PMA, du «ni vu ni connu» à la responsabilité, Irène Théry

Depuis que j’ai lu Des humains comme les autres : bioéthique, anonymat et genre du don, et comme je l’ai expliqué ici (Le don de gamètes comme nouvelle forme de filiation et la question de la levée de l’anonymat), je voue un culte à Irène Théry, sociologue et directrice d’études à l’EHESS.

Et belle surprise lorsque, sur BAMP, je suis tombée sur cet article de Libération : « PMA, du «ni vu ni connu» à la responsabilité« .

Elle y parle de la nouvelle façon d’engendrer des enfants pour des couples qui ne peuvent pas avec leurs propres gamètes, traite du « retournement » et du triste sort réservé aux couples de lesbiennes, du retard de la France… Bref, à lire.

Encore une fois, je suis pour la levée de l’anonymat en don (même si, bien sûr, c’est très compliqué et que le risque est grand de faire cruellement baisser le nombre déjà trop faible de donneurs/donneuses…). Pour moi, l’engendrement avec tiers donneur ne fait pas du/de la donneur/donneuse un/une père/mère biologique, mais un/une donneur/donneuse de cellules, de gènes.

Les parents biologiques (les parents tout court d’ailleurs), ce sont bien les receveurs de gamètes.

Tribune d’Irène Théry à découvrir ici.