10 millions de spermatozoïdes inséminés

Notre dernière IAC remonte à septembre 2012. Ca date !

Alors pour notre 10ème tentative de PMA et après plusieurs FIV (foireuses, n’ayons pas peur des mots !), refaire une IAC (la 5ème donc), n’aurait dû être qu’une « promenade de santé » (je ne sais plus qui est à l’origine de cette expression dans la blogosphère, je me permets de la reprendre ici).

Nous sommes arrivés comme prévu à 8h30. Le temps de remplir et signer les documents, d’effectuer les différents règlements… Le recueil a été fait vers 9h30 et les 10 millions de spermatozoïdes ont été délicatement mais difficilement déposés dans le nid (pas douillet, malheureusement, mais bon…) vers 11h40 !

Plus de 3 heures d’attente et beaucoup  de monde en ce matin de juillet. Entre les ponctions, les transferts et les inséminations, Number 4 avait de quoi faire…

Pour faire bref, les choses ne se sont pas passées comme prévu (moi, naïve ?) : difficultés au moment du passage du col. Il a dû s’y reprendre à deux, voire trois fois (comme pour le prélèvement en vue de la biopsie de l’endomètre).

Et j’ai bien douillé. Moi qui supporte habituellement très bien les ponctions sans anesthésie générale, là, une simple insémination m’a fait mal.

Number 4 était surpris de ce col si fermé. J’ai serré les dents (pas les fesses), respiré un grand coup (merci à mon homme et à la laborantine à côté pour avoir cherché à me « détendre »).

C’est fait. Je saigne, mais c’est fait. Les spermatozoïdes sont en place.

Comment je me sens ? Pas du tout optimiste.

Comment mon homme se sent ? Comme ça :

Moi : « T’y crois ?« , Lui : « Non, vraiment pas... », puis, en voyant ma tête : « Mais bon, on sait jamais… »

La prise de sang est fixée au mardi 23. Le compte à rebours a commencé. 14 jours interminables.

En attendant, je continue mon traitement de choc commencé (en grande partie), il y a déjà 15 jours ; et ce jusque… au moins la prise de sang :

Matin :

  • Progestan Gé 200 (progestérone) 2 ovules,
  • Tocophérol 500 mg,
  • Gynéfam XL / acide folique,
  • Antibiotique Rulid / Roxithomycine (ouf, j’arrête l’autre antibio, à savoir le Zithromax / Azithromycine. Seul mon homme en prend),
  • Provames 2 mg,
  • Cortisone Cortancyl 20 mg / Prednisone,
  • Aspégic 100.

Midi :

  • Progestan Gé 200 (progestérone) 2 ovules,
  • Provames 2 mg.

Soir :

  • Progestan Gé 200 (progestérone) 2 ovules,
  • Tocophérol 500 mg,
  • Antibiotique Rulid / Roxithomycine,
  • Provames 2 mg.

A cela on ajoutera deux injections d’Ovitrelle (13 clics le 11, le reste le 14) pour aider la nidation.

Et j’arrête aussi le Pentoxifylline LP 400 mg (qui a bien aidé à épaissir l’endomètre mais qui n’est plus utile en phase lutéale).

Au passage, 1200 mg de progestérone (6 ovules/jour) alors que la dose maximale est de 600 (3 ovules), voire 800 (4 ovules)… Je vais être bonne à rien durant ces 15 jours.

Et pour terminer (avant d’aller m’allonger), deux petites choses :

  1. Concernant mes mycoplasmes, il n’y aurait rien d’inquiétant (à suivre…).
  2. A la question : « Docteur, quel(s) conseil(s) me donneriez-vous pour ces deux semaines à venir ?« , voici sa réponse (en me narguant gentiment) : « … Que vous enleviez votre cerveau !« 

Faut dire que je (et me !) pose toujours des milliards de questions…

Allez, je m’en vais de ce pas suivre son conseil (sur un malentendu…).

Et voici quelques clichés pour clore le chapitre PMA avant la saison prochaine.

10ème tentative de PMA : fin des FIV, retour à l’IAC

C’était notre « FIV-deuil ».
C’en est fini. On arrête les FIV.
Du moins, pour l’instant.
J’ai vu Number 4 la semaine dernière. Il a été très pro, comme toujours.
Notre embryon a cessé son développement 3 jours après la ponction, à 7 cellules.
Il ne me refait pas faire de biopsie de l’endomètre pour vérifier l’efficacité du traitement sur mes cellules tueuses uNK. Il estime que ce n’est pas nécessaire.
J’espère que le traitement est efficace et qu’il agit sur ces fichues cellules tueuses. En tout cas, elles se réactivent à chaque cycle et pour les éradiquer, il n’y a pas d’autre choix que de prendre de la cortisone et des antibio’.
Il a parlé en ces termes : « On ne continuera pas comme ça encore un an. C’est à vous de me dire quand vous souhaitez arrêter« .
Je lui ai répondu que c’était à lui de me le dire. J’ai confiance en lui. C’est le seul qui ait bien voulu tenter les FIV avec nous. J’ai toujours dit que « j’accepterais » le jour venu…
Ce jour est (presque) venu.
« Presque » car il tente malgré tout une IAC sur cycle naturel avant la fermeture estivale du centre.
Ce sera notre 5ème IAC mais surtout notre 10ème tentative de PMA.
Rien que ça !
Énième et dixième.
Peut-être notre ultime tentative, notre
« IAC-deuil ».
Je revois tout le chemin parcouru depuis toutes ces années à espérer un miracle. Le miracle n’arrivera sûrement pas. Il faut l’accepter.
La PMA est passée par là avec son lot de difficultés et de souffrances mais aujourd’hui, je suis fière (le mot peut sembler fort, mais c’est celui qui me vient) de ce que nous sommes (devenus), mon homme et moi à savoir, un couple solide et uni.
Le protocole est simple :
– Prélèvement vaginal le week-end dernier. Ce prélèvement est recommandé par MatriceLab pour détecter un éventuel foyer infectieux locorégional suite à la découverte de cellules tueuses uNK dans l’endomètre.
– J1 est arrivé comme prévu lundi 24.
Avec ce nouveau cycle, c’est aussi la reprise du traitement (corticoïdes, antibiotiques…). Et si j’ai bien compris, si le miracle se produisait, je prendrais de la cortisone tout le temps… du moins une bonne partie de la grossesse. Mais ne rêvons pas…
Pourtant, je suis prête à en prendre longtemps, moi, de la cortisone… malgré ses ravages sur moi…
– Cortisone (Cortancyl / Prednysone) à nouveau pendant un mois (de J2 à la prise de sang, c’est-à-dire du 25 juin au 20 juillet),
– Vitamines, acide folique, Pentoxifylline, Tocophérol (en plus de la gelée royale bio et pure),
– Antibiotiques (Azithromycine / Zithromax) dès le jour du déclenchement et pendant 9 jours (du 4 au 12 juillet).
– Prise de sang et écho sont prévues à J10 (une seule et à J10 seulement !), c’est-à-dire mercredi 3 juillet.
– Prochains contrôles (dosages et échographies) : sur instruction.
Si tout se passe comme prévu (mais vous savez bien qu’en PMA, rien ne se passe comme prévu ou souhaité), l’insémination -j’allais écrire
« ponction »…- pourrait se faire le samedi 6 juillet. La dernière tentative avant l’été. Ou la dernière tout court.
J’aurais tellement aimé pouvoir écrire des billets de dinde…
Parler de mon allergie à la progestérone, entendre et voir à nouveau un petit coeur qui bat en moi, vous parler de mes lectures de femme enceinte, me plaindre des grasses mat ‘que nous ne faisons plus, de ma libido en berne (il paraît que certaines femmes enceintes n’ont plus de désir une fois enceinte), vous dire que je dors mal à force de me lever 15 fois la nuit, réveillée par les pleurs de bébé, que mon homme et moi nous prenons le bec car notre appartement parisien est bien trop petit pour 3…
Oui, j’aurais tellement aimé tout ça.
Mais non.
Au lieu de cela, je parle de la douleur que je ne ressens même plus au fond de moi. Je suis comme anesthésiée.
Blasée.
Allez, je vais essayer de finir sur une note plus joyeuse et lister les petits +++ qui me viennent, là, comme ça… :
  • riche vie sociale (un p’tit resto à 23h ? Allez ! Un p’tit week-end au vert ? Allez ! Une p’tite soirée électro improvisée ? Allez !),
  • un entourage globalement compréhensif et bienveillant (même si on a perdu certains « amis » en route…),
  • des parents et beaux-parents on ne peut plus ouverts, compréhensifs, présents et à l’écoute.

J9 : dosages plasmatiques et échographie en vue de mon IAC 4 bis bis

Ce matin, à J9, après 6 jours de Gonal F à 150 ui, comme prévu, réveil aux aurores pour la prise de sang et l’échographie pour le monitorage de l’ovulation. Et voici les résultats :

Prise de sang

  • Œstradiol plasmatique : 352 picog/ml
  • L.H. plasmatique : 2,0 UI/l
  • Progestérone plasmatique : 0,1 ng/ml (à J2 le cycle dernier : 0,4)

Pour la LH et la Progestérone, je ne sais pas (n’hésitez pas à me dire si ça vous cause ces taux !), mais il semblerait que mon œstradiol serait pas trop mal pour un J9… Vous pensez pas ?

Échographie

  • ovaire droit : 4 images folliculaires => 17 , 14, 6 et 5 mm.
  • ovaire gauche : 3 images folliculaires également mesurant 10, 4 et 3 mm.
  • endomètre à 7.2 mm.

Conclusion : 7 follicules dont les deux de droite qui tiennent bien la route ! Bon, à gauche, ça paresse comme l’a dit mon échographiste ou plus exactement « on ne pourra rien en tirer de ceux-là« . Par contre, il trouve que c’est pas mal du tout à droite ! Yessss !

Et LA bonne nouvelle… oui, la méga bonne nouvelle du jour et bien c’est que j’ai eu Gynéco3 au téléphone, by herself, oui, oui ! Enfin un médecin qui prend le temps de donner elle-même les consignes et, par là-même, même si c’est assez rapide et bref, d’expliquer les choses et de répondre aux questions ! Je suis super contente de mon nouveau suivi.

Oui, bien sûr il a fallu que j’appelle plusieurs fois le cabinet mais au final, sans avoir même osé penser à parler personnellement à Gynéco3, la secrétaire me l’a simplement transférée. Oui, tout naturellement, spontanément. ADIEU à jamais gygyamp !

Bon, voici la suite du programme :

  1. J9 + J10, ce soir et demain soir donc : Gonal F (à 200 ui cette fois) + Cétrotide : pour la préparation et l’injection, je reviens de chez l’infirmière (purée, ça me gratte à chaque fois, ça gonfle et suis toute rouge !). Je ne sais pas comment certaines d’entre vous arrivent à faire le mélange et l’injection toutes seules. J’en suis incapable. Autant, le Gonal, je veux bien, mais le Cétrotide, impossible. Donc retour chez l’infirmière demain soir. Et pas d’injection de Luveris au fait finalement…
  2. Ovitrelle samedi soir OU dimanche matin, au choix. C’est comme je veux, m’a dit Gynéco3… ce que je trouve étonnant puisque c’est 36h avant l’IAC normalement. On verra à quelle heure le labo donne rendez-vous à mon homme pour le recueil de sperme. Avec son tout nouveau boulot, ça va pas être facile de négocier une demi-journée, pauvre amour. Remarquez, pour moi, ça va être compliqué aussi… Bon, on y va étape par étape, on verra bien.
  3. J 13 : IAC 4 lundi. Et là, pareil, pas d’heure. On se présente au cabinet matin ou après-midi, selon le rdv au labo.

Les + de cette IAC, en vrac :

– j’ai eu Gynéco3 personnellement au téléphone pour les consignes avec en prime réponse à mes questions (qui sont légitimes, non mais ho !!!),

– la secrétaire n’est pas une grosse c*nne de pouffia*se de put* qui te prend pour une espèce de débile à chaque fois que tu oses appeler, ne serait-ce que pour savoir s’ils ont bien reçu telle ou telle analyse…,

– la prise de sang et l’écho de contrôle, c’est (en tout cas, pour ce cycle) une seule fois (à J9 donc) avant l’insémination. Avec gygyamp, il y en avait au moins 2, voire 3, mais je me demande vraiment à quoi elles servaient ; si ce n’est à me mettre en stress et à me faire arriver toujours à la bourre au boulot !

Chères lectrices, je vous en supplie, priez pour moi, sortez vos gri-gris, prononcez toutes sortes d’incantations. Même si je suis la plus cartésienne des nanas, j’ai quand même besoin, pour cette 5ème stimulation ovarienne et 4ème IAC, de toutes les ondes positives possibles !!! Mes chances sont infimes, je sais que si ça marchait, ça relèverait du miracle… Mais quand même… 2 beaux follicules, c’est pas rien. Et 3 ans d’essai intensif dans un mois et demi… C’est pas rien non plus.

Du neuf : en route vers « IAC 4 bis bis » avec « Gynéco3 » !

Avec la PMA, on n’est jamais à l’abri de bonnes comme de mauvaises surprises. Rien n’est jamais acquis, rien n’est figé. Tout bouge. Rien n’est su d’avance. La PMA peut rendre n’importe quelle nana « stable », « posée », « patiente », « zen », « optimiste »… complètement chèvre !

Vous auriez vu nos têtes au moment de la consultation du résultat de ma prise de ma prise de sang ! Taux à 1 comme je l’annonçais. La loose donc, la vraie loose. Pas même 5 ou 10, non, 1. Et pas même une once de début d’accroche. Rien, nada. Je suis définitivement stérile. Je le sais désormais, je le sens… et je l’accepte.

Avec la tristesse des résultats de cette prise de sang et mon corps qui m’a, pour la première fois de ma vie, complètement trahie (retard de 9 jours, nausées, douleurs aux seins, boutons, dents sensibles… bref, tous les symptômes de ma 1ère -et sans doute dernière- grossesse « avortée »), je ne savais que penser. Ma 4ème stimulation ovarienne, soit la première sans insémination (mois d’août oblige), s’est, elle aussi, soldée par un échec.

Pourquoi un tel retard (moi qui suis réglée comme une pendule habituellement) ? Depuis mon arrêt de grossesse, la durée de mes cycles a, certes, diminué (passage de 28 à 26 jours), mais jamais je n’avais eu autant de retard…

En bonne PMette, lorsque nous avions vu notre Gynéco3 (ça y est, je lui ai trouvé son nom !) pour un dernier avis en juillet, j’avais eu la bonne idée de prendre un rendez-vous à l’avance pour le 30/08 (donc hier) histoire de bien débuter la reprise et pour anticiper un éventuel souci. Ben j’ai bien fait ! Vous remarquerez mon grand sens de l’anticipation des poisses !

Figurez-vous que ce rendez-vous-ci s’est aussi très bien passé. A peine arrivée dans son cabinet, j’ai compris que DEFINITIVEMENT, c’en était fini avec gygyamp.

Pour des tas de raisons. Je n’ai d’ailleurs toujours pas de nouvelle d’elle sachant qu’elle a eu mon résultat de BHCG ainsi que les résultats de la prise de sang et de l’échographie à J3 de fin juillet (oui, fin juillet !) qui lui avaient été faxés par le labo et le centre d’imagerie. Silence radio encore et toujours, c’est dingue ! Je me demande même si en m’étant obstinée à ce point à me demander si je faisais bien de changer de gynéco, je n’étais pas (un peu) dans une spirale masochiste… En effet, jusqu’à hier matin encore, je me demandais si changer de gynéco était une bonne chose. Et bien là, enfin, je me sens en totale confiance avec un professionnel de la PMA. Mes doutes se sont envolés. Avec gygyamp, c’était toujours le coup de flippe avant de passer un coup de fil, toujours la crainte de tomber sur cette secrétaire si mal-aimable (je suis très polie, là !) qui, à chaque fois que tu poses une question, te fais sentir que t’es qu’une demeurée (là aussi, je suis trèèèèèèèèèès polie !).

Je ne dis pas que l’espoir est revenu. Gynéco3 ne fera pas de miracle, faut pas se leurrer et j’ai une chance infinitésimale d’être enceinte avec ces follicules/ovocytes de m… Elle me l’a dit. Je l’accepte. Je ne suis pas au pays des Bisounours, mais je veux une vraie relation de confiance, de sérénité (autant que possible dans le cadre d’un parcours aussi compliqué que la PMA). On a à nouveau parlé don d’ovocytes. Plus de doute. C’est elle qui rédigera notre courrier pour le CECOS.

Peu importe les détails de la consultation. Tout ce que je peux dire, c’est qu’elle m’a, cette fois encore, gardée une bonne demi-heure (et reçue à l’heure !!!), a répondu à toutes mes questions. Pour rappel, avec gygyamp, c’était 3 minutes top chrono (et 10 pendant les inséminations !) avec toujours ce sentiment de frustration. Je crois qu’il n’y a rien de pire que de sortir d’une consultation encore plus éprouvée qu’on ne l’était avant même d’y entrer… Je pense que là, j’aurais enfin un interlocuteur pour l’interprétation de mes résultats (prises de sang, échographies…).

Voici notre protocole (au vu de l’échographie, mon corps est prêt) :

1/ On se détend. Les IAC ont très peu de chances de marcher, certes. Mais si, par miracle, ça marchait ?

2/ Ce soir (suis à J3) : Gonal F 150 de J3 à J8. C’est mon homme qui me fait les injections et il est le Dieu de la piquouse, mon infirmier à domicile à moi 😉

3/ Mon homme doit refaire tout un tas d’analyses / sérologies : spermogramme, spermoculture…

4/ A J9 : prise de sang pour dosages hormonaux + échographie endovaginale pour monitorage de l’ovulation (j’ai pris rdv pour jeudi 6 !). Selon les résultats, on continue -ou pas- le Gonal.

5/ Ensuite, selon les instructions du cabinet, à partir de J9, direction l’infirmière pendant (peut-être) 5 soirs pour les injections de Cetrotide et de Luveris (jamais utilisé ce dernier, apparemment, ce serait pour améliorer mon taux de LH extrêmement mauvais !?!). Sinon, pour le blocage, mon homme me faisait les injections d’Orgalutran… Tant pis, ça sera une infirmière. J’espère que le Cetrotide ne va pas me fiche en l’air la qualité de mes infimes follicules.

6/ Ovitrelle.

7/ IAC 4 bis bis (enfin !!!).

Voilà, je commence donc ce soir ma 5ème stimulation ovarienne en vue de mon IAC 4 bis bis.

Je sais qu’on sera parents un jour. Sûrement grâce à la FIV-DO d’ailleurs.

Le suivi personnalisé en AMP

J’ai un problème. Nous avons un problème. C’est un problème qui dure en fait.

Depuis un an maintenant, c’est-à-dire depuis que nous avons appris mes problèmes d’infertilité, nous sommes suivis dans un cabinet privé et nous estimons être mal pour ne pas dire très mal suivis.

Quelques exemples, en vrac :

– trop de patients en mal d’enfants et donc trop d’attente en salle d’attente (jamais moins d’une heure, sauf le jour des inséminations),

– consultations qui ne durent JAMAIS plus de 7 minutes (sauf pour les inséminations, consultation forcément un peu plus longue, vu que je dois rester allongée au moins 5 minutes !),

– pas de suivi personnalisé, et j’ai envie de dire pas de suivi humain : une secrétaire que je ne supporte plus (elle a tellement un air condescendant avec ses réponses si brèves et son ton si emprunté que je finis toujours la conversation en hurlant : « p*te, p*te, p*te !!! » -après m’être assurée d’avoir bien raccroché au préalable, quand même-),

– samedi, nous étions bien embêtés car nous n’avions aucun moyen de joindre gygyamp pour lui dire que nous n’avions pas le feu vert de l’échographiste pour le Gonal (voir mon billet + mon commentaire du 9 juin pour les détails) vu que la taille de mes follicules, pour un J2, semblait hors norme…

Notre gygyamp est connue, reconnue, réputée (et tout le reste… ) dans son domaine. En revanche, le suivi est absolument à revoir, c’est toujours moi (ou mon chéri) :

1/ qui appelle pour demander si les résultats de ma prise de sang sont bien arrivés,

2/ qui suis chargée de rappeler le laboratoire où j’ai fait ma prise de sang si le secrétariat me dit qu’ils n’ont rien reçu (oui, faut croire que c’est au/à la patient(e) de faire la démarche et pas à la secrétaire qui est payée pour ça !),

3/ qui, systématiquement, demande l’interprétation de mes analyses (il paraît qu' »il faut prendre rendez-vous pour l’interprétation de ses résultats »… dixit gygyamp ! Véridique !). Ceci sous-entend qu’il faille :

  • se taper l’attente (même si c’est juste pour savoir si les dosages hormonaux sont catastrophiques ou pas ou si les follicules poussent bien ou pas),
  • repayer le prix de la consultation -entre 80 et 90 €, s’il-vous-plaît-. Et tout ça pour quelques minutes d’interprétations en cabinet (et en général, t’es tellement stressée à l’idée d’avoir oublié de poser une question que t’en sors énervée, avec une réponse sur deux à tes questions !).

4/ qui demande à ce qu’on me rappelle ou me tienne au courant et évidemment, on ne me rappelle (quasiment) jamais…

Alors voilà, je vous pose deux questions (elles sont posées un peu longuement, mais ne nécessitent pas de réponses longues et/ou développées/argumentées) :

Question 1 : êtes-vous satisfaites de votre suivi depuis que vous vous êtes lancées dans cette aventure AMP / PMA ?

Si oui, je m’en vois ravie car ça confirme qu’il faut que nous déguerpissions de là avant que ça n’ait un impact sur notre santé.

Si non, c’est triste, mais je serais curieuse de savoir ce qui dysfonctionne (des éléments au moins).

Question 2 : disposez-vous d’un numéro de téléphone qui vous permette de joindre directement votre médecin lorsque vous êtes en stimulation ovarienne ? Autrement dit, en cas de problème, d’urgence, d’imprévus ou que sais-je encore, au cas où, une échographie et une prise de sang devaient être amenées à se faire un samedi ou un dimanche… bref… disposez-vous d’un numéro de téléphone qui vous permette de poser vos questions dans des cas un peu particuliers ?

Un GRAND merci pour vos retours. J’ai juste besoin de savoir, c’est important pour moi d’avoir du recul sur ce suivi… même si je suis déjà intimement convaincue que nous devons (et c’est ce que nous allons faire, je vous en parle dans un prochain billet, promis) changer de médecin.

Merci encore !

DPO 8 / J 20 / J+8 après insémination

Je guette le moindre signe d’un éventuel tout début de grossesse… mais rien. C’est peut-être un peu tôt, me direz-vous.

Je n’ai pas beaucoup d’espoir, mais je m’accroche quand même à l’idée qu’avec un gros (très gros !!!) coup de chance, il n’est pas impossible que je sois dans les 10 à 15 % (c’est le taux de réussite pour les IIU). J’appréhende l’annonce du résultat de ma prise de sang à venir.

De toute façon, quel que soit le résultat, on continue les inséminations. On a décidé qu’on irait jusqu’au bout. Si je ne craque pas d’ici-là, je pense en faire une dizaine (c’est la 3ème, mais comme je passe ma vie chez les médecins, j’ai l’impression d’en être à 10 déjà !).

J’avais entendu, il y a quelques mois, ici : le bébé éprouvette, une recette éprouvée que 12 cycles de stimulations ovariennes au cours de la vie d’une femme étaient un maximum. Si rien, on passera à autre chose mais pour l’instant, gygyamp ne voit pas d’inconvénients à continuer les stimulations en vue de faire des IAC, surtout que je réponds plutôt bien au traitement (merci Gonal !).

D’ailleurs, voici le bilan de mon écho à J9, au 8ème jour de traitement au Gonal F à 150 UI (sachant que l’insémination a eu lieu à J12, soit 3 jours après) :

  • endomètre : 6.4 mm (c’est bien ?)
  • OD : 4 follicules : 13 / 13 / 6 / 4 mm (ça me paraît si petit après traitement…).
  • OG : 3 follicules : 19×13 / 16×9 / 5 mm

Y’en a donc déjà 3 qui servent à rien tellement ils sont petits (les 2 petits de l’OD et celui de l’OG). Le 19 par 13 de l’OG me paraît bien, celui à 16 par 9 aussi pour un J9… mais bon, super l’interprétation…

De toute façon, l’insémination est faite. Y’a plus qu’à croiser les doigts et espérer !

Quant à la prise de sang du même jour (J9, 3 jours avant l’insémination), et que je n’arrive pas à interpréter, elle donne ceci :

  • Oestradiol : 411 picog/ml (euh…)
  • LH : 0.5 UI/l (c’est grâve ???)
  • Progestérone : 0.2 ng/ml (ça me paraît trop bas !)

Gygyamp est plutôt avare d’explications mais j’ai confiance en elle car bien que je sois encore -malheureusement- nullipare, c’est quand même grâce à elle que je ne suis plus nulligeste ! De bien vilains mots…

IIU / IAC ou FIV ?

Depuis le début de notre « entrée » en PMA (ou AMP, c’est comme vous voulez), je me dis régulièrement que si les inséminations ne « prennent » pas, nous pourrons toujours tenter la FIV, voire les FIV. Pfff, comme s’il y avait, en quelques sortes, une graduation du niveau de gravité de l’infertilité. Comme si, la FIV ne constituait plus qu’une ultime issue à notre désir d’enfant.

Ca, c’était au début… Ce que je pensais donc. Quelle ne fût notre surprise lorsque nous avons appris, le mois dernier, par ma gynécologue AMP (il va falloir que je lui trouve un petit nom) que, de toute façon, vu mon insuffisance ovarienne et ma faible qualité folliculaire / ovocytaire, la FIV ne donnerait pas de meilleurs résultats que les inséminations. Pourquoi ? Parce que mes pauvres petits follicules ne tiendraient pas le coup. Que voulez-vous ponctionner s’il n’y a pas matière à ponctionner pour féconder ?

En gros, tant que je réagis bien à la stimulation ovarienne (merci Gonal F, Orgalutran, Ovitrelle…), on continue les IAC (au passage, je me sens gonfler chaque jour un peu plus…).

Or, je lis, par ici ou par là, des histoires qui contredisent cette thèse (et je m’en vois ravie !) : la FIV, malgré une IO comme la mienne (AMH à 0.7, FSH à 21) peut être envisagée et réussie ! Non pas que je veuille à tout prix passer par la FIV, d’autant que je sais que le protocole est souvent plus lourd et difficile… mais juste parce que j’ai terriblement peur. J’ai peur que si, par malheur, les inséminations ne donnaient pas un +++ , je me retrouve sans aucune autre issue, le bec dans l’eau…

Il y a toujours le don d’ovocytes, me direz-vous. Mais nous y avons réfléchi. Plus de 2 ans et demi d’essai, ça laisse le temps de la réflexion. Ça n’est pas pour nous. Je ne le souhaite pas. Je ne me sens pas capable d’attendre encore 3 ans pour un hypothétique don et une hypothétique grossesse… à l’approche, à ce moment-là, de la quarantaine (oh la la, je me sens vieille d’un coup…).