela fait 3 ans que vous désirez un enfant, ce serait dommage de ne pas tenter et il serait prématuré d’envisager un don d’ovules (d’ailleurs, je n’ai même pas pensé à lui parler de notre démarche DO/CECOS tellement je ne me remettais pas de ce que je venais d’entendre). Dans votre cas, on ne pourra pas aller jusqu’au TEC, mais pour la FIV classique, il suffit d’un ovule de qualité « .

Oui, vous avez bien lu. Évidemment, je n’ai pas pu retenir mes larmes (de joie) ! Ça ne veut pas dire qu’on ira jusqu’à la ponction mais on va essayer. Ça ne veut pas dire qu’on obtiendra un embryon mais on va essayer ! Seule l’expérience nous le dira.

Quand je pense que lorsque j’avais appris (ça date maintenant) mon infertilité, je me disais que la FIV était la pire chose qui pouvait nous arriver… Et bien là, je me réjouis de tout mon cœur qu’on nous donne cette ultime chance d’y arriver avec nos propres gamètes !

Quand je pense aussi que deux spécialistes en PMA nous ont dit que nos chances en FIV n’étaient pas plus élevées qu’en IAC, je ne sais plus quoi penser… Enfin, si : nous allons essayer, tenter cette FIV. Et ce, même si mon homme n’y croît pas. Je suis à FOND ! Vous aviez raison, les filles. J’ai peut-être une réserve affaissée, mais comment savoir sans essayer ? C’est l’expérience qui dit les choses et l’expérience nous dira. Je n’ai rien à perdre (à part mon énergie, mon temps, mon argent, le peu de réserve ovarienne qu’il me reste…) et peut-être un miracle à gagner.

Il m’a déjà tout prescrit, expliqué le déroulement de la FIV, dit la possibilité d’une anesthésie générale ou locale (dans mon cas, vu que j’ai très très peu de follicules, elle pourrait être locale -à voir-, glourpsss, si vous avez des avis là-dessus, je suis preneuse !!!). Je pourrais également le joindre en cas de souci (yes !!!). Je suis sortie de là avec toutes mes ordonnances, une brochure, le cœur léger, la tête pleine (mais l’esprit clair, nuance !) et le sourire aux lèvres…

Bilan des courses :

  1. on ne change rien, on reste rationnels et objectifs donc on est plus que jamais candidats à un don d’ovocytes (1er rdv CECOS tout bientôt !),
  2. on refait une IAC avec Gynéco3 (elle ne pense pas qu’une FIV donnerait plus de chances qu’une IAC),
  3. fin octobre/début novembre : on commencerait l’aventure FIV avec Number 4.

J’ai bien fait de tenter le tout pour le tout. J’avais même failli annuler ce rdv avec Number 4. Mais désormais, je dirais « jamais 3 sans 4 » !

Problème : comment dire à Gynéco3 avec qui je suis/nous sommes en totale confiance et qui a rédigé notre courrier pour le CECOS que nous allons faire une FIV avec un confrère ?

Peut-on être suivis par deux médecins (un pour les IAC, l’autre pour les FIV) ?