Poisse, quand tu nous tiens : IAC 4 BIS annulée aussi !

Règles avant-hier.

Prise de sang + écho à J2 hier matin pour voir si les follicules sont de taille normale.
Résultat : même problème que la dernière fois, à J2, le 9 juin. Mais cette fois, c’est un follicule de 12 mm qui va tout bloquer. Je ne comprends pas. D’habitude, je n’ai pas de follicules puisque je suis en insuffisance ovarienne et là, depuis deux cycles, j’en ai, mais deux fois trop gros ! C’est le monde à l’envers. Et je n’ai pas d’explication. Gyamp ne m’a pas expliqué pourquoi. Je suis dégoûtée et si triste.

A ma tristesse de ces derniers jours vient se greffer de la colère. On ne peut pas, à ce cycle là non plus, reprendre les stimulations ovariennes en vue d’une IAC. Je n’ai rien trouvé de fiable ou probant sur la toile concernant les raisons de cette taille de follicules à J2. Pas de stimulation tant que la taille des follicules ne sera pas inférieure à 10 mm.

C’est encore un cycle de perdu. Et pas qu’un puisque le cabinet ferme en août, donc on tire aussi un trait sur le cycle suivant et comme un malheur n’arrive jamais seul (voire en entraîne d’autres) et que les règles d’après arrivent avant l’ouverture du cabinet, on ne fait rien avant octobre. Aucune insémination prévue avant octobre alors que nous sommes au taquet depuis avril, date de la fin de mon opération (intervention pour polype utérin).

Les résultats de ce cycle à J2 (en comparaison avec J2 du cycle dernier) :

Oestradiol : 47 (411 la dernière fois) / LH : 3,5 (0,5 la dernière fois) / Progestérone : 0,4 (0,2 la dernière fois)

Évidemment, toujours personne pour m’interpréter mes taux (je me répète). Vivement mardi, jour de notre rdv avec une autre gynéco spécialisée stérilité, qui j’espère sera à l’écoute, présente et quelqu’un de confiance. J’espère aussi qu’elle aura une explication à tout cela.

Prochaines étapes :
Provames puis Cetrotide vers J18 (mais, encore une fois, on ne m’a pas expliqué pourquoi).
PDS + Echo de contrôle à J2 mais mon J2 de septembre, ça ne sera qu’après la deuxième quinzaine de septembre.
Et dans le meilleur des cas : insémination en octobre ; mais franchement, j’y crois pas (avec 2 cycles de suite comme ça, je risque encore de développer des follicules aussi gros…).

Je la fais courte, voici notre échange avec l’échographiste (qui est un jeune médecin fort sympathique qui m’a déjà examinée plusieurs fois) :

lui : à gauche, je vois un follicule de 7 mm ; à droite , il y en a quatre dont un à 12 mm…
moi : et qu’est-ce que cela signifie, que je ne vais pas pouvoir reprendre le Gonal ce soir ?
lui : c’est à votre médecin de décider mais un follicule de 12 mm, c’est trop gros. Vos follicules sont de mauvaises qualité et votre réserve ovarienne est diminuée. Vos cycles sont XXX (je ne me souviens plus du tout du terme qu’il a employé).

Effectivement, depuis mon arrêt de grossesse j’ai des cycles de 26 jours (au mieux) au lieu de 28 !

Et évidemment, je n’ai pas eu gygyamp de vive voix, faut pas rêver… J’ai appelé son secrétariat hier après-midi pour savoir ce qu’on faisait pour la suite et pour savoir pourquoi, depuis deux cycles j’avais des follicules supérieurs à 10 mm à J2. La secrétaire m’a répondu que ça arrivait, que le Dr ne lui avait rien précisé d’autre si ce n’est qu’il fallait que je prenne du Provames et du Cetrotide (sans m’expliquer pourquoi, je ne sais même pas à quoi ça sert). J’ai l’impression qu’on se fiche de moi. Je sais juste que la présence de follicules supérieurs à 10 mm à J2 ne permet pas de faire des stimulations, mais je ne sais pas pourquoi ! Moi qui n’ai jamais eu de follicules assez gros, je me retrouve soudainement, depuis déjà 2 cycles, avec ça… Cette 4ème IAC bis est annulée aussi. On n’avance pas.

Que c’est dur d’accepter cette pause imposée de presque 3 mois. Et comme si ça ne suffisait pas, je suis presque complètement aphone depuis hier soir (la tristesse sans doute). Je reviens de chez le médecin (ça faisait longtemps que je n’étais pas allée chez mon médecin traitant et ça change d’aller voir un docteur pour autre chose que ce que la PMA exige). Il m’a mise sous corticoïde. J’ai des inhalations à faire… Je suis fatiguée.

J’ai vraiment le sentiment que cette fois, c’est sans espoir. Hier, c’est mon homme qui a craqué lui qui, d’habitude, est optimiste et confiant. Il m’a dit -en pleurant- « je suis triste et découragé« . Notre rendez-vous de mardi prochain va être décisif. Je n’attends plus rien de la PMA. Je sais déjà qu’elle va nous parler de don d’ovocytes. Mon homme est d’accord. Quant à moi… Je n’ai plus de larmes.

DPO 8 / J 20 / J+8 après insémination

Je guette le moindre signe d’un éventuel tout début de grossesse… mais rien. C’est peut-être un peu tôt, me direz-vous.

Je n’ai pas beaucoup d’espoir, mais je m’accroche quand même à l’idée qu’avec un gros (très gros !!!) coup de chance, il n’est pas impossible que je sois dans les 10 à 15 % (c’est le taux de réussite pour les IIU). J’appréhende l’annonce du résultat de ma prise de sang à venir.

De toute façon, quel que soit le résultat, on continue les inséminations. On a décidé qu’on irait jusqu’au bout. Si je ne craque pas d’ici-là, je pense en faire une dizaine (c’est la 3ème, mais comme je passe ma vie chez les médecins, j’ai l’impression d’en être à 10 déjà !).

J’avais entendu, il y a quelques mois, ici : le bébé éprouvette, une recette éprouvée que 12 cycles de stimulations ovariennes au cours de la vie d’une femme étaient un maximum. Si rien, on passera à autre chose mais pour l’instant, gygyamp ne voit pas d’inconvénients à continuer les stimulations en vue de faire des IAC, surtout que je réponds plutôt bien au traitement (merci Gonal !).

D’ailleurs, voici le bilan de mon écho à J9, au 8ème jour de traitement au Gonal F à 150 UI (sachant que l’insémination a eu lieu à J12, soit 3 jours après) :

  • endomètre : 6.4 mm (c’est bien ?)
  • OD : 4 follicules : 13 / 13 / 6 / 4 mm (ça me paraît si petit après traitement…).
  • OG : 3 follicules : 19×13 / 16×9 / 5 mm

Y’en a donc déjà 3 qui servent à rien tellement ils sont petits (les 2 petits de l’OD et celui de l’OG). Le 19 par 13 de l’OG me paraît bien, celui à 16 par 9 aussi pour un J9… mais bon, super l’interprétation…

De toute façon, l’insémination est faite. Y’a plus qu’à croiser les doigts et espérer !

Quant à la prise de sang du même jour (J9, 3 jours avant l’insémination), et que je n’arrive pas à interpréter, elle donne ceci :

  • Oestradiol : 411 picog/ml (euh…)
  • LH : 0.5 UI/l (c’est grâve ???)
  • Progestérone : 0.2 ng/ml (ça me paraît trop bas !)

Gygyamp est plutôt avare d’explications mais j’ai confiance en elle car bien que je sois encore -malheureusement- nullipare, c’est quand même grâce à elle que je ne suis plus nulligeste ! De bien vilains mots…

IIU / IAC ou FIV ?

Depuis le début de notre « entrée » en PMA (ou AMP, c’est comme vous voulez), je me dis régulièrement que si les inséminations ne « prennent » pas, nous pourrons toujours tenter la FIV, voire les FIV. Pfff, comme s’il y avait, en quelques sortes, une graduation du niveau de gravité de l’infertilité. Comme si, la FIV ne constituait plus qu’une ultime issue à notre désir d’enfant.

Ca, c’était au début… Ce que je pensais donc. Quelle ne fût notre surprise lorsque nous avons appris, le mois dernier, par ma gynécologue AMP (il va falloir que je lui trouve un petit nom) que, de toute façon, vu mon insuffisance ovarienne et ma faible qualité folliculaire / ovocytaire, la FIV ne donnerait pas de meilleurs résultats que les inséminations. Pourquoi ? Parce que mes pauvres petits follicules ne tiendraient pas le coup. Que voulez-vous ponctionner s’il n’y a pas matière à ponctionner pour féconder ?

En gros, tant que je réagis bien à la stimulation ovarienne (merci Gonal F, Orgalutran, Ovitrelle…), on continue les IAC (au passage, je me sens gonfler chaque jour un peu plus…).

Or, je lis, par ici ou par là, des histoires qui contredisent cette thèse (et je m’en vois ravie !) : la FIV, malgré une IO comme la mienne (AMH à 0.7, FSH à 21) peut être envisagée et réussie ! Non pas que je veuille à tout prix passer par la FIV, d’autant que je sais que le protocole est souvent plus lourd et difficile… mais juste parce que j’ai terriblement peur. J’ai peur que si, par malheur, les inséminations ne donnaient pas un +++ , je me retrouve sans aucune autre issue, le bec dans l’eau…

Il y a toujours le don d’ovocytes, me direz-vous. Mais nous y avons réfléchi. Plus de 2 ans et demi d’essai, ça laisse le temps de la réflexion. Ça n’est pas pour nous. Je ne le souhaite pas. Je ne me sens pas capable d’attendre encore 3 ans pour un hypothétique don et une hypothétique grossesse… à l’approche, à ce moment-là, de la quarantaine (oh la la, je me sens vieille d’un coup…).

Le vocabulaire de l’AMP

Depuis avril 2011, date à laquelle nous avons appris que notre problème était bien plus « sérieux » que nous ne l’aurions imaginé, nous sommes devenus des spécialistes de l’infertilité et savons désormais (aussi bien que les médecins eux-mêmes, j’ai envie de dire !) interpréter mes résultats (catastrophiques quand je ne suis pas stimulée -Gonal F à 150 pendant au moins 8 jours-).

L’interprétation d’un bilan hormonal n’a presque plus de secret pour moi !

Échographies endovaginales (calcul des follicules, observation de l’endomètre…), prises de sang (AMH, FSH, LH, œstradiol, progestérone… BHCG… …), hystéroscopies (diagnostique ou de contrôle), polypectomie sous anesthésie générale pour un fichu polype utérin, test post-coïtal ou de Hüner pour l’examen de la glaire, hystérosalpingographie pour l’observation des trompes… et j’en oublie certainement, font parti de notre quotidien. Je ne vous parle pas d’acupuncture ou de psychanalyse, ça sera l’objet d’un prochain billet.

Que d’énergie dépensée, de temps passé à « caser » (et encore, on n’a que très rarement le choix !) des créneaux pour que ça tombe pas trop mal par rapport au boulot, que de coups de fil passés, que de larmes versées pour tout ce qui ne se passe pas comme prévu et/ou voulu… que de stress et d’angoisse, que d’attente.

J’espère que tous nos efforts porteront un jour leurs fruits.