Nos gamètes ont « fait l’amour » !

N’y pouvant plus d’attendre le coup de fil tant attendu du laboratoire, j’ai pris les devants !

Le seul et unique ovocyte a bien été fécondé.

Comme Number 4 semble aimer prendre des risques, il a décidé que la prochaine étape serait un transfert à J5 après une culture prolongée.

Les 4 jours devant nous vont nous sembler une éternité…

L’embryon évoluera-t-il comme il faut ? Deviendra-t-il blastocyste ? Résistera-t-il à l’environnement en laboratoire ?

Je pense qu’il est toujours mieux là-bas que dans mon utérus (ça me fend le coeur de dire ça, mais c’est la vérité…).

Que la route est longue et douloureuse… Et l’issue tellement incertaine…

Publicités

Ponction d’UN ovocyte

Billet rapide depuis le boulot (oui, je sais, je suis folle d’aller bosser après une ponction…).

Ponction ovocytaire ce matin donc -à J15, une première- d’un ovocyte (à droite). Taille idéale : 20 mm. Celui de 20,5 mm à gauche ne valait rien…

Endomètre à 9.

Number 4 est fou : il veut tenter la culture prolongée avec transfert d’un blastocyste à J5.

Moi je dis que le risque est grand de le perdre en cours de route mais en même temps, si fécondation il y a (rêvons !), cet embryon sera toujours mieux en labo que dans un environnement immunitaire endométrial comme le mien (ô joie dans mon coeur et mon corps).

Réponse demain matin pour savoir s’il y a eu fécondation. Les paris sont ouverts. Glourpsssss.

En route pour notre… 8ème tentative de PMA !

Je reviens après deux longues semaines de silence… Silence nécessaire pour un calme et une sérénité retrouvés.

Sachez que vos mots m’ont beaucoup touchée. Comme toujours, me direz-vous, mais surtout dernièrement. Alors une fois encore : MERCI. Heureusement que vous êtes là, mes copinautes de galère !

Même si je suis bien entourée dans la « vraie » vie, je réalise combien vos conseils, vos mots glissés ci et là m’aident à débroussailler ce parcours plein d’épines, d’embûches…

Je vous ai toutes lues régulièrement. Merci les flux RSS de Google Reader (une vraie geek Lulu !). Pas seulement les copinautes dont les blogs sont listés à droite, hein, les autres aussi (d’ailleurs, faut que je mette tout ça à jour !).

Je me réjouis pour celles pour qui la chance a enfin souri. Je pense aux autres qui sont encore en souffrance et partage leur peine. Et puis il y a celles pour qui l’espoir est grand d’une heureuse nouvelle à venir…

Je réalise que notre parcours PMA rocailleux nous me mine moins aujourd’hui qu’au début. Nul doute qu’avec le temps et l’expérience, on est plus à l’aise, plus au fait. On a moins de questions, d’appréhensions, de craintes. C’est bien connu : l’inconnu fait peur. Mais désormais, la PMA n’est plus une inconnue. Elle appartient à la famille : Lulu, son homme et la PMA !

Elle constitue même une chance puisque nous y avons droit. Et avec encore un peu d’effort, elle va nous aider à rencontrer notre enfant. La PMA est donc notre alliée. Nous aurions pu baisser les bras, tout arrêter. Mais non. Nous allons continuer à nous battre. C’est un choix. Nous ne subissons rien. Nous sommes actifs et acteurs de nos vies.

Je suis plus cool, plus détendue car convaincue que je serai mère ! D’une façon ou d’une autre, JE SERAI MAMAN !!! Alors, pas de temps à perdre car :

  1. réserve ovarienne affaissée,
  2. bientôt 37 ans,
  3. trop d’années qu’on veut être parents !

Et sans transition… J’ai revu Number 4 la semaine dernière et… on retente une FIV au prochain cycle, c’est-à-dire… dans 2 semaines !

On (enfin, moi plutôt !!!) a évoqué plusieurs choses :

  • le don d’ovocytes : je lui ai dit que nous continuions à y réfléchir sérieusement… ;
  • ma motivation pour continuer les FIV.

Il a parlé de mon bilan hormonal :

  • bien que mes dosages plasmatiques et les échographies de contrôle révèlent une IO importante et donc ne correspondent pas du tout à une réserve ovarienne d’une femme (relativement) jeune de (presque) 37 ans, les 2 ovocytes qui ont donné 2 embryons reflètent, quant à eux, mon âge ! Ils étaient de « bonne qualité ».

Alors pourquoi ils ne se sont pas accrochés… ? Mystèèèèère… A vrai dire, je n’ai même pas posé la question. Allez savoir pourquoi ! Je crois que personne n’a(ura) la réponse. C’est triste n’empêche…

Mes cycles ont bien raccourci (26 jours au lieu de 28 depuis mon premier arrêt de grossesse -suite à IAC 2- de décembre 2011) et mes règles ne durent que deux jours : pas de problème pour lui. Bon…

« Il y a encore de l’espoir, même si je ne peux pas vous garantir que ça marchera ».

Tant qu’il y a de l’espoir…

De toute façon, on va aller au bout de toutes nos tentatives et filer en Espagne (ou ailleurs) pour trouver des gamètes dignes de ce nom !

En attendant :

  1. Pentoxifylline pour épaissir l’endomètre (2 comprimés par jour pendant 3 mois) en plus de toutes les vitamines habituelles ;
  2. Changement de protocole avec Pergoveris en remplacement de Gonal dès J2 ou J3 (selon les résultats de la prise de sang et de l’écho de contrôle du même jour).

Il m’a parlé de ma LH (qui monte ou qui baisse trop vite à un moment précis… je n’ai pas tout saisi… je suis vraiment détendue et ne cherche plus à TOUT comprendre/savoir…). Ce protocole est mieux indiqué dans mon cas. Je lui fais entièrement confiance. J’ai donc de nouveaux amis : Pergoveris avec ses solvants et ses ampoules.

Vous connaissez ? Je sais que des IO ont eu des protocoles avec… Si vous avez des avis/infos/conseils…, je suis preneuse.

J’espère que le mélange (il m’a fourni les aiguilles) n’est pas trop compliqué à faire. C’est mon homme qui s’y collera (je l’aime d’un amour encore plus fou quand il se transforme en infirmier et qu’il me prodigue, de ses doigts magiques, les soins nécessaires !).

Je ne suis pas dévastée…

Non, je ne suis pas dévastée.

Comment pourrais-je l’être ?

100 % de mes ovocytes ont été fécondés… Le miracle s’est donc déjà produit.

C’est la première fois en quatre ans (depuis notre désir d’enfant donc) que je réussis à 100 % une étape liée à notre projet de parentalité.

C’est un miracle en soi, donc non, je ne suis pas dévastée.

Je n’ai pas à l’être.

J’ai des raisons d’être triste de ne pas parvenir à être enceinte et/ou à mener à terme mes grossesses, mais je n’ai pas de raison d’être dévastée de cette prise de sang négative pour cette FIV-là.

Ces fécondations étaient inespérées. On m’a ponctionné deux ovocytes (pour info, la moyenne = une bonne dizaine !) et c’est énorme (pour moi).

Ces deux ovocytes m’ont comblée… Ils ont été fécondés.

Je repense au coup de fil de la laborantine ce fameux 18 janvier à 9h13 précises, celui du lendemain de la ponction, de la veille du transfert… Cette conversation de 52 secondes qui m’a fait pleurer de bonheur quand j’ai appris que mes deux ovocytes avaient été fécondés et que nos embryons pouvaient être transférés le lendemain, à J2.

Nos gamètes se sont mélangés et aimés pour donner deux beaux embryons qui n’ont, pour des raisons que nul ne sait et ne saura -ni même Number 4-, pas voulu continuer leur évolution.

Ils n’ont pas trouvé leur nid que constitue mon utérus, suffisamment accueillant…

Je suis en insuffisance ovarienne. Elle est sévère, la mienne. Et même les « dinosaures » de la blogosphère, celles qui galèrent depuis de nombreuses années (elles se reconnaîtront) parviennent, avec des stimulations à doses de cheval, à obtenir plusieurs ovocytes.

Moi, deux, c’est mon maximum. Et deux, c’est juste ENORME.

Le miracle s’est donc déjà produit. Faudrait pas en demander trop non plus, hein…

Sept cycles de stimulation (IAC et FIV confondues). Et un transfert de deux embryons.

Et je suis reconnaissante à la vie.

Notre combat est loin d’être fini.

Et ceux (pas vous, mes lectrices, hein) qui penseraient que c’est de l’acharnement, je dirais d’aller voir ailleurs si j’y suis…

J’ignore si nous y arriverons mais seul le combat augmentera nos chances de réussite… (ou pas… mais ça, seule l’expérience nous le dira). Nous ne le saurons qu’après avoir tenté ce que la médecine peut encore nous offrir.

En attendant, je ne regrette rien et ne m’écroule pas parce que je pense avoir tout « bien » fait. Quelques exemples :

  • Juste après le transfert (un samedi), nous sommes rentrés et je suis restée allongée toute la journée ainsi que le tout lendemain (et pour moi qui ai la bougeotte, autant dire que c’est exploit !).
  • Je n’ai, pendant les 12 jours qui ont suivi ce transfert, fait aucun geste brusque, pas de sport, rien (j’ai même évité un maximum de me baisser…).
  • J’ai scrupuleusement pris mes 17 (oui, dix-sept !!!) comprimés tous les jours par les deux voix (orales ET vaginales) et j’ai le vagin en feu puisque je suis allergique à toute forme de progestérone !
  • Endomètre épaissi, vascularisation au top, manque de progestérone pallié, déficit en oestradiol comblé, prise de cortisone pour réguler le tout, vitamines en tout genre ingurgitées… Résultat des courses : je ressemble à un ballon gonflable sans même être ne serait-ce qu’enceinte de 2 semaines…
  • Mon homme a été aux petits soins tout le temps (petits-déjeuners au lit, préparation des repas).
  • J’ai dormi, dormi, dormi… autant que possible.
  • J’ai vécu au ralenti pendant 12 jours, avec la réelle sensation de marcher à chaque instant sur des oeufs…
  • J’ai sagement écouté mon homme et ne suis même pas allée manifester dimanche (attraper froid ou se prendre un coup dans le bide étant le risque).
  • J’ai fait de l’hypnose tous les jours (3… 2… 1… se détennnnnndre…). Mais je dois être trop cartésienne…
  • J’ai fait exactement comme si j’étais enceinte (et croyez-moi, faire comme si on était enceinte 12 jours durant, sans l’être, c’est pas évident !).

Bref, j’ai fait mon maximum et pour une fois, je ne culpabilise pas.

Je n’y suis pour rien. Ca n’a pas pris. La nature est ainsi faite. C’est tout.

Oui, c’est triste. Je reste triste, déçue.

Mais je ne suis pas dévastée.

Et puis…

Vivre avec la peur continuelle d’un arrêt imminent de grossesse à tout instant pendant au moins les trois premiers mois…

Et puis…

Risquer de faire, pour la troisième fois, une fausse couche…

Et puis…

Bref.

Là, je suis triste… Mais, « tranquille »… Jusque… mi-mars…

PS 1 : Et toi, ma copine de chambre du jour de la ponction, je n’ai aucun moyen de te joindre mais tu m’avais dit que tu me lisais… Alors… Peut-être, as-tu une heureuse nouvelle à m’annoncer ?

PS 2 : Ce billet, bien que daté et publié ce jour, a été rédigé bien avant de faire ma prise de sang, il y a plusieurs jours donc…  Je  savais, je sentais…

Ouf ! Pas de ponction blanche !!!

photo 2photo 1

Déjà, merci à toutes pour vos nombreux commentaires, sms et mails… Vos messages de soutien m’ont réchauffé le coeur. Vous n’avez pas idée comme j’ai ressenti vos « good vibes » !

La ponction a bien eu lieu comme prévu, sans anesthésie générale, un peu avant 11h. Même pas mal !

Résultat des courses :

3 follicules prélevés (de mémoire : un à 16 mm à gauche, et deux autres à droite -l’un de 18 mm et l’autre autour de 20-, je crois, mais j’ai un doute) qui ont donné 2 ovocytes !!!

Et endomètre autour de 8 (moi qui avais peur qu’il ne s’épaississe pas assez !)

Verdict demain matin pour savoir si embryon il y a et donc si transfert il y aura samedi…

Au bloc, juste avant le transfert, j’ai dit à l’équipe médicale que Number 4 était « mon Dieu » (oui, je sais, je suis folle). Et juste avant la ponction (euh… jambes écartées sur les étriers donc…), je lui ai même avoué pouvoir être « presque amoureuse de lui » (oui, je sais, je suis complètement tarée…). C’est sûrement l’effet du médoc’ qui m’a été délivré 1 à 2h avant… quoique… Ca va que mon homme est tolérant et pas jaloux !!! (bisous chéri, je sais que tu vas me lire).

Je ne vous cache pas être très très contente de ce qui, pour beaucoup, peut être considéré comme un piètre résultat. Je ne vis pas le cauchemar de la dernière fois (ponction blanche) et même s’il n’y avait pas transfert, je serais, certes, très déçue, mais juste très déçue, pas dévastée.

Un clin d’oeil à ma voisine de chambre qui est susceptible de passer par ici (cette fois, je n’avais pas ma chambre pour moi toute seule). Elle a réussi, avec un seul ovaire, à se faire ponctionner tellement de follicules qu’elle a obtenu 8 ovocytes ! Très belle récolte ! Je nous souhaite, de tout coeur, un transfert samedi…

Ah, et j’oubliais l’essentiel, j’ai pensé très fort à mes copinautes de galère Marredattendre et 28joursetdesbananes

F*ck 2012, ok ?

Enterrer 2012 (aussi) : fait !!!

Le 31 décembre, après un réveillon au coin du feu (hors de Paris, donc), nous nous sommes retrouvés au fin fond du lit à 23h30 pour nous réveiller le 1er janvier 2013 vers 9 heures. Franchement, c’était pas pire ! C’était pas terrible, mais pas pire…

Aucune envie de fêter quoi que ce soit ! Fêter quoi ? Année 2012 de m*rde, comme la précédente d’ailleurs. Elle ne nous aura pas épargnés alors, à quelques jours du réveillon, mon homme et moi sommes partis là :

lulupma

Pas mal, hein ? Et là, juste au-dessus, c’est nous (avant l’averse, la bourrasque… enfin, la tempête !).

Et sans transition… en ces premiers jours de l’année…

Mes peurs, mes craintes, mes angoisses :

– refaire une FIV foireuse (elle n’est même pas comptabilisée comme une tentative FIV, pfffffff). Une FIV tellement foireuse que pour la Sécu elle n’est pas « comptabilisable » !

Rappel du tout dernier épisode : un seul follicule de m*rde. Si, si, on peut le dire : de m*rde car même pas « utilisable » (puisque pas fécondable).

Mes (principales) interrogations (car en fait, j’en ai des milliards, mais je vais vous les épargner, hein !) :

– Que va donner cette prochaine FIV ? Tant d’étapes encore, tant d’espoirs fondés… pour quelle issue ?

– Aurai-je un jour suffisamment de follicules de qualité qui nous permettraient d’obtenir au moins UN ovocyte de qualité ?

– Si oui, cet ovocyte, pourra-t-il, cette fois-ci, être fécondable ? Si oui, donnera-t-il un embryon de qualité ? Si oui, y aura-t-il transfert ? Si oui, l’embryon évoluera-t-il dans ce nid qu’est mon utérus (rutilant, au passage, je le précise !) ?

Je ne sais pas si je supporterais un nouvel échec. Vraiment.

J’ai déjà un arrêt de grossesse gémellaire (IAC 2) et une fausse couche au compteur (IAC 4 bis bis) ! Bon, on est loin d’y être mais si, par bonheur, j’étais bel et bien, une fois encore, enceinte, comment vivre cette troisième grossesse sereinement ?

Je sais que « à chaque jour suffit sa peine » et que je dois « vivre les événements étape par étape », que « chaque étape est en soi une victoire »… (j’en ai pléthore, des comme ça…). Mais rien n’y fait. Je suis terrorisée d’un énième échec.

Je n’en peux plus des échecs.

2011 (de m*rde, décidément, je me répète…).

2012 (pas mieux !)…

Puis 2013. Que nous réserves-tu, 2013 ? Je te préviens, je suis exténuée, à bout, en colère, triste, enragée même, alors t’as intérêt à être clémente ET généreuse !

Dans la vie, j’ai la chance d’appartenir à ceux à qui la vie sourit… Sauf que… sauf qu’il me manque l’essentiel. Le temps passe inexorablement et la parentalité ne se fait pas…

Pour finir sur une note positive, FELICITATIONS à mes ex-copinautes de galère pour qui la chance a tourné :

Barbidou, Boule de mousse et La Fille aux cheveux de lin.