Don d’ovocytes : des médecins plaident pour les femmes

Ma jumelle de coeur -que je remercie et que j’embrasse fort- m’informe d’un article paru ce matin dans La Parisienne et qui a le mérite de traiter de la pénurie des donneuses en France et de la FIV avec don d’ovules à l’étranger (en Espagne, en l’occurrence).

Bonne lecture et… vive le don !

Un parcours qui reste bien trop long en France faute de donneuses. Malgré les campagnes, l’agence de biomédecine n’enregistrait en 2012 que 422 dons, alors que 2 110 couples sont en attente. « Cette ironie française, qui autorise les dons mais ne les favorise pas, faute de les rétribuer, laissant les femmes aller trouver la solution ailleurs, mais en connaissance de cause puisque c’est partiellement remboursé, ne peut plus durer ! »

Ca se passe ici.

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« Refaire une Amandine serait aujourd’hui impossible », Pr Frydman

Je vous invite à écouter le Pr René Frydman dans Un monde d’idées d’hier, sur France Info.

Pour lui, il y a :

  1. un problème dans notre société concernant « le principe de précaution qui vient contrebalancer l’esprit d’initiative et d’innovation » ;
  2. des limites à ne pas dépasser. Il se dit contre la GPA et parle « d’exploitation outrancière » et « d’aliénation de la femme« 

Les trois courts enregistrements durent en tout un petit quart-d’heure. Et ça se passe ici.

Les enjeux de la recherche sur l’embryon, selon Frydman

Voici ce que le Pr Frydman (interrogé sur BFMTV cette fois) dit concernant la question de la recherche sur l’embryon.

  • L’embryon est une personne potentielle. Il est tout…
  • Mais s’il n’y a plus de projet parental, la question de la conservation des embryons se pose. La loi autorise leur destruction.
  • Les opposants (les « idéologiquement contre ») sont contre la connaissance que l’on pourrait tirer de ces recherches.
  • Les cellules inutilisées (en raison de la disparition du projet parental) sont autorisées à être conservées.
  • Il faut une clarté, une cohérence. La bonne réponse est « scientifique » et « il  ne faut pas transformer les faits scientifiques sous le couvert de sa propre idéologie ».
  • Il évoque également, avec la fin de non recevoir :
  1. le retard de la France depuis de nombreuses années en matière de congélation et d’autoconservation des ovules,
  2. la mise à mal d’un développement possible d’une technique de conservation.

Pour écouter l’interview (durée : 7 min) , ça se passe ici.

« L’embryon est tout », Frydman

A l’heure où la proposition de loi concernant l’autorisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires est débattue à l’Assemblée, le Pr Frydman (interviewé ce matin sur Europe 1) affirme que « cultiver l’ignorance n’assume pas le projet des connaissances » et qu’il faut « une vision progressive de la constitution de la personne« .

Certains embryons vont, de toute façon, être détruits (projet parental revu, séparation…). La connaissance scientifique que l’on pourrait tirer de ces embryons est essentielle si l’on veut progresser et en aucun cas les prises de positions idéologiques doivent l’emporter sur la science !

L’entretien dure 7 minutes. Ca se passe ici.

Emission à écouter : « La recherche sur l’embryon doit-elle rester une exception ? »

Si Amandine n’existait pas, pourrait-on encore l’inventer ? 31 ans tout juste après la naissance du premier bébé-éprouvette français, les scientifiques se déchirent encore : faut-il autoriser la recherche sur l’embryon ?

La question est scientifique, éthique… et politique.

Elle sera débattue demain (jeudi 28) à l’Assemblée Nationale.

Le professeur René Frydman le dit lui-même : s’il avait dû « faire » Amandine en 2013, il en aurait été bien incapable.

Depuis la première loi de bioéthique (1994), les scientifiques n’ont plus le droit de travailler sur l’embryon… Certes, la révision de cette loi en 2004 a quelque peu assoupli les règles en permettant quelques dérogations… Mais jusque-là c’est bien le principe d’interdiction qui prévaut.

Que dit la proposition de loi des radicaux de gauche, soutenue par le gouvernement, et adoptée en commission la semaine dernière ? Elle autorise la recherche sur l’embryon et les cellules souches… Une autorisation encadrée, sous la vigilance de l’Agence de biomédecine. D’après les chercheurs qui le défendent, voilà qui serait un compromis entre le respect de la vie humaine et le respect des sciences.

Bien plus qu’une simple question de spécialistes, il s’agit là d’un bouleversement majeur de notre droit de la bioéthique : à l’heure où certains veulent pouvoir faire « parler » l’embryon pour en apprendre toujours plus… ; quand d’autres répondent que sa parole n’est pas forcément la plus fiable ; à l’heure où l’on parle d’ouvrir la Procréation Médicalement Assistée aux couples lesbiens ; et alors que le débat reste souvent parasité par des questions de dogme :

 La recherche sur l’embryon doit-elle rester une exception ?

C’est donc la question posée dans Du Grain à moudre (France Culture) et ça se passe ici.

Invités :

  • Claude Huriet, professeur agrégé de médecine et président de l’Institut Curie.
  • Cécile Martinat, biologiste, chargée de recherche à l’INSERM.
  • Dominique Thouvenin, titulaire de la chaire de droit de la santé et éthique de l’Ecole des hautes études en santé publique.

Un plan pour la Procréation Médicalement Assistée

Un article du Monde du 11 janvier 2013 que je vous invite à lire.

Par René Frydman, médecin, chef du service de gynécologie-obstétrique et médecine de la reproduction, hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (Hauts-de-Seine)

Ca se passe ici.

Extrait :

Etre empêché de rechercher le potentiel de développement ou les capacités d’implantation de chaque embryon revient à faire de la médecine en croisant les doigts ou en priant pour qu’il y ait grossesse. Ce qui aboutit à recommencer encore des tentatives de PMA infructueuses, proches de l’acharnement thérapeutique, au détriment des femmes et des couples.

La liste de nos carences et de nos incohérences ne s’arrête pas là. Près de 8 000 femmes françaises qui peuvent se le permettre passent les frontières pour bénéficier d’un don d’ovocyte impossible à réaliser dans notre pays.