10ème tentative : négative…

Voilà, ça m’apprendra à faire un TG 7 jours après une injection d’Ovitrelle.

C’était un faux-positif dimanche.

La prise de sang de ce matin a bien confirmé le vide en moi…

Merci infiniment pour votre soutien sans faille, comme toujours.

On ne s’emballe pas, hein…

Bon, ce matin, j’ai craqué…

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Je sais que ce n’est pas bien, qu’il faut attendre la première prise de sang prévue mardi…
J’ai très très très très peur d’un faux positif dû à tout ce traitement…
En fait, je ne sais quoi penser et j’ai l’impression de vivre et revivre continuellement les mêmes choses : espoir, attente, angoisse, positif, espoir, angoisse, attente… FC…
Je ne supporterais pas un 4ème arrêt de grossesse.

Comment vous dire… + EDIT de 19h30

Rien en 2009.

Rien en 2010.

Rien en 2011.

Rien en 2012.

Rien en 2013.

Sans surprise : pas de bébé en 2013, non plus…

C’est ce que j’avais commencé à écrire (c’est mon 100ème billet aujourd’hui).

Mais… mais… mais… il se trouve qu’à 14 DPO, mon taux est à 47 mUI/ml.

Alors… mon coeur bat… la chamade…

Ce taux est faible. Certes. Mais il est positif…

EDIT :

Les résultats de la prise de sang et du test urinaire en image. Mon fantasme de PMette…

 

L’heure est grave + EDIT

2 billets le même jour, on ne m’arrête plus…

Comme vous le savez, depuis mon arrêt de grossesse de décembre 2011, mes cycles sont passés de 28 à 26 jours.
Rappel des faits => Dernières règles : le vendredi 27 juillet (au soir). Je le compte comme J1. J’aurais donc dû avoir mes règles le mardi 21 août (J26). Nous sommes le mardi 28 (soit J33), et toujours rien !

Étant donné que :

  • un tel retard ne m’est jamais arrivé de la vie. Jamais, jamais -j’ai 36 piges et je suis réglée depuis mes (presque) 11 ans- !
  • j’ai les seins gonflés et parfois (très) douloureux,
  • je me sens un peu nauséeuse,
  • j’ai des boutons (sur le nez et le menton). J’en avais eus lorsque j’étais enceinte alors qu’habituellement, j’ai une très belle peau !!!,
  • on a quand même stimulé pendant 8 jours (c’est pas énorme mais c’est pas rien non plus !) de J4 à J11 au Gonal 150 avec câlins très fréquents (euh… quotidiens même !!!) en commençant un peu avant et en continuant un peu après la fameuse période de fertilité maximale…
  • on ne peut pas avoir que des m*rdes dans la vie…

Eh bien j’ai envie de conclure que je suis peut-être… Oui, je sais, je mets la charrue avant les bœufs, mais j’ai tellement envie d’y croire, tellement, tellement ! Je me mets déjà à penser que c’est +++ et que je vais flipper pendant toute ma grossesse…

Je précise quand même qu’à J29, j’ai fait un test urinaire (Predictor) qui s’est révélé négatif. Mais il faut dire que 15 min avant de faire le test, j’ai bu l’équivalent d’1.5 litres d’eau ! Alors, je me dis que peut-être était-ce un faux négatif. On y croit, on n’y croît plus. Je passe mon temps à vérifier si je ne saigne pas et vais aux toilettes toutes les 15 minutes. Dès que j’en sors, mon homme me demande si tout va bien et lorsque je lui souris, il est soulagé. Même s’il n’y croît pas beaucoup…

L’espoir est, malgré tout, là. L’attente est juste insupportable. Du coup, ce matin, on est allé au labo et j’ai fait une prise de sang. On sera fixé dans très peu de temps… Je fliiiiiiiiiiiiiiippe.

EDIT : taux à 1, je suis dégoûtée… Un retard d’une semaine, bon sang !

J-2 avant BHCG

Plus que 48h avant la prise de sang qui révèlera si mon test de grossesse est positif ou non.

Hier, j’ai dit à ma psychanalyste que s’il s’avérait négatif (5 chances sur 6 quand même), je ne m’effondrerais pas. C’est ce que je pensais hier et ce que je pense encore aujourd’hui. Bon, demain est un autre jour, les jours suivants aussi… ! Toujours est-il que j’ai décidé de ne pas me laisser envahir par la tristesse. Et c’est un point que j’ai évoqué en séance.

Ceci étant, je suis plutôt du genre à ne pas garder pour moi ce qui ne va pas. Depuis l’annonce choc de mon insuffisance ovarienne, je pleure facilement car j’ai peur de l’avenir. Il faut que ça sorte : par la parole, les pleurs, le sport même (enfin, ça, c’est quand je courais)… par n’importe quel moyen mais il faut que ça sorte pour que les maux s’éloignent et me permettent d’avancer.

Est-ce le fait d’avoir créé ce blog et d’écrire les choses (en plus de les dire !) qui donne une dimension moins tragique à ma vie de femme nullipare ?

Est-ce parce que le long chemin parcouru depuis novembre 2009 ne me laisse pas le choix que d’accepter à vivre avec mon infertilité et de trouver en moi les ressources nécessaires à ma « survie » ?

Suis-je en train de me préparer tout doucement à l’idée (qu’il y a encore peu, je n’aurais jamais imaginée) selon laquelle on peut aussi être épanoui à deux et faire de sa vie une vie heureuse -je me contredis là, par rapport à mon discours d’hier, je crois…- ?

Je ne sais pas. C’est peut-être un mélange de tout cela, ou autre chose dont je ne mesure pas encore la portée. On est aussi tous (un petit peu) responsable de son propre bonheur. Et moi, j’ai envie d’être heureuse, comme je l’étais avant ce désir d’enfant et surtout comme je l’étais avant l’annonce de la fichue IO.

Car l’ancienne « moi » me manque…