Hier, c’était acupuncture !

Je vous ai déjà parlé de mon acupuncteur. Il ne reçoit (presque) que des femmes infertiles. Il est spécialisé PMA.

Je le vois en début de cycle (entre J3 et J7). Il connaît parfaitement ma situation et je profite de chaque consultation pour lui montrer mes résultats de prise de sang et/ou d’échographie (vu que gygyamp ne le fait pas !!!). Il prend le temps de les interpréter, de me les expliquer.

Je n’ai que 6 petits follicules ? Et alors ! Ce qui compte, c’est qu’il y en ai UN de qualité qui arrive à maturité ! Donc pas d’inquiétude là-dessus. On stimule, on stimule (ce soir, ça sera ma 4ème injection de Gonal à 150, sur 8) et on y croît.

Effectivement, mon taux d’Œstradiol est trop élevé mais rien de grave ou d’alarmant pour lui car le cycle dernier, il était bon. Mes taux de LH et Progestérone sont « corrects » (mon taux de progestérone bas ne l’inquiète donc pas). Pour lui, aucun cycle ne se ressemble et d’ailleurs, comme je le vois régulièrement depuis le mois de mars, il m’a dit qu’il « ne serait pas surpris si, après les vacances -en septembre donc-, je refaisais un bilan hormonal, et que mon taux de FSH baissait et mon AMH augmentait » ! On vérifiera donc tout cela à la rentrée et on verra s’il dit vrai. Personnellement, je ne suis pas fataliste, mais je ne crois pas en l’amélioration de mes taux… A 36 ans et presque 3 ans d’essai, avec une AMH aussi basse (0.7) et une FSH aussi élevée (presque 22), ça serait miraculeux que ça s’améliore…

Bon, ne restons pas sur ces tristes paroles. Même réaliste, je suis (en ce moment, en tout cas) d’humeur positive et je crois en tous les possibles !

Dosages plasmatiques (estradiol, lh et progestérone) + Echographie endovaginale

Ce matin, j’ai fait ma prise de sang et mon échographie.

Aujourd’hui, c’est un bon gros J3 (limite J4). Or, ces examens doivent, idéalement être réalisés un J2. Mais bon, tant pis. C’est quand même pas de ma faute si mes règles ont déboulé vendredi à 19h pétantes !

Et voici les résultats :

Prise de sang (à J3 donc) :

  • Œstradiol plasmatique : 96   picog/ml (à J2 le cycle dernier : 47) =>  je ne sais pas si c’est bien, si c’est mieux…
  • L.H. plasmatique : 0,8   UI/l (à J2 le cycle dernier : 3,5) => pareil… je ne sais pas…
  • Progestérone plasmatique : 0,2   ng/ml (à J2 le cycle dernier : 0,4) => je crois que c’est un taux trop bas…

Échographie (à J3 aussi) :

  • ovaire droit (30 x 15 x 23) : 3 images folliculaires mesurant 2, 2 et 3 mm.
  • ovaire gauche (28 x 11 x 13) : 3 images folliculaires également mesurant 3, 3 et 3 mm.

Conclusion : 6 (petits) follicules de 2 à 3 mm en tout. C’est pas la joie car c’est très peu mais ouf, il ont enfin une taille correcte (il n’y en a plus aucun au-dessus de 10 mm !) !!!

Mon traitement hormonal substitutif (le Provames) aurait-il tout régulé ? Il semble que oui.

Ce qui veut donc dire :

– qu’en théorie, on peut commencer la stimulation au Gonal (pas de kystes en vue, pas de follicules supérieurs à 10 mm contrairement aux 2 derniers cycles) ;

– qu’en pratique, on ne peut pas le faire puisque le cabinet de gygyamp est fermé en août et qu’on ne fera donc pas d’insémination (mais ça, je le sais depuis le cycle dernier !).

En revanche, et comme l’avait suggéré la gynéco que nous avons vue le mardi 10 juillet (relire ce que j’en dis dans mon billet du jour-même), il est tout à fait possible de stimuler ce cycle, c’est-à-dire sans monitorage des follicules, sans contrôle, comme d’hab’ pendant 8 jours de J2 à J9 (bon, là, ça serait à partir d’aujourd’hui, donc de J3). On stimulerait tout en s’aimant… et on laisserait faire la nature (enfin… la nature, c’est un grand mot !).

Évidemment, pas d’Orgalutran, pas d’Ovitrelle, juste du Gonal à 150 ui pendant 8 jours et beaucoup de câlins…

Je crois que je rêve… Mais l’espoir fait vivre.

Je sors la tête de l’eau…

Ces 5 derniers jours furent cauchemardesques et je commence tout juste à sortir la tête de l’eau. Je vais essayer de passer tous les détails et aller droit au but. « Cauchemardesques » car je fais des cauchemars et me réveille en pleine nuit en sursaut, en sueur (je vous parlerai bientôt de mon hyperhidrose).

Le pire de mes cauchemars : mon homme va voir ailleurs car avec moi, il risque de ne jamais devenir père. Même si chaque jour qui passe, je suis rassurée sur ce point-là, puisqu’il est d’un amour, d’une constance et d’une patience sans pareils, c’est plus fort que moi. C’est mon inconscient qui parle et je n’ai encore rien trouvé de mieux que de l’écrire.

Ensuite, j’en avais déjà parlé dans mon billet précédent, ça ne s’est pas arrangé puisque j’ai été (et le suis d’ailleurs encore), malade depuis la semaine dernière. J’ai vu mon médecin-traitant jeudi mais comme mon état empirait, mon homme m’a accompagnée samedi pour mon rdv avec un autre médecin. Je n’étais pas en mesure de parler, il a donc servi d’interprète. Je suis sous Solupred (un corticoïde) depuis lundi car complètement aphone depuis plusieurs jours. La voix revient un tout petit peu, mais vraiment tout doucement. Depuis 3 nuits, ni mon homme, ni moi ne dormons correctement tellement je tousse continuellement. J’en ai des douleurs au front et aux abdominaux (je pensais ne pas en avoir, mais là, je les sens !).

Selon ma sœur (je t’embrasse et te serre dans mes bras, sista’, si tu passes par là) : « le fait de ne pas pouvoir tomber enceinte facilement et naturellement… te reste en travers de la gorge jusqu’à te laisser sans voix.«  Oui, mon corps parle pour moi. Et mon corps est aujourd’hui plus que fatigué. Il est las de tous ces examens, de toutes ces questions qui sont restées sans réponse, de ce qu’il vit comme de l’injustice. Puis en ce qui me concerne, le temps des vacances est le temps idéal pour que mon corps « lâche » (je n’ai accepté aucun arrêt de travail, ni même suite à mon arrêt de grossesse). Et cette boule au creux de la gorge, comme nouée, et dont j’ai déjà maintes fois parlé, m’a rendue aphone.

Cette semaine du 2 juillet a aussi été une semaine très tendue pour d’autres raisons :

1/ Parce que les naissances pleuvent autour de moi et que les visites de courtoisie sont de rigueur… Hier, j’ai appris au hasard d’un sms qu’une amie est « presque enceinte » (« Je peux rendre plus de 4 fois par jour… peut-être bon signe, me diras-tu 😉 »). Je lui souhaite d’être enceinte… mais je ME le souhaite aussi !!! Les grossesses (si rapides !) des autres me renvoient inexorablement à mon infertilité et à nos difficultés.

2/ Parce que mon geek d’homme avait le c.. entre deux chaises à attendre une réponse pour une éventuelle opportunité d’emploi. Ça ne pouvait pas tomber mieux !!! C’est incroyable. Il avait envie de changer depuis un petit moment, était donc en veille et est tombé sur une annonce qui correspond parfaitement à son profil. Après plusieurs entretiens avec différentes personnes de sa future boîte, il a obtenu une promesse d’embauche et a donc « claqué sa dém' », comme il dit. Tout ceci a été assez compliqué à gérer, sachant qu’il a dû négocier par rapport aux 3 mois de préavis… L’attente, l’incertitude nous ont causé pas mal de stress… Bref, c’est fait et c’est une bonne chose de faite, quel soulagement (au moins un truc positif !).

3/ Nous avons même dû annuler au dernier moment (je pensais que ça s’arrangerait moi !) notre week-end en Normandie pour les 40 ans de mon meilleur ami alors que tout était réservé (véhicule, chambre d’hôte)… faute de voix !

Hier : rdv chez mon acupuncteur (je le vois toujours en début de cycle, avant J8). Toujours aussi optimiste, il m’a « boosté tout ça ». Je suis restée presque une heure dans son cabinet à tousser comme une perdue ! Nous avons parlé (enfin lui, surtout) de ce corps et de cette voix qui lâche. Ce n’est pas un hasard si je suis en petite forme : « le corps a sa mémoire« , m’a-t-il dit. A l’heure actuelle, j’étais censée tenir dans mes bras mes jumeaux…

Ce matin : nous avons vu notre nouvelle gynéco. Elle exerce sur Paris, en cabinet privé et est rattachée à la même clinique que gygyamp… Elles se connaissent donc.

Un signe, je ne sais pas, mais à peine arrivés devant le cabinet, avec un peu d’avance, nous croisons sur le même trottoir, mais un peu plus loin, une grosse femme, une femme enceinte.

Cette nouvelle gynéco, nous l’avons trouvée sympathique et humaine. Mon homme pense qu’elle est débordée et qu’il ne faudra pas s’attendre à ce qu’elle nous appelle personnellement pour nous dire ce qu’il en est de tel ou tel examen ou à ce qu’on puisse appeler en cas de souci (genre une prise de sang et une échographie qui tomberaient un samedi et une interprétation nécessaire le jour-même), mais qu’il y a du bon à changer puisque de toute façon, avec gygyamp ça ne va pas.

J’avais photocopié notre dossier AMP (un GROS dossier) qu’elle n’a pas beaucoup regardé d’ailleurs et, en salle d’attente, j’ai profité de ce temps d’attente, justement, pour écrire une page rappelant les examens clés avec les différentes dates (histoire qu’elle ait une vue d’ensemble sur ce qu’on a fait jusqu’ici) :

Il n’y a pas eu de miracle. Les miracles, nous n’y croyons plus. Elle nous a posé quelques questions (date de mes 1ères règles, si je fumais, antécédents familiaux, interventions chirurgicales subies…), questions qui ont très vite été écourtées quand elle a lu : « AMH à 0.7 et FSH à presque 22 ». Elle a fait les gros yeux.

Résultats des courses (j’ai pu poser mes questions) :

– oui, le fait d’avoir fumé 15 ans peut être un facteur aggravant de la fonction ovarienne,

– oui, mon bilan hormonal est catastrophique,

– non, une FIV ne donnerait pas de résultat probant, dans notre cas,

– oui, les follicules supérieurs à 10 mm à J2 sont la conséquence d’une diminution de la fonction ovarienne ;

– oui, mon IOP peut se transformer en ménopause (nous jouons nos dernières cartes),

– les taux peuvent varier d’un cycle à l’autre et l’AMH remonter, la FSH baisser (mais bon, dans mon cas, même une grosse hausse/baisse n’arrangerait rien, vu que je pars déjà de très très loin !),

– on peut continuer les IAC puisque finalement, au total, nous n’en avons faites que 3.

Il faut faire vite tout en étant obligés d’accepter les contraintes de temps, les pauses imposées… Tout cela, elle semblait le comprendre parfaitement.

Elle nous a confirmé spontanément ceci (sans qu’on ai eu à l’évoquer ou à lui poser la question) : dans notre cas, pas de FIV possible puisque j’ai trop peu de follicules à J2. Les FIV ne donnent rien avec si peu de follicules. Il en faudrait au moins… je ne me souviens plus trop, je crois qu’elle a parlé de 6 ou 7 à J2.

Elle nous conseille de commencer à réfléchir (en parallèle aux IAC que nous ferons sans doute avec elle en septembre) au don d’ovocytes.

Sans être alarmiste, elle pense qu’il y a urgence, il faut agir vite car « les portes peuvent se fermer à tout moment » et qu’en même temps, il y a ce paradoxe du temps qui passe mais aussi de l’attente que nécessitent tous ces examens.

Prochaines étapes, en vrac, nous concernant :

– prendre du Provames de J18 à J2 du cycle suivant (je suis à J8, là) puis commencer le Gonal F à 150 ui à J2 (toujours du cycle suivant donc) jusqu’à J8 inclus, sans contrôle de l’évolution des follicules. On ferait ça tout seul dans notre coin avec des rapports réguliers… et on verrait ce que la nature dit => tout ça, sur 2 cycles. Elle pense qu’avec le Provames, il y a peu de chances que je développe des follicules supérieurs à 10 mm à J2 (on fera de toute façon une écho de contrôle à J2 comme l’avait suggérée gygyamp et si pas de follicules supérieurs à 10 mm, on commencerait le Gonal F) ;

– prendre déjà un premier rdv au CECOS (je ne connais pas les délais, à mon avis, on n’aura rien avant octobre) ;

– réfléchir sérieusement au don d’ovocytes et trouver une donneuse : tout n’est pas si facile. Il ne suffit pas de vouloir un enfant pour que ça marche. Je ne veux pas non plus que le DO devienne une roue de secours ou un « moindre mal ». Je veux que nous soyons tous les deux (surtout moi !) intimement et profondément convaincus que c’est ce qu’il nous faut. Je ne veux pas souffrir d’un « oh, c’est fou c’qu’il/elle ressemble à son père ! » ou « c’est le portrait craché de son père ! ». J’espère qu’il/elle lui ressemblera car mon homme est beau et je serai si fière de voir de mon homme dans notre petit bout… Mais je veux, au préalable me débarrasser de toutes ces mauvaises pensées, craintes, m’enlever ces doutes de ma tête. De toute façon, le DO, c’est environ 3 ans d’attente. Ça nous laissera le temps de la réflexion.

– la revoir fin août pour les IAC et autres… Elle n’est pas contre la DHEA. A voir.

Voilà, finalement, rien de bien neuf. Nous lui avons expliqué pourquoi nous souhaitions changer : pour avoir un deuxième avis (qui est finalement pas différent de gygyamp) mais aussi parce que nous estimions que nous étions mal suivis malgré les compétences de gygyamp. De ce côté là, même si cette nouvelle gynéco est fort sympathique, je doute qu’elle soit plus disponible. En effet, aucun rdv possible avant fin septembre, seule date disponible fin août. Nous allons sans doute écourter nos vacances, mais bon, on verra le moment venu.

Elle a aussi terminé en nous disant de regarder ce qu’il y a de positif : « vous êtes ensemble, vous vous aimez et c’est déjà beaucoup« . Ce qui n’est pas faux, mais…

Voilà, voici venu encore le temps de l’attente et de la réflexion. Je vais me reposer un peu.

Merci à toutes pour vos messages. Vous ne réalisez pas combien j’ai besoin de vos retours. Merci.

Ah, et j’oubliais l’essentiel : aujourd’hui, c’est nos 3 ans et demi de vie commune…

Poisse, quand tu nous tiens : IAC 4 BIS annulée aussi !

Règles avant-hier.

Prise de sang + écho à J2 hier matin pour voir si les follicules sont de taille normale.
Résultat : même problème que la dernière fois, à J2, le 9 juin. Mais cette fois, c’est un follicule de 12 mm qui va tout bloquer. Je ne comprends pas. D’habitude, je n’ai pas de follicules puisque je suis en insuffisance ovarienne et là, depuis deux cycles, j’en ai, mais deux fois trop gros ! C’est le monde à l’envers. Et je n’ai pas d’explication. Gyamp ne m’a pas expliqué pourquoi. Je suis dégoûtée et si triste.

A ma tristesse de ces derniers jours vient se greffer de la colère. On ne peut pas, à ce cycle là non plus, reprendre les stimulations ovariennes en vue d’une IAC. Je n’ai rien trouvé de fiable ou probant sur la toile concernant les raisons de cette taille de follicules à J2. Pas de stimulation tant que la taille des follicules ne sera pas inférieure à 10 mm.

C’est encore un cycle de perdu. Et pas qu’un puisque le cabinet ferme en août, donc on tire aussi un trait sur le cycle suivant et comme un malheur n’arrive jamais seul (voire en entraîne d’autres) et que les règles d’après arrivent avant l’ouverture du cabinet, on ne fait rien avant octobre. Aucune insémination prévue avant octobre alors que nous sommes au taquet depuis avril, date de la fin de mon opération (intervention pour polype utérin).

Les résultats de ce cycle à J2 (en comparaison avec J2 du cycle dernier) :

Oestradiol : 47 (411 la dernière fois) / LH : 3,5 (0,5 la dernière fois) / Progestérone : 0,4 (0,2 la dernière fois)

Évidemment, toujours personne pour m’interpréter mes taux (je me répète). Vivement mardi, jour de notre rdv avec une autre gynéco spécialisée stérilité, qui j’espère sera à l’écoute, présente et quelqu’un de confiance. J’espère aussi qu’elle aura une explication à tout cela.

Prochaines étapes :
Provames puis Cetrotide vers J18 (mais, encore une fois, on ne m’a pas expliqué pourquoi).
PDS + Echo de contrôle à J2 mais mon J2 de septembre, ça ne sera qu’après la deuxième quinzaine de septembre.
Et dans le meilleur des cas : insémination en octobre ; mais franchement, j’y crois pas (avec 2 cycles de suite comme ça, je risque encore de développer des follicules aussi gros…).

Je la fais courte, voici notre échange avec l’échographiste (qui est un jeune médecin fort sympathique qui m’a déjà examinée plusieurs fois) :

lui : à gauche, je vois un follicule de 7 mm ; à droite , il y en a quatre dont un à 12 mm…
moi : et qu’est-ce que cela signifie, que je ne vais pas pouvoir reprendre le Gonal ce soir ?
lui : c’est à votre médecin de décider mais un follicule de 12 mm, c’est trop gros. Vos follicules sont de mauvaises qualité et votre réserve ovarienne est diminuée. Vos cycles sont XXX (je ne me souviens plus du tout du terme qu’il a employé).

Effectivement, depuis mon arrêt de grossesse j’ai des cycles de 26 jours (au mieux) au lieu de 28 !

Et évidemment, je n’ai pas eu gygyamp de vive voix, faut pas rêver… J’ai appelé son secrétariat hier après-midi pour savoir ce qu’on faisait pour la suite et pour savoir pourquoi, depuis deux cycles j’avais des follicules supérieurs à 10 mm à J2. La secrétaire m’a répondu que ça arrivait, que le Dr ne lui avait rien précisé d’autre si ce n’est qu’il fallait que je prenne du Provames et du Cetrotide (sans m’expliquer pourquoi, je ne sais même pas à quoi ça sert). J’ai l’impression qu’on se fiche de moi. Je sais juste que la présence de follicules supérieurs à 10 mm à J2 ne permet pas de faire des stimulations, mais je ne sais pas pourquoi ! Moi qui n’ai jamais eu de follicules assez gros, je me retrouve soudainement, depuis déjà 2 cycles, avec ça… Cette 4ème IAC bis est annulée aussi. On n’avance pas.

Que c’est dur d’accepter cette pause imposée de presque 3 mois. Et comme si ça ne suffisait pas, je suis presque complètement aphone depuis hier soir (la tristesse sans doute). Je reviens de chez le médecin (ça faisait longtemps que je n’étais pas allée chez mon médecin traitant et ça change d’aller voir un docteur pour autre chose que ce que la PMA exige). Il m’a mise sous corticoïde. J’ai des inhalations à faire… Je suis fatiguée.

J’ai vraiment le sentiment que cette fois, c’est sans espoir. Hier, c’est mon homme qui a craqué lui qui, d’habitude, est optimiste et confiant. Il m’a dit -en pleurant- « je suis triste et découragé« . Notre rendez-vous de mardi prochain va être décisif. Je n’attends plus rien de la PMA. Je sais déjà qu’elle va nous parler de don d’ovocytes. Mon homme est d’accord. Quant à moi… Je n’ai plus de larmes.

DPO 8 / J 20 / J+8 après insémination

Je guette le moindre signe d’un éventuel tout début de grossesse… mais rien. C’est peut-être un peu tôt, me direz-vous.

Je n’ai pas beaucoup d’espoir, mais je m’accroche quand même à l’idée qu’avec un gros (très gros !!!) coup de chance, il n’est pas impossible que je sois dans les 10 à 15 % (c’est le taux de réussite pour les IIU). J’appréhende l’annonce du résultat de ma prise de sang à venir.

De toute façon, quel que soit le résultat, on continue les inséminations. On a décidé qu’on irait jusqu’au bout. Si je ne craque pas d’ici-là, je pense en faire une dizaine (c’est la 3ème, mais comme je passe ma vie chez les médecins, j’ai l’impression d’en être à 10 déjà !).

J’avais entendu, il y a quelques mois, ici : le bébé éprouvette, une recette éprouvée que 12 cycles de stimulations ovariennes au cours de la vie d’une femme étaient un maximum. Si rien, on passera à autre chose mais pour l’instant, gygyamp ne voit pas d’inconvénients à continuer les stimulations en vue de faire des IAC, surtout que je réponds plutôt bien au traitement (merci Gonal !).

D’ailleurs, voici le bilan de mon écho à J9, au 8ème jour de traitement au Gonal F à 150 UI (sachant que l’insémination a eu lieu à J12, soit 3 jours après) :

  • endomètre : 6.4 mm (c’est bien ?)
  • OD : 4 follicules : 13 / 13 / 6 / 4 mm (ça me paraît si petit après traitement…).
  • OG : 3 follicules : 19×13 / 16×9 / 5 mm

Y’en a donc déjà 3 qui servent à rien tellement ils sont petits (les 2 petits de l’OD et celui de l’OG). Le 19 par 13 de l’OG me paraît bien, celui à 16 par 9 aussi pour un J9… mais bon, super l’interprétation…

De toute façon, l’insémination est faite. Y’a plus qu’à croiser les doigts et espérer !

Quant à la prise de sang du même jour (J9, 3 jours avant l’insémination), et que je n’arrive pas à interpréter, elle donne ceci :

  • Oestradiol : 411 picog/ml (euh…)
  • LH : 0.5 UI/l (c’est grâve ???)
  • Progestérone : 0.2 ng/ml (ça me paraît trop bas !)

Gygyamp est plutôt avare d’explications mais j’ai confiance en elle car bien que je sois encore -malheureusement- nullipare, c’est quand même grâce à elle que je ne suis plus nulligeste ! De bien vilains mots…

IIU / IAC ou FIV ?

Depuis le début de notre « entrée » en PMA (ou AMP, c’est comme vous voulez), je me dis régulièrement que si les inséminations ne « prennent » pas, nous pourrons toujours tenter la FIV, voire les FIV. Pfff, comme s’il y avait, en quelques sortes, une graduation du niveau de gravité de l’infertilité. Comme si, la FIV ne constituait plus qu’une ultime issue à notre désir d’enfant.

Ca, c’était au début… Ce que je pensais donc. Quelle ne fût notre surprise lorsque nous avons appris, le mois dernier, par ma gynécologue AMP (il va falloir que je lui trouve un petit nom) que, de toute façon, vu mon insuffisance ovarienne et ma faible qualité folliculaire / ovocytaire, la FIV ne donnerait pas de meilleurs résultats que les inséminations. Pourquoi ? Parce que mes pauvres petits follicules ne tiendraient pas le coup. Que voulez-vous ponctionner s’il n’y a pas matière à ponctionner pour féconder ?

En gros, tant que je réagis bien à la stimulation ovarienne (merci Gonal F, Orgalutran, Ovitrelle…), on continue les IAC (au passage, je me sens gonfler chaque jour un peu plus…).

Or, je lis, par ici ou par là, des histoires qui contredisent cette thèse (et je m’en vois ravie !) : la FIV, malgré une IO comme la mienne (AMH à 0.7, FSH à 21) peut être envisagée et réussie ! Non pas que je veuille à tout prix passer par la FIV, d’autant que je sais que le protocole est souvent plus lourd et difficile… mais juste parce que j’ai terriblement peur. J’ai peur que si, par malheur, les inséminations ne donnaient pas un +++ , je me retrouve sans aucune autre issue, le bec dans l’eau…

Il y a toujours le don d’ovocytes, me direz-vous. Mais nous y avons réfléchi. Plus de 2 ans et demi d’essai, ça laisse le temps de la réflexion. Ça n’est pas pour nous. Je ne le souhaite pas. Je ne me sens pas capable d’attendre encore 3 ans pour un hypothétique don et une hypothétique grossesse… à l’approche, à ce moment-là, de la quarantaine (oh la la, je me sens vieille d’un coup…).

Le vocabulaire de l’AMP

Depuis avril 2011, date à laquelle nous avons appris que notre problème était bien plus « sérieux » que nous ne l’aurions imaginé, nous sommes devenus des spécialistes de l’infertilité et savons désormais (aussi bien que les médecins eux-mêmes, j’ai envie de dire !) interpréter mes résultats (catastrophiques quand je ne suis pas stimulée -Gonal F à 150 pendant au moins 8 jours-).

L’interprétation d’un bilan hormonal n’a presque plus de secret pour moi !

Échographies endovaginales (calcul des follicules, observation de l’endomètre…), prises de sang (AMH, FSH, LH, œstradiol, progestérone… BHCG… …), hystéroscopies (diagnostique ou de contrôle), polypectomie sous anesthésie générale pour un fichu polype utérin, test post-coïtal ou de Hüner pour l’examen de la glaire, hystérosalpingographie pour l’observation des trompes… et j’en oublie certainement, font parti de notre quotidien. Je ne vous parle pas d’acupuncture ou de psychanalyse, ça sera l’objet d’un prochain billet.

Que d’énergie dépensée, de temps passé à « caser » (et encore, on n’a que très rarement le choix !) des créneaux pour que ça tombe pas trop mal par rapport au boulot, que de coups de fil passés, que de larmes versées pour tout ce qui ne se passe pas comme prévu et/ou voulu… que de stress et d’angoisse, que d’attente.

J’espère que tous nos efforts porteront un jour leurs fruits.