11 ovocytes ponctionnés, 2 bastocytes (XB et HB) de grade 1 transférés, 0 vitrifié

Je ne sais pas si je vais réussir à restituer ce tsunami que nous venons de vivre en un billet. Je vais le faire en plusieurs fois, je pense…

D’abord, merci infiniment pour vos pensées, petits messages, SMS, mails, mots glissés ici et là… avant le départ et pendant notre séjour. J’ai essayé de répondre à chacune d’entre vous (merci le wi-fi généralisé partout !). Je me suis sentie portée, soutenue, rassurée aussi.

Nous sommes donc de retour de la République Tchèque.

Prague nous a éblouis, surtout par ses richesses architecturales, artistiques et culturelles. Je crois qu’il ne reste plus une rue que nous n’ayons pas sillonnée, même dans les coins un peu plus excentrés de la ville.

Au programme : restos, balades, expos, musées. Nous avons aussi profité du Prague authentique, de bons plans interlopes et typiquement pragois (car il faut savoir que mon homme devient vite insupportable lorsque, comme il le dit, la « touristite aigüe » le rattrape).

Si le centre-ville de Brno est « charmant », nous n’avons, en revanche, pas eu de coup de coeur. Ceci dit, nous restons persuadés que c’est aussi une ville qui, artistiquement, bouge/change. Evidemment, nous, PMettes en parcours de don, ne voyons pas forcément tout cela puisque notre esprit est pris d’assaut par des interrogations autour de la qualité et du nombre de nos embryons !

Quant à la clinique, nous savions que notre choix était le bon. Mais une fois sur place, nous en avons eu la preuve concrète. Toute l’équipe de Reprofit est remarquable par son professionnalisme. Je n’ai même pas eu besoin d’appeler mon Number 4 à la rescousse !

Nous avons, durant tout le séjour, eu un temps globalement (très) ensoleillé et doux. Inouï pour un mois de février. Et pas une goutte de pluie ! Les écharpes, bonnets, gants et polaires sont restés au fond de nos valises. Nous avons eu plus souvent chaud que froid et le soleil a tellement percé par moment (notamment avant-hier, lundi, en terrasse) que j’ai regretté de ne pas avoir pris mes lunettes de soleil !

Mais le plus important n’est pas là. Alors, petit retour en arrière :

Lundi 17 février (J0)

C’est le jour :

  • de la ponction de la donneuse,
  • du recueil et de la prise de sang pour mon homme,
  • de l’échographie de mesure et contrôle de l’endomètre pour moi (et c’est tout !),
  • (et accessoirement 7 ans et 6 mois jour pour jour que je suis non-fumeuse, c’est pas rien !!!)

Dès notre arrivée, nous sommes chaleureusement et sympathiquement reçus par E qui parle un français « parfait ». Elle est à notre disposition. Nous remplissons les formulaires de consentement.

On nous confirme que la méthode de fécondation sera une FIV avec ICSI (systématique chez eux). Une première pour nous.

Pendant que mon homme fait ce qu’il a à faire (après 2,5 jours d’abstinence mais avec le recul, je me dis qu’on aurait pu pousser à 3,5 jours), je suis reçue par le Dr S (de son prénom), chaleureux, souriant, disposé à répondre à toutes nos questions.

On parle IOP, FCR, cellules NK, parcours PMA, de ma donneuse. Il me dit que je suis jeune. Ca fait plaisir ! Je sais bien que je le suis -encore-. Ce sont mes ovocytes qui font plus que leur âge.

Il parle anglais. La communication est très facile et l’ambiance détendue et conviviale. Il reprend mon dossier… et hallucine sur mes doses de progestérone (1200 mg/jour, soit 6 ovules de 200 mg 3 fois/jour) mais me dit que c’est important de le faire… Évidemment !

Il constate que je suis bien suivie et sourit quand il découvre ma longue liste A4 de « drugs » à prendre. S’en suit une discussion entre lui et son collègue (Dr P, de son prénom aussi) et c’est là que j’apprends que notre donneuse a été ponctionnée de 11 ovocytes !!! Belle surprise car ils en garantissaient à la base entre 8 et 10 (ce qui est déjà cinq fois plus que le maximum obtenu dans notre parcours PMA).

Onze ovocytes prélevés, je me me dis que c’est un signe :

  • onze comme les 11 ponts de Prague,
  • onze car cette FIV-ICSI avec DO est notre 11ème tentative d’AMP.

Mon homme arrive, découvre la bonne nouvelle. La conversation reprend.

Dr S nous redonne son avis concernant le transfert de deux blastocystes. Pour lui, si la qualité des blastocystes est bonne, il vaut peut-être mieux n’en transférer qu’un « car vous êtes jeune« . La bonne blague (je vais avoir 38 ans dans un peu plus de 3 mois) ! Après tout ce par quoi nous sommes passés, après toutes ces années de galère, d’échecs, de FC, de négatifs dans la tronche, de tentatives échouées, reportées, annulées, d’attente… nous dire qu’il y a un risque de grossesse gémellaire, c’est un peu (gentiment, hein) nous distiller du rêve, nous donner de l’espoir. Comment ne pas se projeter, ne pas y songer, ne pas l’imaginer, l’envisager ? Un risque de grossesse gémellaire ? Oh mon Dieu, si Tu existes…

Pour nous, c’est tout réfléchi. Les grossesses gémellaires sont risquées. Elles me fichent une de ces trouilles, mais, en presque 5 ans, j’ai eu le temps de penser à tout cela, de peser le pour, le contre. Et puis franchement, j’ai quand même du mal à croire que deux embryons peuvent s’accrocher avec mon utérus killer

Alors, c’est clair et net, ça sera deux, pour augmenter les chances d’implantation. Ceci dit, je comprends parfaitement bien (et j’apprécie, même !) la mise en garde complètement légitime.

Pour l’anecdote, d’ici le transfert, j’ai même pour consigne de boire du vin (mais attention : du blanc -car ils ne font pas de « bons rouges« – !). Bienvenue dans la 4ème dimension…

Comme le pensait Number 4, pas besoin d’intralipides et on m’a confirmé que les injections quotidiennes en sous-cutanée de Lovenox remplaçaient bien l’Aspégic (j’aime quand le corps médical français et tchèque est d’accord !).

L’échographie à J0 révélera un endomètre à 8,9 mm et en triple feuillet. Tout est PARFAIT !

Prise de sang pour mon homme. Nous prenons quelques beaucoup de photos souvenir des lieux…

Globalement, jusque-là, je me sens zen, détendue, en confiance totale pour chacune des étapes (à Paris comme à Brno), aidée par tous vos messages de soutien. Sentiment étrange de vous avoir près de moi…

Mardi 18 février (J1)

10 ovocytes matures (sur les 11 prélevés la veille donc) et 8 fécondés.

Nous sommes aux anges !

Mercredi 19 février (J2)

7 embryons :

  • 4 de 4 cellules,
  • 1 de 3 cellules,
  • 2 de 2 cellules.

Nous sommes sereins. Après tout, nous venons de loin. Petit rappel concernant notre tentative de mars 2013 : notre seul embryon obtenu à J2 avait 4 cellules et c’était notre record en terme d’embryon transféré ! Là, on en a 3 de plus à 4 cellules.

Jeudi 20 février (J3)

C’est là que tout se complique. Le stress est à son apogée.

6 embryons :

  • 3 (seulement !!!) de 8 cellules ;
  • 2 de 5 cellules ;
  • 1 de 3 cellules ;
  • 1 qui nous a quittés.

C’est très décevant. Je vis cela comme une réelle injustice. Avec un pool de départ aussi important, comment est-ce possible de n’avoir que 3 embryons seulement au top ???

J’essaie de me raisonner en me souvenant de notre autre « exploit pmesque », celui de juin 2013. Nous avions obtenu un seul embryon de 7 cellules à J3 (qu’on n’a jamais pu me transférer d’ailleurs, car mort avant le transfert prévu !)… Mais c’est dur, dur. On est en don, là. C’est justement parce qu’on est en don que les mêmes scénarios ne doivent pas se reproduire !

En même temps, étrangement, à ces sentiments d’écoeurement, voire de lassitude et de tristesse, se rajoutent quelque chose de nouveau chez moi. Rien, plus rien ne dépend de moi. En effet, ce ne sont ni mes ovocytes, ni mes spermatozoïdes, alors pour une fois, je n’y suis « pour rien » (avec des tas de guillemets, car évidemment  que je n’ai jamais été responsable).

En don, même si l’enjeu est énorme, le poids de la culpabilité en cas d’échec est amoindri. Enfin, c’est mon ressenti.

Vendredi 21 février (J4)

Pas d’information de la clinique ce jour. Il faut laisser la nature faire son oeuvre… Vivement le lendemain. Mais on s’occupe à fond !

Samedi 22 février (J5)

C’est le fameux jour du transfert. Nous sommes accueillis par K. Elle vérifie nos identités respectives.

Puis, le Dr H (de son prénom donc !) nous reçoit. Elle est toute jeune (35 ans maximum). La communication en anglais est aisée mais le doute m’habite : je ne la connais pas et le transfert ne se fera ni avec le Dr M, ni avec l’autre Dr M.

Elle nous livre les informations tant attendues du jour concernant l’évolution de nos 6 embryons :

  • 2 beaux blastocystes de grade 1 (1 XB –blastocyste expansé- et 1 HB –blastocyste éclos-) que l’on m’a transférés,
  • 1 EB (blastocyste précoce) de grade 2 (celui-ci aurait pu être vitrifiable, mais nous avons appris hier, mardi, que non…),
  • 1 CM (morula compactée) à la traîne,
  • 1 embryon de 8 cellules,
  • 1 de 5 cellules.

Pas de cryoconservation possible. Pas d’embryon vitrifié donc. Si ça ne marche pas là, on recommence tout. Glourpsss. Encore.

A ma demande, elle nous donne des (petites mais précieuses) informations supplémentaires sur notre donneuse, nous explique qu’ils vont laisser encore en observation les embryons restants, mais qu’il y a peu de chance qu’on obtienne de vitrifié. Je m’en doutais, je m’étais préparée au pire. Je n’ai pas été surprise. Déçue mais pas surprise.

Je demande ce qu’elle pense du spermogramme et là, le choc : le diagnostic d’asthénozoospermie tombe. Jusque-là, mon homme n’avait qu’une tératospermie modérée qui n’a jamais posé de souci (je n’en ai d’ailleurs jamais parlé ici, c’est surtout mon infertilité qui gênait !), mais là, elle nous explique que bien que la concentration et la mobilité soient tout à fait dans la norme, il y a un souci au niveau de la mobilité progressive et un moindre au niveau de la morphologie :

  1. la mobilité progressive : la valeur mesurée est de 7 alors que la limite inférieure est censée être de 32 ;
  2. la morphologie normale : la valeur mesurée est de 4, ce qui est la limite inférieure.

Alors je sais bien que la spermatogenèse se renouvelle, varie, change… J’ose espérer que le prochain spermogramme sera comme les précédents c’est-à-dire « correct ». Mon homme a été malade il y a deux mois (ça a bien duré 3 semaines : gastro, état fiévreux, toux, grosse fatigue…) alors peut-être est-ce dû à cela ? Il va falloir que l’on se penche là-dessus. Sans pression, hein, mais qu’on s’y penche.

Jamais tranquilles.

Le moment tant attendu du transfert arrive. Elle nous montre depuis l’écran placé au-dessus de nos têtes nos deux magnifiques blastocystes de grade 1 (1 XB + 1 HB).

Mon homme prend quelques photos pendant que j’observe nos bulles d’amour.

Le Dr H, aidée de L, son assistante (une femme douce, souriante et gentille), procède à la préparation du terrain si je puis dire.

Une troisième femme arrive avec nos si précieux trésors, vérifie oralement avec nous que ce sont nos embryons.

Le passage du col semble laborieux (pas nouveau, ça, chez moi…) et elle a besoin que L appuie légèrement sur mon bas ventre pendant qu’elle essaie de frayer un passage pour y placer, délicatement, les embryons.

Je n’ai pas eu mal mais j’ai bien senti qu’il y avait un problème au passage du col. C’était long. J’étais pourtant (relativement) détendue.

Après le transfert, malgré une qualité de l’image médiocre, elle a mesuré (à ma demande) mon endomètre. Il était à 9,5 mm (un record chez moi) et en triple feuillet : toujours parfait donc (je me demande si l’ostéopathie intravaginale n’ y est pas pour quelque chose…).

Et je couve nos tous premiers blasto’. Les seuls de ma vie. J’espère les derniers aussi si cette tentative est couronnée de succès. Une issue heureuse. Mais j’ai tellement de mal à concevoir un tel avenir pour nous.

En tout cas, je me souviens très bien du chant des oiseaux à la sortie de la clinique. Nous espérons tellement.

Quel que soit le verdict, nous avons prévu la suite. En cas d’échec, nous y retournons avant 2015 et nous recommençons (en passant par Bratislava, cette fois). Et puis voyager avec mon homme (quasi 50 pays visités à son actif, quand même…) est juste merveilleux ! Au pire, nous aurons (enfin, j’aurais !) découvert un autre pays : la Slovaquie.

Děkuji (= merci, se prononce « diyé-kou-yé ») notre donneuse et Vive le don !

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3ème (et avant-dernier ?) point FIV-DO

Youhouuuuuuuu !!! Trop contente, Lulu !!!

Cet après-midi : 3ème point FIV-DO avec mon Number 4 adoré vénéré, histoire de clarifier définitivement le traitement.

Suite au protocole (que la clinique appelle « plan de traitement« ) et pour définir les dosages et/ou les voies d’administration, je suis allée le voir avec ma traditionnelle fameuse lonnnnngue liste de questions !

Mes questions, il les anticipe… Alors forcément, ça a été très rapide ! Du coup, on a pu parler d’autres choses… Et quelles choses ! J’y viens, j’y viens.

J’ai entière confiance en Reprofit mais Number 4 est le seul à me connaître parfaitement (enfin, à connaître ma zone génitale plutôt !) : mon lourd passé de IOP + NK + FCR = grosse « loseuse »… Tout ceci nécessite un traitement spécifique. Je serai éreintée (à moi somnolences, gonflements et sautes d’humeur !).

Bref, presque toutes mes angoisses, presque tous mes doutes se sont, comme on dirait, en-vo-lés !

Comment un seul et même homme, en l’occurrence un médecin -que dis-je-, un ponte de la PMA, peut, rendre cette dernière (à savoir une procréation à la base : triste, pesante, lourde, douloureuse…) aussi… facile, claire -j’allais dire plaisante-… ???

Donc, je reprends.

mardi 21/01 : Injection en intramusculaire de Decapeptyl 3 mg, à J20.

mercredi 22/01 : début du traitement de choc anti cellules tueuses uNK ET début de la stimulation de l’endomètre.

C’est -encore- du lourd (jusqu’à 19 médocs/jour quand même) et ça  donne/ra ceci (j’ai commencé en partie) :

Matin :

  • Tocophérol 500 mg -vitamine E- : 1 comprimé (jusqu’à nouvel ordre),
  • Acide folique 0,4 mg -vitamine B9- : 1 comprimé (jusqu’à nouvel ordre),
  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- :  1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Pentoxiffylline 400 mg -vasodilatateur- : 1 comprimé (jusqu’au 21/02 inclus),
  • Prednisone 20 mg -cortisone- : 1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Estima Gé 200 mg -progestérone- : 2 ovules (début le 17/02 et jusqu’à nouvel ordre),

Midi :

  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- : 1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Estima Gé 200 mg -progestérone- : 2 ovules (début le 17/02 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Lactabiane -probiotique- : 2 comprimés (du 17 au 23/02 inclus).

Soir :

  • Tocophérol 500 mg -vitamine E- : 1 comprimé (jusqu’à nouvel ordre),
  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- : 1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Pentoxiffylline 400 mg -vasodilatateur- : 1 comprimé (jusqu’au 21/02 inclus),
  • Zithromax 250 mg -antibiotique- : 1 comprimé (du 17 au 26/02 inclus),
  • Estima Gé 200 mg -progestérone- : 2 ovules (début le 17/02 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Lovenox 4000 UI anti-Xa/0,4 ml -énoxaparine sodique- : 1 injection en sous-cutanée (à partir du 17/02… –j’ose écrire la suite-… jusqu’à 3 mois de grossesse…).

La cortisone : elle reste à 20 mg contrairement à la dose « standard » de la clinique (qui est de 5 mg).

La progestérone : j’ai toujours eu du Progestan et/ou de l’Utrogestan. Je ne supporte absolument aucune des deux (en gros, au bout d’une semaine seulement de traitement et donc 42 ovules insérées, je ne peux plus m’asseoir… ça pique, ça brûle voire démange… pratique hein ?). Là, la pharmacienne m’a donné de l’Estimé Gé. On verra mais à mon avis, ça va être pareil… Même dosage 1200 mg, soit le double de la dose maximale habituelle.

L’Aspégic 100 : n’est pas nécessaire puisque les injections de Lovenox remplissent les fonctions de vascularisation et de coagulation.

Les oestrogènes (Provames) : que par voie orale -et non vaginale- et on attaque fort avec tout de suite 3 comprimés/jour dès le début de la stim’ et non en différé/décalé, comme indiqué sur le plan de traitement initial.

Il a été question d’injections d’intralipides (une le jour de la ponction et une autre une semaine après le transfert). Number 4 n’est pas contre car, comme pour le Lovenox, « ça peut pas faire de mal« . En revanche, il pense qu’une seule injection suffit… A suivre.

Prochaines étapes :

  1. 10/02 : 1 prise de sang pour dosages hormonaux : estradiol, LH, progestérone,
  2. 10/02 : 1 échographie de contrôle : pas besoin de prendre rdv, je lui envoie un sms le matin même et hop, il me reçoit en fin de journée/début de soirée pour vérifier si le nid est « douillet ». Il veut un minimum de 8 mm… Ca va être chaud.
  3.  fin février puis début mars2 prises de sang pour vérifier si tout va bien au niveau des plaquettes (en lien avec le Lovenox… je suis preneuse de toute info, pas eu le temps de débattre la dessus… « à cause » de BAMP !).

Et donc, et donc, et donc :

Aujourd’hui, j’ai été encore plus BAMP que d’habitude : je lui parle du collectif, lui dis l’importance pour les couples infertiles d’aller consulter ce site collaboratif. Bref, je lui laisse un certain nombre de faire-part récupérés à la dernière rencontre parisienne du samedi 7 décembre et v’là-t-il pas que,  après avoir cliqué sur « Dames Du Bureau« , je l’entends lire et donc dire tout haut les pseudos, ceux desdites DDB et à lui les : « Madame Pimpin…, Catiminie…, Tittounett… » à haute voix… et de sourire de ces pseudos…

C’était assez invraisemblable et en même temps, presque magique d’entendre vos noms de sa bouche…

La FIV1 avec Number 4 aura-t-elle lieu ? Acte 2

Il s’en est passé des choses ces dernières semaines… Alors je vais faire par ordre chronologique.

J’ai revu Number 4 il y a deux semaines pour l’interprétation de la fameuse prise de sang dont je parlais ici (anticorps : anti-phospholipides, anticardio-lipines, anti-nucléaires, anti-DNA natif / antithrombine III / protéines anticoagulantes : C + S + protéine S libre antigène / test de dépistage de la résistance à la protéine C activée).

Arrivée en salle d’attente, je me dis qu’encore une fois, la chance me sourit : il n’y a qu’une seule personne (une biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip femme enceinte !). Après quelques échanges de sms avec mon homme et une « copinaute de galère » qui m’attendait au café d’en bas (elle avait rdv juste avant moi), j’arrive à me dire qu’après tout, c’est bon signe de croiser des femmes enceintes dans le cabinet de son gynéco spécialisé PMA… Même si -et c’est ce qui m’étonne là-, quasi-systématiquement, dès que ledit gynéco réussit le miracle du +++, il refourgue normalement la patiente à un confrère.

Mais bon, passons. Quelques minutes d’attente, puis j’entre dans son cabinet et là, ô sacro-sainte poisseuse de Lulu :

Number 4 : « Je n’ai pas reçu vos résultats… »

Moi : « Euh… ah bon ? Vous m’aviez dit que 8 jours suffiraient pour les recevoir. Il s’est écoulé deux semaines… »

Number 4 : « Oui et c’est bizarre. Je vais les appeler ».

Il appelle une fois, explique le problème. On lui dit que les résultats sont prêts et qu’ils les lui faxent de suite…. Mais rien. Il rappelle donc une deuxième fois : même topo… A chaque fois, on lui dit que ça va lui être faxé de suite. On attend. Toujours pas de fax. Quelques allers-retours du côté de sa secrétaire pour voir… Ça fait 15 minutes que je suis dans son cabinet. Rien. Pas de fax en vue. Je lui suggère alors (oui, je sais, je suis super chouette comme PMette), de prendre un(e)(d’) autre(s) patient(es)… J’attends à l’entrée, près du bureau de la secrétaire. Les patient(e)s défilent, les femmes seules ou les couples, un couple avec enfant aussi venu consulter pour un petit deuxième (qui tarde à venir sans doute… ). Et toujours pas de fax. La secrétaire ne comprend pas et décide d’appeler. Une fois… puis une autre fois. Agitation, impatience. Sur proposition de la secrétaire, j’appelle moi-même le laboratoire en question, rappelle qu’on en ai à au moins 6 appels et insiste pour qu’ils faxent les résultats im-mé-dia-te-ment…

La secrétaire, Number 4 et moi avons l’impression que c’est une blague (mais où est la caméra ???). Bref, s’en suivent des minutes interminables d’attente et au bout de 2 longues heures (oui deuuuuuux heures !!!), le fax tant attendu arrive. Moi, entre temps, je réalise que ces 2h viennent se rajouter aux centaines d’heures d’attente déjà englouties depuis que je suis en PMA (d’autant que j’étais attendue par deux « copinautes de galère » au café d’en bas, dont celle sus-mentionnée qui attendait depuis mon arrivée déjà !). Et ce précieux fax arrive pile poil au moment où une autre copinaute de galère -qui devait nous rejoindre toutes au fameux café d’en bas- (une 3ème donc, vous suivez ?) entre dans le cabinet. Ô joie, ô émerveillement. Nous nous sommes tout de suite reconnues, sans même nous connaître. Les PMettes blogueuses sont des magiciennes !

Et voici l’interprétation : « alors ça, négatif (il coche), là négatif (il coche), ça aussi négatif (il coche), ici négatif (il coche). Tout va bien. Vous n’êtes pas particulièrement sujette aux fausses couches« . Pfiouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu. Ouf ! Je n’ai pas le profil d’une « infertilequiferaitsystématiquementdesfaussescouches » ! A ma charge : 2 grossesses =>; 2 FC !!! Mais pourquoi tant de haine, hein ???

Bon, opération Action/Réaction ! Revenons à nos moutons… J’en suis là :

  1. Retour de couche (ou J1, c’est plus glamour) le mercredi 14 (33 jours après ma FC précisément).
  2. Dosages hormonaux et échographies de contrôle (calcul des follicules antraux + monitorage de l’ovulation) à J3 + J7 + J8 en cycle spontané

Je n’ai à ce jour (J8 donc) toujours pas commencé de stimulation hormonale. Ni Gonal, ni HCG Endo 5000, ni Ovitrelle ! Pourquoi ? Eh bien parce que les conditions (hormonales et échographiques) ne le permettent pas. IO de m*rde ! Si ces chiffres vous parlent, n’hésitez pas à me donner votre avis (on peut difficilement faire pire niveau hormonal…) :

Oestradiol LH plasmatique Progestérone
J3

70

3,4

0,2

J7

147

3,2

0,1

J8

150

3,8 0,1

Vous avez déjà vu un dosage de progestérone aussi bas, vous ? Et que dire de cette LH entre 3,2 et 3.8 de J3 à J7 ? Quant à l’oestradiol… J’y comprends rien !!! Mon taux de FSH, à ma grande surprise, affichait un joli 13,1 à J3. Et Number 4 m’a dit la dernière fois que si mon taux de FSH ne descendait pas la barre de 20, il n’y aurait pas de FIV possible ! Gloupssssssssssssssssssssss. J’étais donc folle de joie vendredi en me disant que ce taux avait incroyablement baissé même si, évidemment, c’est tout pourri 13 comme dosage, hein, ne nous leurrons pas. Mais je viens de loin… Je rappelle qu’il y a 7 mois, j’étais à 22 quasiment ! Ma joie a été de courte durée puisque ce taux de FSH doit être mis en lien avec l’oestradiol à J3 (le mien me semble bien trop élevé -70 à J3- d’où un taux faussement bas de mon FSH).

Les échographies à J7 et J8 (en cycle spontané donc), quant à elles, donnent ceci :

Ovaire droit :

  • 4 follicules à J3 (19, 12, 5 et 3 mm) ;
  • 4 follicules à J7 (18, 10, 9 et 8 mm).

Ovaire gauche :

  • 2 follicules à J3 (5 et 3 mm) ;
  • 3 follicules à J7 (8, 6 et 5 mm).

Endomètre :

  • 3,3 mm à J3 ;
  • 5,5 mm à J7.

En gras et en rouge, à J3, ce sont les deux images folliculaires dont les tailles sont complètement hors-normes.

Comment peut-on avoir à J3 des follicules de plus de 10 mm, dont un énooooorme à 19 mm ??? Mystère… C’est mauvais signe en tout cas tout ça. C’est confirmé par mon super échographiste (devant lequel je baisse ma culotte et écarte les jambes avec autant d’aise que devant mon homme… l’envie de me jeter sur lui en moins, pour sûr !). Voilà où j’en suis. Je ne sais pas trop comment interpréter tous ces résultats.

J’attends les instruction de Number 4 et je continue à rêver d’une FIV… non pas classique puisque là, c’est dead, mais à rêver d’une FIV sur cycle naturel avec au moins une ponction d’un ovocyte mature. Au moins un !

Vendredi : rendez-vous chez l’anesthésiste. Même s’il n’y aura sûrement pas de FIV, j’ai quand même pris ce rdv… en espérant qu’il serve pour une FIV à venir.

EDIT : j’ai reçu un appel tout à l’heure de la secrétaire me demandant :

  1. de commencer les injections sous-cutanées de Menopur (3 ampoules) et de Cetrotide 3mg (injections faites ce soir).
  2. de refaire un dosage hormonal demain matin, à J9 (la 4ème prise de sang de ce début de cycle).

Cela signifie peut-être que FIV sur cycle naturel il y aura… Oh la la…