8 décembre 2011 / 8 décembre 2014

Il y a 3 ans, le 8 décembre 2011, après déjà plus de 2 ans d’essai infructueux, j’apprenais à ma 3ème échographie de contrôle que ma grossesse (gémellaire !) s’était arrêtée. Plus d’activité cardiaque. Plus de vie en moi.

J’arrivais enfin à être enceinte et on nous enlevait ce que nous avions si difficilement et si douloureusement obtenu.

L’écho de l’horreur.

Désespérée, en larmes, j’ignore comment j’ai fait pour quitter le cabinet de la gynécologue qui me « suivait » à l’époque (oui, je rajoute des guillemets à son « suivi »…) pour rejoindre les urgences gynécologiques d’un grand hôpital parisien et « gérer » toute cette m*rde… Je me revois pleurant dans la rue et demandant de l’aide à ces inconnues…

J’étais dépitée. Les jours, semaines et mois qui ont suivi ont probablement été les pires de ma vie. A ce sujet, j’avais écrit une lettre à nos familles et amis proches. Cette lettre, je l’avais publiée 6 mois après sur mon blog. Elle est .

Cette terrible expérience n’a finalement été que le début d’un long et douloureux processus. Je ne vais pas revenir sur tout cela. Vous me lisez, vous savez.

Aujourd’hui, le 8 décembre 2014, j’ai plus qu’un pied dans mon 6ème mois. Ma fille s’agite en moi. J’ai sans cesse cette douce impression de rêver… Et quand je réalise que je ne rêve pas, les larmes de joie me montent. Mon bonheur est tel que si je pouvais en distribuer à la terre entière, il m’en resterait encore.

J’ai si souvent cru que jamais nous n’y arriverions.

Le bonheur est dans mon ventre.

Je continue d’espérer que, comme pour la grossesse, il soit contagieux.

PMA : dis-moi comment je suis né

En France, 23000 enfants naissent tous les ans grâce à la PMA.

L’émission des Maternelles d’hier traitait de l’AMP.

3 parcours et donc 3 témoignages où il est question :

  1. de FIV intra-conjugales,
  2. de FIV avec DO,
  3. d’IAD.

2 invitées :

  1. Le Dr Catherine Dolto (pédiatre et haptothérapeute),
  2. Myriam Szejer (pédopsychiatre et psychanalyste).

Les points évoqués :

  • l’histoire de l’infertilité dans l’histoire familiale et le tabou qu’elle représente encore,
  • le deuil de l’enfant « génétique » dans le cas d’une FIV-DO (et non du deuil de l’enfant « biologique !!! Je ne suis pas d’accord sur ce point-là…),
  • l’épigénétique, c’est-à-dire de l’influence du milieu sur l’expression des gènes,
  • la levée du secret,
  • la levée de l’anonymat,
  • les craintes et angoisses liées à l’inconnu,
  • quoi dire, que dire, quand dire et comment dire à l’enfant qu’il est issu d’un don de cellules.

Ma fille n’a pas arrêté de gigoter pendant l’écoute de l’émission… Et mes larmes ont coulé à la phrase (que je vous laisse découvrir) du futur papa.

Ca commence à 23 min et 38 secondes, ça dure 40 minutes

et ça se passe ici.

Je vous invite également à lire le billet de Miss Smile ici.

Toujours sur la campagne de mobilisation pour le don de gamètes

Je reviens sur l’Agence de biomédecine et sa campagne internet auprès du grand public pour encourager les dons de gamètes, bien insuffisants en France pour répondre à la demande.

Avec le slogan « les plus beaux des cadeaux ne sont pas forcément les plus gros« , des encarts sont diffusés sur des sites internet et dans la presse.

Les dons d’ovocytes (anonymes et gratuits) sont possibles en France pour les femmes de 18 à 37 ans (à condition d’être en bonne santé et d’avoir déjà eu un enfant) et les dons de sperme pour les hommes de 18 à 45 ans.

Pour en savoir plus :

 

Et si vous deveniez « donneur de bonheur » ?

L’Agence de la biomédecine lance une campagne nationale pour encourager les dons, afin de satisfaire les besoins de tous les couples infertiles devant recourir à une Assistance Médicale à la Procréation avec don de gamètes.

Plus de 2000 couples en France sont en attente d’un don d’ovules => 400 dons (merci à elles !!!) seulement alors qu’il en faudrait au moins 900, soit plus du double.

Pour visualiser la vidéo (durée : 3 minutes et 22 secondes) sur Allodocteurs, France5, ça se passe ici.

Professeur Antonio Pellicer : « La France est hypocrite sur le don d’ovocytes »

A l’heure où la France enregistre une pénurie de donneuses d’ovocytes, le fondateur d’IVI -Institut Valencien de l’Infertilité- en Espagne, le Pr Pellicer ne comprend par pourquoi la France n’encourage pas le DO en dédommageant les donneuses…

Pour lire l’article de 20 Minutes du 20/11/14, ça se passe ici.

Témoignage sur le don d’ovules dans Le Parisien

Pour lire l’article du Parisien de ce jour, ça se passe ici -avec une carte qui fait le point sur les types de don (anonyme ou non anonyme) dans l’Union européenne-.

Le 09/11/14, à mi-parcours

C’est complètement surréaliste…

L’an dernier, le 9 novembre 2013, désespérée, j’écrivais ceci.

Vous aviez beau, dans les commentaires, me dire que le 9 novembre 2014 allait être tout autre, je n’y croyais pas (… comme tous les 9 novembre depuis l’année où on a commencé les essais d’ailleurs. Depuis 2009 donc).

Aujourd’hui, aussi inouï que cela puisse paraître, pile un an après avoir écrit ce billet -et en envisageant une grossesse menée à terme (soit jusqu’aux 41 SA révolues, ce qui nous amène au 2 avril 2015)- :

je suis exactement à la moitié de ma grossesse, dans ma 21ème semaine d’aménorrhée.
20 SA+3, précisément. Arrivée à mi-chemin.

Le hasard des dates… Je trouve ça délirant comme coïncidence !

Une petite douzaine d’échographies depuis le début de ma (4ème !) grossesse mais aussi les places que l’on m’a, pour la 1ère fois, et à 3 reprises, aimablement cédées dans le métro avant-hier auront réussi à me faire réaliser.

Ma fille s’agite -délicatement- au creux de moi et du haut de ses (presque) 25 cm, me comble de joie.

Si seulement la grossesse était contagieuse, je te serrerais encore plus fort contre moi.

Toi, toi, toi, toi… et encore toi.

Et surtout toi, qui te reconnaîtras, dont c’est l’anniversaire aujourd’hui et à qui je pense si souvent…