1 ui/l

… ce qui signifie absolument aucune accroche.

Echec total d’implantation.

11ème échec. 11ème coup de poignard.

Même avec deux blastocystes « parfaits ». Même avec le traitement MatriceLab de choc.

Je ne regrette pas d’avoir fait cette prise de sang à 12 DPO, 7 jours post-transfert.

Au moins, je sais. Il m’aurait été trop douloureux d’apprendre cette mauvaise nouvelle et de vivre cet échec au lycée lundi, le jour de la rentrée.

Ainsi, je vais pouvoir passer à autre chose plus rapidement et surtout arrêter cette vingtaine de médicaments…

J’ai le week-end pour me « remettre ». Et lundi :

  1. j’esquisserai, comme d’habitude, mon plus beau sourire devant mes élèves ;
  2. je raconterai à mes collègues (sans pleurer !) notre beau voyage en RT et leur dirai qu’on y retournera… un jour, peut-être…

J’aurais tellement aimé finir ce billet par mon fameux « Vive le don !« , mais non, comme je l’ai souvent dit ici ou là, le don n’est malheureusement pas toujours la solution.

Merci pour votre soutien.

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10ème tentative : négative…

Voilà, ça m’apprendra à faire un TG 7 jours après une injection d’Ovitrelle.

C’était un faux-positif dimanche.

La prise de sang de ce matin a bien confirmé le vide en moi…

Merci infiniment pour votre soutien sans faille, comme toujours.

Lasse mais décidée à continuer

C’est le cœur lourd et la gorge nouée que j’ai passé ce week-end de Pâques et la boule au ventre que je suis allée faire mon troisième et dernier dosage de béta HCG ce matin.

Mon taux est descendu à 9 à 19 DPO.

La « bonne » nouvelle, c’est que c’est une grossesse biochimique.

La grossesse extra-utérine est donc écartée. J’avais trop peur pour mes trompes ; elles qui ne m’ont -encore- jamais lâchée, déçue ou trahie (contrairement à mes feignants de follicules).

Prochaine étape : faire le point avec Number 4. RDV pris pour la semaine prochaine… Déjà. Je m’attends aussi au pire, à savoir un : « On arrête tout »

lulu

La PMA fatigue, la PMA use. Mais je mise tout sur elle. PMA classique ou FIV-DO, ce n’est que par ce/ces biais-là qu’on peut prétendre à être parents un jour. Alors, on va continuer. On n’a toujours pas dit notre dernier mot.

Alors évidemment, aujourd’hui, je suis fatiguée de ces montagnes russes, fatiguée de pleurer, d’y croire, de m’émerveiller pour très rapidement déchanter et réaliser que la chienne de*** vie nous reprend ce bonheur de si courte durée.

Je me bats depuis des années (j’ai décidé d’arrêter de compter, c’est trop dur) pour la vie et contre cette sal*perie d’insuffisance ovarienne.

A force d’échecs et de coups de poignards dans le coeur, j’ai la sensation d’être anesthésiée par la douleur.

Je ressens cela, mais d’un autre côté, cette douleur me prend aux tripes et au plus profond de mon être de femme, de mère privée de son enfant.

C’est tellement contradictoire tout ça…

Je ressens ce vide en moi. D’ailleurs, comment est-il possible de ressentir à tel point le manque d’un être qui n’existe pas et qui n’existera peut-être jamais ?

Je suis en manque de notre enfant.

Je n’arrive pas à renoncer. Je ne peux pas. Ce n’est pas (encore) possible.

J’ai aussi bien conscience que cet enfant ne doit pas non plus être fantasmé. J’y « travaille » régulièrement, de sorte que si par bonheur/miracle nous accédions à la parentalité, nous ne focalisions pas toute notre attention sur cet unique être. Nous ne voudrions pas en faire un enfant-roi ! Futurs parents aimants et présents certes, mais pas envahissants, possessifs et surprotecteurs…

J’aimerais tellement que ni mon homme ni moi n’ayons ce désir si fort d’être parents. Tout serait tellement plus simple si on parvenait un jour à dire :

« On a longtemps voulu, longtemps essayé… Ca n’a pas marché pour nous mais aujourd’hui, on a accepté l’infertilité et après tout, cela ne doit pas conditionner notre bonheur et on est heureux ainsi »

Oui, tout serait tellement plus simple.

C’est le chat qui se mord la queue. Là, j’ai l’impression de tourner en rond, de ne pas avancer, de gâcher les plus belles années de ma vie.

Heureusement que nos vies sont bien remplies (par des activités dont je ne parle jamais ici puisque c’est un blog volontairement et exclusivement dédié à la PMA), que nous sommes bien entourés.

Notre vie de couple est riche et pleine… A nous les voyages, les grasses mat’, les concerts, les sorties, les soirées improvisées… Bref, la vie quoi, mais il nous manque l’essentiel. Notre essentiel.

Pour résumer, je dirai que je suis lassée mais décidée à continuer la bataille pour la vie (avec nos gamètes !). Reste plus qu’à motiver mon homme qui n’en peut plus de la PMA « classique » et n’a d’yeux que pour le don d’ovocytes…

Aujourd’hui, j’ai craqué au boulot… J’ai lâché le morceau… J’en ai parlé à deux collègues. Infertilité féminine et insuffisance ovarienne dans les deux cas. Toutes deux sont passées par les traitements en vue d’IAC ou de FIV… Toutes deux ont vécu un ou des arrêts de grossesse. Aucune des deux n’est mère, aucune des deux ne sera mère. Mais, heureusement, toutes les deux, avec leurs conjoints respectifs, sont aujourd’hui des femmes (d’âge mûr) heureuses. Bien sûr, ce n’est pas sans émotion qu’elles m’ont écoutée…

*** J’ai une pensée plus qu’émue pour Angediles

Terminus, tout l’monde descend…

Je sais pas où et comment je trouve encore la force pour tout… pour tout ça…

Mon dosage de BCHG est passé de 47 à 43 en 48h.

Encore une grossesse non évolutive. Le cauchemar.

Comment vais-je gérer cette 3ème FC ???

Mon homme est dépité de tristesse. Il y croyait tellement.

Pas de bébé en 2013… Non plus.

Comment vous dire… + EDIT de 19h30

Rien en 2009.

Rien en 2010.

Rien en 2011.

Rien en 2012.

Rien en 2013.

Sans surprise : pas de bébé en 2013, non plus…

C’est ce que j’avais commencé à écrire (c’est mon 100ème billet aujourd’hui).

Mais… mais… mais… il se trouve qu’à 14 DPO, mon taux est à 47 mUI/ml.

Alors… mon coeur bat… la chamade…

Ce taux est faible. Certes. Mais il est positif…

EDIT :

Les résultats de la prise de sang et du test urinaire en image. Mon fantasme de PMette…

 

Je ne suis pas dévastée…

Non, je ne suis pas dévastée.

Comment pourrais-je l’être ?

100 % de mes ovocytes ont été fécondés… Le miracle s’est donc déjà produit.

C’est la première fois en quatre ans (depuis notre désir d’enfant donc) que je réussis à 100 % une étape liée à notre projet de parentalité.

C’est un miracle en soi, donc non, je ne suis pas dévastée.

Je n’ai pas à l’être.

J’ai des raisons d’être triste de ne pas parvenir à être enceinte et/ou à mener à terme mes grossesses, mais je n’ai pas de raison d’être dévastée de cette prise de sang négative pour cette FIV-là.

Ces fécondations étaient inespérées. On m’a ponctionné deux ovocytes (pour info, la moyenne = une bonne dizaine !) et c’est énorme (pour moi).

Ces deux ovocytes m’ont comblée… Ils ont été fécondés.

Je repense au coup de fil de la laborantine ce fameux 18 janvier à 9h13 précises, celui du lendemain de la ponction, de la veille du transfert… Cette conversation de 52 secondes qui m’a fait pleurer de bonheur quand j’ai appris que mes deux ovocytes avaient été fécondés et que nos embryons pouvaient être transférés le lendemain, à J2.

Nos gamètes se sont mélangés et aimés pour donner deux beaux embryons qui n’ont, pour des raisons que nul ne sait et ne saura -ni même Number 4-, pas voulu continuer leur évolution.

Ils n’ont pas trouvé leur nid que constitue mon utérus, suffisamment accueillant…

Je suis en insuffisance ovarienne. Elle est sévère, la mienne. Et même les « dinosaures » de la blogosphère, celles qui galèrent depuis de nombreuses années (elles se reconnaîtront) parviennent, avec des stimulations à doses de cheval, à obtenir plusieurs ovocytes.

Moi, deux, c’est mon maximum. Et deux, c’est juste ENORME.

Le miracle s’est donc déjà produit. Faudrait pas en demander trop non plus, hein…

Sept cycles de stimulation (IAC et FIV confondues). Et un transfert de deux embryons.

Et je suis reconnaissante à la vie.

Notre combat est loin d’être fini.

Et ceux (pas vous, mes lectrices, hein) qui penseraient que c’est de l’acharnement, je dirais d’aller voir ailleurs si j’y suis…

J’ignore si nous y arriverons mais seul le combat augmentera nos chances de réussite… (ou pas… mais ça, seule l’expérience nous le dira). Nous ne le saurons qu’après avoir tenté ce que la médecine peut encore nous offrir.

En attendant, je ne regrette rien et ne m’écroule pas parce que je pense avoir tout « bien » fait. Quelques exemples :

  • Juste après le transfert (un samedi), nous sommes rentrés et je suis restée allongée toute la journée ainsi que le tout lendemain (et pour moi qui ai la bougeotte, autant dire que c’est exploit !).
  • Je n’ai, pendant les 12 jours qui ont suivi ce transfert, fait aucun geste brusque, pas de sport, rien (j’ai même évité un maximum de me baisser…).
  • J’ai scrupuleusement pris mes 17 (oui, dix-sept !!!) comprimés tous les jours par les deux voix (orales ET vaginales) et j’ai le vagin en feu puisque je suis allergique à toute forme de progestérone !
  • Endomètre épaissi, vascularisation au top, manque de progestérone pallié, déficit en oestradiol comblé, prise de cortisone pour réguler le tout, vitamines en tout genre ingurgitées… Résultat des courses : je ressemble à un ballon gonflable sans même être ne serait-ce qu’enceinte de 2 semaines…
  • Mon homme a été aux petits soins tout le temps (petits-déjeuners au lit, préparation des repas).
  • J’ai dormi, dormi, dormi… autant que possible.
  • J’ai vécu au ralenti pendant 12 jours, avec la réelle sensation de marcher à chaque instant sur des oeufs…
  • J’ai sagement écouté mon homme et ne suis même pas allée manifester dimanche (attraper froid ou se prendre un coup dans le bide étant le risque).
  • J’ai fait de l’hypnose tous les jours (3… 2… 1… se détennnnnndre…). Mais je dois être trop cartésienne…
  • J’ai fait exactement comme si j’étais enceinte (et croyez-moi, faire comme si on était enceinte 12 jours durant, sans l’être, c’est pas évident !).

Bref, j’ai fait mon maximum et pour une fois, je ne culpabilise pas.

Je n’y suis pour rien. Ca n’a pas pris. La nature est ainsi faite. C’est tout.

Oui, c’est triste. Je reste triste, déçue.

Mais je ne suis pas dévastée.

Et puis…

Vivre avec la peur continuelle d’un arrêt imminent de grossesse à tout instant pendant au moins les trois premiers mois…

Et puis…

Risquer de faire, pour la troisième fois, une fausse couche…

Et puis…

Bref.

Là, je suis triste… Mais, « tranquille »… Jusque… mi-mars…

PS 1 : Et toi, ma copine de chambre du jour de la ponction, je n’ai aucun moyen de te joindre mais tu m’avais dit que tu me lisais… Alors… Peut-être, as-tu une heureuse nouvelle à m’annoncer ?

PS 2 : Ce billet, bien que daté et publié ce jour, a été rédigé bien avant de faire ma prise de sang, il y a plusieurs jours donc…  Je  savais, je sentais…

Je vais bien, ne vous en faites pas…

Par où commencer ? Comment dire ? Comment sortir du trou ? Trouver une issue un jour ? Pourquoi moi, pourquoi nous ? Pourquoi aucune de mes grossesses n’est évolutive ? Une semaine très éprouvante. Une toux sèche, quinteuse et persistante qui ne me lâche pas depuis presque 10 jours maintenant. Un corps las et mis à rude épreuve qui a tendance à me lâcher quand mon cœur a mal. Des taux de béta HCG comme les deux derniers auront eu raison de cette grossesse qui n’est pas évolutive -elle non plus-. Un monde s’écroule ? Oui et non. Oui car tout était si bien parti et qu’un début d’espoir, même infime, était, malgré tout, né… Et non parce qu’on s’en doutait bien. Ça aurait été le comble, quand même, après un tel désir de grossesse et de parentalité, que tout se passe comme rêvé ! Faut quand même pas exagérer. On peut pas ET vouloir un enfant ET en plus en avoir un ! Pfffffffffffffffffffff J’ai réussi à tenir bon toute la semaine sans pleurer, sans ressasser, sans penser systématiquement au pire. Bien sûr, j’y pensais quand même car je sais parfaitement (à force) interpréter les résultats de chacune de mes prises de sang et je savais bien qu’il y aurait une perfidie cachée là-dessous ! Mais juste avant d’aller à l’écho, j’ai craqué. Hier après-midi, à la maison, sur le canapé, avec mon homme, j’ai vidé toutes mes larmes. Il m’a écoutée pleurer. J’ai versé des litres et des litres de larmes, épuisé en 1h le stock de mouchoirs qui me sert habituellement plusieurs jours pour mon hyperhidrose (j’avais dit que j’en parlerai de mon HH, pas encore eu l’occasion… mais je le ferai). J’ai fait comme certaines me l’ont suggéré : j’ai tout lâché, tout. Tout devait sortir : la colère, la haine, la répulsion, la peur, l’incompréhension, les désillusions, les déceptions, la rancœur, l’injustice, la souffrance… Et j’en passe, tout… Jusqu’à me sentir totalement vide. Vide dans mon ventre, dans ma tête, dans mon cœur. Jusqu’à ne plus rien ressentir. Quel soulagement. Puis l’heure de l’échographie chez Gynéco3 est arrivée. L’attente fut interminable, insupportable, mais il fallait attendre pour voir. Elle nous a reçus à l’heure (et même en avance). Diagnostic à 6.5 SA :

utérus d’aspect gravide,

petit sac ovulatoire,

sans embryon et sans vésicule vitelline visibles

Conclusion : œuf clair.

Il y a bien eu rencontre de nos deux gamètes, puis fécondation et donc début de grossesse mais ça s’arrête là. Elles n’ont pas voulu continuer l’aventure, nos gamètes. Elles ont flippé leur mère (euh…) alors que y’avait pas de quoi franchement ! On se rassure comme on peut mais je me dis qu’il vaut mieux ça qu’un embryon/fœtus qui arrêterait sa croissance (oui ma bonne dame, faut toujours voir le « bon » côté des choses…). Donc pas d’activé cardiaque et c’est ce qui me « sauve » car rien ne m’aurait été plus insupportable que de revivre le cauchemar de l’an dernier (entendre les battements de cœur et voir des choses à l’écho pour ensuite ne plus rien voir/entendre quelques temps après). La suite des réjouissances:

  • je commence l’aide médicamenteuse ce jour (Cytotec et tout le le bazar, j’ai peur de souffrir…),
  • je revois Gynéco3 mi-décembre et donc pause de 2 mois…

Dans la foulée, j’ai appelé mon acupuncteur pour lui annoncer officiellement la mauvaise nouvelle et donc annuler notre rdv. Cette séance était censée aider l’embryon à bien accrocher pour devenir un beau fœtus bien costaud… Nous allons, malgré tout, relativement bien. Il le faut. Je suis encore fragile mais nous allons prendre des forces pour nous remettre au combat, mon homme et moi, tels des guerriers. Vous ne savez pas combien vos commentaires, mails, messages m’ont aidée et m’aident à avancer dans ce parcours. Alors, une fois encore, du fond du cœur, MERCI.