10ème tentative : négative…

Voilà, ça m’apprendra à faire un TG 7 jours après une injection d’Ovitrelle.

C’était un faux-positif dimanche.

La prise de sang de ce matin a bien confirmé le vide en moi…

Merci infiniment pour votre soutien sans faille, comme toujours.

On ne s’emballe pas, hein…

Bon, ce matin, j’ai craqué…

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Je sais que ce n’est pas bien, qu’il faut attendre la première prise de sang prévue mardi…
J’ai très très très très peur d’un faux positif dû à tout ce traitement…
En fait, je ne sais quoi penser et j’ai l’impression de vivre et revivre continuellement les mêmes choses : espoir, attente, angoisse, positif, espoir, angoisse, attente… FC…
Je ne supporterais pas un 4ème arrêt de grossesse.

Bilan à 7 DPO post-IAC

Une copine PMette au parcours tout aussi compliqué, après un énième échec, vient de m’écrire ceci :

« … Nous sommes des combattantes hors norme avec un courage exceptionnel peu perçu par notre entourage« .

Ces quelques mots résonnent en moi. Elle a raison, oui, nous sommes de réelles combattantes. Nous en avons « là-dedans » ! (Enfin, moi, perso, j’ai quasi-rien dans mes ovaires mais bon… passons).

Ceci m’amène à me poser des questions :

  • Qu’est- ce qui fait qu’on « tient », malgré tout ?
  • Qu’est-ce qui fait qu’on accepte d’ingurgiter 16 comprimés par jour à chaque tentative, sans avoir la garantie, aucune, que ça finira enfin par marcher ?
  • Comment continuer à regarder ce corps, marqué par les stigmates de la PMA, lorsque cela devient un supplice ?
  • Comment parvient-on, malgré tout, à trouver la force morale et physique face aux épreuves ?
  • Comment arrive-t-on à « tenter de consoler » les copines dans la spirale infernale de l’infertilité ?
  • Où puise-t-on la force, pour chaque tentative (quand elle a lieu car je ne parle même pas des cycles pour lesquels tu te tapes les examens pour rien et qu’il n’y a ni FIV ni IAC au final car les conditions ne sont pas requises… ça m’est arrivé plusieurs fois !) quand on a :
  1. au moins 3 échographies endovaginales par cycle,
  2. en moyenne 4 prises de sang à chaque fois (sans compter les examens fort douloureux et dévoreurs de temps non liés au monitoring de l’ovulation),
  3. des heures cumulées d’attente et toute une organisation par rapport, entre autres, au boulot à prévoir,
  4. des rendez-vous à caser lorsque la consigne du soir (après 17h la consigne !) est : « telle et telle injection ce soir ET écho et prise de sang demain matin » ?

Je ne compte même plus les dizaines et les dizaines d’heures passées au téléphone pour dégoter un rendez-vous la veille au soir pour le lendemain matin…

Je suis tellement blasée de tout ce qui nous arrive que je crois que je viens de passer une étape importante dans notre parcours. Serais-je enfin « tentée de ne plus avoir envie » d’être mère ???

Je vais aller au bout de ce que je peux, de ce que la science nous donne comme possibilité. Et bientôt, bientôt : je passerai enfin à autre chose… car je n’aurai pas/plus le choix.

Et plus le poids de tout ça sur mes épaules et mon coeur aussi !

Bon, je reviens à l’objet de mon billet… Une semaine avant la prise de sang, à mi-parcours donc, plusieurs choses :

  1. J’ai toujours été intolérante à la progestérone (Progestan / Utrogestan). Quand je dis intolérante, ce n’est pas juste une petite intolérance qui resterait supportable, acceptable et qui serait sans conséquence dans ma vie quotidienne. Non. Là, il s’agit, dans mon cas, d’une intolérance sévère, handicapante, d’une réaction allergique très importante qui se manifeste systématiquement à partir de 4/5 jours de prise par des brûlures intenses, de fortes irritations alliées à des démangeaisons à la limite du supportable… Glam’ hein… Tout ça, au point de glapir de douleur, de ne pas pouvoir marcher normalement, voire de ne pas pouvoir m’asseoir… Le pire, c’était dimanche soir. Du coup, j’ai pris l’initiative d’arrêter la voie vaginale et de passer à la voie orale même si les effets secondaires sont terribles avec 6 ovules par jour (seins douloureux et gonflés, vertiges et grosse fatigue), je préfère mille fois cela à ces épouvantables démangeaisons. J’ai bien sûr demandé à Number 4 si je pouvais alterner voie orale / voie vaginale. Il n’est pas très pour mais pas le choix… Il m’a aussi conseillé Saforelle en gel (Crème apaisante – soin intime et corporel – Usage Quotidien – sans colorant, à la bardiane et à l’allantoïne) et là, c’est juste magique. Si je pouvais sponsoriser ce gel, je le ferais ! Tout est rentré dans l’ordre. Le cumul voie orale + gel a tout réglé en 24h !
  2. J’ai tous les symptômes de la grossesse, comme à chaque fois, sans la grossesse qui suit : bouffées de chaleur, obus à la place des seins, appétit de géant, boutons sur le menton… mais tout ça est dû au traitement… Rien de neuf donc.
  3. Je vis normalement (enfin j’essaie, vu que je dors tout le temps… heureusement que je suis en vacances) et ne fais pas comme si j’étais potentiellement enceinte ! J’ai juste -presque- arrêté la chicorée (5 tasses par jour habituellement et là, une seule par jour).
  4. En FIV, quand il y a transfert, tu sais que tu portes un début de vie et que tu couves ton (ou TES quand t’es une grosse veinarde !) embryon(s). En IAC, c’est différent. Je n’ai pas l’impression de couver quoi que ce soit. Je ne sais même pas s’il y a eu un début de vie suite à une éventuelle fécondation.
Et si, pour la 10ème fois, je faisais encore tout ça pour rien ?

10 millions de spermatozoïdes inséminés

Notre dernière IAC remonte à septembre 2012. Ca date !

Alors pour notre 10ème tentative de PMA et après plusieurs FIV (foireuses, n’ayons pas peur des mots !), refaire une IAC (la 5ème donc), n’aurait dû être qu’une « promenade de santé » (je ne sais plus qui est à l’origine de cette expression dans la blogosphère, je me permets de la reprendre ici).

Nous sommes arrivés comme prévu à 8h30. Le temps de remplir et signer les documents, d’effectuer les différents règlements… Le recueil a été fait vers 9h30 et les 10 millions de spermatozoïdes ont été délicatement mais difficilement déposés dans le nid (pas douillet, malheureusement, mais bon…) vers 11h40 !

Plus de 3 heures d’attente et beaucoup  de monde en ce matin de juillet. Entre les ponctions, les transferts et les inséminations, Number 4 avait de quoi faire…

Pour faire bref, les choses ne se sont pas passées comme prévu (moi, naïve ?) : difficultés au moment du passage du col. Il a dû s’y reprendre à deux, voire trois fois (comme pour le prélèvement en vue de la biopsie de l’endomètre).

Et j’ai bien douillé. Moi qui supporte habituellement très bien les ponctions sans anesthésie générale, là, une simple insémination m’a fait mal.

Number 4 était surpris de ce col si fermé. J’ai serré les dents (pas les fesses), respiré un grand coup (merci à mon homme et à la laborantine à côté pour avoir cherché à me « détendre »).

C’est fait. Je saigne, mais c’est fait. Les spermatozoïdes sont en place.

Comment je me sens ? Pas du tout optimiste.

Comment mon homme se sent ? Comme ça :

Moi : « T’y crois ?« , Lui : « Non, vraiment pas... », puis, en voyant ma tête : « Mais bon, on sait jamais… »

La prise de sang est fixée au mardi 23. Le compte à rebours a commencé. 14 jours interminables.

En attendant, je continue mon traitement de choc commencé (en grande partie), il y a déjà 15 jours ; et ce jusque… au moins la prise de sang :

Matin :

  • Progestan Gé 200 (progestérone) 2 ovules,
  • Tocophérol 500 mg,
  • Gynéfam XL / acide folique,
  • Antibiotique Rulid / Roxithomycine (ouf, j’arrête l’autre antibio, à savoir le Zithromax / Azithromycine. Seul mon homme en prend),
  • Provames 2 mg,
  • Cortisone Cortancyl 20 mg / Prednisone,
  • Aspégic 100.

Midi :

  • Progestan Gé 200 (progestérone) 2 ovules,
  • Provames 2 mg.

Soir :

  • Progestan Gé 200 (progestérone) 2 ovules,
  • Tocophérol 500 mg,
  • Antibiotique Rulid / Roxithomycine,
  • Provames 2 mg.

A cela on ajoutera deux injections d’Ovitrelle (13 clics le 11, le reste le 14) pour aider la nidation.

Et j’arrête aussi le Pentoxifylline LP 400 mg (qui a bien aidé à épaissir l’endomètre mais qui n’est plus utile en phase lutéale).

Au passage, 1200 mg de progestérone (6 ovules/jour) alors que la dose maximale est de 600 (3 ovules), voire 800 (4 ovules)… Je vais être bonne à rien durant ces 15 jours.

Et pour terminer (avant d’aller m’allonger), deux petites choses :

  1. Concernant mes mycoplasmes, il n’y aurait rien d’inquiétant (à suivre…).
  2. A la question : « Docteur, quel(s) conseil(s) me donneriez-vous pour ces deux semaines à venir ?« , voici sa réponse (en me narguant gentiment) : « … Que vous enleviez votre cerveau !« 

Faut dire que je (et me !) pose toujours des milliards de questions…

Allez, je m’en vais de ce pas suivre son conseil (sur un malentendu…).

Et voici quelques clichés pour clore le chapitre PMA avant la saison prochaine.

Mardi, on insémine !

Notre 10ème tentative de PMA, à savoir notre 5ème IAC, aurait (d’après mes calculs savants) dû se faire ce matin. Elle aura finalement lieu mardi matin, à J16 (ça fait tard… mais grâce à mes amis Orgalutran -tous les soirs depuis mercredi J10-, puis Ovitrelle -dimanche à J14-, je ne devrais pas ovuler avant !).

Beaucoup de choses encore à dire depuis mon dernier billet. Ces derniers temps, à presque chaque rendez-vous médical, j’apprends une mauvaise nouvelle.

Je vous parlais d’un prélèvement vaginal recommandé par MatriceLab pour détecter un éventuel foyer infectieux locorégional suite à la découverte de cellules tueuses uNK dans l’endomètre. Ce prélèvement a été fait il y a deux semaines. Résultats reçus il y a une semaine…. Et bien il ne manquait plus que cela à mon palmarès de looseuse : l’examen bactériologique a révélé des tas de cellules pas jolies, jolies et qu’il faut absolument traiter si on veut espérer un +++.

Et devinez comment on va traiter ces cellules-là ? Par des antibiotiques ! Encore des antibio’ !

Mais j’en prends déjà, b*rdel de m*rde !!! Ben c’est pas grave Lulu, tu vas en prendre d’autres.

Donc je récapitule :

  1. non seulement j’ai des cellules tueuses dans l’endomètre qu’on traite avec des antibiotiques (9 jours) ET de la cortisone (un mois),
  2. mais en plus, la recherche de mycoplasmes a détecté (d’ailleurs, si ça parle à l’une d’entre vous, n’hésitez pas) :
  • de l’Ureaplasma urealytucum (> ou = à 10 puissance 4 UCC),
  • de nombreuses cellules épithéliales,
  • des (rares) polynucléaires,
  • une flore polymorphe commensale avec présence de nombreuses colonies de Bacilles de Doderlein…. Tout ceci doit également être traité avec un autre antibiotique (15 jours).

Et quand votre médecin vous appelle personnellement sur votre portable (Number 4, j’aime que tu m’appelles mais par pitié, pas pour m’annoncer ENCORE une mauvaise nouvelle !!!) pour vous dire « Votre homme AUSSI doit prendre des antibiotiques, à commencer tout de suite, à raison de 2 par jour…« … ben t’as juste envie de te pendre…

Voilà, sagement, mon homme a suivi les instructions. J’ai les boules. Jusque-là, les traitements c’était mon affaire.

Mais c’est dur de se dire que j’ai tout ça à la fois : IO sévère + cellules tueuses dans l’endomètre et donc environnement immunitaire hostile + examen bactériologique pas bon du tout.

Je ne sais plus quoi penser de tout ce qui m’arrive. Cette IAC sur cycle (quasi-)naturel, je la fais mais comme j’irais acheter le pain…

Mon homme me dit que c’est normal, que plus on cherche (sous-entendu, plus on fouille), plus on a de chances de trouver des anomalies et soucis. Il est zen et détendu par rapport à tout ça.

Moi, j’ai juste envie de me pendre ou de partir loin… très loin…

Et pour toutes celles que ça intéresserait, voici ce qu’ont donné mes dosages hormonaux et échographies :
J10, le mercredi 3 juillet (sans stimulation, cycle naturel) :
  • oestradiol à 161 / LH à 4,1 / Progestérone à 0,1
  • endomètre à 8 mm
  • à droite : 1 follicule dominant à 14 mm, 1 autre à 12.
J12, le vendredi 5 juillet (après Pergoveris et Orgalutran) :
  • oestradiol à 370 (extra, non ?) / LH à 3,8 / Progestérone à 0,1
  • endomètre à 7,8 mm (pourquoi sa taille a-t-elle baissé ???)
  • toujours à droite : 1 follicule à 20 mm, l’autre à 16.

Tous les soirs depuis mercredi soir jusqu’à ce soir (samedi) inclus : injections de deux ampoules de Pergoveris + Orgalutran.

C’est fou ce que je marque, j’ai des bleus dans tout le ventre…

Ovitrelle dimanche soir.

10ème tentative de PMA : fin des FIV, retour à l’IAC

C’était notre « FIV-deuil ».
C’en est fini. On arrête les FIV.
Du moins, pour l’instant.
J’ai vu Number 4 la semaine dernière. Il a été très pro, comme toujours.
Notre embryon a cessé son développement 3 jours après la ponction, à 7 cellules.
Il ne me refait pas faire de biopsie de l’endomètre pour vérifier l’efficacité du traitement sur mes cellules tueuses uNK. Il estime que ce n’est pas nécessaire.
J’espère que le traitement est efficace et qu’il agit sur ces fichues cellules tueuses. En tout cas, elles se réactivent à chaque cycle et pour les éradiquer, il n’y a pas d’autre choix que de prendre de la cortisone et des antibio’.
Il a parlé en ces termes : « On ne continuera pas comme ça encore un an. C’est à vous de me dire quand vous souhaitez arrêter« .
Je lui ai répondu que c’était à lui de me le dire. J’ai confiance en lui. C’est le seul qui ait bien voulu tenter les FIV avec nous. J’ai toujours dit que « j’accepterais » le jour venu…
Ce jour est (presque) venu.
« Presque » car il tente malgré tout une IAC sur cycle naturel avant la fermeture estivale du centre.
Ce sera notre 5ème IAC mais surtout notre 10ème tentative de PMA.
Rien que ça !
Énième et dixième.
Peut-être notre ultime tentative, notre
« IAC-deuil ».
Je revois tout le chemin parcouru depuis toutes ces années à espérer un miracle. Le miracle n’arrivera sûrement pas. Il faut l’accepter.
La PMA est passée par là avec son lot de difficultés et de souffrances mais aujourd’hui, je suis fière (le mot peut sembler fort, mais c’est celui qui me vient) de ce que nous sommes (devenus), mon homme et moi à savoir, un couple solide et uni.
Le protocole est simple :
– Prélèvement vaginal le week-end dernier. Ce prélèvement est recommandé par MatriceLab pour détecter un éventuel foyer infectieux locorégional suite à la découverte de cellules tueuses uNK dans l’endomètre.
– J1 est arrivé comme prévu lundi 24.
Avec ce nouveau cycle, c’est aussi la reprise du traitement (corticoïdes, antibiotiques…). Et si j’ai bien compris, si le miracle se produisait, je prendrais de la cortisone tout le temps… du moins une bonne partie de la grossesse. Mais ne rêvons pas…
Pourtant, je suis prête à en prendre longtemps, moi, de la cortisone… malgré ses ravages sur moi…
– Cortisone (Cortancyl / Prednysone) à nouveau pendant un mois (de J2 à la prise de sang, c’est-à-dire du 25 juin au 20 juillet),
– Vitamines, acide folique, Pentoxifylline, Tocophérol (en plus de la gelée royale bio et pure),
– Antibiotiques (Azithromycine / Zithromax) dès le jour du déclenchement et pendant 9 jours (du 4 au 12 juillet).
– Prise de sang et écho sont prévues à J10 (une seule et à J10 seulement !), c’est-à-dire mercredi 3 juillet.
– Prochains contrôles (dosages et échographies) : sur instruction.
Si tout se passe comme prévu (mais vous savez bien qu’en PMA, rien ne se passe comme prévu ou souhaité), l’insémination -j’allais écrire
« ponction »…- pourrait se faire le samedi 6 juillet. La dernière tentative avant l’été. Ou la dernière tout court.
J’aurais tellement aimé pouvoir écrire des billets de dinde…
Parler de mon allergie à la progestérone, entendre et voir à nouveau un petit coeur qui bat en moi, vous parler de mes lectures de femme enceinte, me plaindre des grasses mat ‘que nous ne faisons plus, de ma libido en berne (il paraît que certaines femmes enceintes n’ont plus de désir une fois enceinte), vous dire que je dors mal à force de me lever 15 fois la nuit, réveillée par les pleurs de bébé, que mon homme et moi nous prenons le bec car notre appartement parisien est bien trop petit pour 3…
Oui, j’aurais tellement aimé tout ça.
Mais non.
Au lieu de cela, je parle de la douleur que je ne ressens même plus au fond de moi. Je suis comme anesthésiée.
Blasée.
Allez, je vais essayer de finir sur une note plus joyeuse et lister les petits +++ qui me viennent, là, comme ça… :
  • riche vie sociale (un p’tit resto à 23h ? Allez ! Un p’tit week-end au vert ? Allez ! Une p’tite soirée électro improvisée ? Allez !),
  • un entourage globalement compréhensif et bienveillant (même si on a perdu certains « amis » en route…),
  • des parents et beaux-parents on ne peut plus ouverts, compréhensifs, présents et à l’écoute.