Retour détaillé sur cette tentative gagnante !

Quand on dit qu’aucune FIV ne se ressemble, c’est plus que vrai !

La donneuse

Exactement comme pour la précédente tentative et afin d’augmenter nos chances de réussite, nous demandons une donneuse à la fertilité prouvée, c’est-à-dire dont on sait qu’un/des enfant(s) est/sont né(s) de son/ses dons d’ovocytes.

Elle a 22 ans, est brune aux yeux verts. Groupe sanguin : A+

Ce qui a changé

Nombre de jours d’abstinence : 3,5 jours (au lieu de 2,5 en février).

Comme je suis complètement intolérante à la progestérone (à l’excipient sans doute) puisqu’elle provoque depuis toujours irritations, brûlures et démangeaisons insoutenables, j’ai alterné avec les 3 voies : orale, vaginale et IM (mon homme a été formé sur place par une infirmière de la clinique).

Dans les 3 cas, les effets secondaires chez moi sont juste dramatiques :

  • voie intramusculaire : plusieurs sessions de fortes fièvres (jusqu’à 38,7 °C quand même + SOS médecins) et grosses boules très très douloureuses aux points d’injection avec impossibilité de m’adosser, voire de marcher sans douleur,
  • voie vaginale : démangeaisons, irritations, brûlures…,
  • voie orale : nausées, tête qui tourne et sensation d’être « bourrée ».

Le traitement anti NK

Comme les résultats MatriceLab de ma biopsie de l’endomètre sous cortisone avaient montré que les fichues NK n’étaient pas neutralisées avec la cortisone (je ne fais jamais rien comme les autres…) et comme précisé ci-dessous, on supprime donc les antibiotiques et la cortisone.

Et ça donne le traitement suivant (j’ai, pour la 1ère fois, très scrupuleusement respecté les horaires de prise en mettant une alarme) :

Injection de Decapeptyl 3 mg en intramusculaire à J2 du cycle, le 31/05/14.

Matin (8h25) :

  • Tocophérol 500 mg -vitamine E- : 1 comprimé (depuis toujours et jusqu’à 12 SA, le 11/09/14),
  • Acide folique 0,4 mg -vitamine B9- : 1 comprimé (depuis toujours et jusqu’à 12 SA, le 11/09/14),
  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- :  2 comprimés (début le 14/06/14 et jusqu’à 12 SA, le 11/09/14),
  • Pentoxiffylline 400 mg -vasodilatateur- : 1 comprimé (depuis toujours et jusqu’à la veille du transfert inclus, le 07/07/14),
  • Aspégic Nourrisons 100 mg : 1 sachet (début le 14/06/14 et jusqu’à 7 SA, le 07/07/14, jour du décollement trophoblastique),
  • Progestérone Agolutin 120 mg : 1 injection par voie intramusculaire -2 ampoules de 2 ml- (à partir de la ponction, le 03/07/14 et jusqu’à 12 SA, le 11/09/14),
  • Progestérone Utrogestan et/ou Estima Gé : 3 ovules de 200, soit 600 mg (à partir de la ponction, le 03/07/14 et jusqu’à 12 SA, le 11/09/14),
  • Gynefam XL : 1 comprimé (à partir de 11 SA, le 04/09/14 et jusqu’à 6 mois de grossesse).

Soir (20h25)

  • Tocophérol 500 mg -vitamine E- : 1 comprimé (depuis toujours et jusqu’à 12 SA, le 11/09/14),
  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- : 2 comprimés (début le 14/06/14 et jusqu’à 12 SA, le 11/09/14),
  • Pentoxiffylline 400 mg -vasodilatateur- : 1 comprimé (depuis toujours et jusqu’à la veille du transfert inclus, le 07/07/14),
  • Lovenox 4000 UI anti-Xa/0,4 ml -énoxaparine sodique, anticoagulant- : 1 injection en sous-cutanée (à partir du 30/06/14 et jusqu’à 12 SA, le 11/09/14).
  • Progestérone Utrogestan et/ou Estima Gé : 3 ovules de 200, soit 600 mg (à partir de la ponction, le 03/07/14 et jusqu’à 12 SA, le 11/09/14).

A cela s’ajoutent 2 perfusions d’intralipides : une le jour de la ponction (03/07/14) et une le jour du transfert (08/07/14). Il faut compter une bonne grosse demi-heure supplémentaire sur place pour chacune d’elle.

La taille de l’endomètre avant le départ

Echographie à J15 de mon cycle, le 13/06/14 : endomètre à 2,6 mm. Pas de kyste. Tout va bien.

Pour la suite, on considère le début de traitement de stimulation de l’endomètre comme étant J1, le 14/06/14 (20 jours avant la ponction de la donneuse).

Echographie à J11 de stimulation de l’endomètre, le 24/06/14 : endomètre à 6,7 mm / Hormonologie : LH : 3,67 ; Progestérone : 0,2 ; Estradiol : 467.

Echographie à J13 de stimulation de l’endomètre, le 26/06/14 : endomètre à 9,1 mm. Bel endomètre, type I, bien vascularisé / Hormonologie : LH : 2,50 ; Progestérone : 0,1 ; Estradiol : 402.

Contrôle des plaquettes 2 x/semaine pendant deux semaines (à cause de la prise de l’anticoagulant Lovenox).

Le détail de ces 6 jours porteurs d’espoir

Jeudi 3 juillet (J0)

Nous sommes arrivés la veille à Vienne. Le chauffeur de la clinique est venu nous chercher à l’aéroport et direction Brno où nous avons passé la nuit. C’est donc le jour :

  • de la ponction de la donneuse,
  • du recueil pour mon homme,
  • de l’échographie de mesure et de contrôle de l’endomètre pour moi.

Pour le 2ème cycle de don, pas besoin de prise de sang pour mon homme. Celle de février est encore valable.

Nous remplissons, comme la dernière fois, les formulaires de consentement et c’est toujours E. qui nous reçoit ensuite pour faire un point, dans un français toujours aussi « impeccable ».

Nous sommes ensuite reçus par le (beau ! Oui, tous mes médecins sont beaux !) Dr M. Je voulais ABSOLUMENT que ce soit lui et pas un autre et la coordinatrice, A., ne m’a pas déçue : qui est-ce qui nous reçoit ? Le Dr M. ! Grande classe.

Alors là, ça dure bien une bonne demi-heure. On pose tout, on fait le point, on se dit tout. C’est fort…

Dans notre cas, compte tenu du spermogramme mais aussi parce qu’il « n’y croît pas trop », il n’est pas favorable à la PICSI. Il pense qu’une FIV-ICSI seule est mieux indiquée. J’ai apprécié sa franchise.

C’est lui qui nous fera le transfert mardi 8 juillet.

L’échographie à J0 révélera un endomètre à 8,5 mm et en triple feuillet (8,9 mm en février).

Pendant que mon homme « se recueille »…, je passe à la pharmacie de la clinique me fournir en seringues et ampoules de progestérone pour les injections en IM.

L. procède à la 1ère perfusion d’intralipides. C’est fastidieux. Mes veines se sont pas très coopérantes… Mais on finit par y arriver.

Avant de quitter la clinique pour filer à Vienne, nous apprenons que notre donneuse a été ponctionnée de 13 ovocytes (11 à la tentative de février). Pour moi, le chiffre 13 a toujours été un porte-bonheur…

Vendredi 4 juillet (J1)

11 ovocytes matures (sur les 13 prélevés la veille donc) et 9 fécondés (à 2 cellules).

Samedi 5 juillet (J2)

9 embryons (contre 7 pour notre FIV-DO de février) :

  • 6 de 4 cellules,
  • 1 de 5 cellules,
  • 2 de 3 cellules.

Dimanche 6 juillet (J3)

9 embryons (contre 6 pour notre FIV-DO de février) :

  • 1 de 10 cellules,
  • 5 de 8 cellules,
  • 2 de 6 cellules,
  • 1 de 4 cellules.

soit un total de 66 cellules rien que pour nous (oui, bon, je sais… ça ne se compte pas comme ça…).

Lundi 7 juillet (J4)

Pas d’information de la clinique ce jour. La nature faire son oeuvre… Nous quittons Vienne pour Brno. Nous sommes plutôt confiants et la vie est belle…

Mardi 8 juillet (J5)

13h30, jour du transfert. Nous sommes accueillis par L., celle qui m’avait perfusée le jour de la ponction ! Elle vérifie nos identités respectives.

Puis, le Dr M. nous reçoit et nous communique les informations tant attendues du jour concernant l’évolution de nos  embryons :

  • 2 beaux blastocystes de grade 1 (2 XB –blastocyste expansé-) que l’on m’a transférés,
  • EB (blastocyste précoce) de grade 2,
  • 1 CM (morula compactée) de grade 2,
  • 1 embryon de 5 cellules,
  • 2 embryons qui ont arrêté leur croissance.

Je sais que le Dr M. préfère ne transférer qu’1 embryon plutôt que 2. Pour lui, les grossesses gémellaires sont souvent à risque et parfois très compliquées…

Mais dans notre cas, la question du transfert d’1 ou de 2 ne s’est même pas posée. Nous étions tous les 3 convaincus de la nécessité d’en transférer 2, non pas pour augmenter les chances de grossesse gémellaire mais pour augmenter les chances d’implantation d’1 embryon. Avec les échecs du passé et vu mon problème d’implantation, nous n’avons donc eu aucune mise en garde spécifique. C’était une évidence, encore une fois, ce transfert de 2.

On passe à l’échographie de mesure de l’endomètre. Il est à 9,3 mm et a encore un peu grossi depuis J0, donc tout va bien (9,5 mm en février).

Le transfert s’est fait en toute délicatesse (rapport au passage du col difficile chez moi…), je n’ai absolument rien senti (rien avoir avec la dernière fois) et j’ignore pourquoi, j’ai explosé en larmes juste après le transfert.

J’avais gardé en moi ce trop plein d ‘émotions pendant ces derniers mois et j’ai craqué sur place, réalisant probablement véritablement l’enjeu : ou par miracle ça marche ou jamais nous ne serons parents…

L’infirmière M. nous emmène pour ma 2ème perfusion d’intralipides. Ca sera plus rapide que celle du jour de la ponction. Ma veine est moins « capricieuse ».

Nous passerons la nuit à Brno pour rentrer à Paris le lendemain.

Mon homme et son spermo

Mon homme a une tératospermie modérée. Les normes en République Tchèque ne sont pas du tout les mêmes qu’en France. Du coup, il ne faut pas s’inquiéter de voir inscrit noir sur blanc sur le compte-rendu du spermogramme « asthénozoospermie« . Nos critères en France sont vus à la baisse…

Ceci étant, et pour augmenter nos chances de fécondation, mon homme a (gentiment) accepté de prendre le traitement suivant :

  • Conceptio Homme pendant 90 jours ;
  • Vitamine C Acerola pendant 83 jours ;
  • Vitamine D pendant 78 jours ;
  • Au moins 1/2 jus de citron pressé tous les matins.

Ce traitement a eu pour effet d’améliorer la mobilité, la mobilité progressive ainsi que la concentration de spermatozoïdes.

Number 4 et mon homme pensent que c’est un hasard si le spermogramme s’est amélioré… Moi, je n’en suis pas si convaincue !

Je reste persuadée que ce traitement sur presque 3 mois (avec l’arrêt de l’alcool et de la charcuterie + une alimentation équilibrée…) ont participé à une meilleure récolte/production spermatique.

Regardez plutôt :

  1. la mobilité progressive : la valeur mesurée en février était de 7 % ; elle est passée à 27 % en juillet (limite inférieure = 32 %) ;
  2. la concentration de spermatozoïdes (je vous épargne l’unité de mesure…) est passée de 88 à 105 (limite inférieure = 15) ;
  3. la mobilité est passée de 66 % à 78 % (limite inférieure = 40 %) ;
  4. la morphologie normale, elle, reste inchangée (4 % ; ce qui correspond à la limite inférieure).

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous apprendrons 2 jours après le transfert que nous avons 2HB2 vitrifiés à J6, c’est-à-dire 2 blastocystes segmentant de grade 2.

Les étapes clés de ma grossesse

15/07/14 : 12 DPO, soit 6,5 jours post-transfert, dosage de beta HCG à 62 ui.

17/07/14 : 14 DPO, soit 9 jours post-transfert, dosage de beta HCG à 223 ui.

19/07/14 : 16 DPO, soit 11 jours post-trasnfert, dosage de beta HCG à 483 ui.

21/07/14 : 18 DPO, soit 13 jours post-transfert, dosage de beta HCG à 1036 ui.

23/07/14 : 20 DPO, soit 15 jours post-transfert, dosage de beta HCG à 2145 ui.

25/07/14 : 22 DPO, 5 SA +1, soit 17 jours post-transfert, dosage de beta HCG à 3484 ui. Echographie n° 1 (avec Number 4 !!!) : il y a un sac intra-utérin, et donc DANS l’utérus, de 5 à 7 mm.

31/07/14 : 28 DPO, 6 SA, dosage de beta HCG à 13 366 ui.

05/08/14 : 33 DPO, 6 SA +5. Echographie n° 2 : sac ovulaire de 19 mm. Longueur crânio-caudale (LCC) de notre embryon : 5,9 mm. Activité cardiaque décelée (116 bpm -battements par minute-). La vésicule vitelline est bien individualisée et de bonne dimension. Nous pleurons toutes les larmes de notre corps. Inscription à la maternité (celle de mes rêves… celle où j’avais déjà été inscrite… celle où j’avais dû, le coeur meurtri, me désinscrire…).

07/08/14 : 35 DPO, 7 SA. Je « pisse » littéralement le sang, perds l’équivalent d’au moins un litre de sang ainsi que d’énormes caillots. Je préviens mon homme qui appelle le SAMU et me rejoint dans un état lamentable… Une ambulance arrive, nous emmène aux urgences. Vu notre état à tous les deux, on ne nous fait pas attendre. Au lieu de remplir le pot devant contenir les urines, je le remplis de caillots… L’horreur. Echographie n° 3 : notre miracle est là. Comment est-ce possible ??? Nous sommes tellement secoués et reconnaissants à la vie. LCC de notre embryon : 7,2 mm. Sac : 12,9 x 21,8 mm. Diagnostic : Lame de décollement du trophoblaste de 5 mm. en antérieur.

18/08/14 : 8 SA +4. Echographie n° 4 : Sans doute l’échographie la plus surprenante. 1ère échographie en sus-pubienne. Sac de 29,6 mm. On distingue parfaitement la tête, le buste, les bras et jambes de notre embryon dont la LCC est de presque 2 cm (19,4 mm). Que d’émotion de le voir gigoter de façon si active…

28/08/14 : 10 SA. Echographie n° 5 : c’est notre 1ère échographie biométrique et morphologique… avec une sage-femme ! Comme ça m’a fait bizarre d’aller à mon centre d’échographie habituel mais cette fois, d’être reçus tous les deux de l’autre côté. Du côté du cabinet de la sage-femme. Me retrouver là, avec ces femmes aux ventres ronds, moi, l’ex-PMette et galérienne de la procréation. Notre petit mesure 3 cm et le BIP (diamètre bipariétal) est de 12 mm. Activité cardiaque mesurée à 170 bpm. Il paraît qu’il est « parfait » et qu’il a une très bonne vitalité ! Les 4 membres sont bien visualisés. Nous avons les félicitations des médecins échographistes qui me connaissent bien. Gros pincement au coeur… Je réalise que je suis passée de l’autre côté. Le décollement du pôle inférieur de 10 mm semble être en voie de résorption… sauf que… j’ai encore des saignements…

01/09/14 : 10 SA +4. Echographie n° 6 avec Number 4 !!! Du fait de mon décollement et des saignements, cette échographie ne se fera que par la voie sus-pubienne. Qu’importe ! On a vu et entendu notre petit… devenu grand. Il mesure désormais 3,7 cm (LCC) et son coeur bat la chamade… Les mots me manquent pour vous décrire cette consultation. J’ai déclaré ma flamme à Number 4, lui ai dit tout ce que j’avais sur le coeur… et toute notre reconnaissance… Bref, je passe, car je vais pleurer… encore…

15/09/14 : 12 SA +4. Echographie morphologique officielle du 1er trimestre n° 7 à la maternité. Cette maternité tant rêvée. Celle où j’avais déjà été inscrite sans pouvoir y aller. Cette maternité de niveau 3 la plus proche de chez nous.  Une échographie qui nous a, encore une fois, fait trembler. On a pu voir notre enfant sous toutes les coutures. Il a tout ce qu’il faut où il faut : cerveau, bras, mains, jambes, pieds, buste, reins, colonne vertébrale, estomac, fémur, yeux, nez, cordon… et j’en passe. Clarté nucale : 1,5 mm. LCC : 6,32 cm. Activité cardiaque : 160 battements/min. Vu comme il était positionné, ce fourbe, l’échographiste n’a pas pu distinguer entre les jambes. C’est un pudique ! Rencontre avec un interne, deux échographistes, une infirmière, une sage-femme… Equipe au top du top. Je n’ai absolument rien à en redire. Tout est clair, facile et enfin normal. L’évaluation du risque de trisomie 21 est estimée à 1/10.000, le rapport « le plus faible qui soit », nous a dit la super sage-femme. Nous sortons de là complètement sonnés. Comme si nous étions dans un rêve. Oui, un rêve qui j’espère, va durer encore des mois, des mois et des mois… Nous terminons l’entretien avec la sage-femme avec la fameuse attestation de grossesse et le si précieux sésame : la déclaration de grossesse. Je recevrai mon livret de maternité plus tard. Je suis une pregnant biiiiaaatch enceinte et c’est enfin officiel ! Je peux le crier à la terre entière.

Prochaines étapes

  • écho (avec Number 4 !) : le 30/09/14, à 14 SA +5 ;
  • rdv à la mater avec un médecin pour le suivi de la grossesse le 24/10/14, à 18 SA +1 ;
  • rdv à la mater pour l’écho officielle du 2ème trimestre le 01/12/14, à 23 SA +4.

Les symptômes

Quand on est enceinte, les symptômes et désagréments liés à la grossesse permettent d’être rassurée, c’est certain.

Mais (et je ne me plains pas, hein, je dis juste !) j’ai passé 2 mois alitée. Heureusement que j’étais en vacances et donc disponible pour accueillir tous ces maux.

Maux qui se sont caractérisés par de très grosses nausées persistantes et en continu -à me réveiller la nuit, par exemple- (mais se retrouver la tête par-dessus la cuvette quand on a attendu ça pendant si longtemps reste une expérience intéressante !).

Même si aujourd’hui, je vais beaucoup mieux, mon début de grossesse n’a pas été facile : fièvre à répétition (due à la progestérone en IM), fatigue extrême (jusqu’à ne pas avoir la force de prendre une douche… parfois plusieurs jours de suite…) à dormir jusqu’à 20h/jour (oui, c’est possible !), nausées et sensation d’être tout le temps barbouillée, perte totale d’appétit (moi qui suis si gourmande d’habitude !)…

Aujourd’hui, tout ceci est derrière moi. Un nouveau chapitre s’ouvre. Je vais profiter pleinement de ma si précieuse grossesse.

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3ème (et avant-dernier ?) point FIV-DO

Youhouuuuuuuu !!! Trop contente, Lulu !!!

Cet après-midi : 3ème point FIV-DO avec mon Number 4 adoré vénéré, histoire de clarifier définitivement le traitement.

Suite au protocole (que la clinique appelle « plan de traitement« ) et pour définir les dosages et/ou les voies d’administration, je suis allée le voir avec ma traditionnelle fameuse lonnnnngue liste de questions !

Mes questions, il les anticipe… Alors forcément, ça a été très rapide ! Du coup, on a pu parler d’autres choses… Et quelles choses ! J’y viens, j’y viens.

J’ai entière confiance en Reprofit mais Number 4 est le seul à me connaître parfaitement (enfin, à connaître ma zone génitale plutôt !) : mon lourd passé de IOP + NK + FCR = grosse « loseuse »… Tout ceci nécessite un traitement spécifique. Je serai éreintée (à moi somnolences, gonflements et sautes d’humeur !).

Bref, presque toutes mes angoisses, presque tous mes doutes se sont, comme on dirait, en-vo-lés !

Comment un seul et même homme, en l’occurrence un médecin -que dis-je-, un ponte de la PMA, peut, rendre cette dernière (à savoir une procréation à la base : triste, pesante, lourde, douloureuse…) aussi… facile, claire -j’allais dire plaisante-… ???

Donc, je reprends.

mardi 21/01 : Injection en intramusculaire de Decapeptyl 3 mg, à J20.

mercredi 22/01 : début du traitement de choc anti cellules tueuses uNK ET début de la stimulation de l’endomètre.

C’est -encore- du lourd (jusqu’à 19 médocs/jour quand même) et ça  donne/ra ceci (j’ai commencé en partie) :

Matin :

  • Tocophérol 500 mg -vitamine E- : 1 comprimé (jusqu’à nouvel ordre),
  • Acide folique 0,4 mg -vitamine B9- : 1 comprimé (jusqu’à nouvel ordre),
  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- :  1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Pentoxiffylline 400 mg -vasodilatateur- : 1 comprimé (jusqu’au 21/02 inclus),
  • Prednisone 20 mg -cortisone- : 1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Estima Gé 200 mg -progestérone- : 2 ovules (début le 17/02 et jusqu’à nouvel ordre),

Midi :

  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- : 1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Estima Gé 200 mg -progestérone- : 2 ovules (début le 17/02 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Lactabiane -probiotique- : 2 comprimés (du 17 au 23/02 inclus).

Soir :

  • Tocophérol 500 mg -vitamine E- : 1 comprimé (jusqu’à nouvel ordre),
  • Provames 2 mg -oestrogènes / Traitement Hormonal Substitutif, THS- : 1 comprimé (début le 29/01 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Pentoxiffylline 400 mg -vasodilatateur- : 1 comprimé (jusqu’au 21/02 inclus),
  • Zithromax 250 mg -antibiotique- : 1 comprimé (du 17 au 26/02 inclus),
  • Estima Gé 200 mg -progestérone- : 2 ovules (début le 17/02 et jusqu’à nouvel ordre),
  • Lovenox 4000 UI anti-Xa/0,4 ml -énoxaparine sodique- : 1 injection en sous-cutanée (à partir du 17/02… –j’ose écrire la suite-… jusqu’à 3 mois de grossesse…).

La cortisone : elle reste à 20 mg contrairement à la dose « standard » de la clinique (qui est de 5 mg).

La progestérone : j’ai toujours eu du Progestan et/ou de l’Utrogestan. Je ne supporte absolument aucune des deux (en gros, au bout d’une semaine seulement de traitement et donc 42 ovules insérées, je ne peux plus m’asseoir… ça pique, ça brûle voire démange… pratique hein ?). Là, la pharmacienne m’a donné de l’Estimé Gé. On verra mais à mon avis, ça va être pareil… Même dosage 1200 mg, soit le double de la dose maximale habituelle.

L’Aspégic 100 : n’est pas nécessaire puisque les injections de Lovenox remplissent les fonctions de vascularisation et de coagulation.

Les oestrogènes (Provames) : que par voie orale -et non vaginale- et on attaque fort avec tout de suite 3 comprimés/jour dès le début de la stim’ et non en différé/décalé, comme indiqué sur le plan de traitement initial.

Il a été question d’injections d’intralipides (une le jour de la ponction et une autre une semaine après le transfert). Number 4 n’est pas contre car, comme pour le Lovenox, « ça peut pas faire de mal« . En revanche, il pense qu’une seule injection suffit… A suivre.

Prochaines étapes :

  1. 10/02 : 1 prise de sang pour dosages hormonaux : estradiol, LH, progestérone,
  2. 10/02 : 1 échographie de contrôle : pas besoin de prendre rdv, je lui envoie un sms le matin même et hop, il me reçoit en fin de journée/début de soirée pour vérifier si le nid est « douillet ». Il veut un minimum de 8 mm… Ca va être chaud.
  3.  fin février puis début mars2 prises de sang pour vérifier si tout va bien au niveau des plaquettes (en lien avec le Lovenox… je suis preneuse de toute info, pas eu le temps de débattre la dessus… « à cause » de BAMP !).

Et donc, et donc, et donc :

Aujourd’hui, j’ai été encore plus BAMP que d’habitude : je lui parle du collectif, lui dis l’importance pour les couples infertiles d’aller consulter ce site collaboratif. Bref, je lui laisse un certain nombre de faire-part récupérés à la dernière rencontre parisienne du samedi 7 décembre et v’là-t-il pas que,  après avoir cliqué sur « Dames Du Bureau« , je l’entends lire et donc dire tout haut les pseudos, ceux desdites DDB et à lui les : « Madame Pimpin…, Catiminie…, Tittounett… » à haute voix… et de sourire de ces pseudos…

C’était assez invraisemblable et en même temps, presque magique d’entendre vos noms de sa bouche…

La FIV1 avec Number 4 aura-t-elle lieu ?

Le deuxième rendez-vous avec Number 4 a eu lieu il y a une dizaine de jours. A mon arrivée, juste un homme qui attend sa femme. Et cette fois-ci non plus, je n’ai pas beaucoup attendu. Donc ça, c’est plutôt chouette !

Juste avant que mon tour ne vienne, un couple entre. Inévitablement, un regard, puis un autre. On se scrute, mais discrètement. Elle, semble inquiète (était-ce son 1er rdv PMA, est-elle -comme moi- à l’origine du « problème » ?). Lui, semble bien plus détendu. Ils ont la quarantaine bien tassée. Oui, c’est triste, mais en PMette aguerrie, je ne peux m’empêcher d’imaginer, penser les parcours des couples en galère. Que ressentent-ils, depuis quand essaient-ils, où puisent-ils la force de continuer, combien de tentatives, quels résultats, quels antécédents… ?

J’ai donc revu Number 4 pour faire le point sur ce qui s’était passé depuis notre premier rendez-vous, à savoir ces deux éléments :

  1. IAC 4 avec Gynéco3 : ++++++ (au passage, il s’agit d’IAC 4 « bis bis » car les précédentes avaient dû être reportées puisque toutes les conditions n’étaient pas réunies à J2) ;
  2. œuf clair et fausse couche à 6.5 SA suite à cette 4ème IAC.

Je retranscris ici, à la manière de mon billet « compte-rendu » de notre premier rdv, ce qu’il m’a dit. Il se répète parfois, mais ça confirme la cohérence/constance de ses propos :

« Vous êtes parvenue à être enceinte, c’est plutôt bon signe, malgré un œuf clair.

Votre bilan hormonal est « perturbé » (ouahhhhh, mon bilan hormonal, pour lui, n’est QUE perturbé, il est hyper optimiste !) mais à votre âge, on peut faire quelque chose. Si vous aviez 40 ans, je n’aurais rien pu pour vous.

Dans votre cas, on va adapter le traitement à vous et ce n’est pas vous qui vous adapterez au traitement : on commencera la stimulation hormonale non pas à J2 ou J3 (c’était le cas pour toutes mes IAC), mais plus tard (aux alentours de J6, J8, J10 ? J’ai un trou, je ne me souviens plus de ce qu’il m’a dit), au fur et à mesure, en fonction de l’évolution naturelle de vos follicules (je vois pas comment on peut se reposer sur mes follicules qui, sans stimulation n’atteignent jamais les 5 mm, mais après tout, je ne suis pas médecin !) de façon à préserver la qualité ovocytaire ».

Du coup, il m’a prescrit une prise de sang (et quelle prise de sang, on m’a prélevé 7 tubes !) dont les résultats détermineront s’il n’y a pas chez moi un risque de fausse couche à répétition et auquel cas, on adapterait le traitement de la FIV (en plus de la progestérone). Il m’a parlé de prise éventuelle d’œstrogène (d’œstradiol ? j’ai encore un doute…). Sans doute pensait-il à un traitement hormonal substitutif (THS) comme le Provames. I don’t know…

Tout ceci reste à déterminer et dépendra des résultats de cette prise de sang. Mon laboratoire habituel sous-traite et c’est un autre laboratoire (le même que celui qui traite les caryotypes) qui effectue les recherches. Les délais sont assez longs. Il faut compter environ 8 jours et les résultats ne sont communiqués qu’au médecin…

Voici donc ce que l’on va contrôler chez moi :

  • les anticorps : anti-phospholipides, anticardio-lipines, anti-nucléaires, anti-DNA natif,
  • antithrombine III,
  • les protéines anticoagulantes : C + S + protéine S libre antigène,
  • test de dépistage de la résistance à la protéine C activée.

Joli programme, hein ?

On a aussi parlé de l’expulsion de mon œuf qui, selon lui, pour certaines femmes, peut être aussi douloureuse qu’un accouchement. Que nenni !

Pour moi, c’est l’expulsion naturelle de mes deux embryons l’an dernier qui a été pire que tout. Là, je n’ai, physiquement, (presque) rien senti. C’était un peu comme des règles douloureuses, mais ça, c’est déjà mon rituel mensuel !

L’avantage avec Number 4, c’est que même si, cette fois, la consultation a duré à peine 10 minutes, je suis ressortie du cabinet avec les réponses à mes questions, zen, sereine. Il est bref mais efficace, professionnel. Je n’ai ressenti aucune frustration. Inévitablement, je compare avec gygyamp, c’est juste incomparable !

On se revoit bientôt pour l’interprétation des résultats de cette prise de sang. Dans la foulée, il y aura un examen gynécologique… et j’espère le feu vert pour la FIV1.

En attendant, je continue de me droguer : Gynéfam XL + Tocophérol + Oligobs PMA.

Dosages plasmatiques (estradiol, lh et progestérone) + Echographie endovaginale

Ce matin, j’ai fait ma prise de sang et mon échographie.

Aujourd’hui, c’est un bon gros J3 (limite J4). Or, ces examens doivent, idéalement être réalisés un J2. Mais bon, tant pis. C’est quand même pas de ma faute si mes règles ont déboulé vendredi à 19h pétantes !

Et voici les résultats :

Prise de sang (à J3 donc) :

  • Œstradiol plasmatique : 96   picog/ml (à J2 le cycle dernier : 47) =>  je ne sais pas si c’est bien, si c’est mieux…
  • L.H. plasmatique : 0,8   UI/l (à J2 le cycle dernier : 3,5) => pareil… je ne sais pas…
  • Progestérone plasmatique : 0,2   ng/ml (à J2 le cycle dernier : 0,4) => je crois que c’est un taux trop bas…

Échographie (à J3 aussi) :

  • ovaire droit (30 x 15 x 23) : 3 images folliculaires mesurant 2, 2 et 3 mm.
  • ovaire gauche (28 x 11 x 13) : 3 images folliculaires également mesurant 3, 3 et 3 mm.

Conclusion : 6 (petits) follicules de 2 à 3 mm en tout. C’est pas la joie car c’est très peu mais ouf, il ont enfin une taille correcte (il n’y en a plus aucun au-dessus de 10 mm !) !!!

Mon traitement hormonal substitutif (le Provames) aurait-il tout régulé ? Il semble que oui.

Ce qui veut donc dire :

– qu’en théorie, on peut commencer la stimulation au Gonal (pas de kystes en vue, pas de follicules supérieurs à 10 mm contrairement aux 2 derniers cycles) ;

– qu’en pratique, on ne peut pas le faire puisque le cabinet de gygyamp est fermé en août et qu’on ne fera donc pas d’insémination (mais ça, je le sais depuis le cycle dernier !).

En revanche, et comme l’avait suggéré la gynéco que nous avons vue le mardi 10 juillet (relire ce que j’en dis dans mon billet du jour-même), il est tout à fait possible de stimuler ce cycle, c’est-à-dire sans monitorage des follicules, sans contrôle, comme d’hab’ pendant 8 jours de J2 à J9 (bon, là, ça serait à partir d’aujourd’hui, donc de J3). On stimulerait tout en s’aimant… et on laisserait faire la nature (enfin… la nature, c’est un grand mot !).

Évidemment, pas d’Orgalutran, pas d’Ovitrelle, juste du Gonal à 150 ui pendant 8 jours et beaucoup de câlins…

Je crois que je rêve… Mais l’espoir fait vivre.