Bilan immunologique endométrial de réceptivité utérine : environnement immunitaire défaillant (pour ne pas dire de m*rde) et cellules tueuses à profusion !

Voilà des semaines que je n’ai pas écrit. Les mots ne voulaient pas sortir. Je n’avais rien de nouveau à écrire.

Beaucoup de bonnes nouvelles dans la blogosphère. De la quinzaine, voire vingtaine de PMettes rencontrées depuis la création de ce blog, (quasi-)toutes sont enceintes.

Quel immense bonheur pour elles et leur entourage. Je les félicite et leur souhaite le meilleur… Une grossesse qu’elles mèneront à terme avec à la clé un bébé en bonne santé.

Quant à moi, je suis en mode « survie », me noyant dans le boulot tout en n’oubliant pas d’être spectatrice du monde qui m’entoure (comme d’habitude).

Ohhh, en surface, je vais bien. Pimpante et souriante… Je suis (devenue) la reine des hypocrites !

Et des mauvaises pensées… aussi… Lorsque la douleur est trop grande…

Je n’ai pas insisté, ne me suis pas forcée… Je leur ai laissé le temps… aux mots…

Quand on écrit, c’est qu’on y croît, qu’on espère, qu’on est dans l’action. On a des choses à raconter, en somme.

En ce moment, je me sens hors course, exclue. Je ne suis pas dans la compétition ou dans le pool des candidates à la FIV. Une dizaine d’ovocytes ponctionnées chez les unes quand moi j’en ai un ou deux… Et souvent autant d’embryons obtenus chez les autres quand moi je suis heureuse d’en avoir ne serait-ce qu’un !!! La crainte (tout à fait légitime hein !!!) de passer en FIV pour certaines alors que pour moi, lorsque Number 4 a été le seul à nous l’accorder (la FIV), ce fut l’explosion de joie… J’ai ce sentiment de ne plus être sur la même longueur d’ondes… Je suis définitivement exclue. Alors, oui, je sais qu’il ne faut pas comparer les souffrances, les douleurs, les difficultés mais je ne peux pas m’en empêcher. Je pense que pour parvenir à accepter mon infertilité, je dois en passer par-là… Regarder la réalité en face.

Et la réalité, c’est que notre couple est infertile. A cause de moi.

Je crois que j’ai besoin d’aide…

Depuis le prélèvement de l’endomètre, et les résultats de la biopsie, rien… Le vide s’est installé en moi. A cause de cette colère et de ce sentiment d’injustice.

Je suis en colère et je suis écoeurée. La PMA m’aura tout pris : mon énergie, ma joie de vivre, ma spontanéité, ma générosité.

Je suis quelqu’un de bien, de foncièrement bon. Je le crois vraiment. Je me suis toujours réjouie du bonheur du autres, mais là, trop c’est trop.

Je n’y arrive plus. Trop de naissances ou d’annonces de grossesse autour de nous.

Trop de femmes qui se plaignent d’un contrôle banal de grossesse alors qu’à moi toute seule et sans notre enfant dans les bras, j’ai déjà une centaine d’écho endo-vaginales et de prises de sang à mon actif. Et tout ça pour quoi ?

C’était mon tour, b*rdel. MON tour ! Vous en connaissez beaucoup vous des filles en IO sévère qui, après 4 ans d’essai, AMH indosable et FSH pouvant grimper à 22, 8 tentatives de PMA, toutes échouées, et 3 débuts de grossesse « grâce » à la PMA, toutes avortées, continuent encore à croire au miracle ???

Si oui, vous me rendrez service en me le faisant savoir.

Les FIV ne fonctionnent (quand elles finissent par fonctionner !) que lorsque l’infertilité est masculine. Il faudrait que j’arrête de croire aux miracles après tant de coups de poignards dans le ventre et dans le coeur.

Personne, je dis bien personne dans mon cas (37 ans -dans 10 jours-, jamais pris la pilule de ma vie) n’a réussi à être mère. Personne !

Presque 50 cycles à essayer de fonder une famille quand beaucoup y arrivent à 12, 24 ou même 32 ou 44… J’ai essayé de compter le nombre de rdv médicaux, de piqûres, de prises de sang, de comprimés pris (par voie orale ou vaginale), je n’ai pas réussi. Je ne sais pas compter jusque-là. C’est trop.

Et cette sensation que personne ne comprend… Enfin, si… Vous… /Quoique… Après ce billet, j’en doute…/

Je ne crois plus en rien.

Les résultas de ma biopsie nous sont parvenus aujourd’hui. Et TOUT est hors norme. Pas juste un peu en dessous ou un peu au-dessus de la norme mais complètement hors norme.

Je suis un extra-terrestre. Un extra-terrestre aux cellules tueuses.

Pour faire bref, en plus de l’IO de m*rde qui me gâche l’existence (rappel : jamais de ma vie je n’aurais de TEC car je n’ai jamais eu plus de 2 embryons -et ça ne s’est produit qu’une seule fois !-), « l’activation immunitaire de l’environnement endométrial en fenêtre d’implantation embryonnaire est non seulement EXCESSIVE, mais en plus AGGRAVEE par un recrutement AUGMENTé de cellules utérines TUEUSES (NK, natural killer) en phase de réceptivité utérine ».

Cet environnement immunitaire serait sans doute responsable des échecs d’implantation du fait d’une « réactivité trop intense localement entraînant une réaction de rejet vis-à-vis de l’embryon et des cellules du trophoblaste« .

Une stratégie thérapeutique est proposée… Comme si j’avais pas assez bouffé de médoc’ comme ça.

Un espoir ? Mais je ne crois plus en rien.

J’ai tué mes embryons. Mes cellules les ont tués.

Mes cellules, ce sont un peu moi. Alors autant vous dire que ce soir, comme beaucoup de soirs, l’estime de moi est au plus bas…

J2 et point FIV + EDIT de 11h + EDIT de 13h30

Pour une fois qu’une potentielle tentative allait ENFIN tomber pendant mes vacances et donc me « faciliter » la vie quant aux prises de sang et rendez-vous pour les échographies quotidiennes…

Je me réjouissais de pouvoir ENFIN vivre sereinement un cycle de stimulation, sans avoir à penser au côté organisationnel…

Oui, pas de stress, pas de réveils aux aurores, pas de crises parce que tel rdv pour l’écho est mal casé… La belle vie, quoi !

Je me réjouissais de pouvoir ENFIN me consacrer à 100 % à ma dernière 8ème tentative, à ma 2ème FIV.

Mais depuis quand, en PMA, peux-tu prévoir ? Depuis quand peux-tu anticiper ??? Hein ? Depuis quand ?

C’est la PMA qui guide ta vie et toi, tu acceptes les règles du jeu… ou pas !

Bon, je la fais « rapide » :

J1 : hier dimanche (avec 4 jours de retard…). Même Claire -que j’ai testée très rapidement, tu penses bien-, n’a pas aidé au débarquement.

J2 : aujourd’hui donc => prise de sang et échographie pour calcul des follicules antraux.

Prise de sang -dosages hormonaux- (du matin) :

  • Oestradiol : 39 picog/ml (pareil à J2, il y a 2 mois -40-)
  • LH : 3,5 UI/l (4,6 à J2, il y a 2 mois)
  • Progesterone : 0,5 ng/ml (0,3 à J2, il y a 2 mois)
  • FSH : 12,8 UI/l (15,5 à J2, il y a 2 mois)

Echographie (de l’après-midi) :

  • endomètre : 1 mm (contre 2,6 mm à J2 il y a deux mois) => A quoi ça sert que je prenne un traitement spécifique pour faire épaissir l’endomètre si c’est pour qu’il passe de 2,6 mm à 1 mm (toujours à J2, comparons ce qui est comparable) ???

4 follicules en tout (contre 5 en tout à J2 il y a deux mois -entre 4 et 6 mm- ; je perds donc en taille ET en nombre…)

  • ovaire droit : 2 follicules (5 et 4 mm)
  • ovaire gauche : 2 follicules (6 et 3 mm)

Instructions du soir :

  • on ne fait RIEN jusque lundi prochain !!! Pas de stimulation, pas de piqûres, pas d’écho, pas de prises de sang/bilan hormonal, rien. Rien jusqu’au lundi 11 !

Oui, vous avez bien lu, RIEN. Je suis en vacances, je ne pars nulle part et je n’ai RIEN de « PMesque » à faire pendant une semaine…

Mais qu’a Number 4 dans la tête ??? Pense-t-il :

  • à une FIV sur cycle naturel ? On sait ce que ça a donné en novembre dernier : une ponction blanche
  • à une FIV avec stimulation à compter de J9 (sachant que mes ponctions se sont toujours faites en J11 ou J12) ? Ca existe ça ?

Lorsque j’ai eu sa secrétaire au téléphone, je n’ai même pas pensé à lui poser la question. Même pas un simple « pourquoi ne serai-je pas stimulée sur ce cycle » ?

Que m’arrive-t-il ? Plusieurs options :

  1. j’ai une confiance aveugle en Number 4 (vous ai-je dit que je faisais un « transfert » ?),
  2. je suis blasée,
  3. j’ai eu peur de sa secrétaire (qui, au passage, m’a demandé « pourquoi » j’avais fait une écho à J2… que ça n’était pas demandé… euh… comment dire, espèce de… gentille secrétaire, j’ai toujours fait une écho à J2/J3 à la demande de Number 4, si tu crois que ça m’amuse de montrer ma foufoune à la terre entière…,
  4. tout ça à la fois,
  5. je perds mon temps (mon argent, mon énergie, ma santé… et sans doute d’autres trucs mais je vais m’arrêter là) avec les FIV classiques et si on passait ENFIN au don d’ovocytes ???

Bref, voilà où j’en suis.

Le positif, quand même (toujours finir par une note positive…) : je suis en vacances scolaires ET en vacances « PMesques ».

EDIT de 11h : bon, sur vos conseils, j’ai « osé » rappeler le secrétariat du cabinet.

La secrétaire me dit qu’elle n’a eu aucune information concernant la raison de la non stimulation sur ce cycle. Je comprends. Elle a les instructions, elle les transmet et puis basta.

Je décide donc d’envoyer un sms à Number 4 :

photo

Voilà donc le pourquoi du comment. Pas de follicules, pas de FIV. Je me déteste, là…

Au passage, détail qui a toute son importance : je ne vois pas comment Number 4 aurait vu que je n’avais pas « suffisamment de follicule » comme il l’écrit si bien, SI JE N’AVAIS PAS FAIT MON ECHO HIER A J2 (comme toutes les autres fois à J2/J3 d’ailleurs). Bref. On va pas s’énerver mais la secrétaire qui me dit hier qu’il ne « fallait pas faire l’écho », je comprends pas… Heureusement que je l’ai faite !

Une chose me chiffonne en plus du cycle spontané, c’est le « SI » dans le « si tout va bien ».

Tout ceci me laisse sans voix. Je ne suis même plus capable de produire plus de 4 follicules…

EDIT de 13h30 :

3 648,76 € => c’est le coût total du traitement qui était prévu pour ce cycle… traitement que je ne vais pas prendre…

GLOURPSSS

Inscrite à la course

Cette course, appelons-là FIV.

Il y a environ 2-3 ans, rien que l’idée de participer à une telle course, m’aurait terrorisée. Parce qu’y participent les couples en difficulté, les couples infertiles, les couples stériles… Et ça, c’était juste impensable.

Naïve, moi ? C’est sûr !

Avant la PMA, je me disais donc que participer à cette course serait la pire des choses, sans même savoir, d’ailleurs, qu’elle nécessiterait une telle préparation (physique et mentale).

Jusque-là, à cause de ma réserve ovarienne quasi-épuisée, je n’ai participé « qu’à » des « petites courses », avec, à chaque fois, l’espoir d’en gagner une ; ces rares instants d’espoirs ayant vite été rattrapés par la cruelle réalité :

  • IAC 1 (échec),
  • IAC 2 (arrêt de grossesse gémellaire),
  • retrait d’un polype à l’utérus sous anesthésie générale,
  • IAC 3 (échec),
  • IAC 4 : celle-ci, j’ai galéré pour la faire : les conditions physiques -l’état de mes follicules- ne le permettant pas pendant plusieurs cylces… (fausse couche : oeuf clair),
  • stimulation ovarienne 5 sans IAC (échec),
  • FIV1 sur cycle naturel (un seul follicule mature -22 mm- et ponction blanche, pire qu’un échec).

Résultat desdites courses : accumulation d’échecs. Vous avez demandé la reine de la loose ? Vous y êtes !

Ces courses (bien que modestes) et leurs préparations, m’ont valu presque une centaine de rendez-vous médicaux… Et je ne parle pas du reste.

Alors quelle ne fût ma surprise, hier soir, quand ENFIN le feu vert m’a été donné pour démarrer ma stimulation ovarienne en vue d’une « vraie FIV » et ce, même avec mes seuls 5 follicules à J2 (hier) entre 4 et 6 mm.

Pas de FIV NAT comme la dernière fois car ce cycle, mes follicules, même s’ils sont très peu nombreux, ont la bonne taille ; le critère pour commencer une stimulation ovarienne étant d’avoir des follicules de moins de 10 mm à J2/J3.

D’ailleurs, voici les autres détails, hier (à J2 donc) :

Echographie

Endomètre : 2.6 mm / Existence de corps jaunes en voie d’involution (késako ???)

Dosages plasmatiques

Oestradiol : 40 picog/ml / LH : 4.6 ui/l (jamais ma LH n’a été si élevée…) / Progestérone : 0.3 ng/ml / FSH : 15.5 (ouf, suis en dessous de 20 !!!)

Voici le début du protocole

J2 (hier lundi) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J3 + J4 + J5 : Gonal F 300 UI

J6 : prise de sang + échographie… la suite au téléphone selon instructions… Pourvu que mon corps ne me lâche pas et qu’on continue le protocole.

Voilà, je suis bel et bien inscrite à cette course. La préparation va être longue.

Mon objectif n’est même pas de la gagner mais juste de ne pas être éliminée d’office comme la dernière fois

A tes marques, prête, pars !!!

La FIV1 avec Number 4 aura-t-elle lieu ? Acte 2

Il s’en est passé des choses ces dernières semaines… Alors je vais faire par ordre chronologique.

J’ai revu Number 4 il y a deux semaines pour l’interprétation de la fameuse prise de sang dont je parlais ici (anticorps : anti-phospholipides, anticardio-lipines, anti-nucléaires, anti-DNA natif / antithrombine III / protéines anticoagulantes : C + S + protéine S libre antigène / test de dépistage de la résistance à la protéine C activée).

Arrivée en salle d’attente, je me dis qu’encore une fois, la chance me sourit : il n’y a qu’une seule personne (une biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip femme enceinte !). Après quelques échanges de sms avec mon homme et une « copinaute de galère » qui m’attendait au café d’en bas (elle avait rdv juste avant moi), j’arrive à me dire qu’après tout, c’est bon signe de croiser des femmes enceintes dans le cabinet de son gynéco spécialisé PMA… Même si -et c’est ce qui m’étonne là-, quasi-systématiquement, dès que ledit gynéco réussit le miracle du +++, il refourgue normalement la patiente à un confrère.

Mais bon, passons. Quelques minutes d’attente, puis j’entre dans son cabinet et là, ô sacro-sainte poisseuse de Lulu :

Number 4 : « Je n’ai pas reçu vos résultats… »

Moi : « Euh… ah bon ? Vous m’aviez dit que 8 jours suffiraient pour les recevoir. Il s’est écoulé deux semaines… »

Number 4 : « Oui et c’est bizarre. Je vais les appeler ».

Il appelle une fois, explique le problème. On lui dit que les résultats sont prêts et qu’ils les lui faxent de suite…. Mais rien. Il rappelle donc une deuxième fois : même topo… A chaque fois, on lui dit que ça va lui être faxé de suite. On attend. Toujours pas de fax. Quelques allers-retours du côté de sa secrétaire pour voir… Ça fait 15 minutes que je suis dans son cabinet. Rien. Pas de fax en vue. Je lui suggère alors (oui, je sais, je suis super chouette comme PMette), de prendre un(e)(d’) autre(s) patient(es)… J’attends à l’entrée, près du bureau de la secrétaire. Les patient(e)s défilent, les femmes seules ou les couples, un couple avec enfant aussi venu consulter pour un petit deuxième (qui tarde à venir sans doute… ). Et toujours pas de fax. La secrétaire ne comprend pas et décide d’appeler. Une fois… puis une autre fois. Agitation, impatience. Sur proposition de la secrétaire, j’appelle moi-même le laboratoire en question, rappelle qu’on en ai à au moins 6 appels et insiste pour qu’ils faxent les résultats im-mé-dia-te-ment…

La secrétaire, Number 4 et moi avons l’impression que c’est une blague (mais où est la caméra ???). Bref, s’en suivent des minutes interminables d’attente et au bout de 2 longues heures (oui deuuuuuux heures !!!), le fax tant attendu arrive. Moi, entre temps, je réalise que ces 2h viennent se rajouter aux centaines d’heures d’attente déjà englouties depuis que je suis en PMA (d’autant que j’étais attendue par deux « copinautes de galère » au café d’en bas, dont celle sus-mentionnée qui attendait depuis mon arrivée déjà !). Et ce précieux fax arrive pile poil au moment où une autre copinaute de galère -qui devait nous rejoindre toutes au fameux café d’en bas- (une 3ème donc, vous suivez ?) entre dans le cabinet. Ô joie, ô émerveillement. Nous nous sommes tout de suite reconnues, sans même nous connaître. Les PMettes blogueuses sont des magiciennes !

Et voici l’interprétation : « alors ça, négatif (il coche), là négatif (il coche), ça aussi négatif (il coche), ici négatif (il coche). Tout va bien. Vous n’êtes pas particulièrement sujette aux fausses couches« . Pfiouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu. Ouf ! Je n’ai pas le profil d’une « infertilequiferaitsystématiquementdesfaussescouches » ! A ma charge : 2 grossesses =>; 2 FC !!! Mais pourquoi tant de haine, hein ???

Bon, opération Action/Réaction ! Revenons à nos moutons… J’en suis là :

  1. Retour de couche (ou J1, c’est plus glamour) le mercredi 14 (33 jours après ma FC précisément).
  2. Dosages hormonaux et échographies de contrôle (calcul des follicules antraux + monitorage de l’ovulation) à J3 + J7 + J8 en cycle spontané

Je n’ai à ce jour (J8 donc) toujours pas commencé de stimulation hormonale. Ni Gonal, ni HCG Endo 5000, ni Ovitrelle ! Pourquoi ? Eh bien parce que les conditions (hormonales et échographiques) ne le permettent pas. IO de m*rde ! Si ces chiffres vous parlent, n’hésitez pas à me donner votre avis (on peut difficilement faire pire niveau hormonal…) :

Oestradiol LH plasmatique Progestérone
J3

70

3,4

0,2

J7

147

3,2

0,1

J8

150

3,8 0,1

Vous avez déjà vu un dosage de progestérone aussi bas, vous ? Et que dire de cette LH entre 3,2 et 3.8 de J3 à J7 ? Quant à l’oestradiol… J’y comprends rien !!! Mon taux de FSH, à ma grande surprise, affichait un joli 13,1 à J3. Et Number 4 m’a dit la dernière fois que si mon taux de FSH ne descendait pas la barre de 20, il n’y aurait pas de FIV possible ! Gloupssssssssssssssssssssss. J’étais donc folle de joie vendredi en me disant que ce taux avait incroyablement baissé même si, évidemment, c’est tout pourri 13 comme dosage, hein, ne nous leurrons pas. Mais je viens de loin… Je rappelle qu’il y a 7 mois, j’étais à 22 quasiment ! Ma joie a été de courte durée puisque ce taux de FSH doit être mis en lien avec l’oestradiol à J3 (le mien me semble bien trop élevé -70 à J3- d’où un taux faussement bas de mon FSH).

Les échographies à J7 et J8 (en cycle spontané donc), quant à elles, donnent ceci :

Ovaire droit :

  • 4 follicules à J3 (19, 12, 5 et 3 mm) ;
  • 4 follicules à J7 (18, 10, 9 et 8 mm).

Ovaire gauche :

  • 2 follicules à J3 (5 et 3 mm) ;
  • 3 follicules à J7 (8, 6 et 5 mm).

Endomètre :

  • 3,3 mm à J3 ;
  • 5,5 mm à J7.

En gras et en rouge, à J3, ce sont les deux images folliculaires dont les tailles sont complètement hors-normes.

Comment peut-on avoir à J3 des follicules de plus de 10 mm, dont un énooooorme à 19 mm ??? Mystère… C’est mauvais signe en tout cas tout ça. C’est confirmé par mon super échographiste (devant lequel je baisse ma culotte et écarte les jambes avec autant d’aise que devant mon homme… l’envie de me jeter sur lui en moins, pour sûr !). Voilà où j’en suis. Je ne sais pas trop comment interpréter tous ces résultats.

J’attends les instruction de Number 4 et je continue à rêver d’une FIV… non pas classique puisque là, c’est dead, mais à rêver d’une FIV sur cycle naturel avec au moins une ponction d’un ovocyte mature. Au moins un !

Vendredi : rendez-vous chez l’anesthésiste. Même s’il n’y aura sûrement pas de FIV, j’ai quand même pris ce rdv… en espérant qu’il serve pour une FIV à venir.

EDIT : j’ai reçu un appel tout à l’heure de la secrétaire me demandant :

  1. de commencer les injections sous-cutanées de Menopur (3 ampoules) et de Cetrotide 3mg (injections faites ce soir).
  2. de refaire un dosage hormonal demain matin, à J9 (la 4ème prise de sang de ce début de cycle).

Cela signifie peut-être que FIV sur cycle naturel il y aura… Oh la la…

Hier, c’était acupuncture !

Je vous ai déjà parlé de mon acupuncteur. Il ne reçoit (presque) que des femmes infertiles. Il est spécialisé PMA.

Je le vois en début de cycle (entre J3 et J7). Il connaît parfaitement ma situation et je profite de chaque consultation pour lui montrer mes résultats de prise de sang et/ou d’échographie (vu que gygyamp ne le fait pas !!!). Il prend le temps de les interpréter, de me les expliquer.

Je n’ai que 6 petits follicules ? Et alors ! Ce qui compte, c’est qu’il y en ai UN de qualité qui arrive à maturité ! Donc pas d’inquiétude là-dessus. On stimule, on stimule (ce soir, ça sera ma 4ème injection de Gonal à 150, sur 8) et on y croît.

Effectivement, mon taux d’Œstradiol est trop élevé mais rien de grave ou d’alarmant pour lui car le cycle dernier, il était bon. Mes taux de LH et Progestérone sont « corrects » (mon taux de progestérone bas ne l’inquiète donc pas). Pour lui, aucun cycle ne se ressemble et d’ailleurs, comme je le vois régulièrement depuis le mois de mars, il m’a dit qu’il « ne serait pas surpris si, après les vacances -en septembre donc-, je refaisais un bilan hormonal, et que mon taux de FSH baissait et mon AMH augmentait » ! On vérifiera donc tout cela à la rentrée et on verra s’il dit vrai. Personnellement, je ne suis pas fataliste, mais je ne crois pas en l’amélioration de mes taux… A 36 ans et presque 3 ans d’essai, avec une AMH aussi basse (0.7) et une FSH aussi élevée (presque 22), ça serait miraculeux que ça s’améliore…

Bon, ne restons pas sur ces tristes paroles. Même réaliste, je suis (en ce moment, en tout cas) d’humeur positive et je crois en tous les possibles !

IIU / IAC ou FIV ?

Depuis le début de notre « entrée » en PMA (ou AMP, c’est comme vous voulez), je me dis régulièrement que si les inséminations ne « prennent » pas, nous pourrons toujours tenter la FIV, voire les FIV. Pfff, comme s’il y avait, en quelques sortes, une graduation du niveau de gravité de l’infertilité. Comme si, la FIV ne constituait plus qu’une ultime issue à notre désir d’enfant.

Ca, c’était au début… Ce que je pensais donc. Quelle ne fût notre surprise lorsque nous avons appris, le mois dernier, par ma gynécologue AMP (il va falloir que je lui trouve un petit nom) que, de toute façon, vu mon insuffisance ovarienne et ma faible qualité folliculaire / ovocytaire, la FIV ne donnerait pas de meilleurs résultats que les inséminations. Pourquoi ? Parce que mes pauvres petits follicules ne tiendraient pas le coup. Que voulez-vous ponctionner s’il n’y a pas matière à ponctionner pour féconder ?

En gros, tant que je réagis bien à la stimulation ovarienne (merci Gonal F, Orgalutran, Ovitrelle…), on continue les IAC (au passage, je me sens gonfler chaque jour un peu plus…).

Or, je lis, par ici ou par là, des histoires qui contredisent cette thèse (et je m’en vois ravie !) : la FIV, malgré une IO comme la mienne (AMH à 0.7, FSH à 21) peut être envisagée et réussie ! Non pas que je veuille à tout prix passer par la FIV, d’autant que je sais que le protocole est souvent plus lourd et difficile… mais juste parce que j’ai terriblement peur. J’ai peur que si, par malheur, les inséminations ne donnaient pas un +++ , je me retrouve sans aucune autre issue, le bec dans l’eau…

Il y a toujours le don d’ovocytes, me direz-vous. Mais nous y avons réfléchi. Plus de 2 ans et demi d’essai, ça laisse le temps de la réflexion. Ça n’est pas pour nous. Je ne le souhaite pas. Je ne me sens pas capable d’attendre encore 3 ans pour un hypothétique don et une hypothétique grossesse… à l’approche, à ce moment-là, de la quarantaine (oh la la, je me sens vieille d’un coup…).

Le vocabulaire de l’AMP

Depuis avril 2011, date à laquelle nous avons appris que notre problème était bien plus « sérieux » que nous ne l’aurions imaginé, nous sommes devenus des spécialistes de l’infertilité et savons désormais (aussi bien que les médecins eux-mêmes, j’ai envie de dire !) interpréter mes résultats (catastrophiques quand je ne suis pas stimulée -Gonal F à 150 pendant au moins 8 jours-).

L’interprétation d’un bilan hormonal n’a presque plus de secret pour moi !

Échographies endovaginales (calcul des follicules, observation de l’endomètre…), prises de sang (AMH, FSH, LH, œstradiol, progestérone… BHCG… …), hystéroscopies (diagnostique ou de contrôle), polypectomie sous anesthésie générale pour un fichu polype utérin, test post-coïtal ou de Hüner pour l’examen de la glaire, hystérosalpingographie pour l’observation des trompes… et j’en oublie certainement, font parti de notre quotidien. Je ne vous parle pas d’acupuncture ou de psychanalyse, ça sera l’objet d’un prochain billet.

Que d’énergie dépensée, de temps passé à « caser » (et encore, on n’a que très rarement le choix !) des créneaux pour que ça tombe pas trop mal par rapport au boulot, que de coups de fil passés, que de larmes versées pour tout ce qui ne se passe pas comme prévu et/ou voulu… que de stress et d’angoisse, que d’attente.

J’espère que tous nos efforts porteront un jour leurs fruits.