10ème tentative : négative…

Voilà, ça m’apprendra à faire un TG 7 jours après une injection d’Ovitrelle.

C’était un faux-positif dimanche.

La prise de sang de ce matin a bien confirmé le vide en moi…

Merci infiniment pour votre soutien sans faille, comme toujours.

Bilan à 7 DPO post-IAC

Une copine PMette au parcours tout aussi compliqué, après un énième échec, vient de m’écrire ceci :

« … Nous sommes des combattantes hors norme avec un courage exceptionnel peu perçu par notre entourage« .

Ces quelques mots résonnent en moi. Elle a raison, oui, nous sommes de réelles combattantes. Nous en avons « là-dedans » ! (Enfin, moi, perso, j’ai quasi-rien dans mes ovaires mais bon… passons).

Ceci m’amène à me poser des questions :

  • Qu’est- ce qui fait qu’on « tient », malgré tout ?
  • Qu’est-ce qui fait qu’on accepte d’ingurgiter 16 comprimés par jour à chaque tentative, sans avoir la garantie, aucune, que ça finira enfin par marcher ?
  • Comment continuer à regarder ce corps, marqué par les stigmates de la PMA, lorsque cela devient un supplice ?
  • Comment parvient-on, malgré tout, à trouver la force morale et physique face aux épreuves ?
  • Comment arrive-t-on à « tenter de consoler » les copines dans la spirale infernale de l’infertilité ?
  • Où puise-t-on la force, pour chaque tentative (quand elle a lieu car je ne parle même pas des cycles pour lesquels tu te tapes les examens pour rien et qu’il n’y a ni FIV ni IAC au final car les conditions ne sont pas requises… ça m’est arrivé plusieurs fois !) quand on a :
  1. au moins 3 échographies endovaginales par cycle,
  2. en moyenne 4 prises de sang à chaque fois (sans compter les examens fort douloureux et dévoreurs de temps non liés au monitoring de l’ovulation),
  3. des heures cumulées d’attente et toute une organisation par rapport, entre autres, au boulot à prévoir,
  4. des rendez-vous à caser lorsque la consigne du soir (après 17h la consigne !) est : « telle et telle injection ce soir ET écho et prise de sang demain matin » ?

Je ne compte même plus les dizaines et les dizaines d’heures passées au téléphone pour dégoter un rendez-vous la veille au soir pour le lendemain matin…

Je suis tellement blasée de tout ce qui nous arrive que je crois que je viens de passer une étape importante dans notre parcours. Serais-je enfin « tentée de ne plus avoir envie » d’être mère ???

Je vais aller au bout de ce que je peux, de ce que la science nous donne comme possibilité. Et bientôt, bientôt : je passerai enfin à autre chose… car je n’aurai pas/plus le choix.

Et plus le poids de tout ça sur mes épaules et mon coeur aussi !

Bon, je reviens à l’objet de mon billet… Une semaine avant la prise de sang, à mi-parcours donc, plusieurs choses :

  1. J’ai toujours été intolérante à la progestérone (Progestan / Utrogestan). Quand je dis intolérante, ce n’est pas juste une petite intolérance qui resterait supportable, acceptable et qui serait sans conséquence dans ma vie quotidienne. Non. Là, il s’agit, dans mon cas, d’une intolérance sévère, handicapante, d’une réaction allergique très importante qui se manifeste systématiquement à partir de 4/5 jours de prise par des brûlures intenses, de fortes irritations alliées à des démangeaisons à la limite du supportable… Glam’ hein… Tout ça, au point de glapir de douleur, de ne pas pouvoir marcher normalement, voire de ne pas pouvoir m’asseoir… Le pire, c’était dimanche soir. Du coup, j’ai pris l’initiative d’arrêter la voie vaginale et de passer à la voie orale même si les effets secondaires sont terribles avec 6 ovules par jour (seins douloureux et gonflés, vertiges et grosse fatigue), je préfère mille fois cela à ces épouvantables démangeaisons. J’ai bien sûr demandé à Number 4 si je pouvais alterner voie orale / voie vaginale. Il n’est pas très pour mais pas le choix… Il m’a aussi conseillé Saforelle en gel (Crème apaisante – soin intime et corporel – Usage Quotidien – sans colorant, à la bardiane et à l’allantoïne) et là, c’est juste magique. Si je pouvais sponsoriser ce gel, je le ferais ! Tout est rentré dans l’ordre. Le cumul voie orale + gel a tout réglé en 24h !
  2. J’ai tous les symptômes de la grossesse, comme à chaque fois, sans la grossesse qui suit : bouffées de chaleur, obus à la place des seins, appétit de géant, boutons sur le menton… mais tout ça est dû au traitement… Rien de neuf donc.
  3. Je vis normalement (enfin j’essaie, vu que je dors tout le temps… heureusement que je suis en vacances) et ne fais pas comme si j’étais potentiellement enceinte ! J’ai juste -presque- arrêté la chicorée (5 tasses par jour habituellement et là, une seule par jour).
  4. En FIV, quand il y a transfert, tu sais que tu portes un début de vie et que tu couves ton (ou TES quand t’es une grosse veinarde !) embryon(s). En IAC, c’est différent. Je n’ai pas l’impression de couver quoi que ce soit. Je ne sais même pas s’il y a eu un début de vie suite à une éventuelle fécondation.
Et si, pour la 10ème fois, je faisais encore tout ça pour rien ?

Mardi, on insémine !

Notre 10ème tentative de PMA, à savoir notre 5ème IAC, aurait (d’après mes calculs savants) dû se faire ce matin. Elle aura finalement lieu mardi matin, à J16 (ça fait tard… mais grâce à mes amis Orgalutran -tous les soirs depuis mercredi J10-, puis Ovitrelle -dimanche à J14-, je ne devrais pas ovuler avant !).

Beaucoup de choses encore à dire depuis mon dernier billet. Ces derniers temps, à presque chaque rendez-vous médical, j’apprends une mauvaise nouvelle.

Je vous parlais d’un prélèvement vaginal recommandé par MatriceLab pour détecter un éventuel foyer infectieux locorégional suite à la découverte de cellules tueuses uNK dans l’endomètre. Ce prélèvement a été fait il y a deux semaines. Résultats reçus il y a une semaine…. Et bien il ne manquait plus que cela à mon palmarès de looseuse : l’examen bactériologique a révélé des tas de cellules pas jolies, jolies et qu’il faut absolument traiter si on veut espérer un +++.

Et devinez comment on va traiter ces cellules-là ? Par des antibiotiques ! Encore des antibio’ !

Mais j’en prends déjà, b*rdel de m*rde !!! Ben c’est pas grave Lulu, tu vas en prendre d’autres.

Donc je récapitule :

  1. non seulement j’ai des cellules tueuses dans l’endomètre qu’on traite avec des antibiotiques (9 jours) ET de la cortisone (un mois),
  2. mais en plus, la recherche de mycoplasmes a détecté (d’ailleurs, si ça parle à l’une d’entre vous, n’hésitez pas) :
  • de l’Ureaplasma urealytucum (> ou = à 10 puissance 4 UCC),
  • de nombreuses cellules épithéliales,
  • des (rares) polynucléaires,
  • une flore polymorphe commensale avec présence de nombreuses colonies de Bacilles de Doderlein…. Tout ceci doit également être traité avec un autre antibiotique (15 jours).

Et quand votre médecin vous appelle personnellement sur votre portable (Number 4, j’aime que tu m’appelles mais par pitié, pas pour m’annoncer ENCORE une mauvaise nouvelle !!!) pour vous dire « Votre homme AUSSI doit prendre des antibiotiques, à commencer tout de suite, à raison de 2 par jour…« … ben t’as juste envie de te pendre…

Voilà, sagement, mon homme a suivi les instructions. J’ai les boules. Jusque-là, les traitements c’était mon affaire.

Mais c’est dur de se dire que j’ai tout ça à la fois : IO sévère + cellules tueuses dans l’endomètre et donc environnement immunitaire hostile + examen bactériologique pas bon du tout.

Je ne sais plus quoi penser de tout ce qui m’arrive. Cette IAC sur cycle (quasi-)naturel, je la fais mais comme j’irais acheter le pain…

Mon homme me dit que c’est normal, que plus on cherche (sous-entendu, plus on fouille), plus on a de chances de trouver des anomalies et soucis. Il est zen et détendu par rapport à tout ça.

Moi, j’ai juste envie de me pendre ou de partir loin… très loin…

Et pour toutes celles que ça intéresserait, voici ce qu’ont donné mes dosages hormonaux et échographies :
J10, le mercredi 3 juillet (sans stimulation, cycle naturel) :
  • oestradiol à 161 / LH à 4,1 / Progestérone à 0,1
  • endomètre à 8 mm
  • à droite : 1 follicule dominant à 14 mm, 1 autre à 12.
J12, le vendredi 5 juillet (après Pergoveris et Orgalutran) :
  • oestradiol à 370 (extra, non ?) / LH à 3,8 / Progestérone à 0,1
  • endomètre à 7,8 mm (pourquoi sa taille a-t-elle baissé ???)
  • toujours à droite : 1 follicule à 20 mm, l’autre à 16.

Tous les soirs depuis mercredi soir jusqu’à ce soir (samedi) inclus : injections de deux ampoules de Pergoveris + Orgalutran.

C’est fou ce que je marque, j’ai des bleus dans tout le ventre…

Ovitrelle dimanche soir.

10ème tentative de PMA : fin des FIV, retour à l’IAC

C’était notre « FIV-deuil ».
C’en est fini. On arrête les FIV.
Du moins, pour l’instant.
J’ai vu Number 4 la semaine dernière. Il a été très pro, comme toujours.
Notre embryon a cessé son développement 3 jours après la ponction, à 7 cellules.
Il ne me refait pas faire de biopsie de l’endomètre pour vérifier l’efficacité du traitement sur mes cellules tueuses uNK. Il estime que ce n’est pas nécessaire.
J’espère que le traitement est efficace et qu’il agit sur ces fichues cellules tueuses. En tout cas, elles se réactivent à chaque cycle et pour les éradiquer, il n’y a pas d’autre choix que de prendre de la cortisone et des antibio’.
Il a parlé en ces termes : « On ne continuera pas comme ça encore un an. C’est à vous de me dire quand vous souhaitez arrêter« .
Je lui ai répondu que c’était à lui de me le dire. J’ai confiance en lui. C’est le seul qui ait bien voulu tenter les FIV avec nous. J’ai toujours dit que « j’accepterais » le jour venu…
Ce jour est (presque) venu.
« Presque » car il tente malgré tout une IAC sur cycle naturel avant la fermeture estivale du centre.
Ce sera notre 5ème IAC mais surtout notre 10ème tentative de PMA.
Rien que ça !
Énième et dixième.
Peut-être notre ultime tentative, notre
« IAC-deuil ».
Je revois tout le chemin parcouru depuis toutes ces années à espérer un miracle. Le miracle n’arrivera sûrement pas. Il faut l’accepter.
La PMA est passée par là avec son lot de difficultés et de souffrances mais aujourd’hui, je suis fière (le mot peut sembler fort, mais c’est celui qui me vient) de ce que nous sommes (devenus), mon homme et moi à savoir, un couple solide et uni.
Le protocole est simple :
– Prélèvement vaginal le week-end dernier. Ce prélèvement est recommandé par MatriceLab pour détecter un éventuel foyer infectieux locorégional suite à la découverte de cellules tueuses uNK dans l’endomètre.
– J1 est arrivé comme prévu lundi 24.
Avec ce nouveau cycle, c’est aussi la reprise du traitement (corticoïdes, antibiotiques…). Et si j’ai bien compris, si le miracle se produisait, je prendrais de la cortisone tout le temps… du moins une bonne partie de la grossesse. Mais ne rêvons pas…
Pourtant, je suis prête à en prendre longtemps, moi, de la cortisone… malgré ses ravages sur moi…
– Cortisone (Cortancyl / Prednysone) à nouveau pendant un mois (de J2 à la prise de sang, c’est-à-dire du 25 juin au 20 juillet),
– Vitamines, acide folique, Pentoxifylline, Tocophérol (en plus de la gelée royale bio et pure),
– Antibiotiques (Azithromycine / Zithromax) dès le jour du déclenchement et pendant 9 jours (du 4 au 12 juillet).
– Prise de sang et écho sont prévues à J10 (une seule et à J10 seulement !), c’est-à-dire mercredi 3 juillet.
– Prochains contrôles (dosages et échographies) : sur instruction.
Si tout se passe comme prévu (mais vous savez bien qu’en PMA, rien ne se passe comme prévu ou souhaité), l’insémination -j’allais écrire
« ponction »…- pourrait se faire le samedi 6 juillet. La dernière tentative avant l’été. Ou la dernière tout court.
J’aurais tellement aimé pouvoir écrire des billets de dinde…
Parler de mon allergie à la progestérone, entendre et voir à nouveau un petit coeur qui bat en moi, vous parler de mes lectures de femme enceinte, me plaindre des grasses mat ‘que nous ne faisons plus, de ma libido en berne (il paraît que certaines femmes enceintes n’ont plus de désir une fois enceinte), vous dire que je dors mal à force de me lever 15 fois la nuit, réveillée par les pleurs de bébé, que mon homme et moi nous prenons le bec car notre appartement parisien est bien trop petit pour 3…
Oui, j’aurais tellement aimé tout ça.
Mais non.
Au lieu de cela, je parle de la douleur que je ne ressens même plus au fond de moi. Je suis comme anesthésiée.
Blasée.
Allez, je vais essayer de finir sur une note plus joyeuse et lister les petits +++ qui me viennent, là, comme ça… :
  • riche vie sociale (un p’tit resto à 23h ? Allez ! Un p’tit week-end au vert ? Allez ! Une p’tite soirée électro improvisée ? Allez !),
  • un entourage globalement compréhensif et bienveillant (même si on a perdu certains « amis » en route…),
  • des parents et beaux-parents on ne peut plus ouverts, compréhensifs, présents et à l’écoute.

9ème tentative PMA : FIV 3 sur cycle naturel

Le monde s’est arrêté depuis les résultats de la biopsie endométriale et la découverte de cellules tueuses à profusion :

  • cellules CD56+ > 70 (norme : entre 30 et 60)
  • Interleukine 18 : à 0,14 (norme : entre 0,03 et 0,11)
  • Interleukine 15 (et là, c’est le drâme !)à 18,28 (norme : entre 0,3 et 3,0).

C’est bien connu, c’est quand on s’y attend le moins que le pire arrive ! Coup de massue en pleine tronche. Et bim, dans ta face.

L’IO ne suffisait pas, les 3 FC et/ou arrêts de grossesse non plus d’ailleurs…

Je me réveille la boule au ventre –les cellules de mon endomètre tuent-, me couche avec un noeud à la gorge –les cellules de mon endomètre tuent-, et entre deux, je survis –les cellules de mon endomètre tuent-.

La cortisone que je prends pour tenter d’éradiquer ces cellules tueuses m’empêche de dormir. Je me réveille dix fois la nuit.

Je dois en prendre tous les jours pendant au moins un mois (Prednisone -générique du Cortancyl 20 mg-).

Après 10 jours de prise, les effets secondaires sont déjà inquiétants :

  • prise importante de poids,
  • rétention d’eau,
  • gonflement du corps, du visage et surtout des mains (hier, je n’ai pas réussi à retirer ma bague qui, habituellement est trop grande !),
  • transpiration excessive,
  • perte de cheveux,
  • et ce qui m’inquiète le plus : des problèmes d’articulation essentiellement au niveau des genoux. Certains mouvements me font mal. L’autre jour, en montant les escaliers, j’ai falli littéralement tomber. Il a fallu que je prenne appui et la rampe a été mon amie.

J’en arrive à me demander sérieusement si on ne va pas arrêter la PMA. Je crois que c’est trop. Je suis à bout.

La FIV-DO constituait notre seul espoir et là, même le don est compromis tant que le traitement n’aura pas prouvé son efficacité. Comment continuer s’il n’y a plus d’espoir ?

Nous sommes propulsés pour notre 9ème (et ultime ?) tentative PMA (sur cycle naturel).

Sur ce cycle spontané, je n’ai eu que :

  1. trois prises de sang, mais je marque de plus en plus et j’ai des bras de junkie malgré tout…
  2. une seule échographie de monitorage : quoi contrôler quand on n’a pas/peu de follicules… ?

Avec un seul follicule à 13 mm (peut-être deux, mais doute sur le 2ème) et un taux d’oestradiol à 325 (hier à J11), la ponction est prévue mardi matin à J15, ce qui est une grande nouveauté car mes ponctions ou IAC ont toujours eu lieu à J12. Mystère…

L’endomètre mesurait 7,4 mm à J10 ce qui, selon l’échographiste, est très bien (ouf !!!).

Ce midi, infirmière à domicile pour les deux injections :

  1. Cetrotide 3 MG,
  2. Pergoveris 2 ampoules (+ 2 solvants) : injection dans le bras (autre nouveauté).

(D’habitude, c’est mon homme qui fait tout ça, mais là, y’a eu comme une petite… difficulté disons…).

Dimanche 23h, rdv pris pour le déclenchement en intramusculaire (Gonadotrophine Chorionique Endo 5000 HCG).

Quand je pense que j’avais enfin réellement tourné la page et fait le deuil d’un enfant issu de nos gamètes…

Quand je pense qu’après un tel parcours, j’étais enfin prête à passer le cap du don…

Quand je pense que là, on aurait dû être en pleine réflexion pour le don en RT…

Quand je pense que je ne pense même plus à mon insuffisance ovarienne (puisque l’IO a sa solution : le don d’ovocytes à l’étranger)…

Si le traitement n’agit pas sur les cellules tueuses, c’est définitivement que nous resterons à quai…

Je n’espère plus rien. Je ne crois plus en rien. Je veux juste que tout ça soit loin derrière nous.

Bilan immunologique endométrial de réceptivité utérine : environnement immunitaire défaillant (pour ne pas dire de m*rde) et cellules tueuses à profusion !

Voilà des semaines que je n’ai pas écrit. Les mots ne voulaient pas sortir. Je n’avais rien de nouveau à écrire.

Beaucoup de bonnes nouvelles dans la blogosphère. De la quinzaine, voire vingtaine de PMettes rencontrées depuis la création de ce blog, (quasi-)toutes sont enceintes.

Quel immense bonheur pour elles et leur entourage. Je les félicite et leur souhaite le meilleur… Une grossesse qu’elles mèneront à terme avec à la clé un bébé en bonne santé.

Quant à moi, je suis en mode « survie », me noyant dans le boulot tout en n’oubliant pas d’être spectatrice du monde qui m’entoure (comme d’habitude).

Ohhh, en surface, je vais bien. Pimpante et souriante… Je suis (devenue) la reine des hypocrites !

Et des mauvaises pensées… aussi… Lorsque la douleur est trop grande…

Je n’ai pas insisté, ne me suis pas forcée… Je leur ai laissé le temps… aux mots…

Quand on écrit, c’est qu’on y croît, qu’on espère, qu’on est dans l’action. On a des choses à raconter, en somme.

En ce moment, je me sens hors course, exclue. Je ne suis pas dans la compétition ou dans le pool des candidates à la FIV. Une dizaine d’ovocytes ponctionnées chez les unes quand moi j’en ai un ou deux… Et souvent autant d’embryons obtenus chez les autres quand moi je suis heureuse d’en avoir ne serait-ce qu’un !!! La crainte (tout à fait légitime hein !!!) de passer en FIV pour certaines alors que pour moi, lorsque Number 4 a été le seul à nous l’accorder (la FIV), ce fut l’explosion de joie… J’ai ce sentiment de ne plus être sur la même longueur d’ondes… Je suis définitivement exclue. Alors, oui, je sais qu’il ne faut pas comparer les souffrances, les douleurs, les difficultés mais je ne peux pas m’en empêcher. Je pense que pour parvenir à accepter mon infertilité, je dois en passer par-là… Regarder la réalité en face.

Et la réalité, c’est que notre couple est infertile. A cause de moi.

Je crois que j’ai besoin d’aide…

Depuis le prélèvement de l’endomètre, et les résultats de la biopsie, rien… Le vide s’est installé en moi. A cause de cette colère et de ce sentiment d’injustice.

Je suis en colère et je suis écoeurée. La PMA m’aura tout pris : mon énergie, ma joie de vivre, ma spontanéité, ma générosité.

Je suis quelqu’un de bien, de foncièrement bon. Je le crois vraiment. Je me suis toujours réjouie du bonheur du autres, mais là, trop c’est trop.

Je n’y arrive plus. Trop de naissances ou d’annonces de grossesse autour de nous.

Trop de femmes qui se plaignent d’un contrôle banal de grossesse alors qu’à moi toute seule et sans notre enfant dans les bras, j’ai déjà une centaine d’écho endo-vaginales et de prises de sang à mon actif. Et tout ça pour quoi ?

C’était mon tour, b*rdel. MON tour ! Vous en connaissez beaucoup vous des filles en IO sévère qui, après 4 ans d’essai, AMH indosable et FSH pouvant grimper à 22, 8 tentatives de PMA, toutes échouées, et 3 débuts de grossesse « grâce » à la PMA, toutes avortées, continuent encore à croire au miracle ???

Si oui, vous me rendrez service en me le faisant savoir.

Les FIV ne fonctionnent (quand elles finissent par fonctionner !) que lorsque l’infertilité est masculine. Il faudrait que j’arrête de croire aux miracles après tant de coups de poignards dans le ventre et dans le coeur.

Personne, je dis bien personne dans mon cas (37 ans -dans 10 jours-, jamais pris la pilule de ma vie) n’a réussi à être mère. Personne !

Presque 50 cycles à essayer de fonder une famille quand beaucoup y arrivent à 12, 24 ou même 32 ou 44… J’ai essayé de compter le nombre de rdv médicaux, de piqûres, de prises de sang, de comprimés pris (par voie orale ou vaginale), je n’ai pas réussi. Je ne sais pas compter jusque-là. C’est trop.

Et cette sensation que personne ne comprend… Enfin, si… Vous… /Quoique… Après ce billet, j’en doute…/

Je ne crois plus en rien.

Les résultas de ma biopsie nous sont parvenus aujourd’hui. Et TOUT est hors norme. Pas juste un peu en dessous ou un peu au-dessus de la norme mais complètement hors norme.

Je suis un extra-terrestre. Un extra-terrestre aux cellules tueuses.

Pour faire bref, en plus de l’IO de m*rde qui me gâche l’existence (rappel : jamais de ma vie je n’aurais de TEC car je n’ai jamais eu plus de 2 embryons -et ça ne s’est produit qu’une seule fois !-), « l’activation immunitaire de l’environnement endométrial en fenêtre d’implantation embryonnaire est non seulement EXCESSIVE, mais en plus AGGRAVEE par un recrutement AUGMENTé de cellules utérines TUEUSES (NK, natural killer) en phase de réceptivité utérine ».

Cet environnement immunitaire serait sans doute responsable des échecs d’implantation du fait d’une « réactivité trop intense localement entraînant une réaction de rejet vis-à-vis de l’embryon et des cellules du trophoblaste« .

Une stratégie thérapeutique est proposée… Comme si j’avais pas assez bouffé de médoc’ comme ça.

Un espoir ? Mais je ne crois plus en rien.

J’ai tué mes embryons. Mes cellules les ont tués.

Mes cellules, ce sont un peu moi. Alors autant vous dire que ce soir, comme beaucoup de soirs, l’estime de moi est au plus bas…

Biopsie de l’endomètre

Voilà ce qui m’attend la semaine prochaine : une biopsie de l’endomètre.

C’était le seul examen que je n’avais pas encore eu à faire et je me demandais même quand ça me tomberait dessus. Et ben voilà, j’ai eu ma réponse hier !

3 grossesses toutes 3 non évolutives : il faut comprendre ces échecs d’implantation pour les tentatives à venir (la/les FIV « classique(s) » ou la/les FIV avec don d’ovocytes).

Ce qui est prévu :

  1. prise de sang à l’approche de l’ovulation, à J12 (mon J12 étant demain dimanche, ça se fera à J13, lundi matin) => dosages plasmatiques : estradiol, LH, progestérone,
  2. biopsie au moment de la nidation / implantation c’est-à-dire 5 à 7 jours après l’ovulation.

Si mes calculs sont bons -et si pas d’imprévus d’ici-là-, le prélèvement de l’endomètre devrait se faire en toute fin de semaine prochaine ou au tout début de la semaine du 22.

Ensuite, le prélèvement (à l’aide d’une « pipelle de cornier », oui Madame !) est envoyé au fameux laboratoire pour analyse et vérification de la présence et de l’activité des cellules immunitaires nécessaires à la future implantation. Et si je n’en avais pas de cellules immunitaires ? Et si mes cellules étaient tueuses et donc responsables de ces grossesses non évolutives ? Et si je n’avais jamais d’enfant ?

L’exploration pour comprendre les échecs d’implantation prendra environ un mois. En fonction de mes résultats :

  • dans le meilleur des cas : j’aurais un traitement adapté (cortisone dès J2/J3 et pas juste 15 jours post-transfert, progestérone aux doses plus que maxi, perfusion d’intralipide…),
  • dans le pire des cas : … ??? … ??? … ??? …

J’ai peur d’avoir un problème de réceptivité utérine qui expliquerait tous ces échecs d’implantation et ce, en dépit d’embryon(s) de bonne qualité. Oui, parce que malgré mon insuffisance ovarienne, nos rares embryons obtenus sont « de bonne qualité », selon Number 4.

Détail qui a quand même son importance : le coût des analyses est faramineux (400 euros pour la première puis 300 euros pour l’éventuelle seconde, toutes deux non remboursées, glourpssssss).

Ceci dit, ce diagnostic permettrait :

  1. de « définir et personnaliser les choix thérapeutiques » pour la FIV classique à venir,
  2. de s’assurer au préalable d’une réceptivité utérine adéquate pour la FIV-DO à venir. Ca serait ballot de bénéficier d’un don d’ovocytes « pour rien ». Je ne veux même pas penser à ce cas de figure… Vous imaginez, si même le DO (notre ultime espoir d’avoir un jour un enfant) n’était pas indiqué pour nous ??? Mais que ferions-nous alors ? Comment vivrions-nous ?

En attendant et vu les délais, notre 9ème tentative de PMA (notre FIV 3 donc), si elle a lieu -et ce n’est pas gagné- ne se fera pas avant… l’été !

On n’est pas au bout de nos peines…

Je ne suis pas spécialement douillette (pour preuve, ponctions SANS anesthésie générale, trop forte Lulu) mais suis preneuse de toutes vos expériences en matière de biopsie…