Regard sur l’infertilité : Geneviève Delaisi de Parseval sur France Inter

C’était hier, dans « La Tête au Carré » de Mathieu Vidard. Une émission très intéressante sur la singularité des couples en mal d’enfants.

Invitée : Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, ethnologue et consultante en bioéthique qui sort son nouveau livre :

Voyage au pays des infertiles : 9 mois dans la vie d’une psy, Ed. Odile Jacob, 2014, 208 p. => journal de bord d’une expérience clinique au quotidien et sur une période de 9 mois.

L’émission en quelques points :

  • les délais d’attente sont bien trop long en France : pour pouvoir bénéficier d’un don d’ovocytes, il faut attendre plusieurs années… après un déjà long parcours d’AMP (Geneviève Delaisi de Parseval parle de 3 ans, mais on nous avait annoncé au moins 4 ans dans notre CECOS parisien) ;
  • il y est question de ce que Geneviève Delaisi de Parseval appelle la « 4ème blessure narcissique » : alors qu’un enfant se faisait dans le secret du ventre maternel, désormais, l’embryon se fait dans l’éprouvette… et toutes ces techniques relèvent un peu de la science fiction ;
  • elle note l’intérêt de la psychanalyse, l’importance pour les couples de dire le parcours, les difficultés ;
  • concernant les embryons surnuméraires -qui sont congelés en vue d’une utilisation ultérieure-, elle les appelle « les enfants  possibles » ou les « jumeaux d’étuves » ;
  • concernant la FIV avec DO : l’association Maia est citée, les contraintes financières évoquées, les difficultés quant aux relations entre les membres du couple soulignées…., les conséquences sur le corps et le coeur… ;
  • il est rappelé qu’en France, le don d’ovocytes est permis mais impossible car très peu nombreuses sont les donneuses d’où le recours au don à l’étranger ;
  • l’infertilité ne doit plus être le seul problème privé d’un couple puisque c’est un problème de société, souvent lié à des problèmes environnementaux ;
  • il est aussi question de la proposition d’Apple et de Facebook de faire payer la congélation d’ovocytes : on parle de « procrastination procréative » ;
  • le recours au double don de gamètes -en cas de double infertilité- (interdit en France), a été évoqué (don de sperme + don d’ovocytes) ;
  • les insuffisances de la loi française ont été relevées ;
  • d’autres points ont été précisés : les femmes qui se lancent seules en PMA, l’adoption, la monoparentalité, le travail de deuil de la maternité, le forum européen de la bioéthique…

Ca dure environ 3/4 d’heure et ça se passe ici (à écouter à partir de la 10ème minute).

Bonne écoute, « peuple infertile » !

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Retour sur la Première Journée Nationale de l’Infertilité 2014 à l’Institut Pasteur

1 couple sur 6 rencontre des difficultés pour concevoir un bébé : il était temps d’en parler et de lever le tabou de l’infertilité.

Pour la première fois en France, Famili et l’association Maia, qui vient en aide aux couples et femmes infertiles, ont organisé la Journée Nationale de l’Infertilité, le 23 mai 2014 à l’Institut Pasteur.

Un événement parrainé par deux personnalités : Ines de la Fressange, icône de mode, et Olivier Poivre-d’Arvor, écrivain et directeur de France Culture, qui ont tous deux mené un vrai combat pour devenir parents à leur tour.

Cette journée, qui rassemblait experts, médecins, spécialistes de la PMA, fut l’occasion d’aborder divers sujets :

  • les différentes causes de l’infertilité,
  • l’infertilité masculine,
  • devenir mère après 40 ans,
  • être parents autrement,
  • les différentes techniques de PMA…

Une façon d’informer et de sensibiliser le grand public, touché de près ou de loin par ce fléau.

Pour ceux qui n’étaient pas présents, voici un retour en images sur cette journée du 23 mai 214, riche en informations, débats et émotions.

Ca dure 2 minutes 32 et ça se passe ici.

L’association MAIA et sa chaîne de solidarité

Aujourd’hui, c’est de l’association MAIA que j’aimerais parler.

Pour nous aider à monter notre dossier FIV-DO en République Tchèque, mon homme et moi avons adhéré en septembre dernier à l’association, au moment de notre prise de contact avec Reprofit.

Maia existe depuis une douzaine d’années et son équipe de bénévoles est là pour venir en aide aux couples infertiles et désireux de fonder une famille « autrement », c’est-à-dire, ici, en ce qui nous concerne, par don de gamètes, à savoir le don d’ovocytes.

Ci-dessous l’information que j’ai reçue et qui me semble importante à relayer :

L’infertilité touche aujourd’hui 1 couple sur 6.
Si vous n’êtes pas concernée, peut-être avez-vous dans votre entourage une sœur, un ami, une personne qui peine à avoir un enfant et envisage de recourir aux services de Procréation Médicalement Assistée pour connaître le bonheur de devenir parent.
Peut-être ces personnes n’osent pas parler du mal-être qui les ronge, ou n’arrivent pas à faire entendre leur voix…
Parce que tout le monde est touché, de près ou de loin, par ce sujet encore trop tabou, famili décide de s’engager et lance une chaîne de solidarité pour la fin d’année. L’infertilité est un combat qui nous tient réellement à cœur !

Vous aussi, engagez-vous avec nous : faites partie de notre grande chaine de solidarité !
Du 2 au 20 décembre, aidez-nous à soutenir 
MAIA, votre association d’aide et de soutien aux couples et femmes infertiles.
Comment ? Très simplement, en un clic seulement.
Chaque nouveau fan 
sur la page facebook de famili nous permettra de donner, tous ensemble, une gifle à l’infertilité. 1.000 euros seront reversés pour 20.000 fans, alors partagez l’info ! C’est trop dur de ne pas se faire entendre, surtout à la période des fêtes.

On compte sur vous !

L’Association MAIA à votre écoute

https://www.facebook.com/famili.fr/posts/10152044631596182

https://twitter.com/famili_fr/status/407439701956497409

Vive le don !!!

Allez, voici un petit billet pour répondre à tous ceux/toutes celles qui me/nous demandent la/les raison(s) de notre choix de clinique/pays pour notre FIV-DO.

Il faut savoir qu’il y a un an, c’est-à-dire quand l’idée du don n’avait pas encore fait tout son cheminement, nous ne pensions pas du tout aller en République Tchèque.

Depuis maintenant plusieurs mois, cette clinique s’est naturellement « imposée »… Il s’agit de Reprofit à Brno.

En vrac, j’ai listé -et sûrement oublié des éléments- les raisons de notre choix :

  • J’ai rencontré des filles qui m’ont parlé de leurs parcours et ça, ça vaut de l’or.
  • J’avais entendu dire que la coordinatrice était très bien et en effet, elle est juste incroyable de professionnalisme.
  • Bien qu’ayant tous les deux pas mal voyagé, ni mon homme ni moi ne connaissons la République Tchèque et (sans doute que) l’idée de découvrir un pays et une culture qui nous attirent a été inconsciemment un moteur dans le choix définitif du pays.
  • Autre élément important annoncé par la clinique : une donneuse = une receveuse.
  • On a le choix des dates de ponction / transfert, ce qui permet de s’organiser.
  • Les délais sont de 4 à 5 mois (c’est nous qui, pour diverses raisons, préférons ne partir qu’en 2014).
  • Le taux de réussite (avec un enfant né en bonne santé) est autour de 45 %.
  • Un aller/retour suffit puisqu’il n’y a pas de congélation de sperme (sperme frais).
  • La clinique garantit 8 à 10 ovocytes puis 2 embryons/blastocystes (?).

Etant donné que :

  1. le prix d’un don à l’étranger est loin d’être négligeable (plusieurs milliers d’euros, glourpssss),
  2. on ne roule pas sur l’or,
  3. notre 1ère tentative de FIV-DO ne sera sûrement pas la dernière (merci les cellules tueuses qui habitent mon endomètre…).

On en arrive donc au dernier point :

  • Le prix est moindre (réduction non négligeable en passant par l’association Maia) et inclut les médicaments de la donneuse.

Il y a encore sûrement d’autres raisons qui nous ont poussés à ce choix mais c’est ce qui me vient, là, comme ça…

« Et la bière y est pas chère ! », rajoute mon homme.