Grossesse tardive : « A 38 ans, j’ai fait congeler mes ovocytes en Espagne »

Retarder l’âge de la maternité accroît les risques d’infertilité. C’est ce qui a poussé Catherine à faire vitrifier plusieurs de ses ovocytes dans une clinique de Valence pour les utiliser plus tard pour une fécondation. « Au moins j’aurais mis toutes les chances de mon côté. » Témoignage.

L’article de Claire Hache est publié dans l’Express de ce jour. Ca se passe ici.

 

En route pour notre… 8ème tentative de PMA !

Je reviens après deux longues semaines de silence… Silence nécessaire pour un calme et une sérénité retrouvés.

Sachez que vos mots m’ont beaucoup touchée. Comme toujours, me direz-vous, mais surtout dernièrement. Alors une fois encore : MERCI. Heureusement que vous êtes là, mes copinautes de galère !

Même si je suis bien entourée dans la « vraie » vie, je réalise combien vos conseils, vos mots glissés ci et là m’aident à débroussailler ce parcours plein d’épines, d’embûches…

Je vous ai toutes lues régulièrement. Merci les flux RSS de Google Reader (une vraie geek Lulu !). Pas seulement les copinautes dont les blogs sont listés à droite, hein, les autres aussi (d’ailleurs, faut que je mette tout ça à jour !).

Je me réjouis pour celles pour qui la chance a enfin souri. Je pense aux autres qui sont encore en souffrance et partage leur peine. Et puis il y a celles pour qui l’espoir est grand d’une heureuse nouvelle à venir…

Je réalise que notre parcours PMA rocailleux nous me mine moins aujourd’hui qu’au début. Nul doute qu’avec le temps et l’expérience, on est plus à l’aise, plus au fait. On a moins de questions, d’appréhensions, de craintes. C’est bien connu : l’inconnu fait peur. Mais désormais, la PMA n’est plus une inconnue. Elle appartient à la famille : Lulu, son homme et la PMA !

Elle constitue même une chance puisque nous y avons droit. Et avec encore un peu d’effort, elle va nous aider à rencontrer notre enfant. La PMA est donc notre alliée. Nous aurions pu baisser les bras, tout arrêter. Mais non. Nous allons continuer à nous battre. C’est un choix. Nous ne subissons rien. Nous sommes actifs et acteurs de nos vies.

Je suis plus cool, plus détendue car convaincue que je serai mère ! D’une façon ou d’une autre, JE SERAI MAMAN !!! Alors, pas de temps à perdre car :

  1. réserve ovarienne affaissée,
  2. bientôt 37 ans,
  3. trop d’années qu’on veut être parents !

Et sans transition… J’ai revu Number 4 la semaine dernière et… on retente une FIV au prochain cycle, c’est-à-dire… dans 2 semaines !

On (enfin, moi plutôt !!!) a évoqué plusieurs choses :

  • le don d’ovocytes : je lui ai dit que nous continuions à y réfléchir sérieusement… ;
  • ma motivation pour continuer les FIV.

Il a parlé de mon bilan hormonal :

  • bien que mes dosages plasmatiques et les échographies de contrôle révèlent une IO importante et donc ne correspondent pas du tout à une réserve ovarienne d’une femme (relativement) jeune de (presque) 37 ans, les 2 ovocytes qui ont donné 2 embryons reflètent, quant à eux, mon âge ! Ils étaient de « bonne qualité ».

Alors pourquoi ils ne se sont pas accrochés… ? Mystèèèèère… A vrai dire, je n’ai même pas posé la question. Allez savoir pourquoi ! Je crois que personne n’a(ura) la réponse. C’est triste n’empêche…

Mes cycles ont bien raccourci (26 jours au lieu de 28 depuis mon premier arrêt de grossesse -suite à IAC 2- de décembre 2011) et mes règles ne durent que deux jours : pas de problème pour lui. Bon…

« Il y a encore de l’espoir, même si je ne peux pas vous garantir que ça marchera ».

Tant qu’il y a de l’espoir…

De toute façon, on va aller au bout de toutes nos tentatives et filer en Espagne (ou ailleurs) pour trouver des gamètes dignes de ce nom !

En attendant :

  1. Pentoxifylline pour épaissir l’endomètre (2 comprimés par jour pendant 3 mois) en plus de toutes les vitamines habituelles ;
  2. Changement de protocole avec Pergoveris en remplacement de Gonal dès J2 ou J3 (selon les résultats de la prise de sang et de l’écho de contrôle du même jour).

Il m’a parlé de ma LH (qui monte ou qui baisse trop vite à un moment précis… je n’ai pas tout saisi… je suis vraiment détendue et ne cherche plus à TOUT comprendre/savoir…). Ce protocole est mieux indiqué dans mon cas. Je lui fais entièrement confiance. J’ai donc de nouveaux amis : Pergoveris avec ses solvants et ses ampoules.

Vous connaissez ? Je sais que des IO ont eu des protocoles avec… Si vous avez des avis/infos/conseils…, je suis preneuse.

J’espère que le mélange (il m’a fourni les aiguilles) n’est pas trop compliqué à faire. C’est mon homme qui s’y collera (je l’aime d’un amour encore plus fou quand il se transforme en infirmier et qu’il me prodigue, de ses doigts magiques, les soins nécessaires !).

Toujours dans la course…

Même si, malheureusement, sur les 5 follicules (seulement) du pool de départ à J2, il n’en restait plus -hier à J6-, que 2 (à droite), voire 3 (si on compte celui de gauche pour lequel il y a encore un doute…), on continue d’espérer une ponction bientôt…

Protocole de J2 à J9 :

J2 (lundi 7) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J3 + J4 + J5 : Gonal F 300 UI chaque soir

J6 (hier donc) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J7 (aujourd’hui samedi) + J8 (demain dimanche) : Gonal F 300 UI + Cétrotide

J9 (lundi 14) :  prise de sang + échographie… la suite au téléphone selon instructions…

A J6 donc (hier), et près 5 jours de stimulation (doses de cheval !) :

Mes 3 follicules dans la course mesuraient : 15, 13 et 9 mm.

Endomètre : 5,4 mm…

Dosages plasmatiques :

  • Oestradiol à 257 picog/ml (rappel : 40 à J2),
  • LH : 1,9 UI/l (rappel : 4,6 à J2)
  • Progestérone : 0,2 ng/ml (rappel : 0,3 à J2).

Voilà, être toujours dans la course pour le marathon quand on n’a jusqu’ici fait « que » des semi-marathons nécessite de prendre le départ tranquillement, de maîtriser son souffle. J’essaie de maintenir un rythme, celui qu’on me demande de garder. J’ai mes ressources, mes supportrices qui me ravitaillent durant le parcours, à mi-parcours.

J’espère pouvoir franchir la ligne d’arrivée (je veux une vraie ponction !!!). Je suis endurante, j’ai du souffle. Je dois continuer à y croire. Prochain contrôle lundi matin. J’ai peur.

Inscrite à la course

Cette course, appelons-là FIV.

Il y a environ 2-3 ans, rien que l’idée de participer à une telle course, m’aurait terrorisée. Parce qu’y participent les couples en difficulté, les couples infertiles, les couples stériles… Et ça, c’était juste impensable.

Naïve, moi ? C’est sûr !

Avant la PMA, je me disais donc que participer à cette course serait la pire des choses, sans même savoir, d’ailleurs, qu’elle nécessiterait une telle préparation (physique et mentale).

Jusque-là, à cause de ma réserve ovarienne quasi-épuisée, je n’ai participé « qu’à » des « petites courses », avec, à chaque fois, l’espoir d’en gagner une ; ces rares instants d’espoirs ayant vite été rattrapés par la cruelle réalité :

  • IAC 1 (échec),
  • IAC 2 (arrêt de grossesse gémellaire),
  • retrait d’un polype à l’utérus sous anesthésie générale,
  • IAC 3 (échec),
  • IAC 4 : celle-ci, j’ai galéré pour la faire : les conditions physiques -l’état de mes follicules- ne le permettant pas pendant plusieurs cylces… (fausse couche : oeuf clair),
  • stimulation ovarienne 5 sans IAC (échec),
  • FIV1 sur cycle naturel (un seul follicule mature -22 mm- et ponction blanche, pire qu’un échec).

Résultat desdites courses : accumulation d’échecs. Vous avez demandé la reine de la loose ? Vous y êtes !

Ces courses (bien que modestes) et leurs préparations, m’ont valu presque une centaine de rendez-vous médicaux… Et je ne parle pas du reste.

Alors quelle ne fût ma surprise, hier soir, quand ENFIN le feu vert m’a été donné pour démarrer ma stimulation ovarienne en vue d’une « vraie FIV » et ce, même avec mes seuls 5 follicules à J2 (hier) entre 4 et 6 mm.

Pas de FIV NAT comme la dernière fois car ce cycle, mes follicules, même s’ils sont très peu nombreux, ont la bonne taille ; le critère pour commencer une stimulation ovarienne étant d’avoir des follicules de moins de 10 mm à J2/J3.

D’ailleurs, voici les autres détails, hier (à J2 donc) :

Echographie

Endomètre : 2.6 mm / Existence de corps jaunes en voie d’involution (késako ???)

Dosages plasmatiques

Oestradiol : 40 picog/ml / LH : 4.6 ui/l (jamais ma LH n’a été si élevée…) / Progestérone : 0.3 ng/ml / FSH : 15.5 (ouf, suis en dessous de 20 !!!)

Voici le début du protocole

J2 (hier lundi) : prise de sang + échographie + Gonal F 300 UI

J3 + J4 + J5 : Gonal F 300 UI

J6 : prise de sang + échographie… la suite au téléphone selon instructions… Pourvu que mon corps ne me lâche pas et qu’on continue le protocole.

Voilà, je suis bel et bien inscrite à cette course. La préparation va être longue.

Mon objectif n’est même pas de la gagner mais juste de ne pas être éliminée d’office comme la dernière fois

A tes marques, prête, pars !!!

La FIV1 avec Number 4 aura-t-elle lieu ?

Le deuxième rendez-vous avec Number 4 a eu lieu il y a une dizaine de jours. A mon arrivée, juste un homme qui attend sa femme. Et cette fois-ci non plus, je n’ai pas beaucoup attendu. Donc ça, c’est plutôt chouette !

Juste avant que mon tour ne vienne, un couple entre. Inévitablement, un regard, puis un autre. On se scrute, mais discrètement. Elle, semble inquiète (était-ce son 1er rdv PMA, est-elle -comme moi- à l’origine du « problème » ?). Lui, semble bien plus détendu. Ils ont la quarantaine bien tassée. Oui, c’est triste, mais en PMette aguerrie, je ne peux m’empêcher d’imaginer, penser les parcours des couples en galère. Que ressentent-ils, depuis quand essaient-ils, où puisent-ils la force de continuer, combien de tentatives, quels résultats, quels antécédents… ?

J’ai donc revu Number 4 pour faire le point sur ce qui s’était passé depuis notre premier rendez-vous, à savoir ces deux éléments :

  1. IAC 4 avec Gynéco3 : ++++++ (au passage, il s’agit d’IAC 4 « bis bis » car les précédentes avaient dû être reportées puisque toutes les conditions n’étaient pas réunies à J2) ;
  2. œuf clair et fausse couche à 6.5 SA suite à cette 4ème IAC.

Je retranscris ici, à la manière de mon billet « compte-rendu » de notre premier rdv, ce qu’il m’a dit. Il se répète parfois, mais ça confirme la cohérence/constance de ses propos :

« Vous êtes parvenue à être enceinte, c’est plutôt bon signe, malgré un œuf clair.

Votre bilan hormonal est « perturbé » (ouahhhhh, mon bilan hormonal, pour lui, n’est QUE perturbé, il est hyper optimiste !) mais à votre âge, on peut faire quelque chose. Si vous aviez 40 ans, je n’aurais rien pu pour vous.

Dans votre cas, on va adapter le traitement à vous et ce n’est pas vous qui vous adapterez au traitement : on commencera la stimulation hormonale non pas à J2 ou J3 (c’était le cas pour toutes mes IAC), mais plus tard (aux alentours de J6, J8, J10 ? J’ai un trou, je ne me souviens plus de ce qu’il m’a dit), au fur et à mesure, en fonction de l’évolution naturelle de vos follicules (je vois pas comment on peut se reposer sur mes follicules qui, sans stimulation n’atteignent jamais les 5 mm, mais après tout, je ne suis pas médecin !) de façon à préserver la qualité ovocytaire ».

Du coup, il m’a prescrit une prise de sang (et quelle prise de sang, on m’a prélevé 7 tubes !) dont les résultats détermineront s’il n’y a pas chez moi un risque de fausse couche à répétition et auquel cas, on adapterait le traitement de la FIV (en plus de la progestérone). Il m’a parlé de prise éventuelle d’œstrogène (d’œstradiol ? j’ai encore un doute…). Sans doute pensait-il à un traitement hormonal substitutif (THS) comme le Provames. I don’t know…

Tout ceci reste à déterminer et dépendra des résultats de cette prise de sang. Mon laboratoire habituel sous-traite et c’est un autre laboratoire (le même que celui qui traite les caryotypes) qui effectue les recherches. Les délais sont assez longs. Il faut compter environ 8 jours et les résultats ne sont communiqués qu’au médecin…

Voici donc ce que l’on va contrôler chez moi :

  • les anticorps : anti-phospholipides, anticardio-lipines, anti-nucléaires, anti-DNA natif,
  • antithrombine III,
  • les protéines anticoagulantes : C + S + protéine S libre antigène,
  • test de dépistage de la résistance à la protéine C activée.

Joli programme, hein ?

On a aussi parlé de l’expulsion de mon œuf qui, selon lui, pour certaines femmes, peut être aussi douloureuse qu’un accouchement. Que nenni !

Pour moi, c’est l’expulsion naturelle de mes deux embryons l’an dernier qui a été pire que tout. Là, je n’ai, physiquement, (presque) rien senti. C’était un peu comme des règles douloureuses, mais ça, c’est déjà mon rituel mensuel !

L’avantage avec Number 4, c’est que même si, cette fois, la consultation a duré à peine 10 minutes, je suis ressortie du cabinet avec les réponses à mes questions, zen, sereine. Il est bref mais efficace, professionnel. Je n’ai ressenti aucune frustration. Inévitablement, je compare avec gygyamp, c’est juste incomparable !

On se revoit bientôt pour l’interprétation des résultats de cette prise de sang. Dans la foulée, il y aura un examen gynécologique… et j’espère le feu vert pour la FIV1.

En attendant, je continue de me droguer : Gynéfam XL + Tocophérol + Oligobs PMA.

Bilan à 3 ans d’essai

L’heure du bilan a sonné. En vrac et sans réfléchir :

– quatre ans d’amour -on s’est rencontré tard, c’est vraiment pas d’chance !- ;

– trois ans d'(de VRAIS) essais dont un an et demi en PMA ;

– cinq stimulations ovariennes au compteur, dont quatre IAC (inséminations qui ont donné deux débuts de grossesse et ont définitivement mis fin à mon état initial de nulligeste) ;

– deux grossesses non évolutives :

  1. premier +++ suite à IAC2 : une grossesse gémellaire arrêtée à 7.5 SA (hiver 2011),
  2. deuxième +++ suite à IAC4 : un début de grossesse qui s’est avéré être un œuf clair découvert et expulsé à 6.5 SA (j’en sors) ;

– cinq protocoles de stimulation au Gonal F 150 ui (environ 10 injections à chaque fois, bonjour les hormones), injections d’Orgalutran et/ou de Cetrotide et d’Ovitrelle à chaque fois ;

– des tas de prises de sang et échographies réalisées, des examens gynécologiques divers et variés effectués, une opération chirurgicale (retrait polype utérin), des médicaments / vitamines de toutes sortes (voie orale… ou pas…) avalés ;

– des litres et des litres de larmes versées, des heures et des heures d’attente perdues, des centaines de coups de fils passés pour obtenir des rendez-vous/les instructions, des réveils aux aurores pour la prise de sang + l’échographie du matin avant d’attaquer la journée de boulot (heureusement que je vis et bosse sur Paris !) ;

– quatre médecins vus : Gygy + Gygyamp + Gynéco3 + Number 4 (ce dernier est le seul à nous proposer une FIV vu mon IO !) ;

– une quinzaine de grossesses/naissances dans notre entourage en même pas un an (la stérilité est loin de toucher tout le monde et heureusement !) ;

– une inscription au CECOS => nous sommes candidats à un don d’ovocytes mais sans donneuse, l’attente est de presque quatre ans ;

– une réserve ovarienne qui s’affaisse… inexorablement ;

– cinq mois de blog, soixantième billet et de très très belles rencontres…

Poisse, quand tu nous tiens : IAC 4 BIS annulée aussi !

Règles avant-hier.

Prise de sang + écho à J2 hier matin pour voir si les follicules sont de taille normale.
Résultat : même problème que la dernière fois, à J2, le 9 juin. Mais cette fois, c’est un follicule de 12 mm qui va tout bloquer. Je ne comprends pas. D’habitude, je n’ai pas de follicules puisque je suis en insuffisance ovarienne et là, depuis deux cycles, j’en ai, mais deux fois trop gros ! C’est le monde à l’envers. Et je n’ai pas d’explication. Gyamp ne m’a pas expliqué pourquoi. Je suis dégoûtée et si triste.

A ma tristesse de ces derniers jours vient se greffer de la colère. On ne peut pas, à ce cycle là non plus, reprendre les stimulations ovariennes en vue d’une IAC. Je n’ai rien trouvé de fiable ou probant sur la toile concernant les raisons de cette taille de follicules à J2. Pas de stimulation tant que la taille des follicules ne sera pas inférieure à 10 mm.

C’est encore un cycle de perdu. Et pas qu’un puisque le cabinet ferme en août, donc on tire aussi un trait sur le cycle suivant et comme un malheur n’arrive jamais seul (voire en entraîne d’autres) et que les règles d’après arrivent avant l’ouverture du cabinet, on ne fait rien avant octobre. Aucune insémination prévue avant octobre alors que nous sommes au taquet depuis avril, date de la fin de mon opération (intervention pour polype utérin).

Les résultats de ce cycle à J2 (en comparaison avec J2 du cycle dernier) :

Oestradiol : 47 (411 la dernière fois) / LH : 3,5 (0,5 la dernière fois) / Progestérone : 0,4 (0,2 la dernière fois)

Évidemment, toujours personne pour m’interpréter mes taux (je me répète). Vivement mardi, jour de notre rdv avec une autre gynéco spécialisée stérilité, qui j’espère sera à l’écoute, présente et quelqu’un de confiance. J’espère aussi qu’elle aura une explication à tout cela.

Prochaines étapes :
Provames puis Cetrotide vers J18 (mais, encore une fois, on ne m’a pas expliqué pourquoi).
PDS + Echo de contrôle à J2 mais mon J2 de septembre, ça ne sera qu’après la deuxième quinzaine de septembre.
Et dans le meilleur des cas : insémination en octobre ; mais franchement, j’y crois pas (avec 2 cycles de suite comme ça, je risque encore de développer des follicules aussi gros…).

Je la fais courte, voici notre échange avec l’échographiste (qui est un jeune médecin fort sympathique qui m’a déjà examinée plusieurs fois) :

lui : à gauche, je vois un follicule de 7 mm ; à droite , il y en a quatre dont un à 12 mm…
moi : et qu’est-ce que cela signifie, que je ne vais pas pouvoir reprendre le Gonal ce soir ?
lui : c’est à votre médecin de décider mais un follicule de 12 mm, c’est trop gros. Vos follicules sont de mauvaises qualité et votre réserve ovarienne est diminuée. Vos cycles sont XXX (je ne me souviens plus du tout du terme qu’il a employé).

Effectivement, depuis mon arrêt de grossesse j’ai des cycles de 26 jours (au mieux) au lieu de 28 !

Et évidemment, je n’ai pas eu gygyamp de vive voix, faut pas rêver… J’ai appelé son secrétariat hier après-midi pour savoir ce qu’on faisait pour la suite et pour savoir pourquoi, depuis deux cycles j’avais des follicules supérieurs à 10 mm à J2. La secrétaire m’a répondu que ça arrivait, que le Dr ne lui avait rien précisé d’autre si ce n’est qu’il fallait que je prenne du Provames et du Cetrotide (sans m’expliquer pourquoi, je ne sais même pas à quoi ça sert). J’ai l’impression qu’on se fiche de moi. Je sais juste que la présence de follicules supérieurs à 10 mm à J2 ne permet pas de faire des stimulations, mais je ne sais pas pourquoi ! Moi qui n’ai jamais eu de follicules assez gros, je me retrouve soudainement, depuis déjà 2 cycles, avec ça… Cette 4ème IAC bis est annulée aussi. On n’avance pas.

Que c’est dur d’accepter cette pause imposée de presque 3 mois. Et comme si ça ne suffisait pas, je suis presque complètement aphone depuis hier soir (la tristesse sans doute). Je reviens de chez le médecin (ça faisait longtemps que je n’étais pas allée chez mon médecin traitant et ça change d’aller voir un docteur pour autre chose que ce que la PMA exige). Il m’a mise sous corticoïde. J’ai des inhalations à faire… Je suis fatiguée.

J’ai vraiment le sentiment que cette fois, c’est sans espoir. Hier, c’est mon homme qui a craqué lui qui, d’habitude, est optimiste et confiant. Il m’a dit -en pleurant- « je suis triste et découragé« . Notre rendez-vous de mardi prochain va être décisif. Je n’attends plus rien de la PMA. Je sais déjà qu’elle va nous parler de don d’ovocytes. Mon homme est d’accord. Quant à moi… Je n’ai plus de larmes.