10ème tentative de PMA : fin des FIV, retour à l’IAC

C’était notre « FIV-deuil ».
C’en est fini. On arrête les FIV.
Du moins, pour l’instant.
J’ai vu Number 4 la semaine dernière. Il a été très pro, comme toujours.
Notre embryon a cessé son développement 3 jours après la ponction, à 7 cellules.
Il ne me refait pas faire de biopsie de l’endomètre pour vérifier l’efficacité du traitement sur mes cellules tueuses uNK. Il estime que ce n’est pas nécessaire.
J’espère que le traitement est efficace et qu’il agit sur ces fichues cellules tueuses. En tout cas, elles se réactivent à chaque cycle et pour les éradiquer, il n’y a pas d’autre choix que de prendre de la cortisone et des antibio’.
Il a parlé en ces termes : « On ne continuera pas comme ça encore un an. C’est à vous de me dire quand vous souhaitez arrêter« .
Je lui ai répondu que c’était à lui de me le dire. J’ai confiance en lui. C’est le seul qui ait bien voulu tenter les FIV avec nous. J’ai toujours dit que « j’accepterais » le jour venu…
Ce jour est (presque) venu.
« Presque » car il tente malgré tout une IAC sur cycle naturel avant la fermeture estivale du centre.
Ce sera notre 5ème IAC mais surtout notre 10ème tentative de PMA.
Rien que ça !
Énième et dixième.
Peut-être notre ultime tentative, notre
« IAC-deuil ».
Je revois tout le chemin parcouru depuis toutes ces années à espérer un miracle. Le miracle n’arrivera sûrement pas. Il faut l’accepter.
La PMA est passée par là avec son lot de difficultés et de souffrances mais aujourd’hui, je suis fière (le mot peut sembler fort, mais c’est celui qui me vient) de ce que nous sommes (devenus), mon homme et moi à savoir, un couple solide et uni.
Le protocole est simple :
– Prélèvement vaginal le week-end dernier. Ce prélèvement est recommandé par MatriceLab pour détecter un éventuel foyer infectieux locorégional suite à la découverte de cellules tueuses uNK dans l’endomètre.
– J1 est arrivé comme prévu lundi 24.
Avec ce nouveau cycle, c’est aussi la reprise du traitement (corticoïdes, antibiotiques…). Et si j’ai bien compris, si le miracle se produisait, je prendrais de la cortisone tout le temps… du moins une bonne partie de la grossesse. Mais ne rêvons pas…
Pourtant, je suis prête à en prendre longtemps, moi, de la cortisone… malgré ses ravages sur moi…
– Cortisone (Cortancyl / Prednysone) à nouveau pendant un mois (de J2 à la prise de sang, c’est-à-dire du 25 juin au 20 juillet),
– Vitamines, acide folique, Pentoxifylline, Tocophérol (en plus de la gelée royale bio et pure),
– Antibiotiques (Azithromycine / Zithromax) dès le jour du déclenchement et pendant 9 jours (du 4 au 12 juillet).
– Prise de sang et écho sont prévues à J10 (une seule et à J10 seulement !), c’est-à-dire mercredi 3 juillet.
– Prochains contrôles (dosages et échographies) : sur instruction.
Si tout se passe comme prévu (mais vous savez bien qu’en PMA, rien ne se passe comme prévu ou souhaité), l’insémination -j’allais écrire
« ponction »…- pourrait se faire le samedi 6 juillet. La dernière tentative avant l’été. Ou la dernière tout court.
J’aurais tellement aimé pouvoir écrire des billets de dinde…
Parler de mon allergie à la progestérone, entendre et voir à nouveau un petit coeur qui bat en moi, vous parler de mes lectures de femme enceinte, me plaindre des grasses mat ‘que nous ne faisons plus, de ma libido en berne (il paraît que certaines femmes enceintes n’ont plus de désir une fois enceinte), vous dire que je dors mal à force de me lever 15 fois la nuit, réveillée par les pleurs de bébé, que mon homme et moi nous prenons le bec car notre appartement parisien est bien trop petit pour 3…
Oui, j’aurais tellement aimé tout ça.
Mais non.
Au lieu de cela, je parle de la douleur que je ne ressens même plus au fond de moi. Je suis comme anesthésiée.
Blasée.
Allez, je vais essayer de finir sur une note plus joyeuse et lister les petits +++ qui me viennent, là, comme ça… :
  • riche vie sociale (un p’tit resto à 23h ? Allez ! Un p’tit week-end au vert ? Allez ! Une p’tite soirée électro improvisée ? Allez !),
  • un entourage globalement compréhensif et bienveillant (même si on a perdu certains « amis » en route…),
  • des parents et beaux-parents on ne peut plus ouverts, compréhensifs, présents et à l’écoute.

Mes drogues : épisode 2

Il y a presque deux mois, je vous parlais ici de ce que je prenais pour booster ma fertilité. Évidemment, tout ceci n’a pas fait de moi une wonder woman de la fertilité mais je ne désespère pas ! J’en suis à ma presque 330ème prise d’acide folique, c’est dire ! J’ai toujours été douée en lever de coude (mais dans une autre discipline) !

D’après mes lectures, recherches et vos commentaires, j’ai décidé, sans demander l’avis de qui que ce soit (pour une fois, je m’écoute et fais comme je veux !), de rajouter de la Spiruline et de la Maca !  Je crois en leurs vertus et me dis qu’au pire, ça ne peut pas me faire de mal (plantes/algues bio). Bon, je réalise que ma cure de vigne rouge n’a rien à faire ici puisque ça n’a aucun lien avec la fertilité, mais j’ai fait d’une pierre deux coups dans ma boutique bio car avec l’arrivée des (grosses) chaleurs, j’avais envie de légèreté au niveau des gambettes. Bref, passons.

Donc en gros, voici à quoi ressemblent mes réveils : je me lève (et ne bouscule personne, rhôôô !), prends 10 comprimés de Spiruline, 10 de Maca (oui, ça fait beaucoup, mais je suis les indications !), 1 Conceptio jour (il y en a 1 pour le soir également), 1 acide folique. J’ai momentanément arrêté la gelée royale (je vous expliquerai prochainement pourquoi, même si je l’ai, très rapidement, déjà évoqué sur ce blog…). Je continue toujours, à raison d’une fois par semaine, la petite dosette de Sepia Officinalis, dosettes prescrites par mon acupuncteur « jusqu’à l’obtention de la grossesse« .

J’ignore si la stérilité l’infertilité rend débile, mais moi, j’ai encore envie de croire qu’une grossesse miraculeuse peut survenir car l’espoir fait vivre et qu’après le gros trou noir dans lequel j’ai eu la sensation de m’enliser ces derniers temps, je veux (re)vivre. C’est bon pour le moral ; bon, ok,  la descente -enfin, la chute-, peut faire encore plus mal, mais en attendant, je me sens reboostée à bloc. Avant les prochaines IAC, avant le don d’ovocytes, j’innove… Et qui sait.

Mes drogues

Depuis presque un an, je me shoote !

La médecine, pour augmenter ma fertilité et accroître, de ce fait, mes (infimes) chances de procréer, m’offre cette possibilité.

Peut-être que certaines IO de la blogosphère sont dans mon cas. Voici mon rituel quotidien :

– Acide folique 5 mg (1 cp /jour)

– Conceptio (2 cp / jour) ou Gynéfam XL (1 cp / jour)

– Sepia Officinalis 12 ch (une dose / semaine)

Et depuis peu :

– Utrogestan 200 mg (2 capsules / jour par voie vaginale) : gygyamp (j’ai trouvé son petit nom !) m’en avait prescrit lors de ma première grossesse avortée (ça me fend le cœur d’écrire ça…) et à chaque fois, ça me démange. Pourtant, je n’en prends que depuis 6 jours, à peine… Je pense que je vais passer aux capsules par voie orale, malgré des effets secondaires pas très appréciables.

– Gelée royale 100 % bio : je la mange nature (une dose tous les matins) ; beurkkkkk !!!

Toujours dans le naturel : j’ai entendu parler de la maca (n’hésitez pas à me faire part de votre expérience), de jus de gattilier, d’achillée millefeuille ou de millepertuis jaune. Je n’ai pas encore testé.

La DHEA est aussi une piste. A voir avec gygyamp. Je ne sais pas si dans mon cas, ça peut être efficace (pareil, si vous avez une expérience en la matière, je suis toute ouïe !). Je me méfie, je ne connais pas les effets à long terme, les risques et n’ai pas non plus envie de faire n’importe quoi, d' »abimer » mon corps ; les stimulations ovariennes ne me facilitant déjà pas la tâche -j’y reviendrai-…