Levée de l’anonymat des donneurs de sperme, endométriose et PMA au Canada

Il s’en passe des choses ces derniers temps dans l’actualité liée à l’AMP.

Je vous propose 3 articles liés à cette actualité :

  1. Pourquoi faudrait-il lever l’anonymat des donneurs de sperme ? Article du 3 mars 2015 paru dans lalibre.be. Ca se passe ici
  2. Endométriose : Julia, mère après 7 ans de galère. Article de lexpress.fr du 6 mars 2015. Ca se passe ici.
  3. Leur rêve d’avoir un autre enfant compromis. Article du journaldemontreal.com de ce jour. Ca se passe ici.

 Bonne lecture !

 

Interview de William Roy dans le Magazine de la Santé

Après la présentation de la BD « De Père en FIV« , voici l’interview de son auteur, William Roy, invité du Magazine de la Santé (sur France 5) du mardi 17 juin.

Ils ont le bonheur de tenir dans leur bras leur fils… au bout de 4 tentatives d’AMP et une FC (la moyenne en PMA, dit-on).

Ce n’est pas rien, c’est un sacré parcours déjà.

Mais inévitablement, je ne peux m’empêcher de penser au nôtre de parcours :

11 tentatives échouées (et je ne compte pas toutes celles annulées, reportées, la ponction blanche, l’annulation et/ou absence de transfert…) et 3 FC.

Remarquez, ça « aide » à cheminer vers le deuil, ça aussi.

Ca commence à 17’20 », ça dure 7 minutes

et ça se passe ici.

« Une vie à t’espérer : mon combat pour être mère », de Mireille Margarito

Comme on ne parle que trop peu de ces femmes dont le(s) berceau(x) reste(nt) désespérément vide(s), je vous propose le témoignage poignant d’une femme en PMA… qui aura tout essayé.

Je la trouve, comme beaucoup d’entre nous, merveilleuse de force… le ventre vide, certes, mais « le coeur rempli de l’amour des siens »…

C’était dans le Sept à Huit de tout à l’heure. Ca se passe ici et ça dure moins de 9 minutes.

Collectif BAMP !

Je relaie ci-dessous le billet d’Irouwen !

Les médias parlent de nous, mais souvent de façon éhontée.

Les médecins PMA parlent de nous, mais trop souvent sans nous.

Le commun des mortels parle de nous, mais sans rien n’y connaitre.

Les politiciens n’osent pas parler de nous, mais pourtant ils devraient.

Avec 1 couple sur 10 qui consulte pour un problème lié à l’infertilité et 1 enfant sur 6 qui nait grâce à l’Aide de la Médecine Procréative, il y a pourtant beaucoup à dire…

Nous avons décidé de parler de nous -dans le cadre d’un blog collectif-, pour que nos paroles ne soient pas déformées par le prisme des médias, ni celui des médecins PMA, encore moins celui du commun des mortels et des politiciens.

Oyé, oyé, oyé.

Voici venu le temps du collectif, du rassemblement, des voix qui s’unissent pour dire par elles-mêmes ce qu’est la PMA, ce que sont les chemins douloureux de l’infertilité et leurs corollaires, les chemins plus ou moins tortueux de l’Aide Médicale à la Procréation.

S’unir pour que nos histoires, nos ressentis ne soient plus déformés par les autres : ceux qui ne savent pas, ceux qui croient savoir.

S’unir pour mieux se faire entendre médiatiquement, politiquement, médicalement, familialement, amoureusement.

A tous les sous-marin du net-PMA, à toutes les lectrices et lecteurs de l’ombre, à toutes les blogueuses PMA, aux hommes et aux femmes concernés directement ou indirectement, aux amis ; rassemblons nos voix, unissons nos compétences, nos créativités, nos mots.

Ne restons plus seul-e-s derrière nos écrans. Faites votre coming-out BAMP !

Le collectif BAMP se trouve ici.

Collectif pour collectif. B pour blog. AMP pour Aide Médicale à la Procréation.

Venez commenter, venez écrire des articles, venez lire ce qu’écrivent les autres, venez témoigner, venez grossir la cohorte des hommes (oui, oui les hommes venez, cela nous ferait vraiment chaud au cœur) et des femmes BAMP !

Bougeons-nous et voyons ce que cela donne, des rencontres sûrement, des échanges assurément, des débats certainement…

Je suis BAMP ! Êtes-vous BAMP ?

Parler du parcours PMA à son entourage

Lorsque mon homme et moi avons commencé sérieusement les TP en vue d’une grossesse (novembre 2009, il y a donc plus de 2.5 ans), nous n’aurions jamais cru impossible une conception « naturelle ».

Il faut dire aussi que je ne comprenais pas grand chose à la façon dont la médecine pouvait apporter son aide aux couples infertiles (j’ai définitivement renoncé à utiliser le terme « stérile », merci mon acupuncteur -j’y reviendrai aussi-).

Notre entourage proche, et parfois moins proche, savait/voyait/se doutait de notre désir d’enfant. Nous en parlions aussi, sans vraiment dire que nous essayions…

Les mois puis les années ont passé. Nous avons appris que mes follicules étaient bien trop paresseux et qu’il fallait passer aux choses sérieuses sans plus tarder. Nous avons réalisé que le chemin vers la maternité risquait d’être long et c’est alors que nous avons décidé, d’un commun accord, de dire la vérité sur mon/notre problème (l’IO) et sur notre parcours d’aide médicale à la procréation à notre entourage (amis + famille). C’est un risque, oui, mais nous l’avons pris. Un risque, surtout si bébé n’arrive pas. Ça sonne chez moi comme un échec, un ratage, un plantage… du genre : même la science ne peut rien pour nous…

Par contre, si la médecine pouvait réaliser ce rêve d’enfant, j’ose croire que nous « oublierions » (mais j’ai envie de mettre des tas de guillemets, car je suis certaine qu’on n’oublie jamais ce parcours du combattant et tout ce qu’il implique dans sa vie amoureuse, professionnelle et sociale).

Avec l’attente d’un bébé qui n’arrive pas et le moral pas toujours au beau fixe, de plus en plus de monde, autour de nous connaît notre parcours ; la parole aidant à avancer…

Je porte le fardeau de l’infertilité et j’ai l’impression qu’on ne voit que ça quand on nous regarde. Nous incarnons un couple en mal d’enfant. J’espère que nous incarnons aussi un couple qui s’aime.

J’ai bien conscience que ce billet est un peu confus. Il est représentatif de ce qui se passe dans ma tête. Ceci étant, même s’il y a encore beaucoup de boulot, chaque jour qui passe, je gagne à être un tout petit peu moins triste, un tout petit peu moins amère et un tout peu moins dure avec moi-même.